La F1 en pause ? Pas vraiment !

12 08 2016

Le mois d’août est désormais traditionnellement synonyme de repos pour le petit monde de la Formule 1. Mais derrière la fermeture des usines, les équipes et les pilotes s’agitent toujours autant.

(c) Toro Rosso

(c) Toro Rosso

Il n’est de vacance que le mot en Formule 1. Le microcosme du sport automobile ne s’arrête jamais vraiment. Même si les pilotes sont en vacances et s’affichent de manières plus ou moins grandiloquentes (Felipe Massa au J.O. de Rio, Lewis Hamilton tout en finesses dans les mers jamaïcaines…), l’activité reste intense dans les coulisses.

L’été est d’ailleurs une période propice aux transferts et aux négociations de contrats. Si Nico Rosberg a réussi à sécuriser le sien chez Mercedes pour une période devant lui permettre de jouer encore la victoire pendant un petit moment et de partir en congés la tête légère, certaines écuries et certains pilotes restent dans le flou.

L’axe principal des transferts cette année se situe entre Renault et Williams. Ces deux équipes, qui présentent assurément un potentiel des plus intéressants pour les pilotes, tiennent à elles deux le marché des transferts de la « silly season » qui vient de démarrer.

L’équipe française est en pleine reconstruction et il est vrai que les performances qu’elle démontre depuis le début de l’année ne sont pas la meilleure vitrine pour attirer les plus grands pilotes du plateau. Mais avec une refonte en profondeur du règlement technique pour 2017 et sa volonté déjà affichée de se concentrer sur la saison prochaine, Renault attise la convoitise de nombreux pilotes. Il semble donc peu probable que l’écurie au losange conserve le même duo de pilotes l’an prochain. Kevin Magnussen pourrait avoir une chance d’être encore en jaune en 2017, au contraire de Jolyon Palmer qui tarde à convaincre. Un pilote de renom serait attendu et les noms les plus insistants qui circulent à l’heure actuelle sont ceux de Sergio Pérez et Felipe Massa. Mais il faudra également garder un œil sur les performances d’Esteban Ocon qui, bien que lié à Mercedes, pourrait trouver refuge chez Renault, une équipe qu’il connait bien…

Chez Williams justement, si Valtteri Bottas semble contraint d’honorer son contrat qui contient une clause de prolongation d’une année supplémentaire, Felipe Massa pourrait bien aller voir ailleurs. Renault et Force India constituant des pistes crédibles pour le Brésilien.

Le cas échéant, l’équipe Britannique aimerait bien récupérer un Jenson Button un peu las d’attendre un sursaut de McLaren qui n’est pas sûr d’intervenir en 2017. Le champion du monde 2009 pourrait donc relever un dernier défi dans l’écurie de ses débuts ou bien mettre un terme définitif à sa carrière, comme sa réflexion le porte depuis quelques mois déjà. Au pire des cas, et dans sa volonté d’enrôler un pilote Britannique, Williams pourrait confier les clés de sa seconde monoplace à un Alex Lynn discret mais sérieux. Epaulé par l’expérimenté Bottas, le duo pourrait représenter un bonne surprise en 2017.

Mais en attendant d’éventuelles confirmations de parts et d’autres, la Formule 1 est bien en vacances prolongées jusqu’à la fin août, où elle retrouvera la compétition en Belgique et une partie des réponses aux questionnements de l’été, à commencer par un premier regard sur les performances d’Ocon pour ce qui constituera sa véritable première dans la discipline.

Axel Brémond





GP de Hongrie 2006 : La première pour Button

20 07 2016

Alors que la Formule 1 va débarquer en Hongrie ce week-end, l’histoire de ce Grand Prix réputé ennuyeux a été marquée par de belles pages de la discipline. Comme en 2006, où Jenson Button a remporté la première victoire de sa carrière.

(c) F1

(c) F1

Il aura fallu 113 Grands Prix à Jenson Button pour enfin concrétiser tous les espoirs que le peuple britannique plaçait en lui. 113 Grands Prix de frustrations, de doutes et d’occasions manquées pour un des pilotes les plus doués de sa génération.

Il y a 10 ans, Jenson Button n’étais pas encore le champion du monde et le pilote expérimenté d’aujourd’hui. Son début de saison 2006 n’est pas au niveau de ses attentes ni de celles placées en Honda, qui vient de racheter l’écurie BAR dont le Britannique est le fer de lance depuis trois saisons.

