Jusqu’au bout de l’ennui dans les rues de Bakou

26 06 2016

Le Grand Prix d’Europe à Bakou n’a pas vraiment été une réussite du point de vue du spectacle. Un tracé sans aucune surprise, ni difficulté majeure et des pilotes très sages n’ont pas animé un week-end pauvre en événements.

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L’Azerbaïdjan a accueilli sa première course de Formule 1 le week-end dernier sur une piste tracée dans la cité médiévale de Bakou. Mais si le cadre et l’environnement ont offert un décor somptueux pour la discipline, le spectacle n’a pas vraiment été au rendez-vous durant la course.

Constitué de longues lignes droites et de nombreux virages à 90°, le circuit n’a pas réellement répondu aux attentes des organisateurs qui s’attendaient à avoir une course spectaculaire, notamment dans le passage du circuit qui emprunte la vieille ville et qui se rétrécie pour ne laisser la place qu’à une seule monoplace pour se faufiler entre les murs.

Au lieu de ça, et au contraire de la course de GP2 qui a connu de nombreux accidents, le Grand Prix a été une procession ennuyeuse de Formule 1, battant des records de vitesse de pointe et se doublant principalement dans la ligne droite de départ grâce au DRS et au phénomène d’aspiration.

La seule lutte en piste qui avait un peu d’enjeux a été rapidement tronquée par une pénalité idiote infligée à Kimi Raikkonen désigné coupable d’avoir coupé la ligne blanche d’entrée des stands, tout comme de nombreux autres pilotes durant la course qui n’ont, quant à eux, pas été inquiétés.

Finalement, la piste tant vantée de Bakou n’est pas sans rappeler celle tant critiquée de Valence, qui a servi de cadre au Grand Prix d’Europe durant quatre saisons et qui n’a pas non plus apportée satisfaction au petit monde de la Formule 1.

Est-ce que l’Azerbaïdjan aura cependant plus de chance de voir son nom perdurer un peu longtemps dans la discipline ? Sans aucune tradition dans le sport automobile, sa présence au calendrier le rend déjà anachronique, et avec un tracé qui ne fait pas l’unanimité, peu d’atouts sont donc de son côté. Mais on sait très bien que Bernie Ecclestone et la FIA voient souvent des avantages extra-sportif à fréquenter des pays qui n’ont pas vraiment tradition à accueillir la Formule 1…qui n’en est pas à une incohérence près…

Axel Brémond





Le chemin de croix de Sauber

9 06 2016

L’équipe Sauber s’enfonce dans le classement saison après saison. Lui sera-t-il bénéfique de toucher le fond pour mieux rebondir ? Son avenir est toutefois lié en grande partie à un possible investisseur qui vienne renflouer les caisses de l’écurie suisse, en manque flagrant de liquidités.

(c) Sauber

(c) Sauber

La vision des deux Sauber C35 de Felipe Nasr et Marcus Ericsson s’accrochant entre elles à la Rascasse en plein milieu du dernier Grand Prix de Monaco, est symptomatique de la situation vécue actuellement par l’écurie suisse.

Lors du week-end monégasque, Monisha Kaltenborn est enfin sortie de l’ombre de son motorhome pour se vouloir rassurante sur l’avenir, plutôt flou, de Sauber. Être un indépendant au milieu des plus grands constructeurs mondiaux n’est pas chose aisée. Et on ne peut pas dire que depuis la reprise de l’équipe par Peter Sauber à BMW, la tâche eut été facile pour les dirigeants de Hinwill.

Depuis quelques années, c’est désormais Kaltenborn qui a la tête d’une des équipes les plus anciennes du plateau de Formule 1. Mais depuis quelques années aussi, les financements sont de plus en plus durs à trouver pour une écurie en manque de résultats et donc, en manque de séduction pour les sponsors.

Avec l’arrivée l’an passé de Felipe Nasr, la manne bienvenue de Banco do Brasil a donné un peu d’air aux finances de Sauber. Mais juste de quoi avoir le temps d’imprimer les couleurs bleue et jaune sur la monoplace et de trouver un investisseur crédible qui pourrait permettre la pérennité de l’équipe.

Du coup, les plus folles rumeurs circulent depuis des mois sur une reprise de l’équipe par divers investisseurs. Ferrari a été au cœur de ses pourparlers pour faire de Sauber une équipe B badgée Alfa Roméo. On sait que la marque italienne, propriété de Fiat, réfléchie de plus en plus à un retour en Formule 1. Revenir avec une structure déjà existante, solide et expérimentée, lui éviterait les vicissitudes de la création d’une nouvelle écurie à partir d’une page blanche.

