Toro Rosso en mode junior !

5 03 2015

L’équipe Toro Rosso est en train de s’affirmer dans son rôle de formatrice de talents pour sa grande sœur Red Bull. Après Daniel Ricciardo et Daniil Kvyat, tous deux désormais titulaires à Milton Keynes, c’est au tour de Max Verstappen et Carlos Sainz Jr de bénéficier du talent de formation de l’équipe de Faenza.

(c) Toro Rosso

(c) Toro Rosso

Dans l’histoire de Toro Rosso, les motifs de satisfaction ne sont pas légion. Au tout début de sa présence en Formule 1, l’écurie construite sur les cendres de Minardi aurait pu prétendre à bien mieux. En perpétuelle progression, elle se paiera même le luxe de devancer sa grande sœur Red Bull au championnat du monde des constructeurs en 2008. Cette sixième place acquise notamment grâce à la magnifique victoire de Sebastian Vettel sous la pluie italienne de Monza, reste à ce jour son meilleur résultat.

Vexée, Red Bull chipera l’Allemand pour les saisons suivantes pour en faire le multiple champion d’aujourd’hui. De plus, l’époque des échanges de technologie entre équipes étant révolue, Toro Rosso rentrera rapidement dans le rang avec des pilotes moyens, comme Sebastian Buemi, Sébastien Bourdais ou Jaime Alguersuari, ayant du mal à faire fonctionner des monoplaces elles aussi moyennes.

Après avoir rêvé des sommets, l’équipe basée à Faenza reprend alors son rôle initial de pouponnière à talents de la maison Red Bull. Daniel Ricciardo y fait ses armes pendant deux saisons avant d’être appelé pour remplacer le vétéran Mark Webber à Milton Keynes, avec la réussite qu’on lui connait. Le jeune Australien parvient à remporter les trois seuls Grands Prix qui échapperont à l’armada Mercedes en 2014, faisant par là même oublier les déboires du quadruple champion du monde en titre, Sebastian Vettel.

Sur ses traces, le jeune russe Daniil Kvyat va connaître une ascension encore plus fulgurante. En effet, le jeune homme de 20 ans reçoit la lourde tâche de remplacer Sebastian Vettel en 2015, après seulement une saison dans la discipline reine et quelques 19 Grands Prix qui représentent là sa seule expérience.

Du côté de Toro Rosso, le grand ménage a donc été fait avec le départ du déjà vieillissant Jean-Eric Vergne, du haut de ses 24 ans, parti chez Ferrari, comme Vettel par ailleurs, pour laisser place à deux pilotes « juniors », fils d’anciennes gloires du sport automobile : Max Verstappen et Carlos Sainz Jr.

Si le premier cité a déjà fait parler de lui en raison de la précocité de sa titularisation à seulement 17 ans, ce qui fait de lui le plus jeune participant à une course de Formule 1, le second, champion sortant de Formule Renault 3.5., représente l’excellence de la filière Red Bull. A 20 ans, l’Espagnol fait déjà figure d’ancien au sein de l’équipe italienne, c’est dire !

Petite sœur de la grande Red Bull, voilà maintenant que Toro Rosso devient le refuge des fils de champion. Carlos Sainz Senior et Jos Verstappen pourraient-il rapidement tomber dans l’oubli au profit des performances de leurs rejetons ? Ceux-ci peuvent en tout cas légitimement prétendre à un bel avenir, au vu des récentes ascensions des pilotes estampillés Red Bull comme Vettel, Ricciardo ou Kvyat. Après quelques balbutiements, la filière de la boisson énergisante semble désormais tourner à plein régime !

Axel B.





La Formule 1 version 2015 se teste en Espagne

4 02 2015

Il est difficile de tirer des enseignements des premiers tours de roue des nouvelles monoplaces. Cependant, une tendance peut émerger. Voyons donc celle qui pourrait illustrer ce début d’année 2015.

