Le prince François Cevert

16 05 2013

Cette année 2013 va marquer le 40ème anniversaire de la mort de François Cevert, un des plus talentueux et des plus aimés des pilotes français que la Formule 1 ait connu. Si le destin ne l’avait pas fauché en plein vol lors des essais du dernier Grand Prix de la saison 1973 sur le circuit de Watkins Glen aux Etats-Unis, ce dandy parisien aurait pu devenir le premier pilote français champion du monde.

Licence Creative Commons / Raimund Kommer

Licence Creative Commons / Raimund Kommer

Si le sport automobile, et plus particulièrement la Formule 1, ont toujours été dans la tradition française, un seul pilote tricolore a réussi à inscrire son nom au palmarès du championnat du monde des pilotes. En réalisant cet exploit à quatre reprises en 1985, 1986, 1989 et 1993, Alain Prost a essuyé l’affront d’une non-présence française au tableau des champions depuis la création du classement en 1950. Pourtant, avant lui, quelques pilotes tricolores auraient pu être les pionniers. Parmi eux, le plus sûr espoir était assurément François Cevert.

Ce pilote parisien a gravi les uns après les autres les échelons menant au pinacle du sport automobile, la Formule 1. A une époque où la course était encore plus une histoire de talent que d’économie, François Cevert avait réussi à faire éclater son talent pour séduire Ken Tyrrell, propriétaire de l’écurie du même nom alors en plein essors suite à son double titre pilote/constructeur acquis en 1969 sous le nom de Matra.

En remplacement de Johnny Servoz-Gavin, démissionnaire au bout de trois courses, Cevert rejoint donc une écurie capable de gagner puisque Jackie Stewart remporte le Grand-Prix d’Espagne en début de saison. Même s’il ne marquera qu’un seul point cette année là, Cevert engrangera l’expérience nécessaire du haut niveau qui lui permettra de remporter sa première victoire l’année suivante, lors de la dernière course de la saison aux Etats-Unis. La victoire finale au championnat 1971 reviendra à son équipier Stewart qui ne manquera pas de louer la loyauté du Français capable selon lui de le battre à plusieurs reprises s’il n’avait pas respecté les consignes de son équipe visant à favoriser son premier pilote écossais. Cevert n’en tiendra pas rigueur et jouera le jeu sans rechigner, sachant que son heure ne tardera pas à venir.

Après une saison 1972 en demi-teinte marquée par aucune victoire de sa part, « Le Prince », comme la presse avait l’habitude de le surnommer, aborde l’année 1973 sur les chapeaux de roues et contestera de nombreuses victoires à Stewart, mais se pliera toujours aux consignes pour laisser gagner son leader, comme lors du Grand Prix d’Allemagne où l’Ecossais remporte son succès avec l’aide complice du Français.

Alors que le plus bel avenir lui semble tracé avec l’annonce semi-officielle de la retraite de Stewart à la fin de la saison, François Cevert est frappé de plein fouet par l’ironie de la mort qui le rappelle à elle lors des essais du Grand Prix des Etats-Unis sur la piste de Watkins Glen, terre de son premier et seul succès en Formule 1 deux ans plus tôt.

Suite à cette tragédie, les hommages se succèdent et Jackie Stewart, extrêmement touché par la mort d’un homme qu’il estimait tant, décide de ne pas participer à la dernière course et met un terme définitif à sa carrière. Par la suite, l’Ecossais ne cessera de s’engager pour améliorer la sécurité des pilotes et des hommes dans la discipline.

François Cevert aurait pu être le premier Français champion du monde. Idole d’une époque, sa belle gueule en avait fait le chéri de ses dames et sa classe était enviée par tous les aspirants gentlemen. Preuve de son importance dans le paysage français des années 70, plusieurs rues portent son nom au Mans, à Angers ou à Vaison-la-Romaine. Pilote complet, il avait également participé aux 24h du Mans, terminant deuxième en 1972.