Mais pour suivre la volonté de Kaltenborn qui ne souhaite pas commenter l’aspect financier de son équipe en public, aucune confirmation, ni aucune rumeur crédible de tractations n’ont été mises à jour concernant ce possible rachat. En attendant, Sauber tire la langue et espère néanmoins marquer les premiers points de sa saison ce week-end, au Canada pour se démarquer de sa plus proche rivale du moment, Manor.

Axel Brémond





Il y a 20 ans, Olivier Panis remportait le Grand Prix de Monaco

26 05 2016

La seule et unique victoire d’Olivier Panis en Formule 1 a été acquise à Monaco, il y a tout juste 20 ans, dans des circonstances de course rocambolesques, desquelles le pilote français s’était extirpé avec talent.

(c) Ligier

(c) Ligier

Il était écrit que ce Grand Prix de Monaco 1996 allait avoir une saveur particulière. Cette saison était la première de Michael Schumacher avec Ferrari. Le nouveau double champion du monde, star de la discipline, avait choisi de relever le dur défi de remettre la Scuderia sur le chemin de la victoire.

Face aux Williams dominatrices de Damon Hill et Jacques Villeneuve, l’Allemand avait fort à faire cette saison. Jusqu’à présent, le Britannique et le Canadien se sont échangés les victoires : trois pour Hill et une pour Villeneuve, lors de sa quatrième participation en Grand Prix. Un exploit retentissant qui place d’emblée le fils de Gilles comme un des sérieux prétendants à la victoire monégasque. D’autant plus que Damon Hill n’a jamais été à son aise dans les rues de la Principauté.

Mais à la surprise générale, c’est bien Michael Schumacher qui signe la pole position le samedi à Monaco. Sa deuxième consécutive après celle acquise quinze jours plus tôt à Imola. Damon Hill, deuxième, était relégué à plus d’une demi-seconde et Jacques Villeneuve, qui découvrait la piste, ne pointait qu’à une décevante dixième place.

Jean Alesi et Olivier Panis représentaient la France cette saison en Formule 1. Le premier au volant d’une Benetton-Renault championne du monde en titre, et le second dans le baquet d’une modeste Ligier-Mugen-Honda, écurie en passe d’être rachetée par un certain Alain Prost.

Le premier coup de théâtre de cette course eu lieu dès le premier tour. A l’image d’Ayrton Senna en 1988, Michael Schumacher part à la faute à l’entrée du tunnel, sur une piste détrempée et doit abandonner sa monoplace rouge rutilante dans les barrières ! Voilà de quoi ouvrir la voie royale à Damon Hill qui se rêve en vainqueur monégasque, 27 ans après la dernière victoire de son père, Graham, grand spécialiste de Monaco avec ses cinq victoires au compteur.

Malchance ou malédiction, le moteur Renault de la Williams du Britannique part en fumée sous le tunnel à la mi-course, laissant les commandes à Jean Alesi. Le Français n’a pour le moment remporté qu’une seule victoire dans sa carrière. Celui que l’on surnomme le Poulidor de la F1, en référence à ses nombreuses deuxièmes places, se voit déjà accrocher à son palmarès une victoire de prestige. Mais à 20 tours de l’arrivée, la suspension de sa Benetton le trahit et le force à l’abandon.

C’est ainsi que l’on voit émerger en tête la Ligier d’Olivier Panis. La course du Grenoblois n’a cependant pas été de tout repos. Parti de la 14ème position sur la grille, il est longtemps resté coincé derrière un petit groupe comprenant notamment Eddie Irvine (Ferrari) et Heinz-Harald Frentzen (Sauber). C’est au prix d’un dépassement autoritaire sur l’Irlandais dans le 34ème tour, au virage du Loews, que la course de Panis prend réellement forme.

La piste s’asséchant, le pilote Ligier met en place la bonne stratégie et évite toutes les embûches d’une piste extrêmement piégeuse. En effet, nombre de ses collègues sont partis à la faute et, en y ajoutant les problèmes mécaniques, la liste des abandons s’allonge de tour en tour. Au rang des échoués, on retrouve notamment Gerhard Berger (Benetton), Rubens Barrichello (Jordan), Jacques Villeneuve, Martin Brundle (Jordan) ou encore Eddie Irvine.

Au final, seules quatre monoplaces franchiront la ligne d’arrivée, offrant un podium inattendu regroupant le vainqueur du jour, Olivier Panis, ivre de joie, le pilote McLaren David Coulthard, qui aura couru toute la course avec un casque prêté par Michael Schumacher à cause d’un problème d’aération sur le sien, et enfin Johnny Herbert, tous deux partis pourtant devant la Ligier du Français.

