Lewis Hamilton à la recherche de la 44ème merveille

14 04 2016

Lewis Hamitlon subit de nombreux revers et contre-temps dans la quête de sa 44ème victoire. Symbole important pour le Britannique, ce succès se refuse à lui depuis plusieurs mois…

 

(c) Licence Creative Commons / Richard Paquet

(c) Licence Creative Commons / Richard Paquet

Le symbole est fort pour Lewis Hamilton : atteindre le chiffre de 44 pour son nombre de victoires en Formule 1, qui coïnciderait avec son chiffre fétiche, qu’il s’est même fait tatouer sur le cou.

Cela fait maintenant cinq Grands Prix, et plus de six mois, que le triple champion du monde court après ce fait personnellement historique. Cinq courses, que son frère ennemi, Nico Rosberg, l’empêche de célébrer cet instant symbolique qui pourrait paraître désuet à n’importe qui d’autre que lui.

Mais la force des symboles est importante en Formule 1. Michael Schumacher, derrière sa carapace de vainqueur intouchable, autant sportivement qu’émotionnellement, était lui aussi sensible à cet aspect  pourtant purement statistique. Lors de sa 41ème victoire, au Grand Prix d’Italie en 2000, le Baron Rouge avait fondu en larme lors de la conférence de presse au moment où un journaliste soulignait qu’il était devenu l’égal d’Ayrton Senna au nombre de victoires dans la discipline.

Le pilote allemand ne s’est que très peu livré sur la saison 1994 et sur la mort de son modèle mais néanmoins rival Ayrton Senna. En choisissant d’éluder la question, il mettait surtout de côté toutes les émotions ressenties au moment du décès du Brésilien. L’égaler au nombre de victoires, vêtu de la combinaison rouge, à Monza dans le temple de Ferrari, avait fait resurgir des sentiments longtemps enfouis. L’importance de cette 41ème victoire était donc grande pour Schumacher.

Tout comme la 44ème victoire est importante pour Lewis Hamilton. Ce chiffre est le fétiche du Britannique et les facéties de l’histoire ne font que repousser encore un peu le moment fatidique de cette obtention. Ce succès n’apportera pas grand chose au pilote, si ce n’est sûrement sa première victoire de la saison, qui le rassurera un peu. Mais pour l’homme, ce symbole fera sûrement vaciller le solide triple champion du monde.

On connait le caractère émotif d’Hamilton, il l’a déjà prouvé à maintes reprises notamment lors de sa relation tumultueuse avec Nicole Scherzinger. L’émotion risque donc d’être palpable lors qu’il arrivera à inscrire le 44ème succès à son palmarès. Dès le prochain Grand Prix en Chine ?

Axel Brémond





Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

6 04 2016

Censé améliorer le spectacle, le nouveau système de qualifications mis en place depuis le Grand Prix d’Australie cette année l’a plutôt appauvri. En deux courses, la majorité des acteurs de la discipline est montée au créneau pour réclamer des changements. Les instances dirigeantes resteront-elles sourdes à cet appel ?

 

(c) Licence Creative Commons / Michael Potts

(c) Licence Creative Commons / Michael Potts

La Formule 1 est décidément un sport assez étrange, tant dans son fonctionnement que dans sa gérance. Monarchie sous l’égide de Bernie Ecclestone depuis 30 ans, la discipline a toujours, plus ou moins réussi à séduire un public de passionnés assez large.

Si les périodes de domination d’un seul homme ou d’une seule équipe, logiques et récurrentes, arrivent parfois à lasser le public, les promoteurs de la discipline, avec Ecclestone à leur tête, arrivent toujours à trouver des évolutions techniques ou règlementaires pour relancer le spectacle. On peut se souvenir à ce titre de la réglementation pneumatique modifiée en 2005 après une trop longue période de domination de Michael Schumacher et Ferrari.

Mais parfois, ces évolutions ont du mal à passer et se trouve être totalement inutiles, obsolètes voire idiotes. La dernière en date est bien évidemment le nouveau système à élimination des qualifications.