Mais au final, quel plus bel hommage que celui rendu par son mentor, Jackie Stewart, triple champion du monde, qui avait fait de François Cevert son digne successeur : « La mort de François Cevert a été un coup terrible pour toute l’équipe Tyrrell et en particulier pour Helen [la femme de Stewart] et moi, il était devenu presque un frère pour moi et un très bon ami pour toute la famille. Il était un pilote intelligent, un énorme talent, qui je pense aurait pu devenir un vrai champion. »

 

Axel B.





Ils ont gagné en 2012

19 12 2012

Plusieurs pilotes et écuries ont remporté des victoires durant la saison 2012. Certains, pour la première fois, d’autre plutôt comme une confirmation. Petit tour d’horizon de ceux qui ont marqué la saison 2012 de Formule 1 de leur empreinte.

Licence Creative Commons / Nic Redhead

Licence Creative Commons / Nic Redhead

On ne peut pas parler des vainqueurs de la saison 2012 sans parler de Sebastian Vettel et de Red Bull, bien sûr. Maintenant devenus incontournable depuis plusieurs années, l’écurie autrichienne et son triple champion du monde allemand deviennent les nouvelles références en Formule 1.

La discipline reine du sport automobile a pour habitude de fonctionner par période de domination. Tant au niveau des pilotes qu’au niveau des écuries. Si Juan Manuel Fangio a été le pionnier de ses ère d’hégémonie, d’autre l’ont suivi au fur et à mesure de l’histoire comme Jack Brabham, Jackie Stewart, Niki Lauda, Alain Prost, Nelson Piquet, Ayrton Senna, Michael Schumacher et dorénavant Sebastian Vettel. Tous ont en commun d’avoir remporté au moins trois titres mondiaux. Le constat est le même en ce qui concerne les écuries. Ferrari, Lotus, McLaren, Williams et maintenant Red Bull ont tour à tour dominé la compétition. L’équipe autrichienne, menée de mains de maitre par Christian Horner et Adrian Newey, a sûrement encore de beaux jours devant elle.

Mais d’autres vainqueurs se sont mis en avant cette saison. A commencer par Mark Webber, coéquipier de Vettel, qui est rapidement retombé dans l’ombre de son leader, même si, à un moment donné de la saison, ses deux belles victoires à Monaco et à Silverstone ont fait de lui le rival le plus sérieux face à Fernando Alonso dans la quête du titre.

D’ailleurs, l’Espagnol est assurément le vainqueur le plus étonnant de cette saison à la vue des performances de sa Ferrari en début d’année. Revenu du diable vauvert, le double champion du monde, entouré par son panache et sa grinta indéfectible, a réussi à contester le titre à Vettel jusqu’à dans l’ultime manche de la saison. Ce qui lui fait dire d’ailleurs qu’il a, à ses yeux, réalisé une performance qui lui sera difficile de réitérer encore une fois dans sa carrière.

A côté de cela, les performances des deux « McLaren Boys » peuvent sembler bien ternes. Non pas dans la manière donc leurs victoires, sept au total, ont été acquises, surtout celles de Lewis Hamilton, mais surtout pour leur incapacité à transformer leurs belles performances et la rapidité de leur monoplace en réelles chances de remporter le titre. Mais cette contre performance n’est pas vraiment imputable à Hamilton et Jenson Button, qui ont souvent du faire face à la fébrilité de leur mécanique alors qu’ils étaient en position de gagner.

