Sur-estimé ou tout simplement sous-estimé, Pastor Maldonado quitte, temporairement, la Formule 1 par la petit porte, mis à l’écart par Renault, quelques semaines avant le début de la saison.

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(c) Lotus

En 2016, Pastor Maldonado ne sera pas présent sur les grilles de départ des Grands Prix. Le Vénézuélien a été remercié par Renault, qui va signer son grand retour avec deux jeunes pilotes : Jolyon Palmer et Kevin Magnussen.

Maldonado a fait les frais d’un financement en perte de vitesse. Soutenu depuis le début de sa carrière par le pétrolier d’État, PDVSA, le changement de gouvernement dans son pays lui aura donc couté son volant, impossible de s’aligner sur les budgets proposés par les autres prétendants.

Mais Maldonado paye aussi ses errances en pistes. En 2015, ses nombreux abandons et sorties de piste, souvent imputables à son style des plus agressifs n’ont pas été du gout des nouveaux propriétaires de Lotus qui n’ont pas de temps à perdre avec de la tôle froissée.

Pourtant, le natif de Maracay n’est peut êtes pas le pilote aussi erratique que la légende voudrait le laisser croire. Pour ses débuts en 2011, sur une Williams complètement ratée, il parvient pourtant à marquer son premier point lors du Grand Prix de Belgique et n’a pas à rougir face à son très expérimenté équipier, Rubens Barrichello. La saison suivante, il semble avoir enfin trouvé une monoplace compétitive et ses progrès évidents sont récompensés par une pole position et une victoire surprise lors du Grand Prix d’Espagne en début d’année. Son exploit ne se renouvellera pas et la suite de sa saison sera un peu plus mauvaise et manquera cruellement de régularité.

En 2013, c’est son nouvel équipier, Valtteri Bottas, qui marquera les esprits, à ses dépends. On découvrira alors un Maldonado déçu et même limite paranoïaque puisqu’il finira par accuser son équipe de saboter sa monoplace pour qu’il se retrouve derrière le Finlandais.

Il finira par trouver refuge chez Lotus pour deux saisons, mais sa confiance, pourtant inébranlable en façade et devant les journalistes, semblait s’être fissurée. Il ne réalisera alors aucune performance notable et souffrira de la comparaison avec son équipier Romain Grosjean, jusqu’à cet hiver, où le repreneur de Lotus, Renault, décide donc de le mettre sur la touche.

Pastor Maldonado a déclaré qu’il n’en avait pas complètement fini avec la Formule 1, mais la réciproque n’est peut être pas si évidente…

Axel B.