La victoire de Mercedes au championnat du monde des constructeurs est la première d’une équipe entièrement financée par un manufacturier automobile depuis six ans et le dernier sacre de Ferrari en 2008. De quoi donner des idées à de nouveaux participants ?

Licence Creative Commons / Morio
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La Formule 1 a connu différentes ères depuis la création du championnat du monde en 1950. Les petits artisans des débuts ont peu à peu laissé leur place à de plus grandes structures, allant même jusqu’à attirer les plus grands manufacturiers automobiles, propriétaires de leur équipe sous leur nom propre.

L’apogée de cette tendance est intervenue à l’orée des années 2000 avec la présence de grands noms tels que Toyota, Honda, ou encore BMW qui se frottaient alors à la mythique et indétrônable Ferrari ainsi qu’à une écurie Renault renaissante.

Mais las d’une augmentation sans fin des couts pour des résultats souvent peu probants – à l’image de Toyota qui n’aura jamais remporté de victoire malgré un investissement financier colossal, les grands groupes se sont désintéressés de la Formule 1 et n’ont même pas envisagé de se reconvertir en simples motoristes comme seul Renault l’a fait avec succès grâce à son association avec les quadruples champions de monde de Red Bull.

Aujourd’hui, après l’hégémonie de l’équipe autrichienne, Mercedes a marqué un grand coup dans la discipline en devenant la première équipe de grands constructeurs à remporter le titre depuis Ferrari en 2008. Avant cela, pendant dix ans, la Scuderia et Renault s’étaient partagés les lauriers.

Le retour d’une grande marque comme Mercedes au firmament de la Formule 1 pourrait bien donner des idées à d’autres groupes automobiles jusqu’à là réticents à une arrivée dans la discipline.

Par exemple, peu de temps après le sacre des hommes de Stuttgart, le groupe Volkswagen a fait connaître son intérêt pour un engagement en Formule 1 et à même recruté, par le biais d’Audi, un ancien de la maison, Stefano Domenicali, pour en étudier la viabilité. La marque allemande connait bien la compétition. Elle fait déjà courir de nombreuses équipes dans divers championnats avec ses différentes marques comme Porsche ou Audi, et souvent avec succès. La voir débarquer en Formule 1, pas seulement en tant que motoriste mais en tant qu’écurie à part entière serait une demi-surprise puisque la direction de la firme avait déjà auparavant et à maintes reprises refusé d’intégrer la grille. Mais l’esprit de compétition serait bien présent chez les hommes de Wolfsburg, à qui l’idée de venir challenger Mercedes ne serait pas pour déplaire.

Qui sait si ce nouvel élan ne pourrait pas non plus attirer de nouveaux noms en Formule 1 ? Honda va déjà revenir auprès de McLaren dans un rôle de motoriste qu’elle maitrise mieux, et BMW voire même Toyota pourraient alors y réfléchir. D’autres grands noms manquent également à l’appel et parmi eux, un qui a déjà connu le succès dans la discipline : Ford. Une augmentation du nombre de motoristes, voire d’écuries, ne serait que bénéfique pour la Formule 1, qui semble vaciller sur ses bases ces derniers temps.

Axel B.

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