L’importance du choix de carrière en Formule 1

5 04 2015

Pour être victorieux en Formule 1, il faut avoir la bonne combinaison entre plusieurs éléments clés. L’importance des choix de carrière est donc cruciale pour se forger un palmarès. Certains pilotes sont plus habiles que d’autres à l’heure de prendre ce genre de décision.

(c) Ferrari

(c) Ferrari

Le talent ne fait pas tout, en Formule 1 encore plus que partout ailleurs. L’homme et la machine doivent être en parfaite symbiose et la combinaison idéale est parfois très dure à trouver pour les pilotes. Certains font un choix longuement réfléchi et parient sur l’avenir d’une équipe, d’autres vont au grès des opportunités en espérant que le succès viennent à eux. Il n’y a pas de recette miracle car l’inconnu est toujours présent.

Dans l’histoire récente de la Formule 1, trois hommes stigmatisent bien l’importance de ces choix de carrière. Il s’agit de Fernando Alonso, Lewis Hamilton et Sebastian Vettel. Tous trois multiples champions du monde, ils ont pourtant eu une approche radicalement différente dans la gestion de leur carrière.

Pour l’Espagnol, la Formule 1 est une lutte permanente. Il a acquis la réputation d’un pilote très rapide, peut-être même le plus rapide, mais aussi celle d’un tyran. Au sein de toutes les écuries dans lesquelles il est passé, il aura focalisé l’attention sur lui seul, sans hésiter à mettre son équipe sous pression jusqu’à asphyxie. Son caractère latin et passionné l’a souvent forcé à aller voir si l’herbe était plus verte ailleurs avant de finalement revenir sur ses choix, sans pour autant sembler embarrassé par la situation.

Outre son récent retour chez McLaren après une saison ratée sur le plan humain, Alonso a déjà eu deux périodes distinctes chez Renault, équipe avec laquelle il a remporté ses deux seuls titres de champion du monde. Son arrivée chez Ferrari en 2010 aurait dû marquer un semblant de stabilité, mais c’était sans compter sur le manque flagrant de réussite, puis de résultats, qui le forceront finalement à faire machine arrière une nouvelle fois pour retourner à Woking, sans aucun état d’âme.

Au final, à force de tergiversations, l’Espagnol n’aura acquis que deux titres de champion du monde, au début de sa carrière, courant depuis lors derrière le succès qu’on voudrait pourtant volontiers lui offrir. Pas sûr cependant que son choix de retrouver McLaren et le nouveau moteur Honda puisse le lui apporter.

Lewis Hamilton quant à lui est un garçon plutôt réfléchi, qui a appris à murir au fur et à mesure des saisons. Chouchouté par McLaren qui lui passera tous ses caprices et s’efforcera d’oublier ses erreurs de jeunesse et ses errances médiatico-amoureuses, le Britannique aura le désir de s’émanciper en quittant sa maison pour aller remplacer un vieillissant Michael Schumacher sur le retour au sein d’une équipe Mercedes en mal de succès pour faire briller son étoile.

D’aucun poussaient de hauts cris en mettant en relief le soi-disant mauvais choix stratégique d’Hamilton, quittant une équipe en plein succès pour en rejoindre un autre plus erratique. Mais il n’aura pas fallu plus d’une saison à Lewis pour remporter sa première victoire et ensuite dominer la discipline comme il avait toujours rêvé de la faire. Flairant le bon coup, Hamilton a su parier sur l’avenir en faisant le choix de l’intelligence sur celui de la facilité. Aujourd’hui, cela semble évident, mais en 2013, personne n’aurait pu parier qu’au contraire de Mercedes, McLaren limerait les fonds de grille.

D’un point de vue global, Sebastian Vettel a un peu fait le même choix qu’Hamilton en prenant un risque calculé. Mais son choix, guidé par son ennui chez Red Bull et sa passion pour Ferrari, n’est pas sans rappeler son illustre ainé auquel on ne cesse de le comparer, à savoir Michael Schumacher. Il est vrai que le mimétisme entre les deux Allemands semble volontaire tant le parcours des deux hommes se ressemble.

