L’histoire de la F1 se contemple à Silverstone

20 06 2013

Le circuit de Silverstone est un des tracés mythiques du championnat du monde de Formule 1. En étant le premier théâtre d’un Grand Prix dans la discipline, mais aussi en ayant été le lieu de bien des courses marquantes, ce circuit au nord de Londres, dans la Northamptonshire a acquis ses lettres de noblesses.

Licence Creative Commons / Ben Sutherland

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La Formule 1 va bientôt poser ses bagages en Angleterre, sur le circuit de Silverstone pour le prochain Grand Prix de la saison. Une course à domicile pour un grand nombre d’équipes qui ont installé leurs usines et leurs bureaux aux alentours du tracé. Autant dire donc, que beaucoup d’entres elles voudront remporter une victoire très importante à leurs yeux et à ceux de leur sponsors.

Du côté des pilotes, le contingent britannique est également pléthorique plus que pas moins de quatre représentants de l’Union Jack seront présents sur la grille. Jenson Button et Lewis Hamilton pourront espérer jouer la victoire tandis que Paul di Resta et dans une moindre mesure Max Chilton, tenteront de remporter des places d’honneur.

Mais Silverstone, c’est aussi l’histoire de la Formule 1 avec un grand « H ». Théâtre du premier Grand Prix de la discipline en 1950, remporté par Nino Farina, futur champion du monde cette année là, le tracé britannique a également marqué définitivement la Formule 1 de son empreinte.

En 1951, c’est ici que Ferrari remporte sa première course avec le regretté José Froilan Gonzales. Le pilote argentin, malheureusement décédé en fin de semaine dernière, à quelques jours du Grand Prix, ne pourra pas fêter les 62 ans de la première victoire d’une monoplace rouge de la Scuderia.

Il n’aura pas fallu attendre longtemps non plus pour qu’un Britannique s’impose à Silverstone. Si Stirling Moss avait déjà remporté en 1955 son Grand Prix national sur le circuit d’Aintree, c’est à son compatriote Peter Collins, encore une fois sur Ferrari, que reviendront les honneurs de s’imposer à Silverstone en 1958. En effet, le tracé du Northamptonshire n’accueille le grand Prix de Grande Bretagne de façon permanente que depuis 1987. Avant cela, une certaine alternance s’était instaurée avec les circuits d’Aintree et de Brands Hatch.

D’autres représentants de sa glorieuse Majesté seront consacré sur ce circuit comme Jim Clark, Jackie Stewart, James Hunt, John Watson, Nigel Mansell, Damon Hill, Johnny Herbert, David Coulthard ou encore Lewis Hamilton.

Silverstone a aussi été le décor des premières victoires de plusieurs pilotes. Outre Nino Farina, qui ne pouvait faire autrement que d’ouvrir le palmarès, José Froilan Gonzales a également ouvert son compteur de victoire sur le tracé tout comme l’Américain Peter Revson en 1973 et Johnny Hebert en 1995. Ce dernier avait, entre autres circonstances, bénéficié de l’accrochage entre la Benetton de Michael Schumacher, son équipier, et la Williams de Damon Hill, pour remporter un succès inattendu.

Autre image marquante, cet envahissement de la piste par le public lors de la victoire de Nigel Mansell en 1992. L’année de son titre, le Britannique moustachu avait fait chavirer ses compatriotes en remportant sa course à domicile.

Plus récemment, la piste de Silverstone a réservé ses victoires a des pilotes opiniâtres, agressifs et talentueux comme Fernando Alonso, Sebastian Vettel, Lewis Hamilton Mark Webber ou Kimi Raikkonen, qui ont tous cinq monopolisé la première place de la course depuis 2006. Le circuit est souvent réservé à une élite car sur les quarante six éditions qui y ont eu lieux, trente trois fois un champion du monde (ou futur champion du monde) s’y est imposé.

