Mercedes sur les traces de sa renaissance

9 04 2015

Auréolé du double titre pilote et constructeur, Mercedes va revenir en Chine sur les terres de sa renaissance dans l’époque moderne de la Formule 1. En effet, c’est sur le circuit de Shanghai, il y a maintenant trois ans, que Nico Rosberg s’imposa au volant d’une flèche d’argent. Une première pour l’équipe depuis 1955.

Licence Creative Commons / Morio

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Que de chemin parcouru par Mercedes entre avril 2012 et avril 2015. A l’époque, l’équipe allemande n’en était qu’à sa deuxième année de présence en tant qu’équipe à part entière dans l’ère moderne de la Formule 1. Avec Michael Schumacher et Nico Rosberg au volant des flèches d’argent, l’écurie voulait faire souffler un vent germanique sur la discipline.

Les deux premières années de son retour, Mercedes n’a pourtant pas eu la vie facile. Construite sur les cendres de la victorieuse écurie Brawn, éphémère mais marquante historiquement, la firme à l’étoile a eu bien du mal à faire perdurer cette période de succès intense. En passant par une restructuration salvatrice avec l’ingénieur Ross Brawn comme lien, les dirigeants de Mercedes ont su faire confiance aux bonnes personnes comme Toto Wolff et Niki Lauda pour faire de leur équipe la bête de victoires que l’on connait aujourd’hui.

Les deux Autrichiens, pourtant viscéralement différents, ont conjugué leurs talents disparates pour faire briller l’étoile au sommet de la Formule 1. Les talents d’organisation de Wolff alliés à la science de la course de Lauda, auront contre toute attente fait des miracles pour en arriver à cette première victoire acquises avec maitrise par Nico Rosberg, alors illustration parfaite du renouveau de l’équipe.

Aux côtés d’un Michael Schumacher vieillissant et en manque de veine, Rosberg aura pris la direction de l’équipe à la seule force de ses résultats. Une confiance légitime pour un homme capable de battre à la régulière un septuple champion du monde, pré ou post-retraité. Ce 15 avril 2012 marquera donc son jour de gloire et le début d’une longue période de succès.

Depuis, Rosberg aura remporté sept autres victoires. Un bilan plus que flatteur, mais cela ne sera malheureusement pas suffisant pour lui face aux treize autres succès empochés par Lewis Hamilton, son nouvel équipier depuis 2013. Un an plus tard, le Britannique deviendra le premier champion du monde Mercedes depuis Juan-Manuel Fangio en 1955 au nez et à la barbe de Rosberg. Mais, dans l’histoire, l’Allemand restera à jamais lié à la renaissance de l’équipe allemande, marquant par une victoire pleine de panache en Chine, le début de l’ère de succès qu’est en train de vivre l’écurie.

Axel B.





L’importance du choix de carrière en Formule 1

5 04 2015

Pour être victorieux en Formule 1, il faut avoir la bonne combinaison entre plusieurs éléments clés. L’importance des choix de carrière est donc cruciale pour se forger un palmarès. Certains pilotes sont plus habiles que d’autres à l’heure de prendre ce genre de décision.

(c) Ferrari

(c) Ferrari

Le talent ne fait pas tout, en Formule 1 encore plus que partout ailleurs. L’homme et la machine doivent être en parfaite symbiose et la combinaison idéale est parfois très dure à trouver pour les pilotes. Certains font un choix longuement réfléchi et parient sur l’avenir d’une équipe, d’autres vont au grès des opportunités en espérant que le succès viennent à eux. Il n’y a pas de recette miracle car l’inconnu est toujours présent.

Dans l’histoire récente de la Formule 1, trois hommes stigmatisent bien l’importance de ces choix de carrière. Il s’agit de Fernando Alonso, Lewis Hamilton et Sebastian Vettel. Tous trois multiples champions du monde, ils ont pourtant eu une approche radicalement différente dans la gestion de leur carrière.