En rejoignant une équipe Ferrari moribonde, Sebastian Vettel n’avait cependant pas la garantie du succès, surtout aussi rapidement que celui qu’il vient de vivre. En empochant une victoire au bout de sa deuxième course avec la Scuderia, l’Allemand a prouvé qu’il possédait deux qualités essentielles à un grand champion : l’intelligence de choix et la chance.

L’histoire de la Formule 1 regorge d’exemples prouvant qu’à l’heure des choix, il est parfois difficile de faire le bon. Si l’inconnu reste présent et que la chance joue également un rôle, il faut avoir le flair suffisant et une analyse pragmatique pour se rendre compte de quoi pourrait être fait l’avenir.

Axel B.





L’Europe de la Formule 1 en danger

28 03 2015

Le continent européen, berceau de la Formule 1, est de moins en moins représenté dans les nouvelles destinations visitées par la discipline. De plus en plus, des courses historiques disparaissent du calendrier sans réussir à revenir, sinon au prix d’un investissement financier colossal.

(c) HRT

(c) HRT

Depuis quelques années et les velléités de Bernie Ecclestone d’exporter la Formule 1 vers des cieux plus argentés, la discipline en viendrait presque à mépriser le continent européen, pourtant son véritable berceau. Et si l’on pouvait penser que les courses considérées comme historiques, voire mythiques, pourraient être épargnées, ce n’est pas vraiment le cas…

Depuis 2008, la France n’est plus représentée en tant que nation organisatrice de Grand Prix. Le pays est pourtant historiquement un grand pourvoyeur de talents à tous les niveaux. Des pilotes parmi les plus victorieux comme Alain Prost, René Arnoux, Jacques Laffite ou encore François Cevers, qui ont fait rêver des générations entières, mais également des ingénieurs, motoristes ou équipes qui ont marqué et continuent de marquer durablement la Formule 1 ; on peut bien sûr penser à Gérard Ducarouge, Matra, Ligier ou encore Renault. Mais malgré une renaissance des pilotes français ces dernières années avec Romain Grosjean en chef de file et quelques jeunes comme Esteban Occon ou Pierre Gasly qui attendent leur tour, il ne manque encore qu’une course sur le sol français pour parachever cette exposition.

Si la Belgique et son mythique tracé de Spa-Francorchamps sont régulièrement en difficultés, il en est de même pour l’Angleterre et Silverstone ou l’Italie et son irremplaçable Autodromo de Monza. Aujourd’hui, c’est même l’Allemagne qui fait les frais de la folie économique de la discipline. Personne ne voulant assumer un spectacle déficitaire, les fans d’outre-Rhin se verront privés de leur course pourtant inscrite au calendrier depuis 1960 !

Pourtant, à l’image de la France, l’Allemagne est une grande animatrice de la Formule 1 de ces dernières années. Depuis les multiples succès de Michael Schumacher au milieu des années 90, l’Allemagne est une nation dominatrice dans la discipline. De nombreux pilotes sont arrivés à la suite du Baron Rouge comme Nick Heidfeld, Timo Glock, Nico Rosberg, Nico Hulkenberg et bien entendu l’inévitable Sebastian Vettel. Parmi les constructeurs, BMW s’est frottée également au succès avant d’être imitée avec plus de réussite par Mercedes qui a remporté le Graal en 2014. il parait donc inconcevable que l’Allemagne ne reçoive pas plus d’aide et de considération de la discipline à laquelle elle apporte pourtant beaucoup.

Certes, l’Autriche a retrouvé une place dans le calendrier l’année dernière. Mais elle le doit surtout au soutien du très richissime Dietrich Mateschitz, influent patron de Red Bull. Qu’arrivera-t-il si le magnat autrichien décide un jour que la Formule 1 ne l’amuse plus ? Ces dernières années, la Turquie, l’Inde ou la Corée du Sud ont toute accueillie plusieurs Grands Prix avant de finalement disparaitre. Le problème ne semble donc pas se limiter à L’Europe, mais ces pays n’ont pas le passé du Vieux Continent dont la présence se doit d’être préservée en Formule 1 pour que la discipline ait encore une crédibilité historique.