(c) Sauber

(c) Sauber

Les premiers essais officiels à Jerez, dans le sud de l’Espagne, ont débuté depuis dimanche. Après quelques semaines de repos forcé, la Formule 1 a repris la route des circuits pour présenter ces dernières créations en action.

La principale attraction de ces premiers jours a été sans conteste l’interrogation sur la forme du tout nouveau moteur Honda, qui lançait là son premier opus hybride. Rien de bien étonnant au niveau des résultats et de la performance : Fernando Alonso et Jenson Button ont peu roulé avec leur McLaren et n’ont surtout pas cherché à réaliser un temps. Il faudra sûrement attendre les prochains essais à Barcelone avant de pouvoir se faire un avis précis sur l’association entre le bloc nippon et la monoplace anglaise.

Les temps, Ferrari et ses deux pilotes, les ont déjà cherchés. Sebastian Vettel, dans son heaume étonnement simple et immaculé, a affolé les chronos en terminant les deux premières séances devant le reste de la meute. Raikkonen aura lui aussi fait bonne figure. Une relative surprise tant les hommes de la Scuderia ont joué les modestes à l’intersaison en arguant qu’il ne faudrait pas trop compter sur eux cette année.

Du côté de Red Bull en revanche, la discrétion est de mise. Avec une livrée camouflage, la RB11 serait presque passée inaperçue si Daniel Ricciardo ne s’était pas hissé dans le haut du tableau et si Daniil Kvyat n’avait pas fait des siennes en endommageant son aileron avant. En quelques tours, les deux hommes ne nous auraient-ils pas déjà offert un résumé de leur   saison ?

Les équipes les moins huppées du plateau se sont montré plutôt discrètes, notamment Williams, présentée comme une prétendante au titre et qui risque bien de monter en puissance au fil des semaines à venir. Lotus a tenté de s’accoutumer à son nouveau bloc hybride Mercedes duquel elle attend des miracles, tandis que Sauber a étrenné ses nouvelles couleurs en tentant de se faire remarquer avec des chronos étonnement bons, sans doute pour tenter d’attirer quelques sponsors richissimes afin de combler un déficit évident, autant dans ses caisses que sur les espaces libres de sa livrée jaune et bleue.

L’incertitude plane cependant toujours sur l’écurie Force India qui n’est pas présente à Jerez et à propos de laquelle on peut entendre les pires rumeurs concernant sa fébrilité financière. Une incertitude qui ne plane désormais plus sur Caterham et Manor, qui ne seront vraisemblablement plus de la partie cette année. A moins d’un miracle comme l’a déjà démontré par le passé la Formule 1 ?

Axel B.





Une cascade de présentations

29 01 2015

Le mois de janvier sonne le réveil de la Formule 1, avec une cascade de présentations des nouvelles monoplaces. Si depuis quelques années, les shows luxueux ont laissé la place à des annonces plus sobres, l’excitation reste la même.

(c) Mercedes

(c) Mercedes

Fini le temps des fastueuses présentations de monoplaces dans des décors de plus en plus grandiloquents ! Le paroxysme atteint au milieu des années 2000 avec les palmes d’or d’originalité décernées à Jordan ou Benetton, entre autres, a laissé place à plus de sobriété de nos jours.

Depuis deux ans, Williams nous fait découvrir son nouveau millésime à travers la couverture d’un prestigieux magazine britannique spécialisé, F1 Racing, accordant donc une exclusivité remarquable à ce dernier et des économies substantielles bienvenues à l’écurie concernée. D’autres ont également fait le choix de la praticité, comme Ferrari par exemple, qui présentera sa nouvelle SF15-T en direct sur internet, comme de coutume désormais pour un certain nombre de ses concurrents.

Quoi de mieux au final que d’utiliser les nouvelles technologies comme support de présentation d’une ingénierie qui se veut à l’avant-garde ? Le logique semble tellement évidente que l’on ne saurait reprocher un certain manque de glamour à ce choix. Toutefois, l’excitation du public et des passionnés demeure la même, à l’idée de découvrir les nouvelles formes et les nouvelles livrées des monoplaces.