Les Nippons s’engluent quelques peu dans les relations humaines et techniques compliquées de la Formule 1 et ont du mal à profiter de la lancée des dernières saisons prometteuses de BAR pour obtenir de bons résultats. Dans ce marasme, Button n’est pas très à son aise et se fait même dominer par son expérimenté équipier, Rubens Barrichello, fraichement débarqué de la multi-championne Ferrari.

C’est donc dans un contexte compliqué que le pilote Britannique débarque à Budapest pour le Grand Prix de Hongrie. Las, une panne moteur le forcera à changer son propulseur et à le faire partir de la seconde moitié de la grille de départ, à la 14ème place, le dimanche.

Malgré tout, les conditions météorologiques s’annoncent elles aussi compliquées puisque la pluie est attendue pour la course. De plus, les deux ténors de la saison, Michael Schumacher et Fernando Alonso, ont accumulé les erreurs et les pénalités lors des qualifications, les faisant partir en fond de grille.

La course s’élance donc sur une piste détrempée et les premiers tours sont dominés par un Kimi Raikkonen s’élançant de la pole position et prenant une avance consistante au volant de sa McLaren-Mercedes. Derrière c’est la débandade. Les deux Ferrari de Schumacher et Massa se battent aux dernières places après, respectivement, une touchette et un tête à queue. Et devant, ça n’est guère mieux puisque Raikkonen est obligé d’abandonner après avoir heurtés la Toro Rosso de Vitantonio Liuzzi à qui, pourtant, il prenait un tour.

Grâce au jeu des ravitaillements, Jenson Button, qui n’a effectué aucune erreur sur une piste piégeuse, se trouve donc en tête à la mi-course. Une position qu’il ne quittera plus jusqu’à l’arrivée et qui lui permettra de devancer Pedro de la Rosa (McLaren), qui montera là sur son premier podium, et la BMW-Sauber de Nick Heidfled, pour former un trio improbable pour le final de de Grand Prix de Hongrie.

Jenson Button connaitra encore des jours difficiles chez Honda, puis verra l’éclosion du nouveau chouchou des Britanniques en la personne de Lewis Hamilton, qui remportera le titre mondial en 2008. Mais en 2009, cela sera son tour d’être couronné du titre suprême et de rejoindre McLaren, pour y écrire encore de belles pages de son histoires personnelle. Dix ans après sa première victoire, Button est toujours présent en Formule 1 et va aborder ce week-end son 285ème Grands Prix.

Axel Brémond





Jusqu’au bout de l’ennui dans les rues de Bakou

26 06 2016

Le Grand Prix d’Europe à Bakou n’a pas vraiment été une réussite du point de vue du spectacle. Un tracé sans aucune surprise, ni difficulté majeure et des pilotes très sages n’ont pas animé un week-end pauvre en événements.

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L’Azerbaïdjan a accueilli sa première course de Formule 1 le week-end dernier sur une piste tracée dans la cité médiévale de Bakou. Mais si le cadre et l’environnement ont offert un décor somptueux pour la discipline, le spectacle n’a pas vraiment été au rendez-vous durant la course.

Constitué de longues lignes droites et de nombreux virages à 90°, le circuit n’a pas réellement répondu aux attentes des organisateurs qui s’attendaient à avoir une course spectaculaire, notamment dans le passage du circuit qui emprunte la vieille ville et qui se rétrécie pour ne laisser la place qu’à une seule monoplace pour se faufiler entre les murs.

Au lieu de ça, et au contraire de la course de GP2 qui a connu de nombreux accidents, le Grand Prix a été une procession ennuyeuse de Formule 1, battant des records de vitesse de pointe et se doublant principalement dans la ligne droite de départ grâce au DRS et au phénomène d’aspiration.

La seule lutte en piste qui avait un peu d’enjeux a été rapidement tronquée par une pénalité idiote infligée à Kimi Raikkonen désigné coupable d’avoir coupé la ligne blanche d’entrée des stands, tout comme de nombreux autres pilotes durant la course qui n’ont, quant à eux, pas été inquiétés.

Finalement, la piste tant vantée de Bakou n’est pas sans rappeler celle tant critiquée de Valence, qui a servi de cadre au Grand Prix d’Europe durant quatre saisons et qui n’a pas non plus apportée satisfaction au petit monde de la Formule 1.

