L’année 2014 a été fertile en émotions: de la joie, de la tristesse, de la colère, de l’excitation, de l’incompréhension…tous ces éléments ont fait entrer cette saison dans l’histoire de la Formule 1.

Licence Creative Commons / Jake Archibald
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2014 n’avait pas encore commencé que déjà la Formule 1 était plongée dans la plus grande des tristesses. Fin décembre 2013, on apprenait avec stupéfaction le gravissime accident dont avait été victime Michael Schumacher sur une piste de ski française. Les questions les plus dures et l’insoutenable attente auront rythmé cette année 2014 avec, parfois, l’espoir renaissant de retrouver comme avant le plus grand champion de la discipline. Combattant hors pair, l’homme a réussi à repousser la mort pour retrouver les siens auprès desquels, aujourd’hui, il essaye de se rapprocher le plus possible de la normalité.

Le premier Grand Prix en Australie, début mars, allait lancer la saison avec le spectre du champion allemand dans tous les esprits. Ironie malheureuse du sort, c’est son ancienne équipe, Mercedes, qui sonne le glas des espoirs de titre de toutes ses rivales, en dominant outrageusement le début d’année.

Les aficionados de la Formule 1 allaient donc devoir se contenter d’un duel entre deux hommes, Lewis Hamilton et Nico Rosberg, au volant de leur flèche d’argent. Mais les deux pilotes, laissant libre court à leur imagination et à leur générosité, allaient, dès Bahreïn, nous offrir une lutte historique, bien aidé par l’intelligence de leurs patrons qui avaient décidé de laisser libre court aux velléités de leurs poulains.

Toute l’année, le duel sera passionnant à suivre, tant sur le plan psychologique que sur le plan sportif. Les Grands Prix de Monaco, Belgique, Japon ou Russie, marqueront des étapes importantes dans leur lutte jusqu’au titre final remporté par un Lewis Hamilton, quasi mystique, qui n’aura jamais été si près de la comparaison avec Ayrton Senna.

Mais il était dit que cette année serait noire. Lors d’un Grand Prix du Japon pluvieux, la Formule 1 allait subitement se voir jeter au visage sa dangerosité peut-être parfois un peu oubliée. Le terrifiant accident de Jules Bianchi en fin de course, laisse un jeune homme de 25 ans et sa famille dans l’attente la plus douloureuse. Mettre un nom sur son traumatisme n’aidera pas vraiment à comprendre comment le sort a pu s’abattre si douloureusement sur lui. Son combat est tout autre désormais et la Formule 1 a perdu de sa légèreté depuis ce mois d’octobre 2014.

Des grands noms de la Formule 1 nous ont également quitté cette année comme Jack Brabham, ingénieur pilote fantastique et victorieux du championnat à trois reprises, et l’infatigable Andrea de Cesaris qui, tel le pilote rapide qu’il était, aura quitté les siens sur une route de son Italie natale au guidon de sa moto.

Mais 2014 a aussi connu ses moments de joie et d’allégresse avec l’exploit des deux points marqués par Marussia à Monaco avec Jules Bianchi, les trois victoires du souriant Daniel Ricciardo qui aura sauvé à lui seul la saison de Red Bull, sans oublier le retour au premier plan de Williams et Felipe Massa que d’aucuns présentent déjà comme des candidats au titre en 2015.

Cette année se clôt donc sur beaucoup d’espoirs. L’espoir d’avoir des nouvelles rassurantes de Michael Schumacher et Jules Bianchi très rapidement, et l’espoir de voir une saison 2015 encore plus spectaculaire que la précédente.

Axel B.

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