Pour l’Espagnol, la Formule 1 est une lutte permanente. Il a acquis la réputation d’un pilote très rapide, peut-être même le plus rapide, mais aussi celle d’un tyran. Au sein de toutes les écuries dans lesquelles il est passé, il aura focalisé l’attention sur lui seul, sans hésiter à mettre son équipe sous pression jusqu’à asphyxie. Son caractère latin et passionné l’a souvent forcé à aller voir si l’herbe était plus verte ailleurs avant de finalement revenir sur ses choix, sans pour autant sembler embarrassé par la situation.

Outre son récent retour chez McLaren après une saison ratée sur le plan humain, Alonso a déjà eu deux périodes distinctes chez Renault, équipe avec laquelle il a remporté ses deux seuls titres de champion du monde. Son arrivée chez Ferrari en 2010 aurait dû marquer un semblant de stabilité, mais c’était sans compter sur le manque flagrant de réussite, puis de résultats, qui le forceront finalement à faire machine arrière une nouvelle fois pour retourner à Woking, sans aucun état d’âme.

Au final, à force de tergiversations, l’Espagnol n’aura acquis que deux titres de champion du monde, au début de sa carrière, courant depuis lors derrière le succès qu’on voudrait pourtant volontiers lui offrir. Pas sûr cependant que son choix de retrouver McLaren et le nouveau moteur Honda puisse le lui apporter.

Lewis Hamilton quant à lui est un garçon plutôt réfléchi, qui a appris à murir au fur et à mesure des saisons. Chouchouté par McLaren qui lui passera tous ses caprices et s’efforcera d’oublier ses erreurs de jeunesse et ses errances médiatico-amoureuses, le Britannique aura le désir de s’émanciper en quittant sa maison pour aller remplacer un vieillissant Michael Schumacher sur le retour au sein d’une équipe Mercedes en mal de succès pour faire briller son étoile.

D’aucun poussaient de hauts cris en mettant en relief le soi-disant mauvais choix stratégique d’Hamilton, quittant une équipe en plein succès pour en rejoindre un autre plus erratique. Mais il n’aura pas fallu plus d’une saison à Lewis pour remporter sa première victoire et ensuite dominer la discipline comme il avait toujours rêvé de la faire. Flairant le bon coup, Hamilton a su parier sur l’avenir en faisant le choix de l’intelligence sur celui de la facilité. Aujourd’hui, cela semble évident, mais en 2013, personne n’aurait pu parier qu’au contraire de Mercedes, McLaren limerait les fonds de grille.

D’un point de vue global, Sebastian Vettel a un peu fait le même choix qu’Hamilton en prenant un risque calculé. Mais son choix, guidé par son ennui chez Red Bull et sa passion pour Ferrari, n’est pas sans rappeler son illustre ainé auquel on ne cesse de le comparer, à savoir Michael Schumacher. Il est vrai que le mimétisme entre les deux Allemands semble volontaire tant le parcours des deux hommes se ressemble.

En rejoignant une équipe Ferrari moribonde, Sebastian Vettel n’avait cependant pas la garantie du succès, surtout aussi rapidement que celui qu’il vient de vivre. En empochant une victoire au bout de sa deuxième course avec la Scuderia, l’Allemand a prouvé qu’il possédait deux qualités essentielles à un grand champion : l’intelligence de choix et la chance.

L’histoire de la Formule 1 regorge d’exemples prouvant qu’à l’heure des choix, il est parfois difficile de faire le bon. Si l’inconnu reste présent et que la chance joue également un rôle, il faut avoir le flair suffisant et une analyse pragmatique pour se rendre compte de quoi pourrait être fait l’avenir.

Axel B.





L’Europe de la Formule 1 en danger

28 03 2015

Le continent européen, berceau de la Formule 1, est de moins en moins représenté dans les nouvelles destinations visitées par la discipline. De plus en plus, des courses historiques disparaissent du calendrier sans réussir à revenir, sinon au prix d’un investissement financier colossal.

