Belgique 2009 : L’inattendu duel entre Kimi Raikkonen et Giancarlo Fisichella

14 08 2015

Le Grand Prix de Belgique sur le circuit de Spa-Francorchamps nous a toujours offert un spectacle digne des plus grandes courses de la Formule 1. L’édition 2009 n’a pas failli à cette règle avec une pole position et un podium de Giancarlo Fisichella au volant une étonnante Force India, et la résurrection inattendue d’une certain Kimi Raikkonen.

(c) Bridgestone

(c) Bridgestone

La saison 2009 de Formule 1 a été en tout point particulière. Profitant de l’aubaine d’une meilleure interprétation de la réglementation concernant les diffuseurs, quelques équipes dominent par surprise le début de saison. Parmi elles, les Williams, Toyota et Brawn GP.

Cette dernière, construite sur les cendres de l’équipe Honda qui a décidé au dernier moment de stopper son investissement en Formule 1, capitalisera suffisamment bien sur son début de saison tonitruant pour remporter les deux titres, pilotes et constructeurs, avec le Britannique Jenson Button, avant d’être rachetée par la motoriste Mercedes qui en fera son écurie éponyme, avec le succès que l’on connait aujourd’hui.

Mais en 2009, les écuries historiques telles que McLaren ou Ferrari, qui avaient pourtant été les fers de lance du championnat les années précédentes, étaient en difficultés depuis le début de la saison face à une concurrence, il faut bien l’avouer, plus maline qu’elles. Ferrari, plus particulièrement, allait vivre une saison noire avec comme point culminant dans sa détresse le grave accident de Felipe Massa lors du Grand Prix de Hongrie, qui allait le tenir éloigné de sa monoplace pour le restant de l’année.

C’est donc dans une ambiance morose que se présentait la Scuderia pour les Grands Prix suivants, à Valence et en Belgique. Luca Badoer, remplaçant au pied levé du petit brésilien, n’était clairement pas à la hauteur. Kimi Raikkonen, qui allait raccrocher momentanément son casque à la fin de la saison, ne se sentait plus vraiment concerné par la situation.

Mais la piste de Spa-Francorchamps, comme cela avait été le cas auparavant avec Michael Shumacher, était la favorite du Finlandais. Avant cette édition 2009, il y totalisait déjà trois victoires. Ce week-end d’août, comme d’habitude, le taciturne finnois ne semblait pas plus à l’aise que depuis le début de la saison. Une cinquième place aux qualifications venait conforter son état. D’autant plus qu’un étonnant Giancarlo Fisichella sur une non moins étonnante Force India avait créé la surprise en subtilisant au nez et à la barbe des favoris la pole position.

Un premier tour chaotique propulse Raikkonen à la deuxième place derrière Fisichella qui a réussi à conserver son avantage. Plusieurs cadors comme Lewis Hamilton et Jenson Button ne passent pas le premier virage des Combes et la voiture de sécurité entre alors en piste. Lorsqu’elle s’efface, la Ferrari du pilote finlandais profite de son KERS pour dépasser la Force India de l’Italien. Ce dernier, malgré une course d’attaque qui le verra se rapprocher à moins d’une seconde de son rival, n’arrivera plus à reprendre la première place et se contentera de fêter dignement le premier podium de l’histoire de son équipe. Kimi Raikkonen, quant à lui, sauve là sa saison et celle de Ferrari, et peut quitter, momentanément, la Formule 1 par la grande porte au soir du dernier Grand Prix de la saison.

Pour la petite histoire, personne ne le sait encore au soir de la manche belge, mais les deux protagonistes de cette course se retrouveront équipiers le Grand prix suivant, en Italie. En effet, après de piètres performances, Luca Badoer sera remercié par la Scuderia qui décidera d’embaucher Fisichella, sûrement aussi grâce à sa magnifique performance sur la piste de Spa-Francorchamps.

Si le Romain saisit là une opportunité qui ne se refuse pas pour tout Italien, il terminera néanmoins sa carrière en Formule 1 paré de rouge, mais sans marquer le moindre point au volant d’une F60 rétive. Mais Ferrari sait aussi se montrer généreuse puisqu’à ce jour, Fisichella fait toujours partie de la maison italienne et court avec succès en Endurance sous le blason du cheval cabré tandis que que Raikkonen a fait son retour au sein de la Scuderia en 2014.

