Depuis 2008, la Formule 1 fait escale à Singapour. Circuit en ville rendu atypique par le fait que la course se déroule de nuit, il s’y passe généralement des événements marquants. Petit retour en arrière sur certains d’entre eux.

Licence Creative Commons / Chensiyuan
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En 2008, première année de présence du Grand Prix de Singapour au calendrier mondial de la Formule 1, la course était la première et la seule à se dérouler de nuit. Rejoint ensuite par Bahreïn et dans une moindre mesure Abu Dhabi, cette particularité n’est donc plus inédite, ce qui n’empêche cependant pas la course disputée au cœur de la Marina Bay de nous offrir un spectacle digne de sa grandiloquence.

Déjà, lors de la première édition, la victoire surprise de Fernando Alonso au volant de sa Renault n’allait cesser de faire parler d’elle. D’abord vue comme un choix tactique audacieux et chanceux, la victoire de l’Espagnol est rapidement apparue douteuse jusqu’aux révélations de Nelson Piquet Jr un an plus tard qui allait avouer s’être envoyé volontairement dans le mur sur ordre pour favoriser la victoire de son équipier au sein de l’écurie au losange.
Cette mésaventure lui a coûté sa place en Formule 1, tout comme celles de Flavio Briatore et Pat Symonds, les instigateurs de cette supercherie appelée le crashgate comme seule la discipline reine du sport automobile est capable de nous fournir.

Mais d’autres images fortes restent également en tête comme le spectaculaire accrochage entre la Mercedes de Michael Schumacher et la Toro Rosso de Jean-Eric Vergne lors de l’édition 2012 qui semblait être une redite de l’accrochage entre l’Allemand et Sergio Perez un an plus tôt. Le septuple champion du monde ne s’est jamais senti à son aise sur ce circuit puisque son meilleur résultat reste une 13ème place en 2010.

D’autres pilotes, en revanche, y ont fréquemment brillé comme Timo Glock par exemple, excellent second sur sa Toyota en 2009 après sa quatrième place acquise l’année précédente. C’est également sur ce circuit que Nico Rosberg prendra la première fois la tête d’un Grand Prix. L’Allemand a toujours été performant sur cette piste, notamment avec Williams, où il signa un podium lors de l’édition 2008.

Singapour est également un circuit très sélectif puisqu’en six éditions, seulement trois pilotes s’y sont imposés. Il s’agit de Lewis Hamilton (2009), Fernando Alonso (2008 et 2010) et Sebastian Vettel (2011, 2012 et 2013). Uniquement des champions du monde qui totalisent à eux trois sept titres ! Sans compter que le virage n°18 du circuit, juste avant le pont, a régulièrement vue des pilotes aller s’empaler dans ses murs, usés par la fatigue, le décalage horaire et l’attention que demande le pilotage sur un circuit urbain. Jaime Alguersuari, Narain Karthikeyan ou encore Paul di Resta en ont déjà été les victimes, qui osera compléter la liste des meurtris cette année ?

Et puis la dernière image marquante qui nous a été offerte à Singapour est sûrement ce tour d’honneur de Mark Webber après son abandon l’an dernier, à califourchon sur la Ferrari de Fernando Alonso, non sans avoir auparavant traversé la piste à pied en manquant de se faire écraser par un Lewis Hamilton surpris de retrouver le pilote Red Bull en pareille position. L’Espagnol et l’Australien avaient d’ailleurs été sanctionnés par la suite.

La course, généralement animée donc, se termine par un feu d’artifice qui vient éclairer le ciel étoilé de Singapour, là où la Formule 1 peut afficher son faste et sa décadence sans le moindre remord.

Axel B.

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