Le circuit a souvent été décrié pour ses infrastructures vieillissantes, mais les pilotes l’ont toujours considéré comme une étape important dans le calendrier. Des noms de virages comme Maggots, Becketts, Chapel ou Stowe résonnent aux oreilles des passionnés comme autant de bijoux indétrônable. Depuis 2010, la piste a subi de sérieuses rénovations, tant dans son tracé que dans sa capacité et sa qualité d’accueil, ce qui en fait désormais un des plus modernes dans le genre.

Cette année, la piste devrait nous offrir une belle lutte entre les Ferrari et les Red Bull, avec Fernando Alonso et Sebastian Vettel en point d’orgue. Mais il faudra aussi surveiller Mark Webber sur l’autre Red Bull car l’Australien est en effet le seul pilote non champion du monde à s’être imposé sur place lors des huit dernières années. Enfin, il faudra également garder un œil sur Romain Grosjean et sa Lotus, car Silverstone réussi généralement bien aux Français. Preuve en est, Alain Prost détient le record du nombre de victoire sur cette piste avec cinq succès.

 

Axel B.





L’Ecossais solitaire

9 02 2013

Lors de la présentation de la nouvelle Force India, seul un pilote était présent. L’Ecossais Paul di Resta se trouvait bien seul pour afficher les ambitions de l’équipe. Une situation inconfortable pour cette dernière et son pilote.

Licence Creative Commons / Machael Elleray

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Depuis plusieurs années, Force India nous a habitués à une confirmation tardive de son duo de pilotes. Mais jamais l’attente n’aura été aussi longue. Vraisemblablement, il faudra encore patienter jusqu’aux essais de Barcelone pour connaître l’identité de celui qui accompagnera Paul di Resta pour la saison à venir.

Il semblerait donc que le départ de Nico Hulkenberg vers Sauber-Ferrari ait chamboulé l’écurie plus que ce qu’elle veut bien le laisser entendre. Le pilote allemand, qui a fini la saison 2012 comme une fusée, en jouant la victoire lors de l’ultime Grand Prix au Brésil, laisse un vide difficile à combler au sein de l’écurie de Vijay Mallya.

Bien sûr, pour occuper ce baquet, plusieurs noms sont avancés et nourrissent les rumeurs. Les deux plus fiables, et qui ont été confirmé par l’entourage de l’équipe, sont Jules Bianchi et Adrian Sutil.

Le pilote français, couvé par la grande famille Ferrari a plusieurs atouts en sa possession. Premièrement, il connaît bien l’équipe puisqu’il en est le pilote essayeur depuis maintenant deux ans. Durant cette période, il a eu largement le temps de nouer des liens de travail et d’affection avec les divers membres de l’écurie, de manière à se sentir pleinement à son aise. De plus, il a eu l’opportunité de suivre de près la conception de la nouvelle monoplace qui n’aura pas de secret pour lui.

D’un point de vue plus politique, ses liens étroits avec Ferrari pourraient être un avantage de taille. En effet, dans l’optique des changements radicaux dans la réglementation moteur pour la saison 2014, l’écurie Force India ne serait pas contre un rapprochement technique avec la Scuderia, qui pourrait lui fournir des moteurs de qualité. Certes, actuellement, la collaboration entre l’écurie indienne et son actuel motoriste, Mercedes, semble donner entière satisfaction aux deux parties. Mais apparemment, Vijay Mallya ne serait pas contre profiter de la grande expérience des hommes de Maranello pour se lancer avec les meilleurs atouts dans cette nouvelle ère de la discipline.

D’un autre côté, Adrian Sutil fait le forcing pour retrouver sa place en Formule 1 abandonnée à la fin de l’année 2011 pour une sombre histoire judiciaire. Le pilote allemand, alors pensionnaire chez Force India, avait été inquiété dans une affaire d’agression le mettant directement en cause. A la vue de cet épisode peu reluisant qui aurait pu lui valoir des interdictions de séjour dans certains pays (et ainsi l’empêcher de courir certains Grands Prix), Mallya avait préféré l’écarter au profit d’Hulkenberg.

