La Formule 1 aime les débats d’idées ! Le dernier en date concerne les limites de la piste à dépasser ou à ne pas dépasser. Les circuits proposent des solutions technologiques qui ravissent les instances dirigeantes mais font râler les principaux acteurs de la discipline.

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Lors du Grand Prix de Hongrie, des vibreurs « intelligents » ont été inaugurés pour prendre la main dans le sac les pilotes qui avaient décidés de sortir des limites de la piste. Durant la course, ceux-ci ne se sont d’ailleurs pas gênés d’utiliser les trois avertissements à leur disposition avant d’être réprimandés par les commissaires de course.

Mais la polémique sur les limites de la piste remontait en fait au Grand Prix de Grande-Bretagne, là où Lewis Hamilton s’était vu retirer son premier tour rapide dans la troisième partie des qualifications pour avoir exagérément profité des vibreurs. Plus rapide qu’à l’accoutumé, la FIA a donc réagi promptement pour proposer une solution technologiquement imparable.

Mais cette évolution n’est cependant pas au gout de tout le monde, et notamment de certains pilotes ou directeur d’équipe, qui aimeraient bien avoir plus de liberté. Il est vrai qu’à force d’imposer des règles restrictives aux pilotes, ceux-ci risquent bien de passer plus de temps à essayer de ne pas faire de débordements plutôt que d’attaquer tête baissée pour gagner le moindre dixième de seconde salvateur dans une lutte roues contre roues.

Toto Wolff, directeur sportif de Mercedes, propose même de laisser les pilotes libres de placer leurs roues là où ils le souhaitent. Il est vrai que ces derniers sont suffisamment honnêtes pour ne pas court-circuiter un virage ou gagner un avantage flagrant en coupant une chicane. De toute manière, les trajectoires évidemment trop avantageuses sont la plus part du temps flagrantes et donc facilement sanctionnables par les commissaires. Mais de là à mesurer le dépassement de vibreur au centimètre près, il y a une limites que les instances dirigeantes n’ont pas hésité à franchir.

La course automobile a toujours été faite de bagarres, d’attaques maximales et de trajectoires fluctuantes. La réglementation à outrance, qui a tendance à museler le pilotage, n’est pas un bien pour le spectacle qui doit constituer l’attrait premier de la Formule 1. La FIA devrait être également être prompte à le réaliser.

Axel Brémond