Est-ce que l’Azerbaïdjan aura cependant plus de chance de voir son nom perdurer un peu longtemps dans la discipline ? Sans aucune tradition dans le sport automobile, sa présence au calendrier le rend déjà anachronique, et avec un tracé qui ne fait pas l’unanimité, peu d’atouts sont donc de son côté. Mais on sait très bien que Bernie Ecclestone et la FIA voient souvent des avantages extra-sportif à fréquenter des pays qui n’ont pas vraiment tradition à accueillir la Formule 1…qui n’en est pas à une incohérence près…

Axel Brémond





Honda, McLaren et Toro Rosso : futur ménage à trois ?

12 05 2016

Honda pourrait bien équiper une seconde écurie à compter de la saison prochaine. Toro Rosso serait la favorite du motoriste nippon. Dans cette affaire, McLaren, pourtant réfractaire à l’idée, pourrait bien y trouver son avantage.

(c) McLaren

(c) McLaren

Honda, motoriste historique en Formule 1, n’en est pas moins en difficulté depuis son retour dans la discipline l’an passé. Ses unités de puissance, peu performantes et rencontrant de gros problèmes de fiabilité en 2015, semblent s’être quelque peu améliorées cette saison.

Les résultats acquis par Fernando Alonso et Jenson Button lors du récent Grand Prix de Russie ne doivent cependant pas cacher le long chemin qu’il reste à parcourir au motoriste nippon pour atteindre les sommets qu’il avait côtoyés durant ses heures de gloires dans les années 80. A Sotchi, les circonstances de course ont propulsé le pilote espagnol à une inespérée 6ème place qu’il a été en moyen de défendre face à des pilotes autrement mieux équipés que lui.

Dans sa stratégie de développement, Honda semble vouloir passer à une étape supplémentaire. Le motoriste songe à fournir ses moteurs à une nouvelle équipe et négocie actuellement avec Toro Rosso pour les saisons à venir.

On sait que McLaren et Ron Dennis avait fait signer un contrat d’exclusivité à Honda de manière à être les seuls à bénéficier de la technologie et de l’approche décalée de Honda pour son retour en Formule 1. Mais force est de constater que si des progrès sont bel et bien présents, la rapidité de développement n’est pas vraiment celle attendue par l’écurie britannique.

McLaren aurait donc tout à gagner de laisser filer Honda vers d’autres horizons pour augmenter son expérience, faire des études comparatives et donc améliorer plus rapidement sa compétitivité. Toro Rosso est en ce sens le candidat idéal car proche de Red Bull, récent multi-championne du monde, et qui a déjà prouvé par le passé pouvoir concurrencer les grosses équipes mais sans la menace que l’équipe de Faenza ne devienne un rival trop gênant à l’avenir.

 

Honda pourrait donc suivre le modèle Renault qui a finalement décidé de conserver Red Bull dans son escarcelle tout en changeant de nom pour laver l’affront essuyé par la marque française suite aux critiques des dirigeant de l’équipe autrichienne. Elle conserve ainsi une référence importante sur la grille et continue de se développer de son côté pour faire de son écurie-mère une future candidate aux victoires. Honda pourrait bien suivre le même chemin dans les années à venir.

 

Axel B.





Les débutants de l’année

30 03 2016

Peu nombreux en cette saison 2016, les nouveaux arrivants en Formule 1 ont pourtant connu fortunes diverses durant la première manche de l’année. Petit tour d’horizon de leurs débuts dans la discipline reine du sport automobile.

 

(c) Renault

(c) Renault

Le débutant le plus en vue, et celui qui avait sûrement les meilleures armes en main pour réaliser l’exploit de marquer quelques points lors de sa première apparition en Formule 1, était sans conteste Jolyon Palmer.

Le fils de l’ancien pilote Tyrrell, d’ailleurs présent dans le paddock, abordait donc ses débuts dans la discipline tout vêtu du jaune Renault, lui aussi de retour en Formule 1. Les attentes étaient donc grandes avant le départ de ce premier Grand Prix.

Mais l’ambition de Renault et de ses deux pilotes, Palmer et Kevin Magnussen, n’était pas aussi haute que ce que l’on pourrait penser. Le drapeau à damier était l’objectif annoncé et les points un bonus, si d’aventure le Grand Prix d’Australie confirmait sa réputation de course atypique.