Aujourd’hui, cette histoire semble appartenir au passé, et Sutil et Force India se font les yeux doux. Il est vrai que le talent de l’Allemand est reconnu depuis plusieurs années, et même s’il tarde à convaincre, faute de moyens, une deuxième chance serait méritée. De plus, lui aussi connaît très bien l’environnement de l’équipe et il faudrait peu de temps pour qu’il retrouve ses marques. Seule ombre au tableau, son absence forcée loin des circuits pourrait lui être préjudiciable. N’est pas Kimi Raikkonen qui veut…

Chaque jour, un nouveau nom s’ajoute à la liste des prétendants, rendant celle-ci aussi épaisse que le portefeuille d’Ecclestone . Bruno Senna et Kamui Kobayashi ont récemment été cité, et nul doute que dans les heures à venir, des pilotes comme Heikki Kovalainen et même Vitaly Petrov (même si son agent dément déjà tout contacts), victime de la signature de Van der Garde chez Caterham,  feront eux aussi partie de cette liste.

En attendant, Paul di Resta reste le seul représentant de l’écurie sur les premiers essais hivernaux. Une position embarrassante pour le pilote, qui n’a aucun point de repère pour jauger ses performances, et pour l’équipe, qui a pour ambition de jouer le podium à la régulière. Un début d’année bien solitaire pour l’écossais et plutôt étrange pour l’équipe…

Axel B.





L’écurie surprise en 2013 sera…

9 01 2013

Chaque année, une écurie arrive à créer la surprise en étant là où on ne l’attend pas. Qu’elle se batte pour la victoire, ou qu’elle réalise quelques podiums et quelques belles performances, elle devient la surprise de la saison !

Licence Creative Commons / Nic Redhead

Licence Creative Commons / Nic Redhead

En jetant un œil sur les saisons passées, on peut se rendre compte que quelques écuries ont créé la surprise en affichant un niveau de performance que l’ont ne pouvait légitimement pas leur soupçonner.

En 1997, c’est la toute nouvelle écurie Prost Grand Prix qui fait sensation. Élaborée sur les cendres de l’équipe Ligier, les monoplaces bleues trustent les premières places des premières courses de la saison. En fait, c’est surtout Olivier Panis qui fait des miracles avec la voiture. Quelques podiums et de belles places d’honneurs le font grimper jusqu’en troisième position du championnat, avant que sa trajectoire soit brutalement interrompue lors d’un accident au Canada. Le pilote français manquera la majeure partie de la saison, et son écurie ne se relèvera jamais de cette triste mésaventure.

Lors de la saison 1998, l’équipe McLaren devient à son tour l’équipe surprise. Les flèches d’argent avaient déjà pointé le bout de leurs museaux à la fin de la saison 1997, avec un beau doublé lors de l’ultime course à Jerez. A ce moment là, les pilotes de Woking, Mika Hakkinen et David Coulthard, s’étaient fait voler la vedette par un Jacques Villeneuve fraichement auréolé de son titre de champion. Mais lors du Grand Prix d’Australie qui ouvrait la saison 98, les hommes en gris n’ont laissé à personne le choix de s’imposer. Et toute la saison fut à l’image de cette première domination. Alors que McLaren était en proie aux doutes depuis plusieurs années, l’arrivée d’Adrian Newey dans ses rangs en faisait subitement, et contre toutes attentes, l’équipe étalon de cette fin de millénaire.

Même cas de figure en 2009 avec la formidable domination de l’écurie Brawn GP. Mais là, l’histoire est encore plus rocambolesque. Alors que Honda avait décidé de mettre un terme à son projet dans la discipline après de pesantes années de désillusions, Ross Brawn tenta le pari de racheter l’équipe pour un dollars symbolique afin de sauvegarder les emplois mis à mal par le géant japonais et de se retrouver dans le vif du sujet après une année sabbatique frustrante. Cette idée fût sans aucun doute la plus fructueuse de sa carrière puisque son équipe allait dominer la saison de manière magistrale et remporter les deux titres grâce à Jenson Button et Rubens Barrichello, qui pensaient plus être au chômage technique qu’en haut des classements.

