Le manufacturier de pneumatiques français Michelin est prêt à faire son grand retour en Formule 1. Face à un projet ambitieux, les instances dirigeantes de la discipline devront faire un choix audacieux. L’entreprise basée à Clermont-Ferrand pourrait alors compléter son engagement en sport automobile avec une présence dans de nombreux championnats très différents.

(c) Lat
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La tradition de Michelin en sport automobile est très importante depuis la création de l’entreprise. De tout temps, le manufacturier français a été présent en compétition, souvent pour y jouer la gagne.

Actuellement, l’entreprise clermontoise est engagée dans de nombreux championnats mais un, et non des moindres, semble lui manquer : la Formule 1. Michelin y a été engagé de nombreuses années et y a connu l’ivresse des succès à répétition. Désormais, elle souhaite y faire son retour mais en y apportant un changement technologique avec l’introduction des pneumatiques de 18 pouces.

Le manufacturier français est déjà présent dans diverses disciplines du sport automobile. En rallye tout d’abord où il peut mettre en avant sa qualité de conception avec des gommes souvent sollicitées dans des conditions extrêmes et sur des terrains très différents. De quoi prouver au monde entier les capacités d’adaptation des conceptions françaises.

En WEC ensuite, où, bien entendu, les qualités d’endurance sont misent en exergue sans toutefois négliger les impératifs de vitesse inhérents à toutes compétitions automobiles. Un autre aspect important donc, après l’adaptabilité rencontrée en rallye.

Mais Michelin soigne aussi son image de marque avec une présence remarquée lors de la première saison de Formule E, qui s’est déroulée cette année. Certes, cette nouvelle discipline n’est pas la plus exigeante en termes de performance, mais l’entreprise française a pris son rôle très au sérieux en proposant des gommes assez résistantes pour permettre quelques libertés de stratégie aux équipes.

Avec une arrivée l’an prochain en Moto GP, Michelin aimerait donc également toucher le pinacle du sport automobile en faisant son retour en Formule 1, en privilégiant l’aspect très important à ses yeux que représente le défi technique.

Être manufacturier unique en Formule 1 peut également être à double tranchant. Il faut proposer des produits suffisamment uniformes pour satisfaire toutes les équipes mais également être assez performants pour ne pas subir les foudres de ces mêmes équipes. Une mission à laquelle Pirelli a eu du mal à faire face ces dernières années. Une belle opportunité pour Michelin ?

Axel B.

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