GP de Hongrie 2006 : La première pour Button

20 07 2016

Alors que la Formule 1 va débarquer en Hongrie ce week-end, l’histoire de ce Grand Prix réputé ennuyeux a été marquée par de belles pages de la discipline. Comme en 2006, où Jenson Button a remporté la première victoire de sa carrière.

(c) F1

(c) F1

Il aura fallu 113 Grands Prix à Jenson Button pour enfin concrétiser tous les espoirs que le peuple britannique plaçait en lui. 113 Grands Prix de frustrations, de doutes et d’occasions manquées pour un des pilotes les plus doués de sa génération.

Il y a 10 ans, Jenson Button n’étais pas encore le champion du monde et le pilote expérimenté d’aujourd’hui. Son début de saison 2006 n’est pas au niveau de ses attentes ni de celles placées en Honda, qui vient de racheter l’écurie BAR dont le Britannique est le fer de lance depuis trois saisons.

Les Nippons s’engluent quelques peu dans les relations humaines et techniques compliquées de la Formule 1 et ont du mal à profiter de la lancée des dernières saisons prometteuses de BAR pour obtenir de bons résultats. Dans ce marasme, Button n’est pas très à son aise et se fait même dominer par son expérimenté équipier, Rubens Barrichello, fraichement débarqué de la multi-championne Ferrari.

C’est donc dans un contexte compliqué que le pilote Britannique débarque à Budapest pour le Grand Prix de Hongrie. Las, une panne moteur le forcera à changer son propulseur et à le faire partir de la seconde moitié de la grille de départ, à la 14ème place, le dimanche.

Malgré tout, les conditions météorologiques s’annoncent elles aussi compliquées puisque la pluie est attendue pour la course. De plus, les deux ténors de la saison, Michael Schumacher et Fernando Alonso, ont accumulé les erreurs et les pénalités lors des qualifications, les faisant partir en fond de grille.

La course s’élance donc sur une piste détrempée et les premiers tours sont dominés par un Kimi Raikkonen s’élançant de la pole position et prenant une avance consistante au volant de sa McLaren-Mercedes. Derrière c’est la débandade. Les deux Ferrari de Schumacher et Massa se battent aux dernières places après, respectivement, une touchette et un tête à queue. Et devant, ça n’est guère mieux puisque Raikkonen est obligé d’abandonner après avoir heurtés la Toro Rosso de Vitantonio Liuzzi à qui, pourtant, il prenait un tour.

Grâce au jeu des ravitaillements, Jenson Button, qui n’a effectué aucune erreur sur une piste piégeuse, se trouve donc en tête à la mi-course. Une position qu’il ne quittera plus jusqu’à l’arrivée et qui lui permettra de devancer Pedro de la Rosa (McLaren), qui montera là sur son premier podium, et la BMW-Sauber de Nick Heidfled, pour former un trio improbable pour le final de de Grand Prix de Hongrie.

Jenson Button connaitra encore des jours difficiles chez Honda, puis verra l’éclosion du nouveau chouchou des Britanniques en la personne de Lewis Hamilton, qui remportera le titre mondial en 2008. Mais en 2009, cela sera son tour d’être couronné du titre suprême et de rejoindre McLaren, pour y écrire encore de belles pages de son histoires personnelle. Dix ans après sa première victoire, Button est toujours présent en Formule 1 et va aborder ce week-end son 285ème Grands Prix.

Axel Brémond





Comment perdre un championnat en 5 leçons ?

14 07 2016

L’avance au championnat du monde des pilotes, acquise par Nico Rosberg en début de saison, sur son principal rival Lewis Hamilton, est en train de fondre comme neige au soleil. Il faut dire que l’Allemand s’est durement employé par tous les moyens à laisser revenir son équipier…

 

(c) Mercedes

(c) Mercedes

Depuis quelques courses, Nico Rosberg semble un petit peu perdu et parait moins serein qu’en début d’année. Sur une bonne dynamique de fin de saison 2015, l’Allemand a commencé la saison en homme fort, profitant également de la malchance tenace de son équipier et rival, Lewis Hamilton.

Mais depuis le Grand Prix d’Espagne, tout va de mal en pis pour l’actuel leader du championnat du monde des pilotes, avec seulement un point d’avance sur son dauphin.