Echoué à la porte des points, à une frustrante 11ème place, Palmer n’en aura pas moins fait le boulot. Dominateur de Magnussen en qualifications, le Britannique a su éviter toutes les embûches en course, au contraire de son coéquipier danois victime d’une crevaison au premier tour, pour atteindre l’objectif fixé par Frédéric Vasseur et son équipe.

Les deux autres débutants de l’année prenaient eux leurs marques dans la même équipe : Manor. Pascal Wehrlein et Rio Haryanto n’avaient pas le meilleur des volants pour briller, mais il leur fallait surtout avaler des kilomètres et de l’expérience pour essayer de se construire une réputation.

Celle de l’Indonésien était déjà mise à mal lors de la troisième séance d’essais libres et son accrochage, à la sortie de son box, avec la Haas de Romain Grojsean qui se trouvait déjà dans la pitlane. La faute, plutôt imputable à son équipe, n’empêchât cependant pas le jeune pilote de 23 ans de se qualifier d’un souffle devant son équipier allemand. La pénalité consécutive à son accrochage matinal le condamnera cependant à partir bon dernier le dimanche.

La course, justement, s’arrêtera plutôt rapidement pour Haryanto, victime d’un problème technique sur sa monoplace.

Enfin libre de briller, Wehrlein finira quant à lui le Grand Prix, à la dernière place, mais dans le même tour que la Sauber de Felipe Nasr et la McLaren de Jenson Button. Un peu décevant, certes, pour une équipe qui se voulait surprenante cet hiver après avoir chaussé un moteur Mercedes dans son dos, mais tout de même honorable.

Une équipe à elle aussi débuté son histoire en Formule 1 avec le succès que l’on connait. Haas F1 Team est entré dans la discipline par la grande porte et grâce à Romain Grosjean, a marqué ses premiers points à sa première apparition. Un exploit qui n’était plus arrivé pour une équipe construite de toute pièce depuis les débuts de Toyota en 2002.

Axel Brémond





Essais hivernaux : Véritables faux indicateurs

2 03 2016

La semaine dernière, la saison 2016 a bel et bien commencé sur le circuit de Barcelone avec les premiers essais hivernaux. Mais quel crédit peut-ont réellement donner aux temps au tour affichés par les équipes et leurs pilotes ?

 

(c) McLaren

(c) McLaren

Alors que la Formule 1 a entamé sa tournée hivernale sur le circuit de Barcelone en Espagne, les observateurs du monde entier ont eu les yeux rivés sur les feuilles de temps afin d’obtenir une première hiérarchie des forces en présence.

Mais bien entendu, comme chaque année, ces journées de tests ne sont que très peu révélatrices des véritables performances des protagonistes qui prendront part au premier Grand Prix de la saison en Australie le 20 mars prochain.

En analysant de plus près les temps au tour réalisés sur ces quatre premières journées, on se rend bien compte que ceux-ci ne révèlent pas grand-chose.

Certes, le meilleur temps de Sebastien Vettel sur sa Ferrari, combiné au troisième chrono de son équipier Kimi Raikkonen, démontrent que la SF16-H est bien née et semble redoutablement rapide. Avec un nombre de tour parcourus plus que correct et l’absence de problème majeur de fiabilité, Ferrari réunit tous les atouts pour réussir sa saison.

Mais bien sûr, les plus de 600 tours bouclés par les deux pilotes Mercedes ont grandement étonné la concurrence et les rouges en particulier. Lewis Hamilton et Nico Rosberg n’ont pas chassé le chronomètre, c’est une évidence au regard de leur temps au tour qui les repoussent hors du Top 5 final. Mais engloutir autant de kilomètres et donc d’expérience avant même le début de la saison a de quoi inquiéter leurs rivaux les plus sûrs. Que va-t-il en être lorsque les flèches d’argent vont enfin se concentrer sur la vitesse pure ?

Au milieu de tout cela, les Force India ont également fait forte impression avec le deuxième temps de Nico Hulkenberg, le cinquième de Pérez et l’étonnante septième place du jeune Celis, qui faisait là ses grands débuts. Mais une fois la saison réellement lancée, même si les monoplaces indiennes feront belle figure, il serait très étonnant de les retrouver à ce niveau de la grille. D’autant plus que des équipes comme Mercedes donc, ou Williams ont largement caché leur jeu. A en croire les deux pilotes de Grove, Valtteri Bottas et Felipe Massa, la FW38 s’est améliorée dans tous les secteurs et a comblé une partie de ses faiblesses de l’an passé. Elle qui pouvait jouer le podium à la régulière en certaines circonstances s’attend donc à viser la victoire cette année.

