La chasse aux records de Sebastian Vettel

11 01 2014

A seulement 26 ans, Sebastian Vettel est déjà à la tête de statistiques intéressantes. Contrairement à d’autres pilotes, l’Allemand est particulièrement attentif à cela et tente dès que possible de soigner ses performances pour se rapprocher un peu plus de certains records de la discipline.

Licence Creative Commons / Morio

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120 Grands Prix, 39 victoires, 45 pole positions, 22 meilleurs tours et 62 podiums. Voilà le tableau de chasse impressionnant de Sebastian Vettel. Mais parmi les nombreux records en Formule 1, il y en a certains de plus significatifs que d’autres. Le nombre de points accumulés par exemple n’est pas très révélateur du niveau d’un pilote, tant les barèmes de distribution n’ont cessé d’évoluer depuis la création du championnat.

Du coup, la moyenne de points par Grand Prix, qui aurait pu être un révélateur intéressant du niveau de compétitivité d’un pilote, devient inutile.

Mais il reste tout de même une corrélation très pertinente à réaliser qui consiste à faire le rapport entre le nombre de Grands Prix et les victoires des pilotes. En effet, il est le seul indicateur fiable (si l’on peut parler de fiabilité en statistiques) sur lequel on peut s’appuyer pour se faire une idée du talent et de la domination d’un pilote.

A ce jeu-là, si Sebastian Vettel n’a pas obtenu encore le record de la discipline, qui est détenu par Michael Schumacher avec 91 victoires, on s’aperçoit de manière étonnante qu’il domine néanmoins ses ainés les plus victorieux.

En effet, avec 39 victoires en 120 Grands Prix, Vettel a gagné plus de 32% de ses courses. C’est plus que Michael Schumacher qui n’atteint pas les 30% avec 91 succès en 307 Grands Prix, ou qu’Alain Prost et Ayrton Senna qui dépassent tout juste les 25% avec respectivement 51 victoires en 199 courses et 41 victoires en 161 courses. Seul Juan-Manuel Fangio détient une statistique incroyable avec plus de 40% de ses courses remportées. Un record qui semble difficile à battre de nos jours.

Au niveau des pole positions cependant, et toujours en observant ce pourcentage, Vettel (37% de pole) reste encore relativement loin des cadors des statistiques que sont Ayrton Senna (40% de pole), Jim Clark (46% de pole) ou Juan Manuel Fangio (57% de pole).

Même constat pour les records du tour en course où Vettel se fait même dominer par un étonnant Kimi Räikkönen qui a remporté 20% des meilleurs tours en 194 Grands Prix (soit un total de 39) alors que l’Allemand n’en a que 22, soit un peu plus de 18% de ses courses.

Par contre, en ce qui concerne les podiums, Vettel se trouve à une belle troisième place derrière Fangio (69% de ses courses finies dans les trois premiers) et Alain Prost (53% de podiums) avec un beau ratio de 52%.

Mais ce qui est finalement le plus impressionnant, c’est que la carrière de Sebastian Vettel est très loin d’être terminée, et qu’à ce stade, il a déjà rejoint au palmarès les plus grands noms de la discipline avec des statistiques époustouflantes comme Juan-Manuel Fangio, Jim Clark, Ayrton Senna, Alain Prost ou Michael Schumacher. Chacun d’eux aura marqué l’histoire à son époque, et sans nul doute, Sebastian Vettel est en train de marquer la sienne.

Axel B.





Le choc !

1 01 2014

Michael Schumacher est en train de lutter pour survivre. C’est un choc pour le monde du sport automobile et l’incompréhension est de mise. Lui que l’on croyait invincible et intouchable, qui a joué avec sa vie pendant plus de 300 Grands Prix est aujourd’hui sur le point de mourir à cause d’un bête accident de ski, sur des pistes qu’il connait pourtant par cœur…

Licence Creative Commons / Gil Abrantes

Licence Creative Commons / Gil Abrantes

L’ironie de la vie est parfois troublante. Michael Schumacher a été habitué à jouer avec sa vie, et avait accepté les risques inhérents à la compétition automobile. Sa réflexion à ce sujet avait atteint son paroxysme le 1er mai 1994, terrible jour où Ayrton Senna avait perdu la vie sous ses yeux. A ce moment là, Michael Schumacher et la plupart des autres pilotes concernés par la Formule 1 s’étaient posé la question fatidique de continuer ou pas ce cirque devenu un instant ridicule.

Mais comme tout sportif de haut niveau, comme tout compétiteur, sa vie avait repris le chemin normal des circuits. Quinze jours après ce moment effroyable, le pilote allemand remportait la victoire à Monaco, sur l’une des pistes les plus dangereuses du monde. Son choix de continuer à risquer sa vie était le prix à payer pour vivre sa passion.