Une frustration qu’a connue très rapidement Nico Rosberg. Sa victoire en Chine lui a ouvert des perspectives finalement inatteignables au volant d’une Mercedes erratique et rapidement dépassée. Plus la saison avançait, et plus le pilote allemand sombrait dans les profondeurs du classement. Une détresse qui contrastait terriblement avec la joie de sa première victoire en Grand prix qui semblait pourtant en appeler d’autre au cours de l’année. Avec l’arrivée de Lewis Hamilton et le départ de Norbert Haug, la firme étoilée veut du renouveau pour 2013. Mais il ne sera pas dur d’être moins bon qu’en 2012…

Mais la victoire la plus inattendu et la plus sympathique de cette saison est sans aucun doute celle de Pastor Maldonado. Le Vénézuélien était le pilote que l’on n’attendait pas. En redonnant le goût de la victoire à l’artisan Franck Williams et à son équipe, il a également apporté un vent de fraicheur à la discipline et aux autres écuries plus modestes, en leur donnant un espoir de réussite. Certes, on pourra dire que le natif de Maracay à quelque peu vendangé la suite de sa saison avec des accrochages à répétition qui lui ont couté quelques précieux podiums et une place plus flatteuse au championnat. Mais grâce à sa victoire providentielle, il s’est trouvé une place de choix dans le monde de la Formule 1, où tant de pilotes, pourtant talentueux, se voient fermer les portes. Certes Maldonado a un apport financier très important qui lui offre, après le talent, l’autre garanti nécessaire à une présence durable dans la discipline. Mais il n’a pas payé sa victoire à Barcelone.

Pour finir, le prix de la victoire la plus jubilatoire pourrait être remis haut la main au succès de Kimi Raikkonen à Abu Dhabi. Le Finlandais a prouvé à ceux qui doutaient encore qu’il n’a rien perdu de son talent. Ni de sa gouaille d’ailleurs, puisqu’il se permettra de mettre gentiment en boite son ingénieur durant la course en lui expliquant qu’il n’avait besoin de l’aide de personne pour amener sa Lotus-Renault à la première place. Et il a eu raison !

A l’orée du Grand Prix du Brésil, les huit vainqueurs de cette saison auraient pu être neuf. Mais Nico Hulkenberg au volant de sa Force India n’aura pas réussi à réaliser cet exploit. Il ne nous reste plus qu’a espérer que la saison 2013 nous offre, elle aussi, son lot de surprise.

 Axel B.





Alonso dans la cours des grands

12 04 2012

Évidemment, en lisant le titre de cette chronique, on pourrait se sentir en léger décalage temporel. Il y a bien longtemps que Fernando Alonso fait parti des plus grands pilotes de la Formule 1. Mais sa récente victoire en Malaisie le fait surtout entrer en cinquième position des pilotes les plus victorieux de l’histoire de ce sport.

 

Licence Creative Commons / Morio

Il fût un temps, qui semble bien lointain, où le record de Jackie Stewart de 27 victoires semblait inaccessible. Mais à la fin de sa carrière en 1973, le pilote écossais ne pensait certainement pas que son total de succès en Grand Prix ne serait battu que plus de 14 ans plus tard, par Alain Prost.

De même, le record de 51 victoires établi par le français en 1993 ne pouvait être atteint à l’époque que par Ayrton Senna, à dix longueurs derrière son éternel rival.

Les vicissitudes et les drames de l’histoire en auront décidé autrement, même s’il semblait probable que le talent du géni brésilien lui aurait permit d’atteindre cet objectif qui n’a rien d’anecdotique.

Bien sur, on retrouve maintenant à la tête de ce record l’inévitable septuple champion allemand Michael Schumacher.

Fort de ses 91 victoires, le Kaiser devient une cible intéressante pour toutes les jeunes pousses qui sont avide de reconnaissance historique et mathématique. Bien entendu, Sebastian Vettel est présenté comme le meilleur espoir pour succéder à son ainé en tête de ce classement. Son talent et sa précocité en font le candidat idéal pour atteindre la barre symbolique des 100 succès en course. Mais même si son début de saison 2012 oscille entre le décevant et le déroutant, tout espoir n’est pas perdu.

A coté de lui, Fernando Alonso fait son petit bonhomme de chemin, et ses deux victoires en deux saisons (Grand Bretagne 2011 et Malaisie 2012) font de lui le cinquième homme de ce classement prestigieux.