Axel B.





1994-2015 : D’Ayrton Senna à Jules Bianchi, 21 ans de miracles

7 08 2015

Vingt et une années se sont passées entre les deux drames qui ont enlevé la vie à Ayrton Senna et Jules Bianchi. Durant cette période, la Formule 1 a fait des progrès importants en termes de sécurité. Certains pilotes ont néanmoins eu beaucoup de chance de sortir indemnes d’accidents spectaculaires.

(c) Pirelli

(c) Pirelli

La Formule 1 aurait voulu que le week-end noir vécu à Imola en 1994 soit le dernier. Pourtant, le décès de Jules Bianchi le 17 juillet 2015 des suites de son accident au Grand Prix du Japon en octobre 2014, a réveillé toutes les consciences sur la dangerosité inhérente au sport automobile.

Depuis ce triste 1er mai 1994, la discipline a pourtant déjà frôlé la catastrophe à de maintes reprises, mais sans déplorer d’issus fatales. Des miracles, pris pour autant d’avertissements qui ne pouvaient cependant influencer l’inévitable.

Quelques jours après les doubles sortis de piste meurtrière de Roland Ratzenberger et Ayrton Senna, c’est un autre Autrichien qui a frôlé la mort sur la périlleuse piste de Monaco. Karl Wendlinger perd le contrôle de sa Sauber à la sortie du tunnel et frappe violemment le mur, lui causant un grave traumatisme crânien qui le plongera de longs jours dans le coma. Il s’en sortira miraculeusement sans séquelles et continuera normalement sa carrière en sport automobile. En 2003, Jenson Button sortira au même endroit durant les essais au volant de sa BAR-Honda, mais sans aucun dommage, même s’il devra renoncer à la course pour raison de sécurité.

En 1996, lors du Grand Prix inaugural an Australie sur la toute nouvelle piste de Melbourne, le départ est mouvementé. A tel point que Martin Brundle perd le contrôle de sa Jordan à moteur Peugeot et s’envole sur la Sauber de Johnny Herber. Le vétéran fait plusieurs tonneaux mais sort lui-même de sa monoplace pour prendre le second départ.

Un an plus tard, en 1997, sur le circuit Gilles Villeneuve dans le cadre du Grand Prix du Canada, une embardée effroyable de la Ligier d’Olivier Panis mettra un terme à son magnifique début de saison et enverra le pilote français à l’hôpital avec les deux jambes fracturées. Il en sera de même pour Michael Schumacher, deux ans plus tard, après son tout droit dans la première courbe du circuit de Silverstone qui le privera d’un possible titre mondial en fin de saison et le gratifiera d’un repos forcé de plusieurs Grands Prix pour soigner sa jambe cassée.

En 2008, c’est un Heikki Kovalainen chanceux au volant de sa McLaren qui sortira indemne d’une sortie de piste violente dans les murs de pneus lors du Grand Prix d’Espagne. Le Finlandais, choqué mais sain et sauf, n’aura aucun souvenir de son accident. Il sera, en outre, le spectateur, deux ans plus tard, de l’envol de la Red Bull de Mark Webber sur l’arrière de sa Caterham sur le circuit urbain de Valence. Après un vol plané de plusieurs mètres, l’Australien échoue dans une échappatoire, indemne. Encore un miracle.

Il y a également deux accidents qui auraient pu avoir des conséquences dramatiques. Celui de Luciano Burti tout d’abord, lors du Grand Prix de Belgique 2001. Le pilote brésilien se voit couper la route par la Jaguar d’Eddie Irvine et file tout droit au volant de sa Prost, à une vitesse folle, dans les pneus qui bordent la piste. Son casque, fortement endommagé lors du choc, lui a sauvé la vie. Une commotion cérébrale et 48 heures de coma sont des moindres maux aux vues de la violence du choc.

Cet accident rappelle aussi celui de Felipe Massa lors du Grand Prix de Hongrie 2009. Le pilote brésilien reçoit un élément de suspension dans le casque de la monoplace qui le précède et perd connaissance. Il fonce à toute allure dans le mur et va s’encastrer dans les pneus. Après une opération périlleuse de la boite crânienne et une longue période de repos, Massa a repris le cours normal de sa carrière et pilote aujourd’hui une Williams avec le succès que l’on connaît.