Jamais plus Olivier Panis ne remportera de Grand Prix. Un violent accident l’année suivant venant interrompre une montée en puissance qui semblait inexorable. Cette victoire, sur le circuit le plus prestigieux du monde, n’en a donc que plus de valeur et ce n’est pas un hasard si l’on en parle encore 20 ans après.

Axel Brémond

 





Max Verstappen fait voler la filière Red Bull en éclats !

19 05 2016

La victoire de Max Verstappen au Grand Prix d’Espagne a apporté un vent d’air frais sur la Formule 1, après deux saisons de domination sans partage de Mercedes. Mais l’éclosion de ce jeune talent risque bien d’avoir des conséquences fâcheuses sur le reste du vivier de la filière Red Bull.

(c) Red Bull

(c) Red Bull

Un seul Grand Prix au volant de la Red Bull à moteur Renault et déjà une première victoire pour Max Verstappen ! Le Néerlandais n’y est pas allé de main morte et a démontré à ses dirigeants qu’ils avaient faits le bon choix en le titularisant en lieu et place de Daniil Kvyat pour le début de la saison européenne.

Au premier rang des battus, le Russe a été forcé d’être beau joueur. Il est allé serrer la main de son remplaçant juste après la course et s’est même permis de signer le meilleur tour en course, le premier de sa carrière, juste au moment où celle-ci, justement, est au creux de la vague. Un sursaut d’orgueil qui prouve à qui veut bien le voir que Kvyat n’est pas totalement fini.

Sa carrière chez Red Bull, elle, et dans une moindre mesure chez Toro Rosso, n’est, par contre, pas loin de se terminer. Le Russe s’ajoute à la longue liste des mis au placard de la filière autrichienne, au même titre que les Scott Speed, Vitantonio Liuzzi ou autre Sébastien Bourdais. A la seule différence près que Kvyat a eu la chance de trouver refuge chez Toro Rosso. Mais vu que le but de l’équipe basée à Faenza est de produire les futurs titulaires pour Red Bull, on voit mal comment le jeune russe pourrait trouver un avenir dans cette filière. Un retour chez Red Bull est désormais improbable !

Une filière qui a mis sur la grille de nombreux pilotes talentueux et qui semble changer de référence à chaque saison. Ces deux dernières années, Daniel Ricciardo était présenté comme le futur meneur. Aujourd’hui, sa côté de popularité au sein de l’équipe autrichienne a pris un sacré coup. Mis à part en qualifications, l’Australien s’est fait dominer tout le week-end par son jeune équipier. Certes, en course, il a été victime d’une stratégie douteuse et a mené la majorité du Grand Prix. Mais en Formule 1 et face à son coéquipier, seul le résultat compte. Max Verstappen étant en train de devenir le nouveau chouchou du paddock et des dirigeants de Red Bull, ne serait-il pas temps pour Ricciardo d’aller voir ailleurs ?

L’autre victime de l’ogre Verstappen est son ancien équipier chez Toro Rosso, Carlos Sainz. Dans un moindre mesure cependant. L’Espagnol aurait pu prendre ombrage de la promotion du Néerlandais en direction de Red Bull. Pourquoi ses patrons lui ont-ils préféré son équipier ? Cette question a dû traverser l’esprit du pilote Toro Rosso, mais sa course en Espagne, où il a tenu la troisième place pendant un temps pour finalement signer le meilleur résultat de sa carrière en Formule 1, a prouvé qu’il avait bien digéré cet affront. Sa domination totale sur Daniil Kvyat a également marqué les esprits. Aura-t-il cependant une chance de se retrouver chez Red Bull aux côtés de Verstappen dans un avenir proche ? L’histoire d’amour entre l’équipe championne du monde et le Néerlandais est faite pour durer, au grand dam de Kvyat qui ne retrouvera plus sa place. Du coup, l’avenir de Sainz est soumis à deux facteurs importants : la continuité de ses performances en piste et le futur de Daniel Ricciardo.

Paradoxalement, la filière Red Bull n’a jamais aussi bien fonctionné, avec un pléthore de pilotes talentueux. Mais justement, avec quatre pilotes de grand cru et seulement deux places dans l’équipe de pointe, des décisions difficiles doivent être prises, souvent au détriment de l’humain. Ce n’est pas Daniil Kvyat, pourtant honorable pilote, qui dira le contraire.

Axel Brémond

 





Honda, McLaren et Toro Rosso : futur ménage à trois ?