Plus loin dans la hiérarchie, la nouvelle équipe Haas effectue son apprentissage plutôt rapidement et à mis sur roue une monoplace réactive et rapide, s’inspirant parfaitement bien des meilleures idées de la concurrence. Sauber, avec des moyens limités n’a pas encore mis sur route son nouveau millésime tandis que Red Bull et Toro Rosso sont apparues besogneuses et plutôt fières des progrès accomplis durant l’hiver. Il faudra sûrement se méfier du taureau rouge qui n’a pas encore quitté l’arène !

Plus inquiétant, la situation de Renault qui s’attend à un exercice 2016 difficile pour son retour à la compétition en tant que constructeur. Avec deux pilotes inexpérimentés et une monoplace basée sur la déficiente Lotus de l’an passé, la firme au losange s’attend à passer quelques Grands Prix douloureux.

Et que dire enfin des McLaren, très loin de leur standing, qui ont une nouvelle fois défrayé la chronique plus pour leur pannes et leur réorganisation interne chez Honda que pour leur performance en piste ? Les hommes de Woking restent optimises, à l’image de leurs deux pilotes champion du monde, mais la situation ne semble avoir guère changée. Une seule équipe aura effectué moins de tour que McLaren, il s’agit de Manor, motorisée depuis peu par Mercedes et qui semble, enfin, avoir quelque chose à dire avec l’étonnant Pascal Wehrlein.

Les jours de tests suivants, toujours à Barcelone, nous en apprendront peut être un peu plus sur la hiérarchie qui se dessine pour la saison 2016. Mais le véritable juge de paix sera le premier Grand Prix de l’année, à Melbourne, à la fin du mois.

Axel B.





Des présentations de plus en plus sobres

24 02 2016

La première journée d’essais hivernaux à Barcelone a été le cadre de nombreuses révélations de nouvelles monoplaces des écuries. Bien loin des fastueuses présentations du siècle dernier.

(Rai)

(c) Rai

La saison 2016 est belle et bien lancée depuis le début de la semaine avec les premières journées d’essais hivernaux. A cette occasion, de nombreuses équipes ont choisi de présenter leur nouvelles monoplaces à la sortie des garages.

D’autres, un peu plus prévoyantes, avaient prévu, quelques jours auparavant, de faire les présentation en ligne. Soit de manière directe avec la publication de quelques photos sur leur site internet ou sur leur page Facebook, comme Williams, soit en direct vidéo, comme Ferrari, de manière un peu plus solennelle mais toujours très sobre.

Des présentations qui, en tout cas, étaient bien éloignées des standards du siècle dernier ou chaque équipe rivalisait d’ingéniosité et de fêtes somptueuses pour impressionner la concurrence.

On se souvient par exemples des lancements de monoplace de l’équipe Benetton qui, durant l’ère Flavio Briatore, n’hésitait pas à convoquer la presse et le petit monde de la Formule 1 en plein cœur de l’Italie, à Venise, au pied d’un amphithéâtre romain, pour dévoiler une monoplace incapable de jouer le podium durant la saison.

Du côté des équipes les plus « funs », Jordan avait une réputation élevée et pouvait se permettre de rejoindre les quatre coins du monde pour lever le voile sur ses monoplaces tandis que McLaren n’hésitait pas, en son temps, à faire venir des pop-stars comme les Spice Girls pour présenter son nouveau millésime.

Aujourd’hui, même Red Bull, qui a pourtant rejoint la F1 avec la réputation d’être l’équipe la plus « hype » du moment, s’est bien mise dans le rang après ses quatre titres mondiaux d’affilé. La mode n’est plus aux strass et au paillettes mais à la sobriété et à l’économie.

Doit-on pour autant le regretter ? Le lancement en grande pompe de la première Force India de l’histoire en aux portes de Bombay mettait une fois de plus en abîme l’insolent gaspillage que peut représenter la Formule 1 dans un pays où les disparités sont des plus flagrantes. Le débat peut être éternel et la discipline n’en sort jamais grandit, mais l’heure est à la sobriété et à la volonté de réduire les couts. Finalement, la véritable compétition se passe sur la piste, le reste est accessoire.

Axel B.








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