A seulement 26 ans, Sebastian Vettel est déjà à la tête de statistiques intéressantes. Contrairement à d’autres pilotes, l’Allemand est particulièrement attentif à cela et tente dès que possible de soigner ses performances pour se rapprocher un peu plus de certains records de la discipline.

Licence Creative Commons / Morio
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120 Grands Prix, 39 victoires, 45 pole positions, 22 meilleurs tours et 62 podiums. Voilà le tableau de chasse impressionnant de Sebastian Vettel. Mais parmi les nombreux records en Formule 1, il y en a certains de plus significatifs que d’autres. Le nombre de points accumulés par exemple n’est pas très révélateur du niveau d’un pilote, tant les barèmes de distribution n’ont cessé d’évoluer depuis la création du championnat.

Du coup, la moyenne de points par Grand Prix, qui aurait pu être un révélateur intéressant du niveau de compétitivité d’un pilote, devient inutile.

Mais il reste tout de même une corrélation très pertinente à réaliser qui consiste à faire le rapport entre le nombre de Grands Prix et les victoires des pilotes. En effet, il est le seul indicateur fiable (si l’on peut parler de fiabilité en statistiques) sur lequel on peut s’appuyer pour se faire une idée du talent et de la domination d’un pilote.

A ce jeu-là, si Sebastian Vettel n’a pas obtenu encore le record de la discipline, qui est détenu par Michael Schumacher avec 91 victoires, on s’aperçoit de manière étonnante qu’il domine néanmoins ses ainés les plus victorieux.

En effet, avec 39 victoires en 120 Grands Prix, Vettel a gagné plus de 32% de ses courses. C’est plus que Michael Schumacher qui n’atteint pas les 30% avec 91 succès en 307 Grands Prix, ou qu’Alain Prost et Ayrton Senna qui dépassent tout juste les 25% avec respectivement 51 victoires en 199 courses et 41 victoires en 161 courses. Seul Juan-Manuel Fangio détient une statistique incroyable avec plus de 40% de ses courses remportées. Un record qui semble difficile à battre de nos jours.

Au niveau des pole positions cependant, et toujours en observant ce pourcentage, Vettel (37% de pole) reste encore relativement loin des cadors des statistiques que sont Ayrton Senna (40% de pole), Jim Clark (46% de pole) ou Juan Manuel Fangio (57% de pole).

Même constat pour les records du tour en course où Vettel se fait même dominer par un étonnant Kimi Räikkönen qui a remporté 20% des meilleurs tours en 194 Grands Prix (soit un total de 39) alors que l’Allemand n’en a que 22, soit un peu plus de 18% de ses courses.

Par contre, en ce qui concerne les podiums, Vettel se trouve à une belle troisième place derrière Fangio (69% de ses courses finies dans les trois premiers) et Alain Prost (53% de podiums) avec un beau ratio de 52%.

Mais ce qui est finalement le plus impressionnant, c’est que la carrière de Sebastian Vettel est très loin d’être terminée, et qu’à ce stade, il a déjà rejoint au palmarès les plus grands noms de la discipline avec des statistiques époustouflantes comme Juan-Manuel Fangio, Jim Clark, Ayrton Senna, Alain Prost ou Michael Schumacher. Chacun d’eux aura marqué l’histoire à son époque, et sans nul doute, Sebastian Vettel est en train de marquer la sienne.

Axel B.

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