Certes, de nombreuses évolutions ont vu le jour suite à cet accident, pour protéger encore mieux les pilotes. Et Michael Schumacher aura été un atout important dans la lutte contre l’insécurité. Cela ne l’empêchera pas cependant de subir les affres d’un accident à grande vitesse lors du Grand Prix d’Angleterre en 1999. Blessé à une jambe, le Kaiser s’en relèvera encore plus fort pour enchainer une série époustouflante et inédite de cinq titres mondiaux consécutifs. Le reste, ses accrochages contestés, son attitude en piste, son retour raté chez Mercedes, appartiennent à l’histoire mais n’ont jamais vraiment réussi à ternir l’aura de ce champion d’exception.

Aujourd’hui, un an après son retrait, Michael Schumacher a entamé à ses dépends le plus dur combat de sa vie. Mais l’Allemand est un homme de miracle. Et tous les plus fous espoirs traversent les esprits de son entourage et de ses fans. Dans l’histoire du sport, d’autres grands champions ont réussi à se sortir de situation dont ont pensait l’issue inévitable. Le cas qui ressemble le plus à celui de l’Allemand est sans conteste celui d’Alberto Contador. Le champion cycliste, alors jeune professionnel, est victime d’une lourde chute lors du Tour des Asturies en 2004. S’en suivra une longue hospitalisation, une opération de cinq heures pour résorber un œdème crânien et un coma de trois semaines. Contador ressortira de l’hôpital avec deux barres en titane dans le crane et de nombreux points de sutures, mais n’aura perdu aucune de ses facultés mentales ou physiques alors que les pires diagnostics étaient alors envisagé avant son opération et durant sa rééducation. Sept mois plus tard, il remontera sur son vélo et trois ans après, il remportera son premier Tour de France.

Une trajectoire exceptionnelle, incroyable et rare, mais qui peut tout de même nourrir les espoirs de nombreuses personnes très touchées et émues par le malheur qui arrive en ce moment à Michael Schumacher. Tout le monde est suspendu aux déclarations des médecins du CHU de Grenoble qui s’occupent du champion allemand, et tout le monde espère que celui-ci va combattre avec le même talent et la même force qui était la sienne en course, cet épisode douloureux de sa vie.

Axel B.





Magnussen de père en fils

18 12 2013

Chez les Magnussen, le virus de la course s’est transmis de père en fils. Jan, pilote McLaren et Stewart à l’orée des années 2000 n’aura jamais réussi à trouver sa place en Formule 1 malgré une belle réputation. La tâche de son fils, Kevin, titularisé chez McLaren en 2014, sera de laver cet affront et d’imposer son nom dans la discipline reine du sport automobile.

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(c) Cédric Ciampini

Jan Magnussen était promis à un bel avenir en Formule 1. Ce Danois à l’aspect juvénile aura remporté le championnat dans toutes les disciplines dans lesquelles il aura couru, du karting, durant ces jeunes années, jusqu’à la Formule 3 en 1994 qu’il survola à tel point d’être comparé au magique Ayrton Senna.

Il marchera d’ailleurs dans les pas du Brésilien en signant sa première course en Formule 1 lors du Grand Prix du Pacifique 1995 au volant d’une McLaren en remplacement d’un Mika Hakkinen souffrant. Une histoire sans lendemain au sein de l’écurie de Woking mais qui lui permettra de gagner sa place, deux ans plus tard, dans la nouvelle structure de Paul et Jackie Stewart qui se lançait alors dans la discipline après des années d’expérience dans les catégories inférieures, avec notamment Magnussen comme pilote.

Aux côté d’un équipier aussi rapide et estimé que Rubens Barrichello, Magnussen ne fera pas le poids et sera limogé par son équipe au milieu de la saison 1998. Après seulement vingt cinq Grands Prix, la carrière de Jan en Formule 1 prenait alors fin sur un sentiment d’inachevé.

Aujourd’hui, c’est son fils de 21 ans qui va relever le plus grand défi de sa carrière en disputant le championnat au volant d’une McLaren. Jusqu’à présent, le parcours du père et du fils sont étrangement similaires. Kevin a également survolé toutes les catégories de promotions jusqu’à remporter, assez facilement cette année, le très relevé championnat de Formule Renault 3.5 en battant d’autres pilotes très estimés comme le Belge Stoffel Vandoorne, issu du programme McLaren comme lui, ou le Portugais Antonio Felix Da Costa, couvé par Red Bull.

Kevin va donc débuter sa carrière en Formule 1 chez McLaren comme son père, mais dans un contexte bien différent. Il ne sera pas un remplaçant de luxe, mais un titulaire à part entière, couvé depuis plusieurs années par le clan de Woking, un peu à l’image de Lewis Hamilton. Gageons que Martin Whitmarsh et son équipe lui laisse le temps de l’apprentissage et soient moins exigeants qu’avec un Sergio Pérez, par exemple, qui avait déjà fait ses preuves chez Sauber et qui avait ensuite fortement déçu à un niveau plus élevé de compétition.