En réalité, il s’agit surtout des nouvelles livrées, tant les formes des monoplaces évoluent à vitesse grand V entre le mois de janvier et le mois de mars, date du premier Grand Prix de la saison. Les essais hivernaux révélant leur lot de difficultés, l’adaptabilité des équipes techniques est grande. De là, parfois, la facilité pour certaines écuries de présenter courant janvier une monoplace modèle 2014, mais sous ses nouvelles couleurs, comme l’a fait Force India la semaine dernière dans les nouvelles contrées mexicaines (qui seront d’ailleurs bientôt visitées par la Formule 1). Une rare touche d’exotisme en ce début d’année.

Restera toutefois l’excitation de connaitre la nouvelle allure des Ferrari, hideusement décevantes en 2014, ou encore le choix des nouvelles couleurs de McLaren, influencé par Honda ou un éventuel sponsor-titre. Il se murmure même qu’une révolution colorée pourrait intervenir chez la chancelante Sauber, qui pour éviter de se mettre dans le rouge pourrait choisir le bleu et jaune de son nouveau sponsor brésilien, attiré par la nouvelle recrue, Felipe Nasr.

Ces interrogations, futiles mais néanmoins excitantes, trouveront des réponses dans les jours à venir, avant que la compétition ne reprenne ses droits sur la piste, en direct des antipodes.

Axel B.





Une saison riche en émotions contrastées

31 12 2014

L’année 2014 a été fertile en émotions: de la joie, de la tristesse, de la colère, de l’excitation, de l’incompréhension…tous ces éléments ont fait entrer cette saison dans l’histoire de la Formule 1.

Licence Creative Commons / Jake Archibald

Licence Creative Commons / Jake Archibald

2014 n’avait pas encore commencé que déjà la Formule 1 était plongée dans la plus grande des tristesses. Fin décembre 2013, on apprenait avec stupéfaction le gravissime accident dont avait été victime Michael Schumacher sur une piste de ski française. Les questions les plus dures et l’insoutenable attente auront rythmé cette année 2014 avec, parfois, l’espoir renaissant de retrouver comme avant le plus grand champion de la discipline. Combattant hors pair, l’homme a réussi à repousser la mort pour retrouver les siens auprès desquels, aujourd’hui, il essaye de se rapprocher le plus possible de la normalité.

Le premier Grand Prix en Australie, début mars, allait lancer la saison avec le spectre du champion allemand dans tous les esprits. Ironie malheureuse du sort, c’est son ancienne équipe, Mercedes, qui sonne le glas des espoirs de titre de toutes ses rivales, en dominant outrageusement le début d’année.

Les aficionados de la Formule 1 allaient donc devoir se contenter d’un duel entre deux hommes, Lewis Hamilton et Nico Rosberg, au volant de leur flèche d’argent. Mais les deux pilotes, laissant libre court à leur imagination et à leur générosité, allaient, dès Bahreïn, nous offrir une lutte historique, bien aidé par l’intelligence de leurs patrons qui avaient décidé de laisser libre court aux velléités de leurs poulains.

Toute l’année, le duel sera passionnant à suivre, tant sur le plan psychologique que sur le plan sportif. Les Grands Prix de Monaco, Belgique, Japon ou Russie, marqueront des étapes importantes dans leur lutte jusqu’au titre final remporté par un Lewis Hamilton, quasi mystique, qui n’aura jamais été si près de la comparaison avec Ayrton Senna.