En 2012, Lotus-Renault a bien failli créer la sensation elle aussi. Mais elle restera néanmoins la plus belle surprise de cette saison avec les podiums à répétition de Kimi Raikkonen et Romain Grosjean et la victoire du Finlandais à Abu Dhabi.

Mais alors en 2013, quelles pourraient être les prétendantes à une telle « succès story » ? Parmi les équipes en forme qui pourraient bien étonner, Williams semble tenir la corde. La belle victoire de Pastor Maldonado en Espagne et un optimisme béat de ses dirigeants pourraient être des atouts sur lesquels l’écurie de Sir Franck pourrait s’appuyer pour renouer avec son lustre d’antan.

Mais derrière elle, deux autres équipes pourraient bien aussi surfer sur la vague d’une certaine réussite. En premier lieu, on pense évidemment à Sauber qui a réalisé en 2012 une des ses plus belles saisons. Seule ombre au tableau, un duo de pilotes complètement remanié pourrait couter cher à l’équipe suisse. À moins qu’Estéban Gutierrez marche sur les pas de son compatriote et prédécesseur Sergio Pérez et que Nico Hulkenberg continu sur la lancée de sa belle fin de saison.

D’ailleurs, à ce titre, l’autre écurie qui pourrait bien se révéler surprenante en 2013 est Force India. Même si ses résultats ont été plus fluctuants l’année passée, l’équipe a fini en trombe au Brésil en jouant la gagne. Elle pourra s’appuyer sur l’expérience et le talent de Paul di Resta qui ne devra pas tarder à convaincre s’il veut conserver sa place dans la discipline.

Bref, il n’y a pas qu’en haut du tableau que la lutte sera intéressante. Surtout si une de ces équipes s’invite dans la bagarre et vient jouer les trublions, un peu à l’image de Lotus en 2012 qui a entretenu ses chances au championnat pilote jusqu’à tard dans la saison.

Axel B.





Un coup de Force India !

1 12 2012

Une fois de plus, Force India est passée tout près de la victoire ce week-end au Brésil. Si l’écurie semblait marquer le pas en cette fin de saison, notamment face à ses principaux rivaux de début d’année qu’étaient les deux pilotes Sauber, les talents d’équilibriste de Nico Hulkenberg ont redonné le sourire à une équipe qui aurait pu douter de son avenir proche.

Licence Creative Commons / Gil Abrantes

Licence Creative Commons / Gil Abrantes

Le début de saison des deux pilotes Force India était prometteur. Nico Hulkenberg, mais surtout Paul di Resta, enchainaient de solides performances et marquaient des points important pour leur équipe. Le point d’orgue allait arriver en milieu de saison avec deux magnifiques quatrièmes places obtenues en Belgique par l’Allemand et dans la nuit de Singapour par l’Ecossais.

Finalement, ce duo de pilote peu expérimenté a fait ses preuves avec succès et est arrivé à faire oublier un pourtant excellent Adrian Sutil, mis sur la touche pour des raisons diverses. Mais alors que l’on pensait que di Resta prendrait facilement l’ascendant sur Hulkenberg, ce dernier est monté en puissance jusqu’à la fin de la saison, à tel point qu’il a réussi à combler son année blanche de compétition et à renaitre parmi les prétendant à un baquet plus prestigieux, comme ceux vers qui ont le dirigeait alors qu’il pilotait pour Williams en 2010 et qu’il jouissait d’une grosse côté.

Beaucoup de monde le voyait déjà remplacer Felipe Massa en 2013 chez Ferrari et, nul doute que si le Brésilien n’avait pas magistralement redressé la barre en se sacrifiant corps et âme pour son Matador Alonso, Hulkenberg se serait paré sans vergogne de la tunique rouge tant convoitée.