En ce 5 octobre 2014, cette série de miracle a pris fin. Cela serait mal connaître le sport automobile de vouloir que l’accident de Jules Bianchi soit le dernier. Le danger en fait partie et tous les pilotes le savent. Ils essayent simplement de l’oublier et en reprennent conscience au moment où les drames les rattrapent.

Axel B.





Lewis Hamilton et la malédiction monégasque

30 05 2015

Une nouvelle page s’est écrite le week-end dernier dans l’histoire de la malédiction qui lie le Grand Prix de Monaco à Lewis Hamilton. Mise à part la saison 2008, le double champion du monde britannique n’a connu que des déconvenues dans les rues de la Principauté.

(c) Mercedes

(c) Mercedes

L’histoire d’amour entre le Grand Prix de Monaco et Lewis Hamilton est une histoire compliquée. Mise à part sa victoire en 2008, le pilote britannique aura récolté plus de désillusions que de résultats probants en neuf participations.

Tout avait pourtant bien commencé en 2007, pour sa première fois dans les rues de la Principauté au volant d’une Formule 1. Le tout jeune Hamilton, 22 ans, alors équipier de Fernando Alonso au sein de l’équipe McLaren-Mercedes, pouvait légitimement penser à la victoire. Mais le jeu des stratégies d’équipe avait alors gelé les positions et le Britannique reçut alors la consigne de rester bien sagement derrière son leader espagnol. Cette deuxième place au goût amer,cda        qui en aurait contenté plus d’un, n’empêcha pas Hamilton d’afficher sa frustration le dimanche soir.

En 2008, tout s’est passé comme sur des roulettes ! L’année de son titre, Hamilton remporte le prestigieux Grand Prix de Monaco et voit s’ouvrir devant lui la voie royale vers de multiples succès en Principauté, comme jadis son idole Ayrton Senna en son temps. Cette année là, Lewis domine de la tête et des épaules la course qu’il remporte avec un certain panache, dans des conditions climatiques changeantes et après une touchette avec un rail.

C’est en 2009 que les choses commencent à se gâter à Monaco pour Hamilton. Auréolé de son premier titre mondial acquis la saison passée, le Britannique entame son week-end de la pire des manières en touchant le rail lors des qualifications. Cette mésaventure, qui le verra contraint de changer de boite de vitesse et de s’élancer du fond de grille après une pénalité, l’empêchera de bien figurer le dimanche où il terminera à une anonyme 12ème place.

Les trois saisons suivantes, entre 2010 et 2012, en pleine domination de Sebastian Vettel et Red Bull, Hamilton a du mal à bien figurer au volant de sa McLaren. Des erreurs stratégiques ou des fautes de pilotage ne lui permettrons ni de s’élancer de la première ligne de la grille de départ, ni de monter sur le moindre podium, collectionnant les places d’honneur. Pour un pilote de la trempe d’Hamilton, n’avoir aucune pole position et qu’une seule victoire à Monaco est un manquement à son palmarès.

En décidant de changer d’air et de rejoindre Mercedes en 2013, Hamilton pensait pouvoir enfin dompter ce circuit qui lui cause tant de tracas. Mais là encore, il va tomber sur un écueil qu’il n’aurait su imaginer, et il porte le nom de Nico Rosberg. Dès cette nouvelle saison, c’est un mauvais choix stratégique suite à la sortie de la voiture de sécurité qui éjecte le Britannique du podium qui regardera son frère ennemie triompher pour la première fois à Monaco.

En 2014, Rosberg se joue d’Hamilton en qualification lui subtilisant la pole position après une manœuvre controversée de sa part. Alors en pleine amélioration de son temps, dans les derniers instants de la séance, le natif de Lewis voit ses efforts anéantis par un drapeau jaune provoqué par une sortie de piste étrange de Nico. Le lendemain, ce dernier convertit sa pole en victoire et la hache de guerre entre les deux hommes est déterrée jusqu’à la fin de la saison.

Comble de malchance, cette année, alors qu’il avait outrageusement dominé tous le week-end, Hamilton perd la première place et se retrouve rétrogradé à la troisième position au bout de 70 tours d’une course sans erreur, à cause d’une bêtise de son équipe, qui le rappelle aux stands sous régime de voiture de sécurité, alors qu’il n’a pas assez d’écart avec son poursuivant, Rosberg, pour assurer sa première place.