L’Espagnol est considéré, sûrement à juste titre, comme le pilote le plus complet de sa génération. A voir ses prouesses au volant d’une monoplace erratique et ratée, les observateurs ayant constaté cet état de fait ne sont pas loin de la vérité. Et cette statistique, et les 28 victoires qui la composent, sont là pour affirmer un peu plus ce constat.

Mais à plus de trente ans, et à la vue de la situation actuelle de la Scuderia Ferrari (qui semble ne pas réussir à se sortir de cette spirale infernale de la défaite), est ce que le double champion du monde arrivera à battre le record de victoires en Grand Prix ? Probablement que non. Même si rien n’est sûr en Formule 1…

 

Mais il aura cependant le privilège de côtoyer pendant de longues années des noms prestigieux qui auront marqué le sport automobile de leur empreinte. Outre ceux précédemment cités, il ne faut pas oublier d’évoquer le britannique Nigel Mansell, qui aura atteint le chiffre impressionnant de 31 victoires, alors qu’il n’aura ouvert son compteur qu’à partir de sa 32ème année. Voilà de quoi donner de l’espoir à bon nombre de pilote en attente de succès…

 

Axel B.





So Scottish !

27 01 2011

Paul di Resta, le nouveau pilote de l’écurie Force India-Mercedes va perpétuer la tradition des pilotes écossais en Formule 1. Il devra se montrer un digne héritier de ses plus illustres prédécesseurs, qui ont marqué, chacun à leur manière, leur époque.

Le premier d’entres eux, Jim Clark, est associé à jamais à l’écurie Lotus. Celle de Colin Chapman bien entendu, pas celle(s) que nous connaissons aujourd’hui et qui sont en passe de ridiculiser ce nom prestigieux par leurs luttes intestines devant les tribunaux pour connaître l’héritier judiciaire d’un nom qui ne regagnera sa respectabilité que sur la piste.

Clark donc, double champion du monde en 1963 et 1965 fit sa renommé sur son style de pilotage léché et souple qui lui permettait d’enchaîner les virages des plus grands circuits mondiaux avec une aisance et une régularité rare.

La propreté et l’honnêteté de son comportement en piste n’avait d’égal que son allure et son attitude de gentleman à l’extérieur. Cette qualité humaine sera d’ailleurs le lien commun entre tous les pilotes écossais présent en Formule 1 ainsi qu’à tous les « gentleman drivers » britannique en général (Mike Hawthorn, Graham Hill…)

Le décès de Jim Clark en 1968 sur le circuit d’Hockeneim marquera durablement la Formule 1 et plus particulièrement Colin Chapman et son écurie, qui se retrouverons orphelin d’un champion au cœur d’or.

Un autre pilote écossais prendra rapidement la suite de son aîné en remportant le titre de champion en 1969.

Jackie Stewart, fervent défenseur de son pays jusqu’à en porter le tartan écossais sur son casque blanc immaculé, gagnera le championnat deux autre fois en 1971 et en 1973 avant de se retirer définitivement, marqué moralement par le décès de son ami et co-équipier, Francois Cevert.

Il n’aura alors de cesse de s’engager et de s’impliquer obstinément pour améliorer les conditions de sécurité de ce sport qui lui a enlevé trop de ses amis.

Stewart aura grandement marqué les esprits de la Formule 1 en ayant pourtant pris le départ que de 99 grand prix en 9 saisons. Il créera même son écurie avec son fils Paul qu’il emmènera en Formule 1 de 1997 à 1999 avant de la vendre à la firme américaine Ford dont il deviendra l’ambassadeur.

Il n’oubliera pas non plus de donner un coup de pouce salvateur à la carrière d’un de ses jeunes compatriotes, David Coulthard, qui est à ce jour le dernier écossais à avoir participé au championnat du monde de Formule 1.