Axel B.





La Formule 1 doit éviter la psychose de l’accident

28 02 2015

Depuis le mois d’octobre 2014, la Formule 1 est traumatisée. A juste titre, bien entendu, mais il ne faut pas que la discipline sombre dans la psychose et que ses observateurs traitent le moindre incident comme un événement dramatique. L’accident de Fernando Alonso à Barcelone cette semaine en est le parfait exemple.

(c) McLaren

(c) McLaren

Il faut savoir raison garder : c’est un adage qui s’applique parfaitement à la situation dans laquelle la Formule 1 se trouve actuellement. Après le terrible accident de Jules Bianchi lors du Grand Prix du Japon 2014, la discipline s’est soudainement rappelée qu’elle était un sport dangereux, et semble aujourd’hui subir les conséquences de ce traumatisme encore récent

De cet accident, plusieurs mesures de sécurités sont ressorties afin de renforcer un système déjà très performant. L’électrochoc provoqué par les conséquences de la sortie de piste du jeune Français aura au moins permis une prise de conscience d’un certain endormissement concernant la dangerosité de ce sport.

Mais il ne faut cependant pas trop en faire et ne pas tomber non plus dans la psychose, notamment du côté des observateurs. Le récent incident qui a impliqué Fernando Alonso et sa McLaren sur la piste de Barcelone lors des séances d’essais hivernaux est à ce titre révélateur de l’état d’esprit dans lequel se trouve la Formule 1.

Le pilote espagnol a été victime d’une sortie de piste, à première vue banale et qui n’aurait inquiété personne si plusieurs éléments, présentés comme troublants, n’étaient pas intervenus. Le double champion du monde n’est pas sorti de lui-même de sa monoplace et il a fallu l’intervention de la voiture médicale, puis d’un hélicoptère, pour le transporter vers un lieu de premiers soins adéquat.

L’équipe McLaren, après une courte période de silence tout à fait normale, s’est empressée de déclarer que son nouveau pilote était indemne et conscient et qu’il avait pu s’entretenir avec les médecins présents autour de lui. A partir de là, rien n’autorisait vraiment à de graves inquiétudes. Et c’est là que la psychose relative au mois d’octobre 2014 est entrée en jeu. De nombreux acteurs différents de la Formule 1 y sont allés de leur réactions, plus ou moins nuancées…

Sebastian Vettel tout d’abord, qui suivait la McLaren dans ce virage 4 du circuit de Barcelone, a qualifié la sortie de piste de l’Espagnol « d’étrange ». En effet, elle pouvait n’être qu’étrange puisque la MP4-30 s’est projetée sur le mur intérieur, ce qui est plutôt inhabituel dans ces circonstances.

Il y a ensuite eu les images et les réactions d’un photographe présent sur place, montrant la McLaren peu abimée tout en déclarant que la tête du pilote était penchée en avant, précédemment au choc. De quoi tirer une conclusion hâtive sur un possible malaise de Fernando Alonso plutôt que de penser qu’il aurait pu être afféré à réaliser divers réglages sur son volant.

Les images, pourtant banales dans ces circonstances, de draps blancs servant à cacher la scène de l’accident ont, elles aussi, fait le tour des sites internet, des réseaux sociaux et des télévisions, pour encore plus dramatiser un instant qui ne l’était finalement pas tant que cela.

Finalement, Alonso s’en sort plutôt bien, tout au plus un peu commotionné ou choqué par ce qui reste une sortie de piste à grande vitesse, et des images rassurantes du pilote sont parvenus aux médias. Il restera cependant encore quelques voix pour s’étonner du temps d’observation de plusieurs jours que l’Espagnol doit subir à l’hôpital…la Formule 1 n’est donc pas encore guérie de sa psychose.

