Le Grand Prix d’Espagne marque depuis plusieurs années maintenant le retour de la Formule 1 sur le continent européen. Pour beaucoup, c’est aussi le début d’une nouvelle saison avec de nombreuses modifications sur les monoplaces. Une sorte de nouveau départ après les premières courses exotiques.

(c) Mercedes
(c) Mercedes

La saison 2014 est une année de profondes mutations pour la Formule 1. La discipline reine du sport automobile a pris un virage plus écologique avec l’introduction des nouvelles unités de puissance tournées vers l’énergie électrique. Si le motoriste Mercedes a fait le meilleur boulot sur cette nouvelle réglementation, tant en termes de performances que de fiabilité, les autres ont pu mettre à profit les quatre premières courses de la saison pour tenter d’améliorer leurs derniers-nés. L’arrivée à Barcelone marquera-t-elle donc un nouveau départ pour les retardataires du début de saison ?

Effectivement, il est devenu commun pour les équipes d’apporter un lot de nouvelles pièces et d’évolutions techniques sur le premier Grand Prix européen. Il y a en effet un avantage de proximité pour les équipes qui sont toutes basées sur le vieux continent, mais aussi une meilleure compréhension technique et donc des solutions envisageables qui ont eu le temps de mûrir durant deux mois et qui pourront faire leur apparition en Espagne.

L’équipe Mercedes semble la plus à l’aise avec sa domination écrasante. Les hommes de Brackley vont continuer sur leur lancée et faire évoluer leur W05 qui les a menés à la victoire sur les quatre premières courses. Il sera intéressant de voir quelles équipes sauront évoluer le plus vite pour tenter de les rattraper. Si Red Bull ou Ferrari semblent être les mieux placées et possèdent le financement adéquat pour sécuriser un développement constant, il faudra tout de même garder un oeil attentif sur les écuries plus modestes mais redoutablement efficaces en ce début d’année.

Au premier rang de celles-ci figure l’étonnante Force India qui se classe d’ores et déjà au troisième rang du championnat du monde avec une régularité exemplaire. Le podium de Sergio Pérez à Bahreïn a été la cerise sur le gâteau pour l’écurie indienne qui se sent assez forte pour transformer l’essai et maintenir son niveau tout au long de la saison. Un Pérez retrouvé et la confirmation du talent d’Hülkenberg, qui court toujours après son premier podium, seront les atouts majeurs des hommes de Vijay Mallya.

Mais Mercedes devra également se méfier de Williams qui risque bien de se mêler à la lutte pour la victoire une fois qu’elle aura mis à la porte le chat noir qu’elle transporte depuis Melbourne. Bottas régulier, Massa malchanceux…les Martini Boys attendent leur heure pour frapper un grand coup et prétendre eux aussi au podium. Il faudrait une gestion calamiteuse de l’équipe pour que celle-ci n’y parvienne pas, et Williams nous a parfois habitué a des choix étranges tout au long de son histoire. Mais il ne va pas falloir rater cette occasion de briller en 2014 après plusieurs saisons compliquées. Cette année pourrait marquer le renouveau de la mythique écurie, ou l’enfoncer définitivement vers les bas-fonds dans le pire des cas. Claire Williams aura un rôle crucial à jouer dans cette aventure et la course de Barcelone sera à ce titre très importante, sur les terres de la dernière victoire en date de l’équipe britannique.

De son côté, après un premier Grand Prix probant, McLaren semble s’être fait à l’idée de vivre une saison de transition avant l’arrivée du moteur Honda. Kevin Magnussen en apprentissage, il incombe à Jenson Button de diriger l’équipe dans son développement. Ron Dennis et Eric Boullier n’ont pas remisé au placard leurs ambitions de victoire cette année, mais la tâche semble ardue.

Finalement, avec la guerre interne entre les pilotes Red Bull, la restructuration et la crise à l’italienne de Ferrari et les relatives modesties financières des écuries en forme du moment comme Force India ou Williams, la voix semble toute tracée pour Mercedes qui pourrait remporter le grand chelem en fin d’année. A moins que le premier rendez-vous européen change la donne.

 

Axel B.

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