Mais il était dit que cette année serait noire. Lors d’un Grand Prix du Japon pluvieux, la Formule 1 allait subitement se voir jeter au visage sa dangerosité peut-être parfois un peu oubliée. Le terrifiant accident de Jules Bianchi en fin de course, laisse un jeune homme de 25 ans et sa famille dans l’attente la plus douloureuse. Mettre un nom sur son traumatisme n’aidera pas vraiment à comprendre comment le sort a pu s’abattre si douloureusement sur lui. Son combat est tout autre désormais et la Formule 1 a perdu de sa légèreté depuis ce mois d’octobre 2014.

Des grands noms de la Formule 1 nous ont également quitté cette année comme Jack Brabham, ingénieur pilote fantastique et victorieux du championnat à trois reprises, et l’infatigable Andrea de Cesaris qui, tel le pilote rapide qu’il était, aura quitté les siens sur une route de son Italie natale au guidon de sa moto.

Mais 2014 a aussi connu ses moments de joie et d’allégresse avec l’exploit des deux points marqués par Marussia à Monaco avec Jules Bianchi, les trois victoires du souriant Daniel Ricciardo qui aura sauvé à lui seul la saison de Red Bull, sans oublier le retour au premier plan de Williams et Felipe Massa que d’aucuns présentent déjà comme des candidats au titre en 2015.

Cette année se clôt donc sur beaucoup d’espoirs. L’espoir d’avoir des nouvelles rassurantes de Michael Schumacher et Jules Bianchi très rapidement, et l’espoir de voir une saison 2015 encore plus spectaculaire que la précédente.

Axel B.





La liste de Noël de Ferrari

24 12 2014

En cette période d’achats intenses et de cadeaux de Noël, Ferrari est en train de faire son petit marché dans le monde de la Formule 1, en essayant de se restructurer pour rejoindre les sommets de la discipline, si difficiles à atteindre ces dernières années pour les rouges. Imaginons ce que pourrait être le liste de Noël de Maurizio Arrivabene…

(c) Ferrari

(c) Ferrari

Si Maurizio Arrivabene, tout fraichement promu directeur sportif de la grande Scuderia Ferrari, pouvait faire une liste de Noël afin de redonner tout le lustre d’antan à son équipe, voilà ce qu’on pourrait sûrement y trouver :

– Un pilote de premier plan, multi-champion du monde et de préférence Allemand, afin de se rappeler tous les bons souvenirs de l’époque Schumacher (vœu déjà exaucé et offert par son prédécesseur, Marco Mattiacci)

– Un moteur plus puissant et plus fiable, pouvant concurrencer les Mercedes (vœu sûrement pieux pour 2015 mais peut-être envisageable en 2016…)

– Une armada de nouveaux pilotes de tests et de réserve, mais surtout pas d’Espagnol ! (Arrivabene s’est servi lui-même dans la liste des laissés pour compte en 2015 en engageant Esteban Gutierrez et Jean-Eric Vergne, abandonnés respectivement par Sauber et Toro Rosso)

– Une nouvelle monoplace millésimée 2015 de belle facture avec un design faisant pâlir ses rivales sur la piste (ce qui signifie la fin des nez en canard et autre museaux allongés, ce qui, selon les premières fuites, est en bonne voie)

– Sans être trop gourmand, quelques podiums durant l’année et peut-être une victoire opportuniste en fin de saison pour poser les bases du grand retour de Ferrari en 2016 (pas impossible et puisque c’est Noël, pourquoi ne pas croire en cette belle histoire ?)

– Et enfin, un repas avec Michael Schumacher et Jules Bianchi, qui font partie de la famille Ferrari et qui nous ont terriblement manqués une grande partie de l’année…

Attendons maintenant de voir comment la saison 2015 de Formule 1 va évoluer avant de se prononcer sur un possible retour aux avant-postes de la Scuderia Ferrari. La restructuration en marche va être lourde à digérer et la patience sera le maître-mot de la saison. La redoutable association de McLaren et Honda avec l’impressionnant duo de pilotes composé de Fernando Alonso et Jenson Button, les intouchables Mercedes de Lewis Hamilton et du revanchard Nico Rosberg et la folie douce des Red Bull aux mains des deux jeunes ogres Daniel Ricciardo et Daniil Kvyat, seront tous là pour truster les sommets des classements.