Alors comment Rosberg a-t-il pu à ce point perdre pied après un début de saison tonitruant ? La réponse tient dans les cinq éléments ci-dessous exposés :

1/ Croire que le titre est déjà en poche : Nico Rosberg a réalisé le début de saison parfait en enchainant quatre victoires consécutives sur les quatre premiers Grands Prix. Pendant ce temps, son équipier et rival Lewis Hamilton enchainait les déconvenues, les problèmes mécaniques et les erreurs grossières. Caracolant en tête du championnat, l’Allemand s’est peut être dit à un moment que son heure était enfin venue ! Mais la saison est longue, et une belle série de victoires peut vite se transformer en cauchemar d’une course à l’autre. Nico en a sûrement conscience désormais…

2/ Sous-estimer son rival : En début de saison, Lewis Hamilton paraissait accuser le coup après deux années de luttes acharnées pour le titre mondial. Quelque peu démotivé par la série de problèmes mécaniques dont il était la victime, il lui manquait le « petit plus » nécessaire à la réussite du champion. Nico Rosberg, pendant ce temps, enchainait les victoires au fur et à mesure que son équipier s’enfonçait. L’Allemand s’est vu bien beau et pensait donc avoir anéanti psychologiquement son équipier. Mais il a suffi d’une victoire symbolique dans les rues de Monaco pour redonner de l’allant au triple champion du monde. Maintenant, Nico se méfie…

3/ S’accrocher avec son principal adversaire et néanmoins équipier : La meilleure manière de perdre des points, c’est de ne pas finir la course ! En Espagne, les torts penchaient plus du côté d’Hamilton que de Rosberg, et aucun des deux pilotes n’a fini la course. En Autriche, l’Allemand a été désigné coupable d’avoir mis le Britannique hors-piste et a perdu gros dans cette affaire. Mieux vaut donc rester à l’écart l’un de l’autre et tenter de piloter intelligemment pour marquer le plus de points possibles !

4/ Essayer de se mettre son équipe à dos : A force de s’accrocher entre eux, les deux pilotes Mercedes commencent à agacer leurs patrons. Lors de leur dernière passe d’arme, la faute a été imputée à Rosberg. La tragédie du Grand Prix de Belgique 2014 est alors revenue sur le devant de la scène. Un épisode duquel l’Allemand a eu du mal à se relever. Il vaudrait mieux pour lui qu’il prenne l’habitude de remercier son équipe pour ses bonnes performances plutôt que de s’excuser auprès d’elle pour ses erreurs. Au risque de perdre la confiance de celle-ci ?

5/ Faire des erreurs de débutant : Les 4 premiers points peuvent être résumés dans celui-ci. Mais la plus grosse erreur de Nico Rosberg se trouve dans sa gestion du championnat. Sa rivalité avec Hamilton doit passer après sa volonté de remporter le titre. Si tel était son état d’esprit, il aurait su se contenter des points de la deuxième place en Autriche et n’aurait pas, à ce jour, un seul point d’avance au championnat sur Hamilton…

Le bilan se fera en fin de saison, mais Nico Rosberg n’a jamais été aussi bien placé pour remporter enfin un titre de champion du monde. Il va donc devoir gérer sa saison dans sa globalité et éviter les erreurs qui ont pu être les siennes par le passé pour atteindre son objectif.

Axel Brémond





Pascal Wehrlein sur les traces du Jules Bianchi

6 07 2016

Auteur d’un véritable exploit sur le Red Bull Ring ce week-end lors du Grand Prix d’Autriche, Pascal Wehrlein a inscrit le premier point de sa carrière en Formule 1 mais également le premier point de son équipe sous la dénomination Manor. L’écurie, encore appelée Marussia en 2014, avait déjà connu la joie du Top 10 grâce au regretté Jules Bianchi, impérial dans les rues de Monaco.

(c) Manor

(c) Manor

L’accrochage entre les deux frères ennemis de Mercedes dans le dernier tour du Grand Prix d’Autriche est quelque peu venu masquer le formidable exploit réalisé par Pascal Wehrlein au volant de sa Manor.

Le jeune allemand, couvé justement par Mercedes, avait déjà réussi son week-end en se qualifiant à la 12ème place sur la grille de départ lors d’une séance de qualification rendu difficiles par des conditions météorologie changeantes. Mais le pilote de 21 ans débordait d’encore plus d’ambitions samedi dernier puisqu’il a même déclaré à l’issu de la séance qu’un passage en Q3 aurait été envisageable sans la pluie.