Dépité et dégouté, le Britannique fera bonne figure sur le podium avant de rentrer directement chez lui pour tenter de digérer cette nouvelle défaite. Nul doute qu’à un moment ou à un autre, Hamilton pourra prendre sa revanche contre le sort qui s’acharne contre lui à Monaco. Mais pour se consoler, il pourra penser que même le grand Jim Clark n’a jamais réussi à remporter la course monégasque. Lui, au moins, y sera parvenu une fois…

Axel B.





Nico Rosberg, le Petit Prince de Monaco

20 05 2015

Vainqueur des deux dernières épreuves du Grand Prix de Monaco, Nico Rosberg peut réussir la passe de trois dès ce week-end, et rejoindre les pilotes mythiques qui ont remporté plus d’une paire de fois cette course renommée.

Licence Creative Commons

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Il connait toutes les rues, la hauteur des trottoirs qui bordent la piste, les moindres bosses du macadam qui recouvrent ce tracé mythique. Son père y a gagné en 1983, alors qu’il n’était pas encore né, au volant d’une Williams, écurie avec laquelle il fera également ses débuts sur ce circuit en 2006. Il empruntait la montée de Sainte-Dévote pour aller tous les matins à l’école : Nico Rosberg est un enfant de Monaco et il est peut rentrer dans l’Histoire du Grand Prix de la Principauté dès ce week-end.

Ils ne sont que six pilotes à avoir remporté plus de deux fois le terrible Grand Prix de Monaco. Ces six lauréats sont tous des champions de renom : Ayrton Senna, bien sûr, vainqueur à six reprises et recordman intouchable, Graham Hill et Michael Schumacher, qui talonnent le Brésilien avec cinq succès, Alain Prost et ses quatre victoires et enfin Jackie Stewart et Stirling Moss du haut de leurs trois couronnes.

Mis à part ce dernier, tous les autres ont remporté au moins trois championnats du monde des pilotes : c’est dire la difficulté d’enchainer les succès sur la piste monégasque. D’ailleurs, ils ne sont que trois à avoir réussi à enchaîner trois victoires consécutives : Graham Hill, Alain Prost et Ayrton Senna, soit pas moins de 9 titres de champions cumulés ! Autant dire que si Nico Rosberg réussit ce week-end à remporter sa troisième victoire d’affilée après ses succès de 2013 et 2014, il rentrera directement au Panthéon des vainqueurs à Monaco, au même titre que ses glorieux ainés.

Mais la route est encore longue avant d’y arriver. Il faudra déjà passer les embûches des qualifications afin de s’élancer le plus haut possible sur la grille de départ, idéalement en pole position car, selon les statistiques récentes, le poleman s’est imposé neuf fois lors des dix dernières éditions. En vingt ans, seul Olivier Panis en 1996 sur sa Ligier a réussi à s’imposer en ne partant que de la 14ème place. Dans les autres cas, le lauréat a toujours été un pilote partant des trois premières places de la grille.

Cependant, les statistiques sont faites pour être contestées, et il n’y a pas de meilleur lieu à cela que les rues de la Principauté, piégeuses au possible et génératrices de nombreuses désillusions chez beaucoup de pilotes. De quoi donner des idées à certains d’entre eux qui comptent particulièrement sur cette course atypique pour sauver un début de saison raté.

Nico Rosberg aura donc fort à faire avant de rentrer dans l’Histoire. Il devra se méfier de l’esprit revanchard d’un Lewis Hamilton toujours frustré par sa mésaventure de l’an passé, d’un Sebastian Vettel avide d’un nouveau succès de prestige en rouge Ferrari et pourquoi pas d’un Kimi Raikkonen vainqueur à Monaco il y a tout juste dix ans. La réponse sera connue dimanche soir.

Axel B.





Happy birthday mon cher Watson !

6 05 2015

Cette semaine, John Watson a fêté ses 69 ans. L’occasion rêvée de revenir sur le parcours de cet Irlandais né à Belfast, pilote robuste qui avait fait des remontées spectaculaires en course sa marque de fabrique.

(c) McLaren

(c) McLaren

Peu s’en souvienne encore aujourd’hui, mais John Watson a été un prétendant au titre de champion du monde de Formule 1 jusqu’à la dernière course de l’étrange saison 1982. Si Keke Rosberg a été couronné cette année là avec une seule victoire, Watson en avait lui remporté deux et pouvait légitiment prétendre à remporter également le titre au volant de sa McLaren. Mais une malchance tenace empêchera cependant le Britannique de réaliser son rêve et cet échec marquera plus ou moins le glas de sa carrière en Formule 1.

