Fernando Alonso, Kimi Räikkönen, une F14-T qui semble bien née et une soufflerie opérationnelle pour un développement constant tout au long de la saison… est-ce que 2014 ne serait pas l’année de Ferrari ?

(c) Fan F1 / Vincent Guignet
(c) Fan F1 / Vincent Guignet

La Scuderia Ferrari n’a plus remporté un titre de champion depuis la saison 2008 et son dernier titre des constructeurs acquis face à McLaren. Il faut remonter un an plus tôt, en 2007, pour trouver trace d’un pilote champion du monde sur une monoplace rouge avec Kimi Räikkönen.

En 2014, le Finlandais est de retour à Maranello avec une application qui étonne même les plus fervents supporters du Flyin’ Finn. Une première étape pour les rouges afin de se relancer sur le chemin du succès avec un pilote qui a déjà gouté à la victoire suprême dans la combinaison Ferrari. Peu de pilotes sont d’ailleurs revenus au sein de la Scuderia après en avoir claqué la porte. Seul Jacky Ickx et son caractère bien trempé avaient réussi pareil cheminement, et avec succès. La comparaison entre le Belge et le Finlandais s’arrêtera là car ce dernier a été champion du monde au détriment du premier nommé, deux fois second du championnat. Gerhard Berger a lui aussi connu pareille mésaventure, mais plus au gré d’un jeu des chaises musicales que par véritable volonté de sa part. D’autant plus que sa seconde période de présence chez les rouges (de 1993 à 1995) a coïncidé avec une des périodes les moins fructueuses de l’histoire de la Scuderia.

Bien sûr, l’autre atout majeur de Ferrari est son dernier pilote fétiche en date, Fernando Alonso. Le Taureau des Asturies a réussi à se mettre les tifosi en poche dès ses premières sorties au volant d’un bolide rouge. Sa combativité, sa hargne et son tempérament latin et râleur, sont en parfaite adéquation avec ce que le public italien admire le plus. Et pour ne rien gâcher, l’Espagnol est un des pilotes les plus doués de sa génération. Si une certaine lassitude a pu s’initier dans son comportement au fil des occasions de titres perdus, son association avec Kimi Räikkönen a été faite pour lui donner un coup de fouet qui pourrait bien le rendre invincible… pour un peu que sa monture soit à la hauteur.

Et il semblerait que la dernière née de Ferrari, l’étrange F14-T au museau de canard, cache bien son jeu. Plutôt fiable, relativement rapide, cette dernière n’a pas encore dévoilé son plein potentiel. Les deux pilotes se sont contentés d’engranger les kilomètres pour essayer de comprendre le nouveau comportement de leur monoplace et tenter d’arriver à Melbourne avec la certitude de terminer la course, ce qui serait une assurance de marquer quelques précieux points. Autre bonne nouvelle pour les hommes en rouge, la soufflerie de Maranello est de nouveau fonctionnelle depuis cet hiver. Les développements ratés des années précédentes devraient alors devenir de mauvais souvenirs et si la myriade d’ingénieurs regroupés autour de James Allison arrive à exploiter au mieux cet avantage, la F14-T devrait monter en puissance tout au long de la saison.

L’échec n’est quasiment pas permis en Formule 1. Mais chez Ferrari encore moins qu’ailleurs. Tous les éléments sont réunis cette année pour que la saison soit fructueuse. Et si tel n’était pas le cas, il faudra s’attendre à une situation de crise qui pourrait bien coûter leurs places à certains des cadres présents depuis plusieurs années, tels que Stefano Domenicali ou Fernando Alonso par exemple.

Axel B.

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