Si certains avait mis ça sur le compte d’un péché de jeunesse, la course folle offerte par Wehrlein le dimanche venait cimenter son aplomb de la veille. En début d’année, personne n’aurait misé un centime sur le fait que Manor puisse marquer un point à la régulière durant cette saison. Certes, le pilote germano-mauricien a bénéficié de des abandons de Sebastian Vettel, Nico Hulkenberg, Felipe Massa et celui de Sergio Pérez dans le dernier tour de la course pour entrer dans le Top 10. Mais il devance à la régulière la Haas d’Esteban Gutierrez, les deux Renault et les deux Sauber, ce qui n’est pas loin de constituer un exploit.

Manor peut donc remercier son pilote vedette de se retrouver dans les points. Un sentiment déjà connu par certains membre de l’équipe, à l’époque où celle-ci s’appelait encore Marussia et où Jules Bianchi avait réalisé l’authentique exploit de terminer à la 8ème place – finalement 9ème après une pénalité, du Grand Prix de Monaco 2014, sauvant ainsi son équipe d’une situation financière plus que délicate.

Il parait alors inévitable de comparer les deux hommes tant leur situation semble similaire. D’une vingtaine d’année tous les deux, Wehrlein emprunte le même chemin du succès que Bianchi. Couvé par une grande équipe, Mercedes, et placé au chaud dans une plus modeste lui permettant de faire ses preuves, Manor, l’Allemand vient de confirmer tout le bien que le petit monde de la Formule 1 pense de lui. Comme Bianchi, à l’époque couvé par Ferrari et qui avait sa voie toute tracée vers ses rêves en rouge de la Scuderia.

Mais trouver une place chez Mercedes sera des plus compliqués pour Wehrlein, là ou Lewis Hamilton et Nico Rosberg semblent indéboulonnables. Cependant, ce garçon plein d’avenir mérite à coups sur une place dorée au soleil de la Formule 1, là où Jules Bianchi aurait dû se battre contre lui pour la victoire.

Axel Brémond





Les pilotes monégasques en Formule 1

30 06 2016

Le jeune Charles Leclerc, natif de Monaco, va faire ses débuts en Formule 1 dès le Grand Prix de Grande Bretagne pour une première séance d’essais libres officielle. Mais avant lui, deux autres pilotes issus de la Principauté se sont déjà fait remarquer dans la discipline.

Licence Creative Commons / Chris501

Licence Creative Commons / Chris501

La Principauté de Monaco est un haut lieu historique de la Formule 1 grâce à son Grand Prix, inscrit au calendrier depuis la création du championnat en 1950. Mais parmi ses quelques 37 000 ressortissants, peu de pilotes de course ont vu le jour.

Pourtant, dès la première saison officielle de Formule 1, en 1950, un monégasque est présent sur la liste des engagés. Il s’agit de Louis Chiron, pilote émérite d’avant-guerre, qui du haut de ses 50 ans va « lancer » sa carrière dans la toute nouvellement créée Formule 1. Au volant d’une Maserati pas au mieux de sa forme, Chiron réussira l’exploit de monter sur le podium de son Grand Prix national, ce qui restera son seul fait d’arme important dans la discipline reine du sport automobile. Ses autres succès seront acquis en dehors de sa présence en dent de scie en Formule 1, dans le championnat de voitures de sport ou en F2.

Louis Chiron reste encore et pour longtemps inscrit dans les pages de record de la discipline comme ayant été le plus vieux pilote à s’aligner sur un Grand Prix à l’âge, canonique, de 55 ans, pour une dernière tentative lors de la course monégasque en 1955.

Il faudra attendre la tristement célèbre saison 1994 pour trouver trace d’un second pilote monégasque en Formule 1. Olivier Beretta, 24 ans et protégé de Nelson Piquet, s’alignera sur une modeste Larousse, réussissant à se qualifier lors de tous les Grands Prix, mais sans avoir de résultats probants. Sa meilleure arrivée restera une 7ème place à Hockenheim lors de la manche allemande. Il réussira également le petit exploit de se classer 8ème de sa course nationale mais à cette époque, seuls les six premiers marquaient alors des points.

Sa carrière en Formule 1 ne survivra pas à ces résultats en manque de relief et à un manque flagrant de soutiens financiers, déjà essentiels à l’époque pour s’assurer un volant dans la discipline. Il s’alignera ensuite dans divers championnats de sport prototype, avec succès, et participera plusieurs fois aux mythiques 24 heures du Mans, remportant même la catégorie GT à six reprises. Détails amusant, Beretta avait été rappelé par Williams pour effectuer quelques séances d’essais privés au volant d’une F1 au début des années 2000.