Le manque d’essais privés, comme pour tous les jeunes pilotes, va être un handicap non négligeable dans son apprentissage. Mais dans la Formule 1 d’aujourd’hui, la valeur d’un pilote ne se juge plus uniquement sur son talent et sa vitesse mais aussi sur sa rapidité d’adaptation et sa compréhension rapide de l’environnement qui l’entoure et du comportement de sa monoplace. Avec ce qu’il a prouvé dans les catégories précédentes, du karting en 2006 à la Formule Renault 3.5 cette année, dans lesquelles il a toujours remporté au moins une victoire, Kevin semble avoir une capacité d’adaptation suffisante pour pouvoir réaliser quelques belles choses pour ses débuts en Formule 1. Il aura à ses côtés un des pilotes les plus expérimentés de la discipline en la personne de Jenson Button, et pour un peu que la nouvelle McLaren soit efficace, il ne serait pas étonnant de le retrouver sur le podium en fin de saison, voire même plus tôt.

La similarité entre les Magnussen père et fils est à ce point troublante qu’il se ressemble même physiquement. Avec seulement dix neuf ans d’écart, il s’en est fallu de peu pour que la Formule 1 se retrouve dans une situation inédite avec un père et un fils bataillant sur la même grille de départ. Si la carrière de Jan avait été un peu plus longue et celle de Kevin encore plus précoce, l’histoire se serait écrite différemment. En tout cas, Kevin va bientôt écrire un nouveau chapitre de celle des Magnussen en Formule 1.

Axel B.





Felipe Massa face au mythe de Senna

5 12 2013

De part son histoire tout au long de ses onze années passées en Formule 1, Felipe Massa est un pilote à part. Il va rejoindre en 2014 une des dernières équipes indépendantes survivantes de la grande époque de la discipline : Williams. Il va donc marcher dans les pas de son idole Ayrton Senna qui a payé de sa vie le prix de sa passion, en 1994, au sein de l’équipe britannique.

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Felipe Massa a une histoire tumultueuse avec la Formule 1. Il a débarqué dans la discipline en 2002 au volant d’une Sauber, couvé par Ferrari, qui l’aura lancé dans le grand bain peut être un peu trop tôt. Victime de sa fougue et de son manque d’expérience, le Brésilien commettra beaucoup de fautes lors de sa première saison et sera rétrogradé en 2003 au rang de pilote essayeur de la Scuderia.

Lors de cette saison d’apprentissage, au contact de Michael Schumacher, il va acquérir des méthodes de travail efficaces et un style de pilotage plus doux, aux antipodes de ce qu’il avait démontré l’année précédente. Il restera deux saisons au sein de l’écurie suisse en réalisant quelques belles courses qui lui vaudront d’être titularisé chez Ferrari en 2006. Il remportera cette année là sa première victoire en Turquie, puis une autre sur ses terres, au Brésil, en fin d’année.

Michael Schumacher prenant sa première retraite à la fin de cette saison, Massa sera désigné comme le digne successeur de son ainé. Et il ne décevra pas les rouges. Il contribuera au titre mondial de Kimi Raïkkönen en 2007 et surtout, il deviendra le leader de l’équipe en 2008, une saison où il se battra pour le titre mondial jusqu’au dernier virage du dernier Grand Prix au Brésil, à Sao Paulo. L’espace d’un instant, Massa croira bien être titré face à Lewis Hamilton, son rival. Mais l’Anglais arrachera dans la dernière ligne droite une cinquième place synonyme de sacre, privant Felipe de son rêve. Sa réaction d’orgueil sur le podium restera une des plus belles images de l’histoire de la Formule 1.

Mais après cet échec, moralement et sportivement très difficile à encaisser pour lui, Massa entamera la période la plus difficile de sa carrière. Son grave accident lors du Grand Prix de Hongrie en 2009 duquel il s’est miraculeusement réchappé vivant, marquera un arrêt brutal dont il aura beaucoup de mal à se sortir. Puis enfin, l’arrivée de Fernando Alonso chez Ferrari, qui s’accaparera littéralement l’équipe, le fera glisser du statut de premier pilote à celui de porteur d’eau de l’Espagnol. Le fameux épisode « Fernando is faster than you » du Grand Prix d’Allemagne 2010 mettra un terme définitif aux ambitions de victoire du Brésilien. A partir de ce moment, l’avenir de Massa basculera dans l’incertitude. Il aura cependant réussi à conserver sa place chez Ferrari jusqu’en 2013 en réalisant épisodiquement quelques bons résultats et surtout en se sacrifiant pour son leader.

Aujourd’hui, écarté par la Scuderia, il va faire face à un nouveau challenge qui, symboliquement, fait déjà beaucoup parler. Il va en effet rejoindre l’équipe Williams pour tenter de relancer sa carrière, comme l’avait fait jadis son idole Ayrton Senna en 1994 en provenance de McLaren. Certes, l’écurie britannique n’a plus rien à voir avec ce qu’elle était il y a vingt ans. Mais elle est chargée d’histoire et de légende. Chaque Brésilien qui passe en ses rangs, depuis le tragique accident mortel de Senna, se sent la lourde tâche de faire honneur à la mémoire de leur illustre ainé. Antonio Pizzonia, Rubens Barrichello et encore plus Bruno Senna ont incarné ce symbole, avec plus ou moins de réussite. Felipe Massa, dont la présence en Formule 1 suscite beaucoup d’émotion de part son parcours et son caractère, devra faire face au poids de l’histoire. Dorénavant motorisée par Mercedes, la Williams lui permettra peut être de relever un dernier défi dans une carrière peu commune et de porter haut les couleurs de son pays et la mémoire d’Ayrton Senna, dont la ferveur ne s’est jamais éteinte.