12 05 2016

Honda pourrait bien équiper une seconde écurie à compter de la saison prochaine. Toro Rosso serait la favorite du motoriste nippon. Dans cette affaire, McLaren, pourtant réfractaire à l’idée, pourrait bien y trouver son avantage.

(c) McLaren

(c) McLaren

Honda, motoriste historique en Formule 1, n’en est pas moins en difficulté depuis son retour dans la discipline l’an passé. Ses unités de puissance, peu performantes et rencontrant de gros problèmes de fiabilité en 2015, semblent s’être quelque peu améliorées cette saison.

Les résultats acquis par Fernando Alonso et Jenson Button lors du récent Grand Prix de Russie ne doivent cependant pas cacher le long chemin qu’il reste à parcourir au motoriste nippon pour atteindre les sommets qu’il avait côtoyés durant ses heures de gloires dans les années 80. A Sotchi, les circonstances de course ont propulsé le pilote espagnol à une inespérée 6ème place qu’il a été en moyen de défendre face à des pilotes autrement mieux équipés que lui.

Dans sa stratégie de développement, Honda semble vouloir passer à une étape supplémentaire. Le motoriste songe à fournir ses moteurs à une nouvelle équipe et négocie actuellement avec Toro Rosso pour les saisons à venir.

On sait que McLaren et Ron Dennis avait fait signer un contrat d’exclusivité à Honda de manière à être les seuls à bénéficier de la technologie et de l’approche décalée de Honda pour son retour en Formule 1. Mais force est de constater que si des progrès sont bel et bien présents, la rapidité de développement n’est pas vraiment celle attendue par l’écurie britannique.

McLaren aurait donc tout à gagner de laisser filer Honda vers d’autres horizons pour augmenter son expérience, faire des études comparatives et donc améliorer plus rapidement sa compétitivité. Toro Rosso est en ce sens le candidat idéal car proche de Red Bull, récent multi-championne du monde, et qui a déjà prouvé par le passé pouvoir concurrencer les grosses équipes mais sans la menace que l’équipe de Faenza ne devienne un rival trop gênant à l’avenir.

 

Honda pourrait donc suivre le modèle Renault qui a finalement décidé de conserver Red Bull dans son escarcelle tout en changeant de nom pour laver l’affront essuyé par la marque française suite aux critiques des dirigeant de l’équipe autrichienne. Elle conserve ainsi une référence importante sur la grille et continue de se développer de son côté pour faire de son écurie-mère une future candidate aux victoires. Honda pourrait bien suivre le même chemin dans les années à venir.

 

Axel B.





Ferrari : Un début de saison cauchemardesque

8 05 2016

Quelques problèmes de fiabilité et une malchance tenace vont forcer Ferrari à redoubler d’effort pour essayer de raccrocher le wagon Mercedes au championnat. Malgré tout, Maurizio Arrivabene et ses hommes restent optimistes.

(Ferrari)

(Ferrari)

Si Nico Rosberg s’envole au championnat du monde des pilotes avec ses 100 points et ses 4 victoires en autant de courses, derrière lui, c’est l’hécatombe. Parmi ses plus proches poursuivants, les deux pilotes Ferrari, Sebastian Vettel et Kimi Raikkonen, jouent plutôt de malchance.

Dès le Grand Prix d’Australie, en ouverture de la saison, c’est le Finlandais qui va se retrouver victime de sa mécanique. Une première casse moteur, annonciatrice d’une début d’année douloureux, sera la première alerte concernant la fragilité de l’unité de puissance italienne.

Pire encore, au Grand Prix de Bahreïn, Vettel n’aura même pas la chance de pouvoir rejoindre la grille de départ, son moteur laissant échapper un nuage de fumée caractéristique de mauvaises nouvelles. L’Allemand, sur le podium à Melbourne, connaissait là son premiers revers de la saison. Pendant ce temps, Raikkonen jouait parfaitement son rôle de trouble fête et hissait sa monoplace à la deuxième place entre les deux Flèches d’argent.

En plus de la malchance, les circonstances de course se sont également mises à perturber les ambitions de Ferrari. En Chine, pour la troisième course de la saison, un Daniil Kvyat opportuniste sur sa Red Bull est venu parasiter avec une certaine réussite les volontés de reconquête de la Scuderia en forçant les deux pilotes de l’équipe italienne à s’accrocher lors du départ. A l’écart de la lutte pour la victoire, Vettel et Raikkonen ont tout de même réussi à sauver les meubles en remportant de précieux points et un podium supplémentaire.

