Le jeune espoir français, Jules Bianchi, est décédé ce 17 juillet à l’âge de 25 ans. Le monde du sport est en deuil ainsi que sa famille, déjà durement touché par la tragédie dans sa passion pour le sport automobile.

(c) Axel Brémond
(c) Axel Brémond

Jules Bianchi était un mec bien, et un pilote redoutablement rapide. Sûrement le plus talentueux des quatre mousquetaires de sa génération. Ni Romain Grosjean, ni Jean-Eric Verge, ni Charles Pic ne pourraient dire le contraire.
La vitesse, qui était sa passion, l’aura fauché à l’autre bout du monde, sur le circuit de Suzuka au Japon en octobre 2014. Il n’est plus temps de commenter les circonstances ou de trouver les fautifs, il est temps désormais à la famille Bianchi de faire le deuil de son champion.
Une famille qui a déjà été éprouvée par la tragédie. Une famille de pilote, investie dans le sport automobile comme d’autre créer la légende dans la musique ou le cinéma.
Lucien, déjà, était un pilote émérite dans les années 60. Le grand-oncle de Jules a commencé sa carrière par une victoire de prestige, dans la catégorie des 2 litres, aux 24 Heures du Mans en 1957, pour sa deuxième participation seulement. Il remportera l’épreuve reine de l’Endurance en 1968 aux côté de Pedro Rodriguez.
Simultanément à sa carrière ne Endurance, et comme c’était souvent le cas à l’époque, Lucien participera également au championnat du monde de Formule 1. Il y brillera par intermittence et montera même sur le podium du Grand Prix de Monaco lors de sa fructueuse année 1968. Malheureusement, il se tuera la saison suivante lors des essais de préparation de la course mancelle.
Monaco, voilà un lieu au combien mythique qui va le lier à son petit-neveu, Jules. Le jeune niçois a gravi lui aussi une par une les marches des catégories de monoplaces pour atteindre la Formule 1 en 2013. Au volant d’une Marussia, il est plutôt difficile de se mettre en évidence mais c’est à cela que l’on remarque les véritables talents. Et Jules en était sans conteste un.
Son Grand Prix de Monaco 2014 de toute beauté lui permettra de marquer les deux points d’une neuvième place providentielle pour son équipe. Elle concrétisera également tout le bien que les observateurs avertis pensaient de lui et lui aurait sans doute ouvert, dans un avenir plus ou moins proche, les portes de la mythique Scuderia Ferrari.
Mais en ce jour du 5 octobre 2014, le destin allait arracher au sport automobile un de ses plus beaux talents en devenir. Le combat de Jules pour sa survie aura duré 9 mois. De longues semaines qui ont laissé planer un espoir un peu fou pour une lutte qui semblait pourtant perdue d’avance.

Jules était un battant, un talent pur, un jeune homme au combien respecté et respectable. L’élan de sympathie qui avait envahi Monaco en ce dimanche de mai 2014 était indescriptible. A la hauteur de la classe du bonhomme et de son exploit sportif. J’en garde un souvenir ému, et aussi quelques photos, mal cadrées, qui me feront me rappeler que j’ai eu la chance de côtoyer un des plus grands pilotes de sa génération. On aurait tellement voulu qu’il est le temps de le prouver à tout le monde…

Axel B.