Massa est en tout cas la meilleure incarnation du côté mystique, humain et émotif du triple champion du monde décédé. Et à ce titre, il pourrait bien parachever l’œuvre de « Magic Senna » en devenant le « Magic Massa » de Williams en 2014. Les changements de réglementation et le grand saut dans l’inconnu qui attend le monde de la Formule la saison à venir pourraient être sa chance.

Axel B.





So long Mark !

30 11 2013

Un pilote à l’ancienne, qui n’a pas la langue dans sa poche et qui dit ce qu’il pense. Oui, Mark Webber était (puisqu’il faut maintenant employer le passé) un pilote de Formule 1 que le public appréciait pour toutes ces raisons là. Mais il était aussi diablement rapide. Moins que Sebastian Vettel, mais qui a joué le titre de champion jusqu’à l’ultime round en 2010. Tout ne monde ne l’a pas fait.

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Hommage appuyé donc à un grand pilote qui s’envole vers d’autres horizons qu’une Formule 1 qu’il ne reconnaissait plus. Lui l’attaquant généreux ne pouvait se contenter des courses d’attentes que nous offre la discipline ces derniers mois. Las de devoir ralentir un tour sur trois pour préserver ses pneus, Mark s’est tourné de manière paradoxale vers le championnat d’endurance. Il participera donc avec Porsche aux 24h du Mans en 2014 qu’il avait déjà fréquenté de manière spectaculaire à la fin des années 90.

Il met également un pas en dehors de la politique et de la polémique très présentent en Formule 1 et qui ne sied guère aux pilotes forts en gueule comme l’Australien. Il laisse de côté aussi l’environnement pas toujours favorable de Red Bull, surtout depuis que le jeune Vettel en a fait son jardin. Même si l’Australien est arrivé plus tôt au sein de l’équipe, en 2007, les succès à répétition de l’Allemand ont poussé gentiment l’ « Aussie Grit » vers le rôle de second pilote. En se retirant de la Formule 1, il s’éloigne enfin de Sebastian Vettel, son meilleur ennemi, son plus grand rival mais aussi son graal inaccessible qui l’aura sûrement privé de sa plus belle chance de titre en 2010. Que ce serait-il passé ensuite si Mark Webber avait remporté le titre à la place de Vettel cette année là ? On ne peut pas refaire l’histoire, mais l’Australien aurait pu être le premier champion Red Bull. Son statut aurait été bien différent. Sa rivalité avec Vettel aurait été décuplée. Leur animosité remonte pourtant à longtemps. Au Grand Prix du Japon 2007 plus précisément. Là ou le jeune et fougueux Vettel, alors sur Toro Rosso, a percuté son ainée sur Red Bull, alors deuxième et prétendant à la victoire sous le déluge du Mont Fuji. Leur deuxième accrochage, deux ans plus tard, en Turquie, enfoncera un peu plus la véritable haine que se portent les deux hommes. Elle sera confirmée cette année en Malaisie avec la fameuse péripétie du « Multi 21 » qui annihilera la saison et le moral de Webber. Ce dernier a eu beau déclarer après son ultime course au Brésil qu’il avait toujours respecté professionnellement son équipier quadruple champion du monde, mais il est difficile de ne pas penser l’inverse…

Comment en vouloir à Webber finalement de quitter la Formule 1 ? Il a eu pendant quatre ans la meilleure voiture du plateau, et il n’a jamais réussi à remporter le titre. Son malheur finalement aura été de tomber sur le pilote le plus doué de sa génération. Un malheur partagé par tant d’autres pilotes dans l’histoire de la Formule 1, qui auront croisé Juan Manuel Fangio, Ayrton Senna ou encore Michael Schumacher.

Malgré tout, Mark Webber a de quoi être fier de sa carrière dans la discipline reine du sport automobile. Il a réalisé des exploits que d’autres pilotes peuvent lui envier. Il aura marqué des points pour son premier Grand Prix en Australie, chez lui, en 2002, au volant d’une Minardi, l’écurie parfaite durant des années pour débuter en Formule 1. Il aura gagné deux fois à Monaco et à Silvertone mais aussi remporté des courses sur d’autres circuits mythiques comme Interlagos, Barcelone ou le Nürbürgring, cadre de sa première victoire en 2009. Il aura piloté des monoplaces championnes du monde de 2010 à 2013 et il aura aussi bataillé en piste avec certains des pilotes les plus performants de leur époque comme Michael Schumacher, Fernando Alonso ou Sebastian Vettel.

