Mercedes vient d’être titrée championne du monde des constructeurs en Formule 1 pour la deuxième fois. Après la découverte et la confirmation, la période de la longévité va arriver. L’équipe est-elle capable de s’imposer durablement au sommet de la discipline pour de nombreuses années ?

Licence Creative Commons / Michael Elleray
Licence Creative Commons / Michael Elleray

La Formule 1, on le sait, est une affaire de cycle. Ferrari et Red bull ont été, ces dernières années, les chantres de ce modèle. Mais après des saisons passées au somment de la discipline, chaque équipe peut avoir un retour de bâton inattendu et perde d’un coup, par lassitude ou tout simplement par logique, leur suprématie.

Cette fin de cycle, Mercedes pourrait ne pas tarder à la connaitre. Cette année déjà, les flèches d’argent ont eu l’avertissement d’un possible retournement de situation dans un avenir plus ou moins proche. Leur défaillance lors du Grand Prix de Singapour aura certainement alerté les consciences des dirigeants de la firme à l’étoile.

Certes, cette mauvaise exploitation des pneumatiques Pirelli qui était la cause de cette contre-performance alarmante sur le moment, n’a été que ponctuelle. Et même si elle se renouvelle d’ici à la fin de la saison, la domination sans partage de Lewis Hamilton, et dans une moindre mesure de Nico Rosberg, seront suffisantes pour empocher une nouvelle fois une double couronne mondiale.

Mais les problèmes, justement, rencontrés un peu trop fréquemment cette année par le pilote Allemand, doivent être, aux aussi, autant de signaux à prendre en compte avant d’atteindre le point de non-retour.

Mais pour nuancer cette crainte, il ne faut pas sous estimer les forces de l’équipe Mercedes, qui est une équipe rompue à la victoire depuis la brève ère Brawn GP en 2009 avec Jenson Button. Construite sur les cendres de l’écurie Honda, qui avait établie une base solide, elle n’a cessé de se renforcer et de faire venir des hommes clés comme Toto Wolff, Niki Lauda, Paddy Lowe ou Hamilton, qui possèdent une intelligence de la course suffisamment pointue pour anticiper les possibles futurs revers ou difficultés.

L’exemple de Red Bull doit être marquant pour Mercedes. L’équipe autrichienne s’est sabordée en quelques Grands Prix, pensant pouvoir se passer des éléments qui avaient pourtant fait son succès : Sebastian Vettel, Adrian Newey, Renault…

Désormais, avec le titre constructeurs en poche et une avance assez confortable d’Hamilton au championnat pilotes, Mercedes pourrait se permettre de concentrer ses forces sur la saison à venir, afin de ne pas se trouver au dépourvue face à la progression, toujours impressionnante de ses rivales, Ferrari en tête.

 

Axel B.