Lui aussi est un véritable gentleman, autant sur la piste que dans son comportement extérieur. Il courra pour les plus prestigieuses écuries comme Williams, McLaren ou Red Bull et participera activement à l’ascension victorieuse de cette dernière même après sa retraite sportive. S’il n’a jamais été champion du monde, il a néanmoins remporté une dizaine de victoires et a même frôlé le titre en 2001 face à Michael Schumacher.

Di Resta lui, a un parcours atypique. Après avoir croisé Lewis Hamilton et Sebastian Vettel dans les formules de promotion (et les avoirs battu), il sera obligé de quitter les catégories de monoplaces, faute de moyens financiers, pour se lancer dans les compétitions de tourisme, notamment en Allemagne, où sa collaboration avec Mercedes le fera finalement parvenir en Formule 1 avec l’écurie Force India. La suite, c’est à lui de l’écrire…

 

Si Paul di Resta n’arborera pas le célèbre tartan ou la croix de St James sur son casque comme ses prédécesseurs, il portera en lui les espoirs de cette patrie victorieuse en Formule 1 et qui ne demande qu’à s’enflammer pour son nouvel étalon.

 

Axel B.





Plaidoyer pour le circuit Paul Ricard

25 10 2010

Entre la réussite du nouveau circuit de Yeongam en Corée du Sud et la confirmation de celle de la piste de Yas Marina à Abu Dhabi, la France se sent encore plus orpheline et frustrée de ne pas avoir de course de Formule 1 sur ses terres. D’autant plus qu’un circuit en particulier semble avoir tous les atouts pour accueillir ce petit monde.


Le circuit Paul Ricard, implanté dans la commune du Castellet à quelques kilomètres de Marseille, vient à peine de fêter ses 40 ans. Riche d’un tracé conçu sous les conseils avisés de Jean-Pierre Beltoise et Henri Pescarolo à l’orée des années 70, et optimisé depuis plus de dix ans grâce aux nouvelles idées apportées par Philippe Gurdijian (maintenant directeur et concepteur du circuit d’Abu Dhabi), le Paul Ricard HTTT (High Tech Test Track) n’aurait besoin que de quelques mineures modifications pour redevenir une vitrine française du sport automobile exposée mondialement grâce à la Formule 1.

A ce propos, la holding propriétaire du site, a récemment avoué son envie de revoir des courses de Formule 1 dans le cadre du circuit. Gérard Neveu, directeur du Paul Ricard HTTT, se veux quant à lui beaucoup moins optimiste sur le retour d’une course, ne serait-ce même sur le sol français.

Des appuis politiques inexistants (même si François Fillion, actuel premier ministre s’était penché au début de son mandat sur le dossier en ayant une entrevue avec Bernie Ecclestone), des partenaires financiers qui ne se manifestent pas et une conjoncture économique toujours plus restrictive ne favorisent pas l’optimisme des dirigeants du circuit.

Et même, sans évoquer tous ces aspects essentiels, la difficulté de trouver une place dans le calendrier de la Formule 1 actuel, qui passera à 20 courses la saison prochaine, risque d’être insurmontable. Surtout avec la récente signature de la Russie et l’envi de Silvio Berlusconi d’accueillir un grand prix dans les rues de Rome.

Mais cette approche réaliste peut néanmoins être nuancée par le fait que le circuit Paul Ricard attire encore beaucoup de monde pour des courses de Protos, de GT et devient une étape incontournable des Le Mans Series (LMS) européenne.

Lors des dernières manifestations, les tribunes encore existantes n’ont eu aucun mal à se remplir grâce, notamment au prix d’entrée attrayant et accessible au grand public, à la qualité de l’accueil et à la beauté du tracé de la piste et du paysage environnant.