Le grand Mark, comme il a été affectueusement surnommé durant sa carrière, a donc pu fièrement ôter son casque dans ce dernier tour du Grand Prix du Brésil pour regarder dans les yeux le monde de la Formule 1, sans rougir, et avec le sentiment du devoir accompli. Il manquera sûrement beaucoup à la discipline.

Axel B.





McLaren entre chaud et froid

24 11 2013

Depuis le départ d’Ayrton Senna en 1993, l’écurie McLaren n’arrive plus à gérer la présence de pilotes latins, au sang chaud. Juan Pablo Montoya, Fernando Alonso et maintenant Sergio Pérez en sont des exemples frappants.

Licence Creative Commons / Michael Elleray

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Sergio Pérez n’aura tenu qu’une petite saison au sein de l’équipe McLaren. Le pilote mexicain était arrivé en trombe chez les gris pour remplacer l’enfant prodige Lewis Hamilton parti sous d’autres cieux. Les performances de Pérez chez Sauber en avaient fait un espoir un peu brouillon que Martin Whitmarsh s’efforcerait d’affiner. Las du manque de rythme et de constance de son prodige, le dirigeant britannique a finalement préféré jeter l’éponge pour se tourner vers un autre produit maison, Kevin Magnussen, dans l’espoir de réitérer les prouesses réalisées avec Hamilton quelques années auparavant.

Sergio Pérez s’ajoute donc à la liste des pilotes n’ayant pas réussi à faire leur trou dans la très stricte et froide équipe McLaren. Plus généralement, et depuis la rupture en 1993 entre Senna et McLaren, cette dernière n’arrive plus à gérer les pilotes latins comme Juan Pablo Montoya ou Fernando Alonso qui ont tout deux claqué la porte de Woking avant la fin de leur contrat, sans avoir réussi à remporter un championnat.

L’Espagnol n’aura lui aussi duré qu’un an chez les gris en 2007. Et en l’espace de ces douze mois, l’équipe a vécu plus de polémiques que dans toute son histoire récente. Se sentant délaissé au profit de Lewis Hamilton, le double champion du monde 2005 et 2006 commencera à jouer les divas exigeantes et à monter clairement les membres de son équipe technique contre ceux d’Hamilton. Le « spygate », affaire d’espionnage industriel entre McLaren et Ferrari, viendra pourrir définitivement la relation entre Alonso et son équipe après que le pilote ait joué les informateurs contre une immunité de la FIA dans cette histoire. Au final, l’Espagnol ira faire deux ans de transitions chez Renault avant de rejoindre la Scuderia, sans plus gagner un championnat jusqu’à présent.

De son côté, Juan Pablo Montoya n’aura survécu guère plus de temps chez McLaren. Fraichement débarqué en provenance de Williams en 2005 avec un statut de prétendant au titre mondial, le Colombien n’arrivera jamais vraiment à s’intégrer aux méthodes de travail et à l’ambiance de Woking. Blessé au début de sa première année, sa relation s’envenimera très rapidement avec Ron Dennis au sujet des causes de cet accident. Officiellement, Montoya s’est blessé en jouant au tennis, officieusement, c’est en faisant du Quad que le Colombien s’est démis l’épaule. Ce qui le handicapera par ailleurs pour le restant de l’année. Son sérieux, son abnégation et ses résultats étant donc fortement remis en cause par l’équipe, cette dernière préférera signer Alonso dès fin 2005 (pour une arrivée en 2007) et se séparer du natif de Bogota. Celui-ci n’attendra pas l’échéance et se retira au soir du Grand Prix des Etats-Unis 2006 conclu par un accrochage avec son équipier Kimi Räikkönen. Un départ semble-t-il forcé et voulu par Ron Dennis après que le Colombien ait annoncé avoir signé en Nascar pour la saison suivante.

Aujourd’hui, c’est au tour d’un autre « latino » de faire les frais de sa folie en piste. Souvent critiqué et montré du doigt cette année pour son comportement en piste, Sergio Pérez a eu du mal à tirer le maximum d’une monoplace totalement ratée et en perte de vitesse. Si le Mexicain avait rejoint McLaren avec l’espoir de remporter sa première victoire, il n’aura jamais eu dans les mains une voiture lui permettant de faire un podium. Sûrement trop jeune et manquant d’expérience à ce niveau de la course automobile, Pérez n’a jamais réussi à prouver qu’il pouvait amener avec lui toute une équipe technique derrière lui pour faire progresser sa monoplace. Avec à ses côtés un pilote aussi expérimenté que Jenson Button, la tâche était effectivement ardue, mais pas impossible. Sergio Pérez n’a jamais réussi à atteindre ses objectifs et il rejoint désormais la liste de ces pilotes prometteurs qui se sont écroulés une fois venu la pression trop forte d’une écurie de pointe. Peu ont eu une seconde chance. Martin Whitmarsh essais d’en trouver une à son futur ex-pilote, une manière de lui faire comprendre qu’il n’a pas encore tout gâché et qu’un retour dans une écurie moins performante pourrait lui permettre de retrouver ses marques. Mais sa carrière au plus haut niveau de la discipline n’est-elle pas déjà compromise ?

