La période estivale est souvent propice aux annonces de transferts des pilotes. Avec la récente demi-surprise du retrait de Mark Webber à la fin de la saison, le marché risque de s’emballer rapidement. Petit tour d’horizon des pilotes qui risquent leur place…

Licence Creative Commons / Morio
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Après les premières courses de l’année, les écuries sont capables de faire un premier bilan de leurs performances et des forces en présence au sein de leur équipe. Sous les feux de la rampe, les pilotes sont souvent montrés du doigt lorsque les résultats ne sont pas à la hauteur des attentes de leurs dirigeants.

Quelques pilotes pourraient donc se trouver en difficultés à l’heure ou les négociations de contrats pour la saison 2014 battent leur plein. Diverses raisons peuvent entrer en ligne de compte, quelles soit financières ou purement qualitatives.

Au premier rang des menacés se trouve Felipe Massa. Si son début de saison, la huitième avec Ferrari, avait laissé présager un retour en forme, cette impression fût brève. Depuis plusieurs Grands Prix, le Brésilien enchaine les contre performances, autant en qualifications qu’en courses, et a pris pour mauvaise habitude de détruire une monoplace par week-end. Éternel porteur d’eau depuis son accident en Hongrie en 2009, Massa s’était fait une raison de servir son leader Fernando Alonso tout en profitant de piloter pour l’écurie la plus mythique du championnat. Mais ses nombreuses contre-performances sont en train de nuire au développement entier de l’équipe, et donc aux performances de l’Espagnol. Son incompréhensible erreur de pilotage au bout de quatre tours lors du dernier Grand Prix d’Allemagne pourrait bien sonner le glas de sa présence chez les rouges, même si Stefano Domenicali continue de le soutenir publiquement.

L’avenir de Romain Grosjean chez Lotus est similaire à celui de Massa chez Ferrari. Mais le Français se trouve dans une situation légèrement différente. En effet, son futur est étroitement lié à celui de Kimi Raikkonen. Sans parler des performances de Grosjean, qui sont parfois médiocres et d’autres fois excellentes, la présence ou non de son équipier finlandais à ses côtés en 2014 sera déterminante pour son avenir. Si Raikkonen décide de rejoindre Red Bull, il y a peu de chance que le Français se voit poussé vers la sortie, dans un esprit logique de continuité. Par contre, si le champion du monde 2007 lie son avenir à long terme avec Lotus, il va falloir que Grosjean augmente sensiblement son niveau de jeu au risque de se voir écarter au profit d’un pilote apportant une garantie budgétaire plus importante que lui, ce qui permettrait, entre autre, de payer le salaire de Kimi…Les noms de Pastor Maldonado et de son richissime sponsor PDVSA ont notamment été cités.

Au sein de l’écurie Toro Rosso, la situation est bien plus claire. On connaît la politique de la maison qui consiste à donner deux saisons à leurs jeunes pilotes pour faire leurs preuves. Il y a fort à parier que si Raikkonen (encore lui) ne rejoint pas Red Bull, le choix du coéquipier de Vettel se fera entre Daniel Ricciardo et Jean-Eric Vergne. Pour preuve, l’équipe a lancé un grand sondage sur sa page Fecebook pour que leurs fans choisissent le remplaçant de Webber entres ces trois noms précités. Le cas échéant, les deux compères risquent d’être écartés et devront trouver un autre volant par leurs propres moyens. Même si leur talent n’est certes pas soumis au moindre doute, il leur faudra trouver un financement suffisamment attractif pour pouvoir prétendre à continuer l’aventure en Formule 1.

En ce qui concerne les écuries de fond de grille, Marussia et Caterham, l’argent sera, là encore, le nerf de la guerre et les places de Chilton, Bianchi, Pic ou Van der Garde s’inscrivent donc en pointillé pour 2014. A ces petites équipes peuvent s’ajouter désormais Williams, qui lutte depuis plusieurs années pour retrouver son lustre d’antan et également Sauber, qui connaît actuellement les pires difficultés pour assurer sa présence jusqu’à la fin de la présente saison. Tout reste donc à jouer pour l’année prochaine, et les semaines à venir vont s’avérer cruciales.

Axel B.

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