Il y a un peu plus d’un an, Pastor Maldonado devenait le nouveau héros de l’écurie Williams en remportant la victoire à Barcelone, la première de l’équipe britannique depuis huit ans. Ce week-end, le vénézuélien est ressorti de l’ombre après un début de saison calamiteux pour marquer le premier point de Williams cette année, qui donne presque autant de joie que son exploit espagnol de 2012…

Licence Creative Commons / Morio
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Les temps sont durs pour Williams en cette saison 2013. Après les neuf premières courses de la saison, la mythique écurie britannique n’avait toujours pas inscrit le moindre point au championnat, et rien ne semblait présager que les deux pilotes, Pastor Maldonado et le jeune Valtteri Bottas, avaient en main une monoplace qui leur permettrait d’inverser la tendance.

Un maigre espoir consistait à profiter des circonstances de courses pour atteindre le St Graal qui mettrait l’équipe à l’abri d’une saison vierge de point, ce qui n’est arrivé qu’une seule fois dans l’histoire de Williams, en 1976.

Si la fiabilité des monoplaces bleues et blanches n’était pas en remettre en cause depuis le Grand Prix d’Australie, manche d’ouverture de la saison, leurs performances pures étaient cependant montrés du doigt. En qualifications notamment, les deux pilotes Williams ne sont  parvenus à atteindre qu’une seule fois la Q3, ce qui était pourtant devenu l’une des spécialités de Maldonado ces dernières années. Bottas au Canada a donc été l’auteur d’une belle troisième place sur la grille acquise sur piste mouillée. Mais avec un départ en moyenne aux alentours de la quinzième place sur la grille, la course vers les points des pilotes Williams se trouve donc fortement compromise.

Et voilà qu’en Hongrie, l’écurie marque enfin son premier point et ouvre son compteur au championnat des constructeurs. Avec la dixième place de Maldonado sur le tourniquet hongrois, Williams peut enfin souffler et prendre un peu d’avance sur la menace que représentaient les Caterham et les Marussia. En effet, avec Williams, ces deux équipes étaient les seules à ne pas avoir encore inscrit de point. De quoi donner des frissons à Williams qui voyait se profiler un possible classement en bas du tableau synonyme de pertes financières énormes. En ces temps difficiles de recherche de sponsors et de restructuration technique, la dernière place du championnat des constructeurs (qui ne rapporte aucune part des droits commerciaux reversés par la discipline) pourrait être fatale à une des petites équipes du plateau dont Williams fait désormais partie.

Mais une fois de plus, Maldonado a été le sauveur de Williams. Arrivé en 2011 dans l’équipe avec le chèque conséquent de son sponsor personnel, le vénézuélien a réussi à faire taire les critiques le concernant en remportant la victoire au Grand Prix d’Espagne l’année passée. Depuis, le pilote, réputé pour son tempérament de feu en piste, s’est largement assagi et semble avoir murit, au point de réussir à motiver et a garder l’esprit de compétition de toute son équipe pendant ces moment difficiles. Une étape important dans la carrière d’un pilote, qui prouve notamment sa force mentale et sa capacité à accepter des moments plus difficiles et a en ressortir plus fort.

Ce point acquis de haute lutte (grâce à l’abandon de Nico Rosberg en fin de course tout de même) permet à Maldonado de redonner un peu d’espoir à son entourage, et le hisse une nouvelle fois en héros de l’écurie Williams, qui se retrouvera soulagé pendant la pause estivale. Peut être un bon tremplin pour la seconde partie de la saison qui devra forcément être meilleure.

Axel B.

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