Charles Leclerc, jeune pilote de seulement 18 ans, couvé par Nicolas Todt et proche de la famille Bianchi, semble donc le mieux placé pour être le troisième pilote monégasque à participer à un Grand Prix de Formule 1. Ses quelques séances d’essais libres programmées avec Haas F1 Team d’ici à la fin de la saison devraient permettre aux observateurs avertis de constater sa vraie valeur et ses possibilités de continuer dans la discipline.

Axel Brémond





Jusqu’au bout de l’ennui dans les rues de Bakou

26 06 2016

Le Grand Prix d’Europe à Bakou n’a pas vraiment été une réussite du point de vue du spectacle. Un tracé sans aucune surprise, ni difficulté majeure et des pilotes très sages n’ont pas animé un week-end pauvre en événements.

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L’Azerbaïdjan a accueilli sa première course de Formule 1 le week-end dernier sur une piste tracée dans la cité médiévale de Bakou. Mais si le cadre et l’environnement ont offert un décor somptueux pour la discipline, le spectacle n’a pas vraiment été au rendez-vous durant la course.

Constitué de longues lignes droites et de nombreux virages à 90°, le circuit n’a pas réellement répondu aux attentes des organisateurs qui s’attendaient à avoir une course spectaculaire, notamment dans le passage du circuit qui emprunte la vieille ville et qui se rétrécie pour ne laisser la place qu’à une seule monoplace pour se faufiler entre les murs.

Au lieu de ça, et au contraire de la course de GP2 qui a connu de nombreux accidents, le Grand Prix a été une procession ennuyeuse de Formule 1, battant des records de vitesse de pointe et se doublant principalement dans la ligne droite de départ grâce au DRS et au phénomène d’aspiration.

La seule lutte en piste qui avait un peu d’enjeux a été rapidement tronquée par une pénalité idiote infligée à Kimi Raikkonen désigné coupable d’avoir coupé la ligne blanche d’entrée des stands, tout comme de nombreux autres pilotes durant la course qui n’ont, quant à eux, pas été inquiétés.

Finalement, la piste tant vantée de Bakou n’est pas sans rappeler celle tant critiquée de Valence, qui a servi de cadre au Grand Prix d’Europe durant quatre saisons et qui n’a pas non plus apportée satisfaction au petit monde de la Formule 1.

Est-ce que l’Azerbaïdjan aura cependant plus de chance de voir son nom perdurer un peu longtemps dans la discipline ? Sans aucune tradition dans le sport automobile, sa présence au calendrier le rend déjà anachronique, et avec un tracé qui ne fait pas l’unanimité, peu d’atouts sont donc de son côté. Mais on sait très bien que Bernie Ecclestone et la FIA voient souvent des avantages extra-sportif à fréquenter des pays qui n’ont pas vraiment tradition à accueillir la Formule 1…qui n’en est pas à une incohérence près…

Axel Brémond





Les faits marquants du GP d’Europe en F1

17 06 2016

Ce week-end, la ville de Bakou, capitale de l’Azerbaïdjan, va accueillir le 23ème Grand Prix d’Europe de l’histoire de la Formule 1. Ce pays du Caucase sera seulement le 4ème à accueillir cette course qui a parfois marqué la discipline.

(c) F1

(c) F1

Le premier Grand Prix d’Europe s’est déroulé en Grande Bretagne en 1983. A cette époque, c’est le circuit de Brands Hatch qui avait obtenu l’opportunité de recevoir la Formule 1. Cette saison là, le Grand Prix de Grande Bretagne se déroulait à Silverstone et pour satisfaire la volonté anglaise d’organiser une seconde course sur ses terres, la notion de Grand Prix d’Europe fut introduite dans la discipline reine de sport automobile. On notera, pour l’histoire, que c’est le Brésilien Nelson Piquet, futur champion du monde cette année là, qui remporta la course. Il devança sur le podium le Français Alain Prost et le Britannique Nigel Mansell.

L’année suivante, c’est au mythique Nurburgring que revint l’honneur d’accueillir le titre de Grand Prix d’Europe avant que Brands Hatch ne reprenne la main en 1985. Mais il faudra attendre jusqu’en 1993 pour revoir le drapeau bleu étoilé au calendrier mondial. Avec une course devenue mythique, dans des conditions météorologiques dantesques sur la piste de Donnington Park, couronnée par la victoire d’un Ayrton Senna impérial, le Grand Prix d’Europe entra alors dans l’histoire.