A côté de cela, pendant que l’ascension de l’Allemand était observée, on constatait également une légère perte de confiance de la part de di Resta. Sûrement vexé de ne pas avoir été choisi par McLaren pour épauler Jenson Button la saison prochaine ou par Mercedes pour remplacer Schumacher, le pilote écossais accusait un peu le coup et sa prestation au Brésil en fût l’image parfaite.

Alors qu’Hulkenberg caracolait en tête en se battant avec les deux Britannique de Woking, di Resta, qui avait déjà eu du mal à se qualifier, peinait en queue de peloton à se défaire d’un Michael Schumacher soucieux de mettre une belle note finale à sa carrière. Il clôturera d’ailleurs prématurément le Grand Prix du Brésil en sortant de piste dans la ligne droite des stands et laissera aux caméras comme dernière image de la saison sa Force India fracassé contre le mur. Pas sûr qu’il passe un hiver serein avec cette photo en tête.

Bien sûr, au final, Nico Hulkenberg a lui aussi commit des erreurs dans cette ultime manche de la saison. Il a perdu la victoire sur une glissade à la sortie d’un virage et a vendangé un podium dans une attaque suicide sur Hamilton. Mais beaucoup se souviendront qu’il a mené une grande partie de la course et qu’il fût un prétendant sérieux à la victoire.

Vijay Mallya a du ressentir les même sensations que lors de ce fameux Grand Prix de Belgique 2009 ou un flamboyant Giancarlo Fisichella parti en pole position s’était fait subtiliser la victoire par le nouveau rois des Ardennes belges, alias Monsieur Kimi « j’aime-tellement-le-rallye-que-j’en-fait-même-avec-une-Formule 1 » Raikkonen.

La deuxième place de Fisico lors de cette course reste à ce jour le seul podium d’une Force India dans la discipline, mais à la vue de ce que nous ont prouvé Hulkenberg et di Resta cette saison, il serait logique que ce palmarès ne reste pas figé. Surtout en se souvenant qu’avant d’être Force India, dans un passé pas si lointain, l’écurie s’appelait Jordan et s’était habituée à la victoire.

Tout cela dépendra aussi du choix du futur pilote amené à épaulé di Resta la saison prochaine car Hulkenberg lui, est déjà partie à la concurrence directe chez Sauber…pour y remporter sa première victoire en 2013 ?

Axel B.





L’Inde s’installe en Formule 1

17 10 2012

L’Inde deviendrait-il un pays incontournable dans le paysage de la Formule 1 ? Avec une écurie, un pilote et un Grand Prix national, tout porte à croire que cette nation veut s’imposer durablement dans la discipline.

Licence Creative Commons / Nic Redhead

Il aura fallu attendre 2005 et la participation de Narain Karthikeyan pour la saison de Grand Prix au volant d’une Jordan, pour que l’Inde fasse son entrée dans le petit monde de la Formule 1.

Depuis cette date, sa présence ne cesse de croitre, notamment grâce à une personnalité importante du nom de Vijay Mallya.

L’homme d’affaire indien gravite autour de la Formule 1 depuis quelques temps maintenant. On se souvient qu’il a été notamment un des sponsors, avec la marque de bière Kingfisher, de l’écurie Benetton en 1996, juste après l’ère victorieuse de Michael Schumacher.

Il s’est ensuite investi encore plus durablement en acquérant la moribonde écurie Spyker (ex- Jordan et Midland) pour créer la première équipe indienne sous le nom très ambitieux de Force India.

Après des débuts plutôt difficiles lors de la saison 2008 où l’écurie ne marque aucun point, cette dernière progresse d’année en année avec pour point culminant une pole position et un podium réalisés par Giancarlo Fisichella au Grand Prix de Belgique 2009.