Avant cela, Watson à eu un parcours plutôt classique avant d’accéder à la discipline reine du sport automobile et se fera remarquer, en F2, en 1973 par l’équipe Brabham qui le fera débuter en Formule 1 dans des écuries privées qui ne lui permettrons cependant guère de briller.

Après quelques balbutiements, le barbu Watson trouve refuge au sein de l’équipe Penske avec laquelle, contre toute attente, il va remporter son premier Grand Prix en Autriche en 1976. Facétieux, le pilote avait parié en début de saison avec son patron, Roger Penske, qu’il se raserait la barbe s’il arrivait à faire triompher sa monoplace. Depuis ce jour, Watson est devenu un pilote respecté…et imberbe.

Cette victoire va lui ouvrir les portes de la prestigieuse écurie McLaren à compter de 1979 au sein de laquelle il restera durant six saisons, jusqu’à la fin de sa carrière en 1985. Une fois de plus, ses débuts seront laborieux et il faudra attendre 1981 pour qu’il renoue avec la victoire lors du Grand Prix de Grande Bretagne sur le circuit de Silverstone. Mais des ennuis mécaniques à répétition l’empêche de bien figurer au championnat et son inconstance lui fera donner le surnom de « John what’s wrong » (John, « qu’est ce qu’il ne va pas ? ») par ses mécaniciens. Il faut dire qu’en 1980, Watson est confronté au débutant Alain Prost, qui impressionne déjà par son analyse technique et sa vitesse pure au sein de l’équipe Britannique.

Après une saison 1982 lors de laquelle il joue le titre suprême, mais qui est noircie par des accidents mortels et des querelles entres les instances dirigeantes de la Formule 1 et les équipes engagé, Watson entame de la plus belle des manières la saison suivante en remportant la deuxième course de la saison sur le difficile circuit de Long Beach aux États-Unis. Il réalise ce jour là la plus phénoménale des remontées jamais vu en Formule 1, remportant le Grand Prix après s’être élancé de la 22ème place sur la grille de départ. La suite de la saison sera plus chaotique et il ne participera même pas aux dernières courses, piégé par la fin de son contrat et remplacé par l’Allemand Stefan Bellof.

Il se tournera alors vers le championnat de voiture de sport en 1984 avant d’essayer de faire son retour chez McLaren l’année suivante en remplacement de Niki Lauda, souffrant et démotivé. Il assistera ce jour là, lors du Grand Prix d’Europe, au sacre de son équipier, Alain Prost, qui remporte son premier titre de champion du monde.

John Watson connaitra un relatif succès en Endurance, remportant par deux fois les 1 000 kilomètres de Fuji en 1984 et 1987 et les 1 000 kilomètres de Monza également en 1987. Irlandais de souche, Eddie Jordan le choisira en 1991 pour inaugurer son équipe de Formule 1 en lui faisant faire les premiers tours de roues de la 191 qui verra débuter, quelques mois plus tard, un certain Michael Schumacher.

Axel B.





Bernie Ecclestone fait rayonner la F1 sur le toile

22 04 2015

Après avoir cadenassé le partage d’images et de vidéos concernant la Formule 1 sur internet, Bernie Ecclestone semble faire un pas en avant vers le modernisme en autorisant la création de comptes Youtube et Instagram pour partager du contenu, plus ou moins exclusif.

Licence Creative Commons / Morio

Licence Creative Commons / Morio

La Formule 1 n’intéresse pas le jeune public, c’est bien ce que Bernie Ecclstone a déclaré il y a quelques mois. Le grand argentier de la discipline n’en est pas à un paradoxe près puisque qu’il vient d’autoriser la marque F1 à apparaitre officiellement sur Youtube et Instagram depuis quelques semaines.

Voilà une manière bien ludique de s’attirer l’intérêt du jeune public, pourtant sois disant peu intéressé. Bref, que peut bien cacher cette soudaine envie d’exposer la discipline, si bien protégée, aux yeux de tous ? En pleine polémique sur le désamour du public envers le Formule 1 Bernie a donc lâché du lest et a mis de côté son attitude vieux jeu et réfractaire aux choses qu’il pourrait avoir du mal à contrôler.