Axel B.





Williams a-t-elle les moyens de ses ambitions ?

21 02 2015

Après un épisode 2014 des plus convaincants, Williams est annoncée comme une des forces qui pourraient bien concurrencer Mercedes. L’équipe anglaise, qui a digéré une restructuration profonde, aura-t-elle les épaules assez larges pour assumer ce nouveau rôle ?

(c) Williams

(c) Williams

Des bas fonds de la grille de départ à la pole position au dernier Grand Prix d’Autriche en seulement quelques mois, la résurrection de Williams a quelque chose de miraculeux. Cette écurie emblématique de la Formule 1 a su rapidement se restructurer sous l’égide de Claire Williams, fille du fondateur Franck, et de Pat Symonds, ingénieur tombé en disgrâce suite à l’histoire du crashgate, puis remis en selle par ce projet.

Ingénieuse dans la diversité et dans l’application de ses connaissances, l’équipe a réussi à rentabiliser de manière optimale son savoir-faire en créant des structures et des entreprises lui permettant d’exploiter au mieux son ingéniosité, et d’assurer ainsi un financement solide à son projet sportif, là où beaucoup d’autres indépendants, comme Force India ou Sauber, peinent encore à survire.

Sportivement, justement, la résurrection a été entrevue l’année dernière. Délaissant au moment opportun un bloc moteur Renault, qui n’aura servi qu’à faire rêver que quelques nostalgiques, l’équipe s’est tournée vers Mercedes et son hybride magique, largement en avance sur la concurrence.

Toutefois, il serait réducteur de n’accorder qu’au bloc allemand la paternité de la renaissance de Williams. En effet, les Anglais ont réussi à sortir une monoplace équilibrée et judicieusement dessinée qui aura permis à Valtteri Bottas et Felipe Massa de devancer les autres équipes propulsées par un moteur étoilé, à savoir McLaren et Force India.

Les bons résultats de Williams en 2014 – une pole position et neuf places sur le podium – ont directement propulsé l’équipe au rang des favoris pour contrecarrer la domination des Mercedes en 2015. Les deux pilotes maison se voient d’ailleurs déjà en bagarre pour le titre, Massa rêvant de prendre sa revanche sur le sort, et Bottas s’imaginant déjà tout de rouge vêtu chez Ferrari. Or l’équipe a-t-elle réellement les moyens des ambitions qu’on lui porte ?

Certes, Williams est une habituée des titres et des succès, mais cela fait maintenant depuis 1997, soit près de vingt ans, qu’elle court après son dernier titre. Quelques victoires parsemées lui ont permis de conserver le goût de la première place, mais pas la pression inhérente à un titre mondial. Pat Symonds, véritable cerveau de la nouvelle structure de l’équipe, est cependant rompu à la victoire avec les doubles titres de Fernando Alonso chez Renault au milieu des années 2000, et Claire Williams bénéficie avec intelligence de l’aura et de l’expérience de son père.

En 2014, contrairement à d’autres équipes aux moyens plus limités, comme Force India, le développement technique des Williams n’a pas semblé ralentir en cours d’année. Bien au contraire, Felipe Massa n’aura jamais été aussi près de la victoire que lors du final à Abu Dhabi. Un point positif qui pourrait permettre à l’équipe de continuer sur sa lancée et d’entamer 2015 dans de bien meilleures dispositions.

Reste la relative inexpérience de Valtteri Bottas au plus haut niveau, qui pourrait laisser quelques doutes quant à sa capacité de gérer la pression. Cependant le flegmatique finlandais a réussi à prouver tout au long de l’année passée qu’il avait les épaules assez larges pour assumer ses ambitions. De son côté, Felipe Massa n’a plus beaucoup de temps avant de réaliser la saison de trop, mais à 33 ans, le Brésilien semble revivre au sein d’une structure moins politiquement embarrassante que Ferrari.