Axel B.





McLaren et Alonso : je t’aime moi non plus

18 12 2014

Fernando Alonso de retour chez McLaren ? Ce qui paraissait improbable il y a encore quelques mois est pourtant devenu réalité. Autopsie d’un retour opportuniste de l’Espagnol chez ses meilleurs ennemis.

(c) McLaren

(c) McLaren

Fernando Alonso est souvent considéré comme le pilote le plus doué de sa génération. Pourtant, son palmarès ne le reflète pas vraiment. Avec une bonne trentaine de victoires en Grands Prix et seulement deux titres mondiaux, il est bien loin des statistiques d’un Sebastian Vettel, quadruple lauréat du championnat du monde des pilotes et multi-récidiviste de la victoire ces dernières années.

Il faut dire que l’Espagnol a eu des choix de carrière pour le moins étrange et une réussite pas toujours au rendez-vous. Couvé par Renault et Flavio Briatore au début de sa carrière, l’essentiel de son palmarès et de sa réputation se constitueront entre 2002 et 2006 lors de sa période dorée lors de laquelle il remportera ses deux titres. Voulant quitter le nid, il s’envolera alors chez McLaren avec un contrat pluriannuel comme il est coutume de le dire dans le milieu, tout un chacun sait pourtant bien que les contrats ne sont que du papier, et Nando nous le prouvera rapidement.

Victime de son statut de double champion du monde et de son caractère de leader exclusif, voire même égocentrique, Alonso va se heurter en 2007 chez McLaren à deux hommes qui possèdent les même caractéristiques que lui : Ron Dennis et Lewis Hamilton.

Si la relation avec ce dernier se détériorera assez rapidement et assez logiquement compte tenu de l’intensité de leur lutte pour le titre, la haine entre Dennis et Alonso sera plus latente et discrète. Ayant horreur des scandales, le flegmatique patron de McLaren tentera à tout prix d’étouffer la rébellion de son fougueux Taureau des Asturies mais devra faire face au plus grand électrochoc subit par Woking avec l’affaire du spygate dans laquelle l’Espagnol a joué un rôle décisif.

En dénonçant les pratiques d’espionnage de McLaren tout en assurant son immunité, Alonso a commencé à dessiner un schéma qu’il ne cessera pas la suite de renouveler. Mettre la pression sur son équipe et son entourage pour arriver à ses fins. Il recommencera dans cette attitude avec Renault et l’histoire du crashgate, dont on peut fortement douter qu’il n’ait jamais rien su, puis ensuite avec Ferrari, en maintenant un pression psychologique sur ses dirigeants et ses ingénieurs, les bousculant verbalement et publiquement plus d’une fois. Cependant, à chaque fois, l’insuccès était au rendez-vous.

Aujourd’hui, quel est l’état des relations entre Fernando Alonso et Ron Dennis ? Nul ne le sait, même si l’attitude des deux hommes semble tendre vers un effacement complet de leurs vieilles querelles. Le Britannique a finalement été le seul homme a véritablement tenir tête à l’Espagnol qui avait préféré claquer la porte plutôt que de lutter en vain.

On dit d’Alonso qu’il est un homme très dur avec son entourage professionnel, mais ces cinq années d’insuccès avec la Scuderia lui auront peut être révélé que son approche de la Formule 1 devait évoluer pour s’adapter au nouveau jeu politique de ces dernières années. D’ailleurs, il n’a pas été le maître des transferts hivernaux comme il l’aurait aimé et son retour chez McLaren pourrait apparaitre comme un choix par défaut après l’échec de ses contacts avec Red Bull ou Mercedes. L’aura du double champion du monde a été légèrement écornée dans cette mésaventure.