Toujours est-il que désormais, les fans de Formule 1 ont dans leurs mains de nouveaux outils pour vivre leur passion. Si le compte Instagram parait quelque peu limité, avec pour le moment un simple partage de photos à tendances historiques ou d’actualité, le compte Youtube pourrait être bien plus intéressant.

A ce jour, une trentaine de vidéos nourrit la page officielle. L’essentiel de celles-ci sont constituées de reportages, d’interviews ou de documentaires, très courts, sur les Grands Prix de la saison 2015. Mais de temps en temps, quelques vidéos historiques apparaissent ça et là et laissent entrevoir une ouverture sur les archives faramineuses et longuement cachées de la discipline.

La vidéo d’une ancienne victoire de Michael Schumacher en rouge, une autre de la première victoire d’Ayrton Senna au Portugal en 1986 ou une encore du triple champion du monde brésilien donnant une leçon de pilotage sous la pluie anglaise en 1993. Autre initiative intéressante, avant chaque Grand Prix, un sondage est organisé pour connaitre la plus belle course du pays accueillant la discipline dont un résumé vidéo, présenté par le journaliste Peter Windsor, est mis en ligne.

Avec un site officiel, une compte Instagram et une autre Youtube, la Formule 1 est en train d’envahir la toile. Reste à savoir de quelle manière seront exploités tous ces outils qui pourrait bien séduire un nouveau public pour la Formule 1…au grand dam, peut être, de Bernie Ecclestone.

Les liens :
http://www.youtube.com/user/Formula1
http://instagram.com/f1

Axel B.





Mercedes sur les traces de sa renaissance

9 04 2015

Auréolé du double titre pilote et constructeur, Mercedes va revenir en Chine sur les terres de sa renaissance dans l’époque moderne de la Formule 1. En effet, c’est sur le circuit de Shanghai, il y a maintenant trois ans, que Nico Rosberg s’imposa au volant d’une flèche d’argent. Une première pour l’équipe depuis 1955.

Licence Creative Commons / Morio

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Que de chemin parcouru par Mercedes entre avril 2012 et avril 2015. A l’époque, l’équipe allemande n’en était qu’à sa deuxième année de présence en tant qu’équipe à part entière dans l’ère moderne de la Formule 1. Avec Michael Schumacher et Nico Rosberg au volant des flèches d’argent, l’écurie voulait faire souffler un vent germanique sur la discipline.

Les deux premières années de son retour, Mercedes n’a pourtant pas eu la vie facile. Construite sur les cendres de la victorieuse écurie Brawn, éphémère mais marquante historiquement, la firme à l’étoile a eu bien du mal à faire perdurer cette période de succès intense. En passant par une restructuration salvatrice avec l’ingénieur Ross Brawn comme lien, les dirigeants de Mercedes ont su faire confiance aux bonnes personnes comme Toto Wolff et Niki Lauda pour faire de leur équipe la bête de victoires que l’on connait aujourd’hui.

Les deux Autrichiens, pourtant viscéralement différents, ont conjugué leurs talents disparates pour faire briller l’étoile au sommet de la Formule 1. Les talents d’organisation de Wolff alliés à la science de la course de Lauda, auront contre toute attente fait des miracles pour en arriver à cette première victoire acquises avec maitrise par Nico Rosberg, alors illustration parfaite du renouveau de l’équipe.

Aux côtés d’un Michael Schumacher vieillissant et en manque de veine, Rosberg aura pris la direction de l’équipe à la seule force de ses résultats. Une confiance légitime pour un homme capable de battre à la régulière un septuple champion du monde, pré ou post-retraité. Ce 15 avril 2012 marquera donc son jour de gloire et le début d’une longue période de succès.

Depuis, Rosberg aura remporté sept autres victoires. Un bilan plus que flatteur, mais cela ne sera malheureusement pas suffisant pour lui face aux treize autres succès empochés par Lewis Hamilton, son nouvel équipier depuis 2013. Un an plus tard, le Britannique deviendra le premier champion du monde Mercedes depuis Juan-Manuel Fangio en 1955 au nez et à la barbe de Rosberg. Mais, dans l’histoire, l’Allemand restera à jamais lié à la renaissance de l’équipe allemande, marquant par une victoire pleine de panache en Chine, le début de l’ère de succès qu’est en train de vivre l’écurie.

Axel B.








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