Ce changement, imposé par le règlement sans l’accord des pilotes et des écuries, a été mis en place dans le but d’améliorer le spectacle et de faire en sorte que l’activité en piste soit constante tout au long de l’heure de la séance.

Mais plutôt que ce résultat, on a constaté lors des deux premiers Grands Prix de l’année, que les pilotes s’efforcent de faire leur meilleur tour en début de chaque session et dans un souci d’économie de pneumatiques, restent ensuite à leur stand, abandonnant ainsi la piste vidée de tous ses acteurs.

Un spectacle désolant, mettant en abîme les limites de gouvernance de la Formule 1 et qui a passablement énervé le GPDA, l’association des pilotes de Grand Prix, qui est montée au créneau pour réclamer une participation de leur part dans les réflexions visant à l’avenir la discipline.

Si le système de qualifications devrait finalement être abandonné, l’intervention du GPDA pourrait cependant être très importante pour l’avenir. Les pilotes réclament, entre autre, d’être consultés sur les prochaines évolutions de la discipline et ont déjà quelques idées intéressantes pour améliorer le spectacle. Finalement, ne sont-ils pas les mieux placé pour avoir leur mot à dire ?

Axel Brémond





Melbourne 1996 : Jacques Villeneuve bouscule la Formule 1

17 03 2016

La saison 1996 de Formule 1 a vu un duel fratricide entre deux fils de champions, Damon Hill et Jacques Villeneuve. Unis par les liens de leur écurie Williams, les deux hommes se sont battus pour le titre dès la première course, en Australie, il y a tout juste 20 ans.

 

(c) DR

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Cette année, le circuit de l’Albert Park, à Melbourne, va fêter sa vingtième année de présence en Formule 1. Alors que traditionnellement, l’Australie accueillait l’ultime manche du championnat du monde à Adélaïde, la saison 1996 a marqué une petite révolution au calendrier puisque le pays de Jack Brabham et Alan Jones ouvrait le bal !

Une première qui ne fût pas de tout repos pour les acteurs et observateurs chanceux de ce spectacle.

Si dès les premiers essais, la domination des Williams, propulsées par le moteur Renault champion du monde en titre, s’est confirmée, il n’en était pas moins une surprise de voir le jeune Jacques Villeneuve, nouvel arrivé en Formule 1, tenir tête à son expérimenté équipier Damon Hill.

Le Britannique sentait que 1996 serait son année. Après avoir perdu de justesse le titre en 1994 face à un Michael Schumacher à la limite de la correction, il avait dû subir l’année suivante la domination écrasante de son rival allemand. Désormais chez Ferrari, le Baron Rouge ne présentait plus une menace crédible et ouvrait donc la voie royale à Hill pour succéder à son père, double champion du monde de la discipline reine du sport automobile en 1962 et 1968.

Mais c’était sans compter sur le jeune Jacques Villeneuve, fils du célébrissime et flamboyant Gilles Villeneuve, mort en course en 1982 et qui avait laissé Ferrari orphelin d’un probable futur champion du monde.

Fraichement auréolé d’un titre en IndyCar et d’une victoire aux prestigieuses 500 Miles d’Indianapolis, le Québécois est arrivé sans état d’âme en Formule 1 et en imposant son style cool et détendu de culture américaine. Face au rigide et stressé Damon Hill, la confrontation de style avait lieu autant sur la piste qu’en dehors.

C’est avec surprise donc que Villeneuve chipe la pole position le samedi après-midi, pour quelques centièmes, à un Hill médusé et impuissant. En deuxième ligne, la hiérarchie étonne également puisque Eddie Irvine devance lui aussi son équipier Michael Schumacher chez Ferrari. De quoi rassurer Hill ? Pas vraiment…d’autant plus que Villeneuve réalise le départ parfait, deux fois d’affilées puisque la procédure est recommencée après la spectaculaire sortie de piste de Martin Brundle sur sa Jordan, et s’envole en tête lors de la course le dimanche.

