Alors que la Formule 1 va débarquer en Hongrie ce week-end, l’histoire de ce Grand Prix réputé ennuyeux a été marquée par de belles pages de la discipline. Comme en 2006, où Jenson Button a remporté la première victoire de sa carrière.

(c) F1
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Il aura fallu 113 Grands Prix à Jenson Button pour enfin concrétiser tous les espoirs que le peuple britannique plaçait en lui. 113 Grands Prix de frustrations, de doutes et d’occasions manquées pour un des pilotes les plus doués de sa génération.

Il y a 10 ans, Jenson Button n’étais pas encore le champion du monde et le pilote expérimenté d’aujourd’hui. Son début de saison 2006 n’est pas au niveau de ses attentes ni de celles placées en Honda, qui vient de racheter l’écurie BAR dont le Britannique est le fer de lance depuis trois saisons.

Les Nippons s’engluent quelques peu dans les relations humaines et techniques compliquées de la Formule 1 et ont du mal à profiter de la lancée des dernières saisons prometteuses de BAR pour obtenir de bons résultats. Dans ce marasme, Button n’est pas très à son aise et se fait même dominer par son expérimenté équipier, Rubens Barrichello, fraichement débarqué de la multi-championne Ferrari.

C’est donc dans un contexte compliqué que le pilote Britannique débarque à Budapest pour le Grand Prix de Hongrie. Las, une panne moteur le forcera à changer son propulseur et à le faire partir de la seconde moitié de la grille de départ, à la 14ème place, le dimanche.

Malgré tout, les conditions météorologiques s’annoncent elles aussi compliquées puisque la pluie est attendue pour la course. De plus, les deux ténors de la saison, Michael Schumacher et Fernando Alonso, ont accumulé les erreurs et les pénalités lors des qualifications, les faisant partir en fond de grille.

La course s’élance donc sur une piste détrempée et les premiers tours sont dominés par un Kimi Raikkonen s’élançant de la pole position et prenant une avance consistante au volant de sa McLaren-Mercedes. Derrière c’est la débandade. Les deux Ferrari de Schumacher et Massa se battent aux dernières places après, respectivement, une touchette et un tête à queue. Et devant, ça n’est guère mieux puisque Raikkonen est obligé d’abandonner après avoir heurtés la Toro Rosso de Vitantonio Liuzzi à qui, pourtant, il prenait un tour.

Grâce au jeu des ravitaillements, Jenson Button, qui n’a effectué aucune erreur sur une piste piégeuse, se trouve donc en tête à la mi-course. Une position qu’il ne quittera plus jusqu’à l’arrivée et qui lui permettra de devancer Pedro de la Rosa (McLaren), qui montera là sur son premier podium, et la BMW-Sauber de Nick Heidfled, pour former un trio improbable pour le final de de Grand Prix de Hongrie.

Jenson Button connaitra encore des jours difficiles chez Honda, puis verra l’éclosion du nouveau chouchou des Britanniques en la personne de Lewis Hamilton, qui remportera le titre mondial en 2008. Mais en 2009, cela sera son tour d’être couronné du titre suprême et de rejoindre McLaren, pour y écrire encore de belles pages de son histoires personnelle. Dix ans après sa première victoire, Button est toujours présent en Formule 1 et va aborder ce week-end son 285ème Grands Prix.

Axel Brémond