Tous les indicateurs semblent au vert pour que Williams réalise une saison de rêve en 2015. Cependant la Formule 1, comme tous les sports, n’est pas réellement une science exacte, et quelques autres imprévus pourraient bien contrecarrer les plans de Williams et apporter son lot de surprises pour la saison à venir.

Axel B.





La Formule 1 version 2015 se teste en Espagne

4 02 2015

Il est difficile de tirer des enseignements des premiers tours de roue des nouvelles monoplaces. Cependant, une tendance peut émerger. Voyons donc celle qui pourrait illustrer ce début d’année 2015.

(c) Sauber

(c) Sauber

Les premiers essais officiels à Jerez, dans le sud de l’Espagne, ont débuté depuis dimanche. Après quelques semaines de repos forcé, la Formule 1 a repris la route des circuits pour présenter ces dernières créations en action.

La principale attraction de ces premiers jours a été sans conteste l’interrogation sur la forme du tout nouveau moteur Honda, qui lançait là son premier opus hybride. Rien de bien étonnant au niveau des résultats et de la performance : Fernando Alonso et Jenson Button ont peu roulé avec leur McLaren et n’ont surtout pas cherché à réaliser un temps. Il faudra sûrement attendre les prochains essais à Barcelone avant de pouvoir se faire un avis précis sur l’association entre le bloc nippon et la monoplace anglaise.

Les temps, Ferrari et ses deux pilotes, les ont déjà cherchés. Sebastian Vettel, dans son heaume étonnement simple et immaculé, a affolé les chronos en terminant les deux premières séances devant le reste de la meute. Raikkonen aura lui aussi fait bonne figure. Une relative surprise tant les hommes de la Scuderia ont joué les modestes à l’intersaison en arguant qu’il ne faudrait pas trop compter sur eux cette année.

Du côté de Red Bull en revanche, la discrétion est de mise. Avec une livrée camouflage, la RB11 serait presque passée inaperçue si Daniel Ricciardo ne s’était pas hissé dans le haut du tableau et si Daniil Kvyat n’avait pas fait des siennes en endommageant son aileron avant. En quelques tours, les deux hommes ne nous auraient-ils pas déjà offert un résumé de leur   saison ?

Les équipes les moins huppées du plateau se sont montré plutôt discrètes, notamment Williams, présentée comme une prétendante au titre et qui risque bien de monter en puissance au fil des semaines à venir. Lotus a tenté de s’accoutumer à son nouveau bloc hybride Mercedes duquel elle attend des miracles, tandis que Sauber a étrenné ses nouvelles couleurs en tentant de se faire remarquer avec des chronos étonnement bons, sans doute pour tenter d’attirer quelques sponsors richissimes afin de combler un déficit évident, autant dans ses caisses que sur les espaces libres de sa livrée jaune et bleue.

L’incertitude plane cependant toujours sur l’écurie Force India qui n’est pas présente à Jerez et à propos de laquelle on peut entendre les pires rumeurs concernant sa fébrilité financière. Une incertitude qui ne plane désormais plus sur Caterham et Manor, qui ne seront vraisemblablement plus de la partie cette année. A moins d’un miracle comme l’a déjà démontré par le passé la Formule 1 ?

Axel B.





Une cascade de présentations

29 01 2015

Le mois de janvier sonne le réveil de la Formule 1, avec une cascade de présentations des nouvelles monoplaces. Si depuis quelques années, les shows luxueux ont laissé la place à des annonces plus sobres, l’excitation reste la même.

(c) Mercedes

(c) Mercedes

Fini le temps des fastueuses présentations de monoplaces dans des décors de plus en plus grandiloquents ! Le paroxysme atteint au milieu des années 2000 avec les palmes d’or d’originalité décernées à Jordan ou Benetton, entre autres, a laissé place à plus de sobriété de nos jours.

