Avec son premier podium de l’année grâce à Daniil Kvyat en Chine et une régularité exemplaire de Daniel RIcciardo, trois fois quatrième lors des trois premières courses, Red Bull fait figure de d’outsider solide menant la vie dure à Ferrari. Cette situation peut-elle durer et surtout s’améliorer pour l’équipe autrichienne ?

(c) Licence Creative Commons / Dustin Halcon
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Le Grand Prix de Chine a été une course excitante et animée. Mais malgré son départ chaotique et ses bagarres incessantes dans le peloton, une des principale information à retenir de ce week-end est l’improbable retour en forme de l’équipe Red Bull.

Avec un moteur Renault badgé Tag Heuer en perte de puissance et guère plus compétitif que l’an passé, l’équipe autrichienne semble avoir trouvée la recette miracle au niveau aérodynamique pour faire fonctionner à perfection cette RB12 pourtant peu prometteuse lors des essais hivernaux.

Au premier rang des étonnés, les pilotes eux même, qui profitent d’une situation inespérée après une saison galère l’an passé. Daniel Ricciardo, pourtant malchanceux à Shanghai, pouvait difficilement cacher sa satisfaction et son étonnement aux médias après sa troisième quatrième place successive en autant de Grands Prix cette année. Encore sous l’adrénaline d’une course folle, le souriant australien n’hésitait pas à clamer à qui voulait bien l’entendre que sa RB12 avait « du potentiel » et que jamais il n’aurait penser avoir ce niveau de compétitivité en début de saison.

Même Danill Kvyat, après une début d’année plutôt compliqué, a admirablement bien remonté la barre avec une course agressive et un podium mérité. Dans la « cool room » précédant le podium, il fera même passer Sebastian Vettel pour un vieillard bougon qui se plaignait de s’être fait dépasser par plus rapide et audacieux que lui au premier virage.

Mais cet état de grâce va-t-il durer ? Les circonstances de course favorables, avec le sort qui s’acharne sur un Lewis Hamilton étrangement absent et des problèmes de fiabilité récurrents des Ferrari, brouillent elles les pistes ? A en croire les performances pures de Ricciardo et Kvyat en Chine, on serait tenter de répondre non. L’Australien est remonté comme un boulet de canon du fond du classement – certes aidé par la voiture de sécurité, et Kvyat n’a pas tremblé devant le retour de Raikkonen et Hamilton en fin de course, concernant un rythme assez rapide pour sécuriser un podium.

Les prochaines courses seront donc cruciales pour confirmer ou infirmer la tendance chez Red Bull. Daniil Kvyat devant son public pour le prochain Grand Prix de Russie, risque bien d’être en transe et Daniel Ricciardo n’a plus besoin de prouver qu’il est un pilote rapide. Les belles opportunités risquent bien de se représenter pour ces deux là.

Axel Brémond