Damon Hill semble impuissant à rattraper son équipier jusqu’à ce qu’un problème technique ne vienne handicaper ce dernier. Depuis plusieurs tours, le Britannique reçoit en effet de nombreuses projections d’huile sur son casque et sur l’avant de sa monoplace. Le salut intervient alors pour celui-ci lorsque le Québécois est contraint de ralentir sa machine pour essayer d’atteindre l’arrivée et laisser ainsi passer son équipier en tête de la course.

Dépité mais néanmoins heureux de sa prestation, Villeneuve fera contre mauvaise fortune bon cœur sur le podium. Le jeune homme de 24 ans n’aura pas à rougir de sa performance puisque sur les 58 tours que comptait ce premier Grand Prix à Melbourne, il en aura mené 50 ! Il parviendra même à contester le titre à Hill jusqu’à l’ultime course de la saison au Japon, avant de rencontrer son heure de gloire la saison suivante.

Axel B.





Mercedes : De nouveau l’équipe à battre ?

10 03 2016

Après les deux semaines d’essais hivernaux sur le circuit de Barcelone, la régularité et la fiabilité des Mercedes, alliés à leur performance sur un tour, inquiètent déjà la concurrence. De quoi en faire déjà les favoris pour la saison à venir ?

(c) Mercedes

(c) Mercedes

Les années se suivent et se ressemblent en Formule 1. Les performances sont une affaire de cycles. Après la domination de Ferrari au début des années 2000, celle de Red Bull au début des années 2010, c’est au tour de Mercedes de truster les premières places depuis maintenant deux ans. Et il semblerait que la situation ne soit pas prête de changer en 2016.

En effet, après les premiers tours de roue des nouvelles monoplaces de cette année, la tendance qui émerge et à une nouvelle avance flagrante des flèches d’argent.

Lewis Hamilton et Nico Rosberg ont effectué à eux deux le plus grand nombre de tours durant les huit journées de tests sur le circuit de Barcelone. 1 294 tours très précisément soit plus de 6 000 km, sans rencontrer de réel problème de fiabilité. Et si aucun des deux pilotes n’a réalisé le meilleur temps symbolique de ces deux semaines, aucun d’entre eux n’a pris la peine de se mettre dans les conditions parfaites pour chasser le meilleur temps, avec un réservoir vide et des pneus tendres adéquats.

Voilà de quoi inquiéter leurs plus féroces rivaux et notamment Ferrari qui comptait bien passer un palier cette saison. L’année dernière était une saison de transition pour les rouges qui se sont contenté d’obtenir les trois victoires annoncées après le recrutement de Sebastian Vettel. En 2016, la Scuderia va donc devoir démontrer un peu plus d’agressivité et d’ambition et ne pourra se contenter de se retrouver régulièrement à une demi-seconde des Mercedes. L’écart doit être plus ténu et surtout, Vettel et Raikkonen doivent pouvoir contester la victoire à Hamitlon et Rosberg à la régulière et sans profiter des circonstances de course favorables.

Les hommes de Maranello ont cependant prouvé qu’ils avaient bien cet objectif en tête durant l’hiver puisque les deux pilotes se sont succédé en haut des feuilles de temps durant la huitaine de jours en Espagne. Mais il faudra sûrement fournir encore plus d’effort lorsque Mercedes aura décidé de passer à la vitesse supérieure, dès le premier Grand Prix de l’année en Australie le 20 mars prochain.

On voit mal qui d’autre que Ferrari pourrait jouer le rôle d’outsider crédible pour empêcher Mercedes d’obtenir son troisième titre de rang. Les Williams ont encore plus de retard à rattraper après une saison 2015 décevante en terme de vitesse pure et les bons temps des Force India, Red Bull ou Toro Rosso durant l’hiverne sont que feux de paille et ne se concrétiseront qu’a quelques éparses occasions.