Depuis deux ans, Williams nous fait découvrir son nouveau millésime à travers la couverture d’un prestigieux magazine britannique spécialisé, F1 Racing, accordant donc une exclusivité remarquable à ce dernier et des économies substantielles bienvenues à l’écurie concernée. D’autres ont également fait le choix de la praticité, comme Ferrari par exemple, qui présentera sa nouvelle SF15-T en direct sur internet, comme de coutume désormais pour un certain nombre de ses concurrents.

Quoi de mieux au final que d’utiliser les nouvelles technologies comme support de présentation d’une ingénierie qui se veut à l’avant-garde ? Le logique semble tellement évidente que l’on ne saurait reprocher un certain manque de glamour à ce choix. Toutefois, l’excitation du public et des passionnés demeure la même, à l’idée de découvrir les nouvelles formes et les nouvelles livrées des monoplaces.

En réalité, il s’agit surtout des nouvelles livrées, tant les formes des monoplaces évoluent à vitesse grand V entre le mois de janvier et le mois de mars, date du premier Grand Prix de la saison. Les essais hivernaux révélant leur lot de difficultés, l’adaptabilité des équipes techniques est grande. De là, parfois, la facilité pour certaines écuries de présenter courant janvier une monoplace modèle 2014, mais sous ses nouvelles couleurs, comme l’a fait Force India la semaine dernière dans les nouvelles contrées mexicaines (qui seront d’ailleurs bientôt visitées par la Formule 1). Une rare touche d’exotisme en ce début d’année.

Restera toutefois l’excitation de connaitre la nouvelle allure des Ferrari, hideusement décevantes en 2014, ou encore le choix des nouvelles couleurs de McLaren, influencé par Honda ou un éventuel sponsor-titre. Il se murmure même qu’une révolution colorée pourrait intervenir chez la chancelante Sauber, qui pour éviter de se mettre dans le rouge pourrait choisir le bleu et jaune de son nouveau sponsor brésilien, attiré par la nouvelle recrue, Felipe Nasr.

Ces interrogations, futiles mais néanmoins excitantes, trouveront des réponses dans les jours à venir, avant que la compétition ne reprenne ses droits sur la piste, en direct des antipodes.

Axel B.





Ma liberté d’expression !

17 01 2015

Difficile de retourner devant sa page blanche ou son écran d’ordinateur cette semaine pour parler de futilités sportives. Alors pourquoi ne pas profiter de la liberté qu’il nous est donnée de s’exprimer et de débattre sans contraintes, à notre niveau, autour du sport ?

(c) Axel Brémond

(c) Axel Brémond

Ma liberté d’expression, c’est de pouvoir dire que Sebastian Vettel est un immense champion ou un pilote largement surestimé ;

Ma liberté d’expression, c’est de pouvoir dire que Lewis Hamilton mérite son titre ou qu’il l’a volé à Nico Rosberg ;

Ma liberté d’expression, c’est de pouvoir dire que la Formule 1 est un sport équilibré financièrement ou follement dépensier ;

Ma liberté d’expression, c’est de pouvoir dire que Bernie Ecclestone est un mauvais garçon ou un véritable saint ;

Ma liberté d’expression, c’est de pouvoir dire que Fernando Alonso a réussi son passage chez Ferrari ou qu’il a fait couler la Scuderia ;

Ma liberté d’expression, c’est de pouvoir dire que Mercedes a eu raison de dépenser des millions d’euros ou que c’était une pure folie par les temps qui courent ;

Ma liberté d’expression, c’est de pouvoir dire que le sport automobile est désuet ou qu’il est utile au rêve ;

Ma liberté d’expression, c’est de pouvoir dire que Juan Manuel Fangio est un plus grand pilote que Michael Schumacher, ou l’inverse ;

Ma liberté d’expression, c’est de pouvoir dire que la Formule 1 n’est plus un sport ou qu’elle représente les plus belles valeurs de la compétition ;

Ma liberté d’expression, c’est de pouvoir dire ce que je pense et d’en débattre avec vous ;

On ne sera pas tous d’accord, certes, mais pour paraphraser un auteur si intelligemment cité ces derniers jours, je me battrai pour que vous puissiez me le dire…

Axel B.








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