Il faudra sûrement attendre longtemps avant de voir McLaren se tourner vers un autre pilote latin. Le jeune Magnussen est Danois et c’est peut être la preuve que le calme et la réflexion, qui sont deux qualités du récent champion de Formule Renault 3.5, sont indissociables du succès récent avec McLaren, comme à l’époque de Mika Hakkinen ou Kimi Räikkönen, par exemple.

Axel B.





Vettel, un champion controversé

3 11 2013

Comme la plupart de ceux qui l’accompagnent en haut des statistiques, Sebastian Vettel fait naitre des controverses. Les Schumacher, Prost, Senna sont tous des champions sur qui planent parfois des incompréhensions, soit avec le public, soit avec leurs pairs. Sur la route de ses quatre titres mondiaux, le pilote allemand de 26 ans ne déroge pas à la règle.

Licence Creative Commons / Morio

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Bien entendu, le public aime le divertissement. Même si la domination sans partage de Sebastian Vettel représente un exceptionnel exploit sportif, révélant au grand jour le talent immense de ce jeune homme, elle créer néanmoins un ennui profond pour les spectateurs et téléspectateurs qui font du pilote allemand leur cible préférée. Pour preuve, les huées dont le quadruple champion est victime depuis plusieurs Grands Prix et qui traduisent, de manière idiote, le mécontentement de public.

La Formule 1 est sûrement le seul sport où les plus belles réussites sont ainsi galvaudées. Horner, Newey et Vettel, qui représentent à eux trois la magie de Red Bull, sont donc montrés du doigt pour leur talent qui éclate à la figure de tous. Même dans le football, où les supporters n’ont pourtant pas bonne presse, ce cas de figure n’arrive pas. Imaginez le Camp Nou de Barcelone siffler Lionel Messi après un triplé ! Bref, cette archi-domination de l’association Vettel/Red Bull ne pourrait être endiguée que par l’intervention réglementaire de la FIA, comme cela était arrivé au milieu des années 2000 où une batterie de changements de réglementations était entrée en vigueur pour casser la suprématie de Michael Schumacher au volant de sa Ferrari.

Mais ceci n’est pas le seul point noir qui vient troubler le palmarès de Sebastien Vettel. Tout le monde a encore en tête l’action malheureuse de l’Allemand en Malaisie lorsqu’il avait désobéit aux consignes d’équipe pour aller chiper la victoire à son équipier Mark Webber, enterrant par là même les dernières notes d’optimisme de l’Australien.

Ce geste, qu’il a reconnu lui-même au soir de son quatrième titre comme étant une erreur (voilà déjà une preuve de maturité bien venue), est à ranger dans le même tiroir que les fameux duels de Suzuka entre Alain Prost et Ayrton Senna qui se sont rendu la pareille à coup de roues en 1989 et 1990 et de ceux de Michaël Schumacher à Adelaïde en 1994 face à Damon Hill ou à Jerez en 1997 contre Jacques Villeneuve. Dans tout ces cas, ces grands champions ont été aveuglés par leur talent et par la peur de perdre. Un sentiment commun que l’on peut désormais affubler à Vettel, mais qui restera dans l’histoire de la Formule 1 comme un manquement à l’intégrité du champion.

Mais peut être que l’extraordinaire ne peut pas se concevoir sans ce tempérament. Et justement, Sebastian Vettel est un pilote extraordinaire. Mais il lui restera encore un défi de taille à relever avant de peut être se retirer d’ici une dizaine d’année, à savoir conquérir le cœur de la majorité du public. La défaite rend humain, Fernando Alonso en est la preuve, mais peut être que Vettel pourra ajouter une dose de panache supplémentaire à sa facilité pour finalement faire taire toutes les controverses.

 

Axel B.





La Formule 1 en sommeil

26 06 2013

Ce n’est pas encore tout a fait l’été, ni la fin de la saison, mais cette fin de mois de juin a des allures de désert pour la discipline reine du sport automobile. La Formule 1 s’est fait voler la vedette par les mythiques 24h du Mans et les pilotes sont en sommeil, certains en vacances, d’autres ayant déjà à l’esprit la course en Grande Bretagne, qui sera une des étapes cruciales de la saison 2013.

Licence Creative Commons / Michael Elleray

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Ces derniers jours, les passionnés de sport automobile ont changé pour un temps d’idole. Ils ont troqué leur pilotes fétiches de Formule 1 pour applaudir des deux mains l’exploit de Tom Kristensen, nonuple vainqueur d’une des courses les plus regardés de l’année, à savoir les 24h du Mans. Ses deux partenaires, Loïc Duval et Alan McNish, un ancien de la maison F1, ont aussi eu leur moment de gloire.

Il est vrai que Kristensen a retenu toute l’attention des médias. C’est lui qui a franchi la ligne d’arrivée au volant de son Audi et, en détenant désormais le record de victoire sur cette course, il a quelque peu éclipsé ses coéquipiers qui n’ont pourtant pas démérité.