Finalement, le seul danger que Mercedes ne pourra prévoir se trouve à l’intérieur même de l’équipe. La relation entre Lewis Hamilton et Nico Rosberg sera au centre des attentions. L’Allemand, revanchard, va essayer de gagner la guerre psychologique qui l’oppose déjà à son équiper et, celui-ci, véritable homme fort de l’équipe, devra gérer cette pression supplémentaire. Peut-être la seule chance de voir la concurrence contrecarrer les plans des hommes en gris.

Axel B.





Lewis Hamilton, la star aux trois étoiles

28 10 2015

Jack Brabham, Jackie Stewart, Niki Lauda, Nelson Piquet, Ayrton Senna, et maintenant Lewis Hamilton. En remportant son troisième titre mondial en Formule 1, le pilote britannique entre encore un peu plus dans l’histoire de la discipline.

(c) Mercedes

(c) Mercedes

Lewis Hamilton est désormais triple champion du monde de Formule 1. Il va falloir s’habituer à l’appeler ainsi tant sa maestria a été totale lors de cette saison 2015.

Le petit gars de Stevenage vit un rêve éveillé depuis ses débuts en Formule 1 chez McLaren en 2007. Déjà, cette année là, il avait frôlé le titre lors de sa première année, ne le perdant que pour un misérable petit point face à Kimi Raikkonen dans une saison mouvementée. Il aura néanmoins le luxe de se payer la tête de son équipier et plus proche rival en piste et en dehors, Fernando Alonso, le devançant pour la deuxième place au championnat au nombre de deuxièmes places.

Son titre la saison suivante ne sera alors que plus mérité. Mais là aussi, la lutte avec Felipe Massa fera rage jusqu’au dernier virage de la dernière course au Brésil. Le Brésilien de Ferrari aura gouté aux joies de la consécration l’espace de quelques secondes, après la ligne franchie en vainqueur, juste avant qu’Hamilton, dans un dernier coup de volant, n’aille dépasser une Toyota en perdition pour glaner le point qui lui offrira son premier titre. Les larmes de tristesse de Massa faisant écho aux sourires et larmes d’émotion du clan Hamilton resteront comme le symbole d’une des saisons les plus folles de la discipline.

Après cette victoire marquante, Hamilton va se retrouver un peu en retrait. Emporté par le tourbillon médiatique et par une vie personnelle un peu dissolue, le pilote McLaren, qui avait grandi à Woking, a ressenti le besoin de quitter sa famille pour s’émanciper sous d’autres cieux.

Cet dans cet état d’esprit qu’il rejoint alors le projet Mercedes en 2013, prenant la place d’un Michael Schumacher fatigué, n’arrivant plus à retrouver son lustre d’antan. Il ne faudra guère de temps à Hamilton pour retrouver les chemins de la victoire en Hongrie alors que son équipier, Nico Rosberg, s’était déjà imposé deux fois en début de saison. Mais une plus grande régularité permettra au Britannique de devancer son rival allemand au championnat et de prendre, déjà un premier ascendant psychologique.

La psychologie aura une place importante dans la saison 2014. Les Mercedes sont dominatrices et le titre se jouera obligatoirement entre Hamilton et Rosberg. En piste et en dehors, les deux hommes s’accrochent, puis se réconcilient, puis s’accroche de nouveau. Le duel fait penser aux plus belles heures de la Formule 1 des années 80 lorsqu’Alain Prost et Ayrton Senna s’affrontaient sans retenue. Le profil de ces quatre pilotes d’exception est semblable. Cette lutte germano-britannique offrira encore de belles histoire à écrire dans les livres de la discipline et, au final, tout le monde se souviendra que c’est Lewis Hamilton qui coiffera le couronne mondiale, se rappelant au bon souvenir de tout le monde et ouvrant une nouvelle ère, technique et sportive, dans Formule 1 moderne.