(c) HRT

(c) HRT

Depuis quelques années et les velléités de Bernie Ecclestone d’exporter la Formule 1 vers des cieux plus argentés, la discipline en viendrait presque à mépriser le continent européen, pourtant son véritable berceau. Et si l’on pouvait penser que les courses considérées comme historiques, voire mythiques, pourraient être épargnées, ce n’est pas vraiment le cas…

Depuis 2008, la France n’est plus représentée en tant que nation organisatrice de Grand Prix. Le pays est pourtant historiquement un grand pourvoyeur de talents à tous les niveaux. Des pilotes parmi les plus victorieux comme Alain Prost, René Arnoux, Jacques Laffite ou encore François Cevers, qui ont fait rêver des générations entières, mais également des ingénieurs, motoristes ou équipes qui ont marqué et continuent de marquer durablement la Formule 1 ; on peut bien sûr penser à Gérard Ducarouge, Matra, Ligier ou encore Renault. Mais malgré une renaissance des pilotes français ces dernières années avec Romain Grosjean en chef de file et quelques jeunes comme Esteban Occon ou Pierre Gasly qui attendent leur tour, il ne manque encore qu’une course sur le sol français pour parachever cette exposition.

Si la Belgique et son mythique tracé de Spa-Francorchamps sont régulièrement en difficultés, il en est de même pour l’Angleterre et Silverstone ou l’Italie et son irremplaçable Autodromo de Monza. Aujourd’hui, c’est même l’Allemagne qui fait les frais de la folie économique de la discipline. Personne ne voulant assumer un spectacle déficitaire, les fans d’outre-Rhin se verront privés de leur course pourtant inscrite au calendrier depuis 1960 !

Pourtant, à l’image de la France, l’Allemagne est une grande animatrice de la Formule 1 de ces dernières années. Depuis les multiples succès de Michael Schumacher au milieu des années 90, l’Allemagne est une nation dominatrice dans la discipline. De nombreux pilotes sont arrivés à la suite du Baron Rouge comme Nick Heidfeld, Timo Glock, Nico Rosberg, Nico Hulkenberg et bien entendu l’inévitable Sebastian Vettel. Parmi les constructeurs, BMW s’est frottée également au succès avant d’être imitée avec plus de réussite par Mercedes qui a remporté le Graal en 2014. il parait donc inconcevable que l’Allemagne ne reçoive pas plus d’aide et de considération de la discipline à laquelle elle apporte pourtant beaucoup.

Certes, l’Autriche a retrouvé une place dans le calendrier l’année dernière. Mais elle le doit surtout au soutien du très richissime Dietrich Mateschitz, influent patron de Red Bull. Qu’arrivera-t-il si le magnat autrichien décide un jour que la Formule 1 ne l’amuse plus ? Ces dernières années, la Turquie, l’Inde ou la Corée du Sud ont toute accueillie plusieurs Grands Prix avant de finalement disparaitre. Le problème ne semble donc pas se limiter à L’Europe, mais ces pays n’ont pas le passé du Vieux Continent dont la présence se doit d’être préservée en Formule 1 pour que la discipline ait encore une crédibilité historique.

Axel B.





Adrian Sutil, le virtuose incompris

25 01 2015

En 2015, Adrian Sutil ne sera vraisemblablement pas sur les grilles de départ des Grands Prix de Formule 1, une première depuis 2012 et son fâcheux incident judiciaire. Aura-t-il encore une nouvelle chance de retour dans les années à venir ?

(c) Licence Creative Commons / Mark McArdle

(c) Licence Creative Commons / Mark McArdle

Adrian Sutil est un pilote atypique, et pourtant, son profil d’espoir déchu est monnaie courante en Formule 1. Surfant sur la vague des pilotes allemands qui a déferlé sur la discipline après les multiples sacres de Michael Schumacher, Sutil est arrivé en Formule 1 avec un statut de futur grand, à l’instar de Nico Rosberg, un an plus tôt, ou de Nico Hulkenberg la même année que lui.

Mais si les deux derniers ont eu la chance de débarquer au sein d’une équipe Williams leur permettant de démontrer leur talent, Sutil a dû se contenter d’arriver par la petite porte, dans le baquet d’une Spyker, ex-Midland, ex-Jordan et future Force India. Autant dire que, avant de tomber dans les mains du magnat indien Vijay Mallya, l’équipe était loin d’être un modèle de stabilité et donc de performance.