Si depuis, plusieurs pilotes de talents sont passés dans les rangs de l’équipe (Paul di Resta, Nico Hulkenberg, Adrian Sutil…), celle-ci court toujours après une nouvelle performance de choix, qui lui permettrait de décoller du milieu de grille afin de prétendre à la victoire et de placer ainsi l’Inde dans la hiérarchie des nations victorieuses de ce sport.

Car en effet, Force India semble être actuellement la mieux placée pour représenter dignement son pays. Car du côté des pilotes, seulement deux ont à ce jour couru pour le drapeau indien.

Narain Kartikeyan a été le pionnier en la matière en réussissant à décrocher un volant au sein d’une écurie Jordan en fin de vie et fréquentant les fonds de grille de départ. Seules des circonstances bien particulières lors du Grand Prix des Etats-Unis 2005, où seules les écuries chaussées en pneumatiques Bridgestone avaient pris le départ – soit six monoplaces- auront permis à Karthikeyan de marquer les points de la quatrième place et ainsi devenir le premier pilote indien à réussir cette performance.

Cependant, à court de budget, on ne reverra pas le pilote avant la saison 2011 pour un come-back étonnant au sein de l’écurie HRT. Il est une fois de plus encore le seul représentant de son pays.

Car entre-temps, Karun Chandhok a fait un passage éclair dans la discipline, toujours au sein de l’équipe HRT pour laquelle il ne disputera pas la totalité de la saison 2010, et n’arrivera pas à renouveler la confiance que l’on avait placée en lui. Il fera une pige d’une course l’année suivante pour le compte de Team Lotus (désormais Caterham) sans pouvoir donner de suite à sa carrière en Formule 1.

On comprend mieux alors pourquoi Vijay Mallya a jusqu’à présent toujours refusé d’engager un pilote indien dans son écurie. Si cette décision pourrait paraître étrange à l’heure ou le nationalisme des écuries fait rage (McLaren avec deux pilotes Britanniques, Mercedes avec deux pilotes Allemands…), elle est en fait très logique puisque aucun représentant de son pays ne se trouve être à la hauteur de l’ambition de Force India de se battre régulièrement pour le podium.

Finalement, la plus belle réussite pour l’instant de l’Inde en Formule 1 est sûrement l’organisation de son Grand Prix national sur le circuit de Buddh. La piste, inaugurée en 2011, a offert une belle course et a reçu l’enthousiasme unanime du paddock, autant pour son ambiance que pour la justesse de son tracé. Voilà déjà de quoi installer l’Inde durablement dans la discipline.

Axel B.





Une cascade de présentations (2)

9 02 2011

Cette semaine, nous allons porter un regard sur les autres écuries ayant présenté leur nouvelle monoplace. Au programme, Mercedes, McLaren-Mercedes, Williams-Cosworth, Red Bull-Renault, Virgin-Cosworth, Force India-Mercedes et HRT-Cosworth.


L’équipe Mercedes a quelque peu raté son effet de surprise. Une photo de la nouvelle WO2 a parcourue la toile Internet la veille de sa présentation.

Si le design de cette monoplace n’est pas révolutionnaire et moins innovant que sa devancière (plus particulièrement concernant  l’entrée d’air au dessus du cockpit), Ross Brawn porte de grands espoirs dans sa nouvelle née qui devrait normalement permettre à Michael Schumacher et Nico Rosberg de lutter pour les premières places à l’instar de sa consoeur McLaren-Mercedes.

Cette dernière, redevenue depuis une écurie cliente Mercedes, vise également le titre avec un duo de pilotes éprouvés et constants qui étaient ravi de l’approche prudente et réfléchie du team de Woking.

En effet, la structure britannique a prit plus de temps que ses principaux concurrents pour présenter sa nouvelle monoplace et a, de ce fait, commencé les essais hivernaux avec son ancienne voiture. La ligne de la McLaren est épurée notamment à l’arrière, avec des pontons très fins, trait commun que l’on retrouve sur la majorité des nouvelles monoplaces 2011. La MP4-26 semble être la monoplace la plus raffinée et la plus travaillé parmi ses concurrentes.