Cette année, beaucoup pensait que Nico Rosberg allait prendre le taureau par les cornes et imposer son intelligence de la course pour gagner, à son tour, un titre mondial. Mais peut être avait-il sous-estimé la motivation d’Hamilton qui n’a laissé que des miettes à son rival. Impérial, majestueux, autoritaire, agressif…les superlatifs ne manquent pas pour qualifier l’état d’esprit et le pilotage du Britannique qui, grâce à une saison sans erreur, est allé rejoindre son idole de toujours, Ayrton Senna, au palmarès des triples champion du monde de Formule 1.

Axel B.





Ferrari, repartir de zéro et gagner

4 09 2015

Après une saison 2014 catastrophique, Ferrari relève la tête et redevient un candidat régulier au podium et à la victoire derrière les intouchables Mercedes. Pourtant, la Scuderia a connu une profonde mutation qui semble s’avérer rapidement salvatrice.

(c) Ferrari

(c) Ferrari

Ferrari est habituée aux situations de crise. L’aura et le mythe qui entourent l’écurie italienne font que la moindre saison passée loin des podiums et des victoires peut vite devenir un calvaire.

Depuis le dernier titre Pilotes remporté en 2007 par Kimi Raikkonen, l’équipe est toujours à la recherche d’un leader capable de l’amener au sommet. Elle a cru pendant cinq saisons que cet homme serait Fernando Alonso, mais de mauvais choix stratégiques et le caractère un peu trop dominateur de l’Espagnol en ont décidé autrement.

Aujourd’hui, avec Sebastian Vettel à la barre, l’écurie au cheval cabré recherche un renouveau qu’elle semble avoir trouvé. Les mutations ont été profondes, tant du côté technique que du côté managérial. L’arrivée de Maurizio Arrivabene a, bien entendu, été la clé du nouveau départ entamé par l’équipe. L’italien a mis son charisme et sa connaissance de la Formule 1 au service des hommes qui l’entourent pour créer une ambiance conviviale et familiale qui faisait tant défaut ces dernières années.

D’ailleurs, la récente prolongation du contrat de Kimi Raikkonen pour la saison prochaine est un marqueur fort de la volonté d’Arrivabene de créer une véritable équipe avec une âme, pour pouvoir aller le plus loin possible. Avoir dans la maison le dernier champion du monde en date de l’équipe est un symbole intéressant.

De plus, là où Alonso divisait son monde et semblait être le seul véritable leader de caractère, Vettel, à la manière d’un Schumacher de l’époque, a rapidement compris que le symbole Ferrari serait toujours plus important que sa propre personne. Ses petites phrases en italien à la fin des Grands Prix montrent, parmi tant d’autres exemples, sa volonté de s’intégrer à une famille.

Il faut également saluer le travail de James Allison, leader technique de cette nouvelle ère pour Ferrari, qui malgré un déficit criant de puissance du côté du moteur, à réussi à fournir à ses pilotes une voiture bien née, équilibrée et leur permettant d’attaquer sans avoir peur de représailles. La SF15-T n’est certes pas la plus efficace des monoplaces du plateau aérodynamiquement parlant, mais elle est sans conteste neutre dans son comportement et donc facilement exploitable.

Finalement, pour être reparti de zéro sur de nombreux points, Ferrari peut tirer un bilan plus que positif de sa première moitié de saison. Bien sûr, il ne faut pas s’attendre à ce que Vettel et Raikkonen battent à la régulière les Mercedes de Lewis Hamilton et Nico Rosberg, mais en profitant sans vergogne des moindres occasions qui se sont présentées, les nouveau hommes forts de Ferrari ont réussi à redonner confiance à l’équipe entière et ce, plutôt rapidement.

Axel B.





Belgique 2009 : L’inattendu duel entre Kimi Raikkonen et Giancarlo Fisichella

14 08 2015

Le Grand Prix de Belgique sur le circuit de Spa-Francorchamps nous a toujours offert un spectacle digne des plus grandes courses de la Formule 1. L’édition 2009 n’a pas failli à cette règle avec une pole position et un podium de Giancarlo Fisichella au volant une étonnante Force India, et la résurrection inattendue d’une certain Kimi Raikkonen.