Loïc Duval fait donc parti de ces Français qui gagnent. Après une longue période de disette pour les pilotes tricolores, il semblerait que le vent tourne enfin dans le bon sens. En premier lieu, Sébastien Loeb en rallye à prouvé que la France était encore une nation importante du sport automobile. La présence de quatre Français sur les grilles de départ des Grands Prix de Formule 1 renforce encore un peu plus cette impression, tout comme le récent succès de Duval qui confirme le bien être de l’hexagone dans les diverses disciplines.

Cette victoire est aussi une belle revanche pour Alan McNish. L’Ecossais remporte là son troisième succès au Mans, dans une discipline qui lui a laissé plus de temps pour prouver son talent qu’en Formule 1. En ce qui concerne cette dernière, on se souviendra du natif de Dumfries pour son passage chez Toyota, écurie qu’il a aidé à lancer avec le Finlandais Mika Salo, dans une période de découverte forcement peu fructueuse.

Mais ce week-end au Mans restera également en mémoire à cause de la tristesse engendrée par le décès d’un de ses participants, le Danois Allan Simonsen. Au volant de son Aston Martin, le malheureux pilote n’aura eu le temps de faire que quelques kilomètres avant de trouver la mort au détour d’un virage sur un circuit qu’il connaissait pourtant parfaitement puisque participant à ses septièmes 24h du Mans.

Un triste épisode qui nous rappelle avec violence que le sport automobile reste très dangereux, même après les plus grands efforts réalisés ces dernières années en termes de sécurité, en Formule 1 comme dans les autres disciplines, notamment depuis les morts de Roland Ratzenberger et Ayrton Senna en 1994.

Ce week-end, la Formule 1 va donc reprendre sa place médiatique avec le Grand Prix de Grande Bretagne qui devrait nous offrir un des premiers tournants de la saison. Une victoire de Sebastian Vettel et de sa Red Bull pourrait enterrer les espoirs et les ambitions de ses rivaux, alors qu’un succès de Fernando Alonso et Ferrari relancerait le suspens. A vous Messieurs !

 

Axel B.





Pourquoi Fernando Alonso est-il une idole ?

18 04 2013

De tous les pilotes présents en Formule 1, il en est un qui possède une aura particulière. Il s’agit de Fernando Alonso. En effet, l’Espagnol est considéré comme le plus grand pilote actuel par ses pairs et par les observateurs extérieur. Pourtant, il n’a remporté que deux titres mondiaux et n’a plus gagné le championnat depuis plus de six ans. Alors pourquoi Alonso est-il autant idolâtré ?

Licence Creative Common / Luca Barni

Licence Creative Common / Luca Barni

Même si Fernando Alonso n’a plus remporté de titre mondial depuis 2006, le pilote espagnol a su rester au sommet de la Formule 1. Depuis le début de sa carrière en 2001 au volant d’une modeste Minardi, Fernando a accumulé 31 victoires, ce qui fait de lui le quatrième meilleur performer dans ce domaine, à égalité avec Nigel Mansell et juste derrière Ayrton Senna, Alain Prost et l’inaccessible Michael Schumacher.

Même Sebastian Vettel, pourtant victorieux de trois championnats, ne bénéficie pas de la même aura qu’Alonso. Et d’autres pilotes, pourtant très talentueux comme Button, Hamilton ou Rosberg, n’arrivent pas à déchaîner les foules avec leurs victoires comme est capable de le faire l’Espagnol…qu’elle en est donc la raison ?

Si Alonso jouit d’un statut particulier, c’est avant tout parce qu’il est un pilote Ferrari. L’écurie la plus mythifiée de la discipline permet à ses pilotes d’être élevés au rang d’idole par une majorité d’aficionados de la Scuderia.
De plus, Alonso leur rend bien cet amour inconsidéré. Il clame à qui veut l’entendre qu’il ne se voit plus courir pour une autre équipe que Ferrari, et que le fait de piloter un bolide rouge est une sensation tellement particulière qu’il voit mal comment il pourrait la compenser ailleurs.

De plus, les années de Fernando chez Ferrari sont émaillées de gestes forts comme le dernier en date lors du Grand Prix de Chine où il s’est précipité vers un membre de son équipe pour lui arracher un drapeau jaune où trônait l’emblème du cheval cabré, afin de l’agiter au dessus de sa tête, bras levés, sur le museau de sa monoplace. Voilà de quoi se mettre les derniers sceptiques dans la poche ! Cette image renvoie bien sûr à sa victoire à Valence la saison dernière, dans le cadre du Grand Prix d’Europe, ou il était descendu de sa monoplace en panne d’essence après sa victoire, pour aller fêter, en pleurs et drapeau espagnol à la main, ce moment si particulier avec son public. On peut penser encore à ses nombreux gestes d’encouragements sur les podiums en fin d’année dernière lorsque tout semblait perdu pour lui pendant que Vettel enchaînait les victoires… Le public adore voir les pilotes montrer leurs émotions et agir de la sorte : cela devient tellement rare en ces périodes d’uniformisations.