Mais la Formule 1 est bien trop importante pour Alonso pour qu’il la quitte ainsi. Lors de l’officialisation de son retour à Woking, il a évoqué un travail à finir chez McLaren et un goût d’inachevé. Gageons que ce goût, soit également associé à celui de la victoire, qui lui a trop souvent échappé ces dernières années et qu’il voudrait à tout prix retrouver avant de pouvoir tourner la page.

En attendant, le nouveau chapitre de sa carrière va s’écrire sur un cahier déjà griffonné de quelques histoires, heureuses et malheureuses. Alonso n’a plus qu’a espérer que l’encre qui va écrire la suite de ce conte inachevé entre le conquistador et le roi Dennis, soit des plus sympathiques.

Axel B.





La F1 vers un retour des grands constructeurs ?

14 12 2014

La victoire de Mercedes au championnat du monde des constructeurs est la première d’une équipe entièrement financée par un manufacturier automobile depuis six ans et le dernier sacre de Ferrari en 2008. De quoi donner des idées à de nouveaux participants ?

Licence Creative Commons / Morio

Licence Creative Commons / Morio

La Formule 1 a connu différentes ères depuis la création du championnat du monde en 1950. Les petits artisans des débuts ont peu à peu laissé leur place à de plus grandes structures, allant même jusqu’à attirer les plus grands manufacturiers automobiles, propriétaires de leur équipe sous leur nom propre.

L’apogée de cette tendance est intervenue à l’orée des années 2000 avec la présence de grands noms tels que Toyota, Honda, ou encore BMW qui se frottaient alors à la mythique et indétrônable Ferrari ainsi qu’à une écurie Renault renaissante.

Mais las d’une augmentation sans fin des couts pour des résultats souvent peu probants – à l’image de Toyota qui n’aura jamais remporté de victoire malgré un investissement financier colossal, les grands groupes se sont désintéressés de la Formule 1 et n’ont même pas envisagé de se reconvertir en simples motoristes comme seul Renault l’a fait avec succès grâce à son association avec les quadruples champions de monde de Red Bull.

Aujourd’hui, après l’hégémonie de l’équipe autrichienne, Mercedes a marqué un grand coup dans la discipline en devenant la première équipe de grands constructeurs à remporter le titre depuis Ferrari en 2008. Avant cela, pendant dix ans, la Scuderia et Renault s’étaient partagés les lauriers.

Le retour d’une grande marque comme Mercedes au firmament de la Formule 1 pourrait bien donner des idées à d’autres groupes automobiles jusqu’à là réticents à une arrivée dans la discipline.

Par exemple, peu de temps après le sacre des hommes de Stuttgart, le groupe Volkswagen a fait connaître son intérêt pour un engagement en Formule 1 et à même recruté, par le biais d’Audi, un ancien de la maison, Stefano Domenicali, pour en étudier la viabilité. La marque allemande connait bien la compétition. Elle fait déjà courir de nombreuses équipes dans divers championnats avec ses différentes marques comme Porsche ou Audi, et souvent avec succès. La voir débarquer en Formule 1, pas seulement en tant que motoriste mais en tant qu’écurie à part entière serait une demi-surprise puisque la direction de la firme avait déjà auparavant et à maintes reprises refusé d’intégrer la grille. Mais l’esprit de compétition serait bien présent chez les hommes de Wolfsburg, à qui l’idée de venir challenger Mercedes ne serait pas pour déplaire.

Qui sait si ce nouvel élan ne pourrait pas non plus attirer de nouveaux noms en Formule 1 ? Honda va déjà revenir auprès de McLaren dans un rôle de motoriste qu’elle maitrise mieux, et BMW voire même Toyota pourraient alors y réfléchir. D’autres grands noms manquent également à l’appel et parmi eux, un qui a déjà connu le succès dans la discipline : Ford. Une augmentation du nombre de motoristes, voire d’écuries, ne serait que bénéfique pour la Formule 1, qui semble vaciller sur ses bases ces derniers temps.

Axel B.








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