Las, une nouvelle rencontre explosive entre Vettel et Kvyat dans les premiers virages du Grand Prix de Russie a annihilé tous les espoir de l’Allemand, coincé dans les TechPro du virage n° 3. Mais un problème électrique lors des essais libres avaient déjà celé le sort du quadruple champion du monde, contraint de changer sa boite de vitesse et d’observer une pénalité de 5 places sur la grille le dimanche. Avec un Raikkonen mal à l’aise avec l’équilibre de sa monoplace, Ferrari ne pouvait plus jouer la victoire.

Après 4 Grands Prix, la Sucderia n’a déjà plus droit à l’erreur. Pourtant, elle n’a jamais semblé être aussi proche des Mercedes depuis ces trois dernières saisons. Lewis Hamilton et Nico Rosberg ne cessent d’ailleurs de répéter à longueurs d’interviews qu’ils sentent, avec de plus en plus d’insistance, le souffle chaud des bolides rouges dans leur cou. Mais pour ne pas que cet effet retombe comme un soufflé, il va cependant falloir que Ferrari gagne une course, très rapidement.

Cet objectif semble à la portée de Vettel, tant l’Allemand incarne le renouveau de Ferrari. Kimi Raikkonen, en retrait, est toujours à la recherche de son premier succès depuis son retour dans la maison rouge en 2014. Son avenir, à plus ou moins court terme, se jouera également de ce côté là, même si le duo de pilotes pour l’an prochain est sûrement le derniers des soucis de Maurizio Arrivabene aujourd’hui.

Axel Brémond

 





La Russie prête à s’installer durablement en F1

28 04 2016

La Russie prend une place de plus en plus importante en Formule 1 avec son Grand Prix national et la présence de quelques pilotes depuis plusieurs saisons. Pourtant, l’émergence dans le discipline de ce puissant pays ne se sera pas faite sans difficultés.

(c) Getty

(c) Getty

Avant de voir l’organisation de son premier Grand Prix en 2014 sur le site olympique de Sotchi, la Russie aura vainement tenté, à plusieurs reprises, d’attirer la discipline reine du sport automobile sur ses terres.

Il faut remonter jusqu’aux années 60 pour retrouver trace d’une première tentative d’organisation d’une course sur le sol russe. A cette époque, la Formule 1 ne s’externalisait que très peu en dehors de l’Europe occidentale. Avec une petite dizaine de courses par an inscrites au calendrier mondial, seul le continent américain – avec les États-Unis, le Mexique et le Canada, pouvait se targuer d’accueillir la discipline, tout comme l’Afrique du Sud qui, à partir de 1962, avait réussi à sécuriser une course dans un contexte politico-sociales difficiles.

Un projet trop couteux et un manque de motivation du gouvernement de l’URSS avait fait avorter dans l’œuf un projet qui semblait démesuré pour l’importance financière de la Formule 1 à cette époque. Mais à l’orée des années 80, la prise de pouvoir de Bernie Ecclestone allait fortement changer les choses.

Le Britannique voyait grand pour la discipline, et sa volonté d’élargir les frontières de la Formule 1 passait obligatoirement par une présence sur le sol russe. A cette époque, il ne pensait sûrement pas qu’il lui faudrait attendre plus de 30 ans avant de voir son projet se réaliser.

Pourtant, au début des années 80, Ecclestone semblait tenir son Grand Prix de Russie entre les mains. Fort d’un accord avec Leonid Brejnev, personnage central du monde politique de l’URSS, une course fut alors inscrite au calendrier de la saison 1983. Mais la mort de Brejnev, en novembre 1982, précipita la fin de cette ambition. Ensuite, avec l’organisation du Grand Prix de Hongrie en 1986, devenant ainsi la première course à se dérouler de l’autre côté du Rideau de fer, Ecclestone s’éloigna peu à peu de la Russie.

D’autres projets, assez rapidement avortés pour des raisons politiques ou financières, se sont succédés durant les deux décennies suivantes jusqu’à ce que le site olympique de Sotchi et la volonté commune de Vladimir Poutine, alors premier ministre russe, et de Bernie Ecclestone, soient les ingrédients de la réussite pour l’organisation d’un Grand Prix de Russie.

Accompagné par les succès plus ou moins relatifs des deux premiers pilotes russes en Formule 1, Vitaly Petrov et Daniil Kvyat, la course a rencontré son public et semble devenir un des rendez-vous apprécié par les pilotes depuis trois ans. La piste, inévitablement dessinée par Herman Tilke, possède quelques enchainements capables de fournir quelques grands moments de sport automobile.

Axel Brémond








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