Une fois de plus, l’écurie s’est distinguée par une présentation innovante où la voiture est arrivée en kit à Berlin avant d’être assemblée sur place par des mécaniciens, sous les yeux du public.

Tout l’inverse de la présentation conventionnelle de Williams-Cosworth dans leur box du circuit de Valence, qui a mit à jour la nouvelle monoplace britannique sous des couleurs encore transitoires et vierges de nombreux sponsors.

La nouvelle FW33 a donc immédiatement prit la piste aux mains de Rubens Barrichello qui s’est dit impressionné par ses performances. Le pilote brésilien, toujours optimiste, ne manquera pas dans peu de temps, comme à l’accoutumé, de révéler de grandes ambitions pour la saison à venir.

Mais la principale nouvelle annoncée par l’écurie Williams concernait surtout son avenir et son introduction en bourse. Frank Williams, toujours soucieux de la pérennité de son entreprise a donc décidé de lui donner une nouvelle impulsion économique.

L’impulsion de la victoire, elle, a été insufflée à l’écurie Red Bull la saison dernière. Elle compte bien tirer parti cette année de l’excellente base de sa monoplace 2010.

Adrian Newey, acteur important lors de la victoire de Sebastian Vettel et de Red Bull la saison dernière a néanmoins été très conservateur et peu d’innovations sont visibles. Mais pourquoi changer une formule qui gagne ?

Les louanges reçues par l’équipe tout l’hiver n’ont fait qu’augmenter la confiance de l’équipe et ce ne sont pas les révélations tardives de Mark Webber sur sa blessure à l’épaule en fin de saison 2010 qui auront une incidence sur la marche victorieuse de la firme autrichienne. Le pilote australien cependant semble de plus en plus isolé au sein de celle-ci.

Virgin Racing, ou plutôt devrions nous dire Marussia-Virgin Racing reste elle aussi fidèle à sa ligne directrice 2010 en présentant une monoplace conçue entièrement par ordinateur, sans passer par la sacro-sainte étape de la soufflerie. L’écurie, qui courra cette saison sous licence russe, a présenté son nouveau bolide en direct des studios de la BBC, annonçant de ce fait implicitement qu’elle ne renonçait pas tout à fait à ses racines britanniques.

L’expérimenté Timo Glock et le jeune belge Jerôme d’Ambrosio, premier représentant de son pays depuis 17 longues années tenterons tant bien que mal de ne pas réitérer les performances médiocres de 2010, qui avait vu l’équipe finir à la dernière place du championnat.

Force India compte également beaucoup sur la nouvelle VJM04 qui doit permettre à l’équipe de reconquérir le podium. C’est en tout cas l’objectif avoué d’Adrian Sutil, pour qui le temps sans succès semble long. Il ne voudrait pas basculer dans la caste des éternels espoirs qui n’arrivent pas à confirmer leur indéniable talent. Paul di Resta qui remplacera Vitantonio Liuzzi cette saison, aura un approche plus réservée et profitera des progrès attendus de l’écurie indienne pour parfaire son pilotage et apprendre les ficelles du métier de pilote de Formule 1.

En fond de grille, la révolution d’image entamée par l’équipe HRT semble être à ce jour la seule modification probante de la première écurie espagnole en Formule 1. Ses pontons vierges de sponsors et ses couleurs rappelant la robe des McLaren masquent difficilement un chassis obsolète conduit par un pilote vieillissant (Narain Karthikeyan) faisant son retour après six ans d’absence. Les seules ambitions d’Hispania sont évidemment de rester en vie jusqu’à la fin de la saison…le second baquet sera sûrement confié à un, voire, plusieurs pilotes durant l’année selon son budget.

 

Le plateau de Formule 1 pour l’année 2011 est désormais complet. Cette saison sera transitoire en terme d’environnement technique avant les grands changements prévus pour 2013. Le retour du SREC (ou KERS pour les anglophones) et l’innovation des échappements bas vu sur certaines monoplaces comme la McLaren en seront les principales attractions qui feront autant parler durant la saison que le F-duct l’année dernière et aujourd’hui proscrit.

