Avec le rachat de Lotus cette année, Renault pose les bases de son retour en Formule 1 avec la victoire comme objectif inévitable. Inenvisageable en 2016, cette finalité devrait plutôt être atteinte à partir de 2017.

(c) Renault
(c) Renault

En effet, en 2016, Renault ne sera pas vraiment l’équipe voulue à 100% par le constructeur français. Ayant décidé tardivement de faire son retour en rachetant la moribonde équipe Lotus, la marque au losange devient l’héritière des choix formulés par l’ancienne équipe dirigeante et va devoir faire avec certains éléments dont elle se serait bien passée.

N’ayant eu que très peu d’influence sur la conception de la monoplace 2016, Renault a donc décidé de ne pas chambouler l’équipe technique et s’est contentée de restructurer en profondeur, et avec une logique certaine, sa direction. L’arrivée de Frédéric Vasseur à la tête de la gestion sportive est, dans cette optique, un signe fort. L’homme est un habitué de la course automobile, à un poste où, jusqu’à présent, Lotus n’avait placé que des personnalités extérieures au monde de la Formule 1.

L’autre signe fort de la prise de pouvoir générale de Renault consiste en l’éviction de Pastor Maldonado au profit du jeune et prometteur Kevin Magnussen, repêché de chez McLaren. Le Vénézuélien, réputé trop inconstant et ramenant trop de tôle froissée n’était pas à l’image de la volonté du constructeur français de se construire un avenir solide en Formule 1.

L’avenir justement, c’est vers celui-ci qu’est tourné Renault avec comme premier objectif de présenter un plan d’attaque solide et cohérent en 2017, après une année de transition qui lui permettra de prendre ses marques, jauger ses adversaires et faire le point sur ses forces et faiblesses en vues de modifications, majeures ou mineures, lui permettant d’assouvir ses envies de titre.

Tout porte à croire qu’en 2017, Renault apportera de substantielles modifications pour parvenir à ses fins. Les pilotes ne seront pas épargnés eux non plus et Jolyon Palmer et Kevin Magnussen doivent déjà sentir une pression intense sur leurs épaules, d’autant plus que le grand patron de la marque, Carlos Ghosn lui même, n’a pas caché son envie d’attirer dans ses filets un ancien de la maison, le double champion, du monde espagnol, Fernando Alonso.

Axel B.