Mais même avant sa présence chez Ferrari, Alonso s’était construit une réputation de pilote à part. Sa grinta et sa soif de vaincre, de ne jamais abandonner quelque soit la rudesse de la situation, a conquis le cœur du public depuis bien longtemps maintenant. Chez Renault, lors de ses deux titres mondiaux contre l’ogre Michael Schumacher, puis ensuite chez McLaren, où confronté à la jeune pousse Lewis Hamilton, il avait engagé une guerre psychologique contre ce dernier et l’équipe britannique, au point de quitter cette dernière à la fin de la saison avec un sentiment de mariage raté.
Son retour chez Renault, qui aurait pu mettre à mal sa carrière après cette parenthèse malheureuse, n’en a finalement que plus renforcé son image de pilote exceptionnel en remportant deux victoires – dont une des plus contestées – au volant d’une monoplace dont on ne soupçonnait pas qu’elle lui permette de réaliser pareil exploit.

Désormais, pour que l’idole Alonso devienne une légende, il ne manquerait plus qu’un titre, ou plusieurs, avec Ferrari à son tableau de chasse. Il a en tout cas réussi à faire oublier un Michael Schumacher que l’on pensait incontournable chez les rouges, chose que n’avaient pas réussi à faire Felipe Massa ou Kimi Raikkonen, malgré une belle série de victoires et un titre de champion du monde.

Axel B.





2013, une année de transition

6 03 2013

A tout point de vue, l’année 2013 sera une vraie période de transition. L’évolution de la réglementation technique prévue pour 2014 en est la principale cause. Mais certaines grandes équipes ont aussi vécues des chamboulements internes dans leur organisation qui font qu’une période d’adaptation sera nécessaire à leur bon fonctionnement.

Licence Creative Commons / Magic Aviation

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Sur le papier, la saison 2013 n’apporte pas beaucoup de changement par rapport à la formidable saison 2012 qu’il nous été donné (et je dis bien donné…) de voir.

Le gel des moteurs depuis maintenant plusieurs année n’offre que très peu de changement de ce côté-là, et du point de vue aérodynamique, très peu de nouvelles contraintes sont imposées aux concepteurs des monoplaces.

Le grand changement est surtout prévu pour l’année prochaine. En effet, la quasi-totalité des méthodes d’élaboration des voitures sera remise en cause avec l’arrivée des unités de puissance comprenant des moteurs turbo V6, des systèmes de récupération d’énergie cinétique et thermique (KERS et HERS) et de nouvelles boites de vitesses.

Sur le plan aérodynamique, des évolutions sont aussi attendues et devraient concerner plusieurs pièces dont les ailerons, l’empâtement de la carrosserie et les déflecteurs.

La seule grosse différence concerne les fameux museaux en escalier des monoplaces 2012 qui ont été gommé par certaines équipes cette année, même si ce n’est pas l’apanage de toutes, dont Red Bull. Mais les voitures présentées ces dernières semaines vont sûrement encore beaucoup évoluer jusqu’à la première course en Australie au milieu du mois de mars.

Une période de transition va également s’installer cette année dans certaines équipes. On pense avant tout à Mercedes et McLaren, qui sont les deux principale écuries du haut du tableau à avoir subit un changement radical dans leur duo de pilote.

Au sein de l’écurie de Woking, la perte de Lewis Hamilton, enfant choyé, a fait un grand vide que tente de combler le Mexicain Sergio Pérez. L’adaptation de ce tempérament latin à la rigueur et au flegme britannique de McLaren sera passionnante à observer tout au long de la saison, et conditionnera de manière importante les performances futures de l’équipe. Par le passé, plusieurs exemples contradictoires peuvent nous éclairer sur l’association entre la froideur de l’équipe et le bouillonnement de son pilote comme avec Ayrton Senna pour l’aspect positif ou Juan Pablo Montoya pour la déception.

Du coup, Lewis Hamilton débarque chez Mercedes et va entamer lui aussi une nouvelle ère avec son équipe. La firme à l’étoile a entrepris une profonde restructuration interne, qui ne touche pas uniquement ses pilotes, car elle accueille en ses rangs des grands noms tels que Niki Lauda, Toto Wolff ou Paddy Lowe. Il va sûrement falloir un petit peu de temps avant que tout ce joli monde arrive à travailler de concert pour le meilleur de l’écurie.

Pour les équipes les plus modestes, la valse des pilotes a également eu lieu, comme on peut le constater notamment chez Sauber, Marussia et Caterham qui ont totalement renouvelé leurs duos ou chez Williams qui voit arriver un néophyte finlandais aux côtés du solide Maldonado.

Et puis bien sûr, dans le microcosme de la Formule 1 française, les téléspectateurs devront également s’adapter  à leur nouvelle méthode de retransmission télévisuelle puisque c’est désormais Canal + qui est chargé de relayer la passion de milliers de personne. Nul doute que la chaine cryptée et payante devra elle aussi de son côté subir une période, plus ou moins courte, de transition avant de trouver la bonne formule, tant au niveau quantitatif que qualitatif. Mais restons attentif car c’est souvent les saisons dites « transitoires » qui sont les plus animées !

Axel B.








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