La Formule 1 et la Belgique ont une histoire liée depuis longtemps. Si jamais aucun pilote belge n’a réussi à décrocher le titre mondial, le Plat Pays a néanmoins fourni quelques acteurs marquants et importants de la discipline comme Willy Mairesse, Thierry Boutsen et le plus prestigieux d’entre tous, Jacky Ickx.

(c) Ferrari
(c) Ferrari

Depuis plusieurs années, la Belgique reste un des joyeux de la Formule 1 grâce à son mythique circuit de Spa-Francorchamps, qui reste un des rendez-vous incontournables de l’année et une des pistes préférées des pilotes. Mais la Belgique a également plusieurs pilotes de renom qui, même s’ils n’ont jamais été champion du monde, ont réussi plusieurs exploits et ont marqué l’histoire de la discipline.

Le plus connu des pilotes belges est sans conteste le Bruxellois Jacky Ickx. Fort d’une carrière de 113 Grands Prix s’étalant sur 13 ans, Ickx était un pilote très complet participant autant à des courses de monoplaces que d’Endurance ou de rallye-raid. Son palmarès est impressionnant : deux fois vice-champion du monde de Formule 1, sextuple vainqueur des 24 Heures du Mans il remporte également le Paris-Dakar dans les années 80 pour ce qui sera une des ses dernières grandes victoires.

En Formule 1, Ickx n’aura jamais remporté le titre suprême tout en ayant pourtant couru pour les plus grandes équipes comme Ferrari, Lotus ou Williams. Mais les circonstances, plus que son talent incontestable, ne lui auront pas permis d’atteindre son but ultime. En 1970, il se bat pour la victoire finale face à Jochen Rindt. Le décès tragique de l’Autrichien lors de la manche italienne en fin de saison ouvrait une voie royale au Belge vers le titre mondial. Mais Ickx ne voulait pas profiter de cet événement malheureux et ne chercha pas vraiment à capitaliser sur le mort de son rival à qui il laissa finalement les honneurs mondiaux. C’est la deuxième fois d’affilé qu’il terminait donc vice-champion.

Malgré une suite de carrière chez Ferrari et quelques victoires de prestiges (Nurburgring, Monza…), Ickx ne parviendra plus à se battre pour le titre en Formule 1. Il mangera son pain noir pendant trois ans, entre 1976 et 1978, au volant des monoplaces Williams, écurie alors en pleine construction, bien loin de celle victorieuse qu’elle deviendra à l’aube des années 80. Après une dernière saison au sein de l’écurie française Ligier pour laquelle il marquera trois poins, Ickx se concentrera sur d’autres disciplines.

Car parallèlement à sa présence en Formule 1, il participera à de nombreuses épreuves d’Endurance et remportera notamment six fois les prestigieuses 24 Heures du Mans, ce qui lui vaudra le surnom de « Monsieur le Mans ». En 1983, il remporta également la plus prestigieuses des épreuves de rallye-raid, le Paris-Dakar, aux côtés de l’acteur français Claude Brasseur.

Toujours proche de la Formule 1, il deviendra directeur de course du Grand Prix de Monaco en 1984. Mais sa décision d’arrêter la course au drapeau rouge pour raison de sécurité sous une pluie battante ruine les espoirs de victoire d’un jeune pilote nommé Ayrton Senna. Accusé d’avoir voulu favoriser la victoire d’Alain Prost, en tête au moment de l’interruption, Ickx sera démis de ses fonctions par la FISA et ne s’impliquera alors plus dans un rôle décisionnaire en Formule 1.

Il reste néanmoins toujours une ambassadeur de prestige et une référence évidente en sport automobile et en Formule 1, discipline pour laquelle il se sera investit corps et âmes, notamment pour des questions de sécurité pour lesquelles son franc parler et ses idées arrêtées auront permis de grandes avancées, aux côtés de Jackie Stewart, notamment.

Axel B.