Malgré tout, Sutil se permet quelques coups d’éclats comme à Monaco, qui deviendra son circuit fétiche, où il réalise au nez et à la barbe des cadors le meilleurs temps de la séance d’essais du samedi matin, sous une pluie abondante. C’est encore la pluie qui lui permettra de marquer son premier point la même année, au Japon, sur le circuit du Mont Fuji, et d’inscrire ainsi le nom de Spyker sur les tablettes de la Formule 1.

Conservé par Force India en 2008, l’Allemand y connaîtra un peu de stabilité puisqu’il passera quatre saisons complètes au sein de l’équipe. Malgré un nouveau coup d’éclat à Monaco où il tiendra pendant un moment la quatrième place avant de se faire percuter par la Ferrari de Kimi Raikkonen, juste derrière lui, Sutil se fait dominer par le vétéran italien Giancarlo Fisichella, habitué aux monoplaces rétives dont il arrive à tirer la quintessence.

L’année suivante, l’Italien monopolisera encore le devant de la scène chez Force India en réalisant la première (et seule à ce jour) pole position de l’écurie en Belgique sur le circuit de Spa-Francorchamps. En finissant deuxième de la course, Fisichella sera le premier pilote à faire grimper l’équipe indienne sur le podium et ce résultat inattendu éclipsera le probant résultat de Sutil lors du Grand Prix suivant, en Italie, où l’Allemand, s’élançant deuxième sur la grille, parviendra à décrocher la quatrième place en course.

Mais les saisons 2010 et 2011 n’arriveront pas à confirmer le talent entrevu chez le natif de Starnberg. Au cours de cette dernière, il sera même impliqué dans une altercation avec Eric Lux, alors propriétaire de l’équipe Lotus, dans une boite de nuit, alors qu’il était accompagné de son ami Lewis Hamilton. Si cette mésaventure ne l’empêchera pas de finir la saison dans un relatif anonymat, elle aura des répercussions autrement plus importantes sur sa vie privée et sur la suite de sa carrière.

En effet, reconnu coupable de coups et blessures, Sutil écopera d’une condamnation de 200 000€ d’amende et de dix-huit mois de prison avec sursis. Profondément marqué par cet épisode, l’Allemand perdra coup à coup sa place au sein de Force India et son amitié avec Hamilton dont il lui a reproché le fait de ne pas l’avoir réellement défendu et mis hors de cause.

Après une année blanche, Sutil fait son retour chez Force India en 2013, contre toute attente, en barrant la probable titularisation de Jules Bianchi au sein de l’équipe indienne. Si le premier Grand Prix, en Australie, sera le cadre de sa renaissance avec ses premiers tours de roues en tête d’une course de Formule 1, le reste de la saison sera plutôt décevant, ce qui poussera Mallya a ne pas le conserver pour l’année suivante, lui préférant un prometteur Nico Hulkenberg qui a finit la saison en flèche avec une écurie Sauber moribonde.

L’écurie suisse sera d’ailleurs le point de chute de Sutil en 2014, qui pensait avoir flairé le bon coup en rejoignant une équipe motorisée par Ferrari. Malheureusement, cette année, c’est avec un bloc hybride Mercedes qu’il fallait être. Las du manque de moyens financiers et techniques de Sauber, l’Allemand traînera sa misère tout le long de la saison sans réussir une seule fois à accrocher un point. Loin du rôle de leader que l’équipe voulait lui confier, le pilote se verra remplacer en 2015 alors qu’un contrat semblait le lier avec l’écurie pour plusieurs mois encore.

Le nom de Sutil circule encore pour faire démarrer le nouveau projet de Gene Haas qui va faire son entrée dans la discipline en 2016. L’équipe américaine se verrait bien confier le développement de sa première monoplace à un pilote d’expérience et l’Allemand pourrait être cet homme. Une nouvelle chance, peut être, de pouvoir enfin prouver son talent maintes fois annoncé mais encore trop peu constaté. Sinon, il ne lui restera plus qu’à jouer les virtuoses derrière un piano, sa première passion, héritée de ses parents, musiciens professionnels.

Axel B.





Ma liberté d’expression !