Patrick Peter, promoteur de courses automobiles et plus particulièrement des LMS résume parfaitement bien cet état de fait : « Les spectateurs sont l’une des composantes du succès d’un événement, il faut travailler pour eux. Et je note avec plaisir les efforts accomplis par le circuit Paul-Ricard pour retrouver son public. On ne crée pas de la passion en laissant les gens derrière les grillages de protection. L’accès et l’ambiance dans un paddock, les séances d’autographes aussi font partie de la vie des courses. »

La passion et l’état d’esprit sont donc deux des atouts majeurs pour que le circuit Paul Ricard retrouve sa place dans le paysage mondial de la Formule 1, comme cela était le cas de 1971 à 1990. Que des grands noms de ce sport ont triomphé sur cette piste, Alain Prost, Niki Lauda, Jackie Stewart, Nelson Piquet etc…L’histoire serait belle si à l’avenir les Alonso, Hamilton, Vettel ou Kubica pouvaient ajouter à leur tour leur nom au palmarès du circuit.

Axel B.





L’unanimité belge

3 09 2010

Le circuit automobile de Spa-Francorchamps, au cœur des Ardennes belges, est considéré comme un des plus beaux sites au monde pouvant accueillir un grand prix de Formule 1. L’unanimité des pilotes et un passé historique chargé confirme cette état de fait.

Circuit historique depuis la création du championnat en 1950, Spa-Francorchamps n’a du ses quelques absences qu’à certains atermoiements politiques ponctuels. Il tient une place particulière aux yeux des pilotes dans le calendrier annuel de la Formule 1 et ce pour plusieurs raisons bien distinctes.

Avant tout, son tracé en forme de « pistolet » reste unique en son genre. Très vallonné, entouré d’arbres et d’épaisses forêts, empruntant une portion de route réservée à la circulation, les pilotes ont souvent exprimé le fait qu’ils avaient l’impression « d’aller en quelque part » en empruntant la piste belge et de ne pas avoir le sentiment de conduire sur un circuit fermé.

Le passage de « L’eau rouge », grand enchainement gauche/droite en dévers reste un juge de paix pour le pilotage. Peu de pilote d’ailleurs le passe à fond. Certains s’en vante, et d’autres le démontre, comme Jacques Villeneuve en 1998 et 1999 qui, en voulant chercher les limites de l’adhérence à cet endroit est sortit violemment de la piste sans pour autant s’en émouvoir ou renoncer à la folie de ne pas lever le pied de l’accélérateur.

De plus, les conditions météorologiques changeantes et imprévisibles dans la région nous apportent des rebondissements qui font désormais partis de l’histoire du sport automobile et de la Formule 1. Il est en effet fréquent que la pluie soit présente dans un secteur du circuit alors que le soleil brille à l’autre bout. Un véritable casse tête chinois pour les ingénieurs et les pilotes qui ne savent plus quelles gommes chausser pour faire le meilleur compromis. Mais un vrai régal pour le public qui, à l’image de cette saison, se délecte de voir des monoplaces réglées pour des conditions de beau temps glisser sur l’asphalte détrempé du toboggan ardennais.

Les plus grand pilotes ont à ce titre brillé sur ce circuit. De Michael Schumacher, recordman des victoires en Belgique, au récent exploit de Giancarlo Fisichella sur sa modeste Force India-Mercedes en 2009 (pole positions et deuxième place en course), les orfèvres du pilotage sont reconnus au grand jour grâce à Spa-Francorchamps. Et même si la piste fait peur à certains (comme Jackie Stewart, victime d’un terrifiant accident en 1966 et qui milita pour sa fermeture) le défi est tel que peu ose renoncer à le relever.

Il semble maintenant improbable que le grand prix de Belgique n’est plus sa place au sein du calendrier de la Formule 1. Les instances dirigeantes du circuit ont réalisé toutes les modernisations possibles pour que cette affirmation reste vraie. De toute manière, aucun autre circuit européen ne peut rivaliser avec  Spa-Francorchamps. Son plus redoutable adversaire dans le cœur des pilotes se trouve d’ailleurs au Japon, du côté de Suzuka…

Axel B.








Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Joignez-vous à 2  224 followers