Entre Fernando Alonso et le monde du cyclisme, il y a une histoire d’amour qui dure depuis longtemps. Elle se concrétise aujourd’hui avec le rachat de l’équipe basque Euskatel-Euskadi par le pilote des Asturies, qui sera donc à la tête d’une des équipes les plus performantes du peloton ces dernières années.

(c) Fernando Alonso / Twitter
(c) Fernando Alonso / Twitter

On connaît la passion de Fernando Alonso pour le cyclisme. Le pilote espagnol organise une grande partie de sa préparation physique annuelle autour de la petite reine, et il n’hésite pas à partager les photos de ses entrainements sur son compte Twitter.

On le sait également très proche du double vainqueur du Tour de France, Alberto Contador, avec qui il partage souvent la route pour ses sorties à deux roues.

Mais on n’imaginait pas que le double champion du monde espagnol allait s’investir à ce point dans ce sport qui le fascine. Lorsqu’il a appris que l’équipe basque Euskatel-Euskadi était en grande difficulté financière suite à l’abandon du projet par son principal sponsor, Alonso n’a visiblement pas hésité une seule seconde pour se saisir de cette opportunité qui lui tendait le bras de s’investir dans le cyclisme professionnel.

Bien entendu, depuis les nombreuses affaires de dopage qui ont été mises à jour ces dernières années, le monde du vélo subit un déficit d’image croissant, et la suspicion ne cesse de s’étaler au grand jour sur n’importe quelle performance des coureurs. La dernière en date, avec la victoire impressionnant de Christopher Froome lors du dernier Tour de France, n’a pas manqué elle aussi d’avoir son lot de commentaires négatifs.

On pourrait alors se demander pourquoi une personnalité comme Fernando Alonso souhaite se lancer dans ce genre de projet. Le pilote Ferrari a cependant annoncé que le crédo affiché par son équipe serait la transparence et la tolérance zéro.

Il a par ailleurs été estimé qu’un budget de six millions d’euros serait nécessaire au bon fonctionnement de la nouvelle équipe (qui ne porte pas encore de nom), a un niveau correct de performances. Ce financement sera apporté par des sponsors personnels qui l’accompagnent déjà chez Ferrari.

A ce titre, même si son rôle définitif reste encore à être précisé, Alonso portera un regard attentif aux futurs membres de son équipe. Cette dernière devrait néanmoins s’articuler autour de Samuel Sanchez, champion olympique de la discipline en 2008 et meilleur grimpeur du Tout de France 2011. On connaît également l’amitié qui lie le pilote de Formule 1 avec Alberto Contador, double vainqueur du Tour entre autre, et les difficultés que ce dernier rencontre avec son équipe Saxo Bank après une performance décevante lors de la dernière Grande Boucle…de là à penser qu’un rapprochement est possible…

Dans tous les cas, la démarche de Fernando Alonso semble franche et passionné. Ce n’est sûrement pas pour soigner son image de marque que l’Espagnol s’est engagé dans un sport qui est justement en déficit dans ce domaine. Son patriotisme envers son pays et envers sa région (l’équipe devrait déménager du Pays Basque vers les Asturies) sont également des points importants dans sa décision de sauver une formation ibérique vouée à une mort certaine à la fin de l’année.

Une démarche rafraichissante et plutôt inédite qui promet peut être un rapprochement intéressant entre deux disciplines, La Formule 1 et le cyclisme, qui ont déjà quelques points communs notamment au niveau de l’aérodynamisme et de la recherche pointue de la performance physique et technologique.

Axel B.

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