17 01 2015

Difficile de retourner devant sa page blanche ou son écran d’ordinateur cette semaine pour parler de futilités sportives. Alors pourquoi ne pas profiter de la liberté qu’il nous est donnée de s’exprimer et de débattre sans contraintes, à notre niveau, autour du sport ?

(c) Axel Brémond

(c) Axel Brémond

Ma liberté d’expression, c’est de pouvoir dire que Sebastian Vettel est un immense champion ou un pilote largement surestimé ;

Ma liberté d’expression, c’est de pouvoir dire que Lewis Hamilton mérite son titre ou qu’il l’a volé à Nico Rosberg ;

Ma liberté d’expression, c’est de pouvoir dire que la Formule 1 est un sport équilibré financièrement ou follement dépensier ;

Ma liberté d’expression, c’est de pouvoir dire que Bernie Ecclestone est un mauvais garçon ou un véritable saint ;

Ma liberté d’expression, c’est de pouvoir dire que Fernando Alonso a réussi son passage chez Ferrari ou qu’il a fait couler la Scuderia ;

Ma liberté d’expression, c’est de pouvoir dire que Mercedes a eu raison de dépenser des millions d’euros ou que c’était une pure folie par les temps qui courent ;

Ma liberté d’expression, c’est de pouvoir dire que le sport automobile est désuet ou qu’il est utile au rêve ;

Ma liberté d’expression, c’est de pouvoir dire que Juan Manuel Fangio est un plus grand pilote que Michael Schumacher, ou l’inverse ;

Ma liberté d’expression, c’est de pouvoir dire que la Formule 1 n’est plus un sport ou qu’elle représente les plus belles valeurs de la compétition ;

Ma liberté d’expression, c’est de pouvoir dire ce que je pense et d’en débattre avec vous ;

On ne sera pas tous d’accord, certes, mais pour paraphraser un auteur si intelligemment cité ces derniers jours, je me battrai pour que vous puissiez me le dire…

Axel B.





Une saison riche en émotions contrastées

31 12 2014

L’année 2014 a été fertile en émotions: de la joie, de la tristesse, de la colère, de l’excitation, de l’incompréhension…tous ces éléments ont fait entrer cette saison dans l’histoire de la Formule 1.

Licence Creative Commons / Jake Archibald

Licence Creative Commons / Jake Archibald

2014 n’avait pas encore commencé que déjà la Formule 1 était plongée dans la plus grande des tristesses. Fin décembre 2013, on apprenait avec stupéfaction le gravissime accident dont avait été victime Michael Schumacher sur une piste de ski française. Les questions les plus dures et l’insoutenable attente auront rythmé cette année 2014 avec, parfois, l’espoir renaissant de retrouver comme avant le plus grand champion de la discipline. Combattant hors pair, l’homme a réussi à repousser la mort pour retrouver les siens auprès desquels, aujourd’hui, il essaye de se rapprocher le plus possible de la normalité.

Le premier Grand Prix en Australie, début mars, allait lancer la saison avec le spectre du champion allemand dans tous les esprits. Ironie malheureuse du sort, c’est son ancienne équipe, Mercedes, qui sonne le glas des espoirs de titre de toutes ses rivales, en dominant outrageusement le début d’année.

Les aficionados de la Formule 1 allaient donc devoir se contenter d’un duel entre deux hommes, Lewis Hamilton et Nico Rosberg, au volant de leur flèche d’argent. Mais les deux pilotes, laissant libre court à leur imagination et à leur générosité, allaient, dès Bahreïn, nous offrir une lutte historique, bien aidé par l’intelligence de leurs patrons qui avaient décidé de laisser libre court aux velléités de leurs poulains.

Toute l’année, le duel sera passionnant à suivre, tant sur le plan psychologique que sur le plan sportif. Les Grands Prix de Monaco, Belgique, Japon ou Russie, marqueront des étapes importantes dans leur lutte jusqu’au titre final remporté par un Lewis Hamilton, quasi mystique, qui n’aura jamais été si près de la comparaison avec Ayrton Senna.