En 1996, c’est une nouvelle fois le Nurburgring qui organise la course et qui voit Jacques Villeneuve s’imposer pour la première fois en Formule 1. L’année suivant, le Canadien remportera son titre mondial lors d’un Grand Prix d’Europe entré dans les annales, sur la piste de Jerez. En lutte avec Michael Schumacher et sa Ferrari, le montréalais subira une attaque violente de l’Allemand dont il se sortira sans dommage pour finir sur le podium et être porté en triomphe par les deux pilotes McLaren, David Coulthard et Mika Hakkinen, qui fêtait, lui, sa première victoire en F1.

Pendant les neuf années suivantes, le Nurbrugring a accueilli le Grand Prix d’Europe avant de céder sa place en 2008 au circuit urbain de Valence en Espagne, qui consolidera sa présence durant cinq années, sans enthousiasmer ni les foules ni les pilotes. Durant ces années, on verra passer une victoire surprise de Johnny Herbert sur sa Stewart-Ford en 1999, la seule dans le palmarès de l’équipe, et Fernando Alonso remportera trois fois la course avec trois équipes différentes : Renault, McLaren et Ferrari. L’Espagnol est à ce titre le recordman de victoire en Grand Prix d’Europe encore en activité, le record absolu étant détenu par Michael Schumacher avec six succès. On se souviendra également du vol plané impressionnant de Mark Webber au volant de sa Red Bull à Valence en 2010 après que l’Australien ait été propulsé dans les airs après un contact avec la Lotus d’Heikki Kovalainen.

Après trois ans d’absence, le Grand Prix d’Europe va donc faire son retour sur la piste de Bakou, qui s’annonce déjà spectaculaire tant par son décor que par son tracé, à en croire les quelques chanceux qui ont pu faire quelques tours de piste avant l’inauguration officielle ce vendredi.

Axel Brémond





Le chemin de croix de Sauber

9 06 2016

L’équipe Sauber s’enfonce dans le classement saison après saison. Lui sera-t-il bénéfique de toucher le fond pour mieux rebondir ? Son avenir est toutefois lié en grande partie à un possible investisseur qui vienne renflouer les caisses de l’écurie suisse, en manque flagrant de liquidités.

(c) Sauber

(c) Sauber

La vision des deux Sauber C35 de Felipe Nasr et Marcus Ericsson s’accrochant entre elles à la Rascasse en plein milieu du dernier Grand Prix de Monaco, est symptomatique de la situation vécue actuellement par l’écurie suisse.

Lors du week-end monégasque, Monisha Kaltenborn est enfin sortie de l’ombre de son motorhome pour se vouloir rassurante sur l’avenir, plutôt flou, de Sauber. Être un indépendant au milieu des plus grands constructeurs mondiaux n’est pas chose aisée. Et on ne peut pas dire que depuis la reprise de l’équipe par Peter Sauber à BMW, la tâche eut été facile pour les dirigeants de Hinwill.

Depuis quelques années, c’est désormais Kaltenborn qui a la tête d’une des équipes les plus anciennes du plateau de Formule 1. Mais depuis quelques années aussi, les financements sont de plus en plus durs à trouver pour une écurie en manque de résultats et donc, en manque de séduction pour les sponsors.

Avec l’arrivée l’an passé de Felipe Nasr, la manne bienvenue de Banco do Brasil a donné un peu d’air aux finances de Sauber. Mais juste de quoi avoir le temps d’imprimer les couleurs bleue et jaune sur la monoplace et de trouver un investisseur crédible qui pourrait permettre la pérennité de l’équipe.

Du coup, les plus folles rumeurs circulent depuis des mois sur une reprise de l’équipe par divers investisseurs. Ferrari a été au cœur de ses pourparlers pour faire de Sauber une équipe B badgée Alfa Roméo. On sait que la marque italienne, propriété de Fiat, réfléchie de plus en plus à un retour en Formule 1. Revenir avec une structure déjà existante, solide et expérimentée, lui éviterait les vicissitudes de la création d’une nouvelle écurie à partir d’une page blanche.

Mais pour suivre la volonté de Kaltenborn qui ne souhaite pas commenter l’aspect financier de son équipe en public, aucune confirmation, ni aucune rumeur crédible de tractations n’ont été mises à jour concernant ce possible rachat. En attendant, Sauber tire la langue et espère néanmoins marquer les premiers points de sa saison ce week-end, au Canada pour se démarquer de sa plus proche rivale du moment, Manor.

Axel Brémond








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