(c) Bridgestone

(c) Bridgestone

La saison 2009 de Formule 1 a été en tout point particulière. Profitant de l’aubaine d’une meilleure interprétation de la réglementation concernant les diffuseurs, quelques équipes dominent par surprise le début de saison. Parmi elles, les Williams, Toyota et Brawn GP.

Cette dernière, construite sur les cendres de l’équipe Honda qui a décidé au dernier moment de stopper son investissement en Formule 1, capitalisera suffisamment bien sur son début de saison tonitruant pour remporter les deux titres, pilotes et constructeurs, avec le Britannique Jenson Button, avant d’être rachetée par la motoriste Mercedes qui en fera son écurie éponyme, avec le succès que l’on connait aujourd’hui.

Mais en 2009, les écuries historiques telles que McLaren ou Ferrari, qui avaient pourtant été les fers de lance du championnat les années précédentes, étaient en difficultés depuis le début de la saison face à une concurrence, il faut bien l’avouer, plus maline qu’elles. Ferrari, plus particulièrement, allait vivre une saison noire avec comme point culminant dans sa détresse le grave accident de Felipe Massa lors du Grand Prix de Hongrie, qui allait le tenir éloigné de sa monoplace pour le restant de l’année.

C’est donc dans une ambiance morose que se présentait la Scuderia pour les Grands Prix suivants, à Valence et en Belgique. Luca Badoer, remplaçant au pied levé du petit brésilien, n’était clairement pas à la hauteur. Kimi Raikkonen, qui allait raccrocher momentanément son casque à la fin de la saison, ne se sentait plus vraiment concerné par la situation.

Mais la piste de Spa-Francorchamps, comme cela avait été le cas auparavant avec Michael Shumacher, était la favorite du Finlandais. Avant cette édition 2009, il y totalisait déjà trois victoires. Ce week-end d’août, comme d’habitude, le taciturne finnois ne semblait pas plus à l’aise que depuis le début de la saison. Une cinquième place aux qualifications venait conforter son état. D’autant plus qu’un étonnant Giancarlo Fisichella sur une non moins étonnante Force India avait créé la surprise en subtilisant au nez et à la barbe des favoris la pole position.

Un premier tour chaotique propulse Raikkonen à la deuxième place derrière Fisichella qui a réussi à conserver son avantage. Plusieurs cadors comme Lewis Hamilton et Jenson Button ne passent pas le premier virage des Combes et la voiture de sécurité entre alors en piste. Lorsqu’elle s’efface, la Ferrari du pilote finlandais profite de son KERS pour dépasser la Force India de l’Italien. Ce dernier, malgré une course d’attaque qui le verra se rapprocher à moins d’une seconde de son rival, n’arrivera plus à reprendre la première place et se contentera de fêter dignement le premier podium de l’histoire de son équipe. Kimi Raikkonen, quant à lui, sauve là sa saison et celle de Ferrari, et peut quitter, momentanément, la Formule 1 par la grande porte au soir du dernier Grand Prix de la saison.

Pour la petite histoire, personne ne le sait encore au soir de la manche belge, mais les deux protagonistes de cette course se retrouveront équipiers le Grand prix suivant, en Italie. En effet, après de piètres performances, Luca Badoer sera remercié par la Scuderia qui décidera d’embaucher Fisichella, sûrement aussi grâce à sa magnifique performance sur la piste de Spa-Francorchamps.

Si le Romain saisit là une opportunité qui ne se refuse pas pour tout Italien, il terminera néanmoins sa carrière en Formule 1 paré de rouge, mais sans marquer le moindre point au volant d’une F60 rétive. Mais Ferrari sait aussi se montrer généreuse puisqu’à ce jour, Fisichella fait toujours partie de la maison italienne et court avec succès en Endurance sous le blason du cheval cabré tandis que que Raikkonen a fait son retour au sein de la Scuderia en 2014.

Axel B.








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