Mais il était dit que cette année serait noire. Lors d’un Grand Prix du Japon pluvieux, la Formule 1 allait subitement se voir jeter au visage sa dangerosité peut-être parfois un peu oubliée. Le terrifiant accident de Jules Bianchi en fin de course, laisse un jeune homme de 25 ans et sa famille dans l’attente la plus douloureuse. Mettre un nom sur son traumatisme n’aidera pas vraiment à comprendre comment le sort a pu s’abattre si douloureusement sur lui. Son combat est tout autre désormais et la Formule 1 a perdu de sa légèreté depuis ce mois d’octobre 2014.

Des grands noms de la Formule 1 nous ont également quitté cette année comme Jack Brabham, ingénieur pilote fantastique et victorieux du championnat à trois reprises, et l’infatigable Andrea de Cesaris qui, tel le pilote rapide qu’il était, aura quitté les siens sur une route de son Italie natale au guidon de sa moto.

Mais 2014 a aussi connu ses moments de joie et d’allégresse avec l’exploit des deux points marqués par Marussia à Monaco avec Jules Bianchi, les trois victoires du souriant Daniel Ricciardo qui aura sauvé à lui seul la saison de Red Bull, sans oublier le retour au premier plan de Williams et Felipe Massa que d’aucuns présentent déjà comme des candidats au titre en 2015.

Cette année se clôt donc sur beaucoup d’espoirs. L’espoir d’avoir des nouvelles rassurantes de Michael Schumacher et Jules Bianchi très rapidement, et l’espoir de voir une saison 2015 encore plus spectaculaire que la précédente.

Axel B.





La liste de Noël de Ferrari

24 12 2014

En cette période d’achats intenses et de cadeaux de Noël, Ferrari est en train de faire son petit marché dans le monde de la Formule 1, en essayant de se restructurer pour rejoindre les sommets de la discipline, si difficiles à atteindre ces dernières années pour les rouges. Imaginons ce que pourrait être le liste de Noël de Maurizio Arrivabene…

(c) Ferrari

(c) Ferrari

Si Maurizio Arrivabene, tout fraichement promu directeur sportif de la grande Scuderia Ferrari, pouvait faire une liste de Noël afin de redonner tout le lustre d’antan à son équipe, voilà ce qu’on pourrait sûrement y trouver :

– Un pilote de premier plan, multi-champion du monde et de préférence Allemand, afin de se rappeler tous les bons souvenirs de l’époque Schumacher (vœu déjà exaucé et offert par son prédécesseur, Marco Mattiacci)

– Un moteur plus puissant et plus fiable, pouvant concurrencer les Mercedes (vœu sûrement pieux pour 2015 mais peut-être envisageable en 2016…)

– Une armada de nouveaux pilotes de tests et de réserve, mais surtout pas d’Espagnol ! (Arrivabene s’est servi lui-même dans la liste des laissés pour compte en 2015 en engageant Esteban Gutierrez et Jean-Eric Vergne, abandonnés respectivement par Sauber et Toro Rosso)

– Une nouvelle monoplace millésimée 2015 de belle facture avec un design faisant pâlir ses rivales sur la piste (ce qui signifie la fin des nez en canard et autre museaux allongés, ce qui, selon les premières fuites, est en bonne voie)

– Sans être trop gourmand, quelques podiums durant l’année et peut-être une victoire opportuniste en fin de saison pour poser les bases du grand retour de Ferrari en 2016 (pas impossible et puisque c’est Noël, pourquoi ne pas croire en cette belle histoire ?)

– Et enfin, un repas avec Michael Schumacher et Jules Bianchi, qui font partie de la famille Ferrari et qui nous ont terriblement manqués une grande partie de l’année…

Attendons maintenant de voir comment la saison 2015 de Formule 1 va évoluer avant de se prononcer sur un possible retour aux avant-postes de la Scuderia Ferrari. La restructuration en marche va être lourde à digérer et la patience sera le maître-mot de la saison. La redoutable association de McLaren et Honda avec l’impressionnant duo de pilotes composé de Fernando Alonso et Jenson Button, les intouchables Mercedes de Lewis Hamilton et du revanchard Nico Rosberg et la folie douce des Red Bull aux mains des deux jeunes ogres Daniel Ricciardo et Daniil Kvyat, seront tous là pour truster les sommets des classements.

Axel B.








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