 

Axel B.





So Scottish !

27 01 2011

Paul di Resta, le nouveau pilote de l’écurie Force India-Mercedes va perpétuer la tradition des pilotes écossais en Formule 1. Il devra se montrer un digne héritier de ses plus illustres prédécesseurs, qui ont marqué, chacun à leur manière, leur époque.

Le premier d’entres eux, Jim Clark, est associé à jamais à l’écurie Lotus. Celle de Colin Chapman bien entendu, pas celle(s) que nous connaissons aujourd’hui et qui sont en passe de ridiculiser ce nom prestigieux par leurs luttes intestines devant les tribunaux pour connaître l’héritier judiciaire d’un nom qui ne regagnera sa respectabilité que sur la piste.

Clark donc, double champion du monde en 1963 et 1965 fit sa renommé sur son style de pilotage léché et souple qui lui permettait d’enchaîner les virages des plus grands circuits mondiaux avec une aisance et une régularité rare.

La propreté et l’honnêteté de son comportement en piste n’avait d’égal que son allure et son attitude de gentleman à l’extérieur. Cette qualité humaine sera d’ailleurs le lien commun entre tous les pilotes écossais présent en Formule 1 ainsi qu’à tous les « gentleman drivers » britannique en général (Mike Hawthorn, Graham Hill…)

Le décès de Jim Clark en 1968 sur le circuit d’Hockeneim marquera durablement la Formule 1 et plus particulièrement Colin Chapman et son écurie, qui se retrouverons orphelin d’un champion au cœur d’or.

Un autre pilote écossais prendra rapidement la suite de son aîné en remportant le titre de champion en 1969.

Jackie Stewart, fervent défenseur de son pays jusqu’à en porter le tartan écossais sur son casque blanc immaculé, gagnera le championnat deux autre fois en 1971 et en 1973 avant de se retirer définitivement, marqué moralement par le décès de son ami et co-équipier, Francois Cevert.

Il n’aura alors de cesse de s’engager et de s’impliquer obstinément pour améliorer les conditions de sécurité de ce sport qui lui a enlevé trop de ses amis.

Stewart aura grandement marqué les esprits de la Formule 1 en ayant pourtant pris le départ que de 99 grand prix en 9 saisons. Il créera même son écurie avec son fils Paul qu’il emmènera en Formule 1 de 1997 à 1999 avant de la vendre à la firme américaine Ford dont il deviendra l’ambassadeur.

Il n’oubliera pas non plus de donner un coup de pouce salvateur à la carrière d’un de ses jeunes compatriotes, David Coulthard, qui est à ce jour le dernier écossais à avoir participé au championnat du monde de Formule 1.

Lui aussi est un véritable gentleman, autant sur la piste que dans son comportement extérieur. Il courra pour les plus prestigieuses écuries comme Williams, McLaren ou Red Bull et participera activement à l’ascension victorieuse de cette dernière même après sa retraite sportive. S’il n’a jamais été champion du monde, il a néanmoins remporté une dizaine de victoires et a même frôlé le titre en 2001 face à Michael Schumacher.

Di Resta lui, a un parcours atypique. Après avoir croisé Lewis Hamilton et Sebastian Vettel dans les formules de promotion (et les avoirs battu), il sera obligé de quitter les catégories de monoplaces, faute de moyens financiers, pour se lancer dans les compétitions de tourisme, notamment en Allemagne, où sa collaboration avec Mercedes le fera finalement parvenir en Formule 1 avec l’écurie Force India. La suite, c’est à lui de l’écrire…

 

Si Paul di Resta n’arborera pas le célèbre tartan ou la croix de St James sur son casque comme ses prédécesseurs, il portera en lui les espoirs de cette patrie victorieuse en Formule 1 et qui ne demande qu’à s’enflammer pour son nouvel étalon.

 

Axel B.








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