Au cœur d’une année charnière dans sa carrière, Fernando Alonso se trouve face au choix de continuer ou non son aventure en Formule 1 sur le long terme. Sa longue attente depuis son dernier titre mondial en 2006 pourrait-elle finalement l’émousser ?

(c) Licence Creative Commons / Matthew Lamb
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A un moment donné de leur carrière, tous les grands sportifs prennent le temps de se poser la question de leur avenir. Fernando Alonso, considéré comme un des plus grands talents de sa génération, doit aujourd’hui se demander si son attente de titres mondiaux depuis son dernier acquis en 2006, n’est finalement pas vaine.

Fer de lance du retour de Honda en Formule 1 avec la mythique équipe McLaren, le pilote espagnol a souvent démontré son impatience quant au manque de résultats et de performances probantes. Des mots, des gestes, des expressions, qui pourraient trahir un certain agacement du double champion du monde, voire même une certaine impatience qui pourrait se muer en résignation.

Mais résumer les sentiments du pilote McLaren à ces seuls qualificatifs serait mal connaitre son tempérament. Alonso est un battant, sur la piste comme en dehors. Il ne se laisse pas facilement impressionner par la difficulté et semble même ressortir encore plus fort des épreuves, comme l’a prouvé son passage plus que frustrant chez Ferrari.

Convaincu que le projet McLaren-Honda pourra le mener à la victoire suprême, Alonso prend son mal en patience et tente, tant bien que mal, de booster son équipe dans les moments les plus durs, par des petites phrases assassines et des attitudes que l’on pourrait apparenter à de l’agacement.

Mais derrière cet aspect théâtral du personnage se cache une réelle volonté de démontrer au monde de la Formule 1 que son talent n’a pas été gâché par ses années passées en rouge, à courir derrière une chimère inaccessible et réservée à l’ogre Vettel sur sa Red Bull.

A ce titre, 2017 sera l’année d’importance pour la carrière d’Alonso et pour la suite qu’il souhaite lui donner. Si sa McLaren se retrouve encore à des années-lumière de la concurrence, il y a fort à parier que l’Espagnol ne tardera pas à jeter l’éponge pour se tourner vers d’autres disciplines qui l’attirent comme la mythique course des 24 Heures du Mans. Mais par contre, si la McLaren est dans le coup, Alonso pourrait bien frapper très fort !

Axel Brémond