Ferrari : Un début de saison cauchemardesque

8 05 2016

Quelques problèmes de fiabilité et une malchance tenace vont forcer Ferrari à redoubler d’effort pour essayer de raccrocher le wagon Mercedes au championnat. Malgré tout, Maurizio Arrivabene et ses hommes restent optimistes.

(Ferrari)

(Ferrari)

Si Nico Rosberg s’envole au championnat du monde des pilotes avec ses 100 points et ses 4 victoires en autant de courses, derrière lui, c’est l’hécatombe. Parmi ses plus proches poursuivants, les deux pilotes Ferrari, Sebastian Vettel et Kimi Raikkonen, jouent plutôt de malchance.

Dès le Grand Prix d’Australie, en ouverture de la saison, c’est le Finlandais qui va se retrouver victime de sa mécanique. Une première casse moteur, annonciatrice d’une début d’année douloureux, sera la première alerte concernant la fragilité de l’unité de puissance italienne.

Pire encore, au Grand Prix de Bahreïn, Vettel n’aura même pas la chance de pouvoir rejoindre la grille de départ, son moteur laissant échapper un nuage de fumée caractéristique de mauvaises nouvelles. L’Allemand, sur le podium à Melbourne, connaissait là son premiers revers de la saison. Pendant ce temps, Raikkonen jouait parfaitement son rôle de trouble fête et hissait sa monoplace à la deuxième place entre les deux Flèches d’argent.

En plus de la malchance, les circonstances de course se sont également mises à perturber les ambitions de Ferrari. En Chine, pour la troisième course de la saison, un Daniil Kvyat opportuniste sur sa Red Bull est venu parasiter avec une certaine réussite les volontés de reconquête de la Scuderia en forçant les deux pilotes de l’équipe italienne à s’accrocher lors du départ. A l’écart de la lutte pour la victoire, Vettel et Raikkonen ont tout de même réussi à sauver les meubles en remportant de précieux points et un podium supplémentaire.

Las, une nouvelle rencontre explosive entre Vettel et Kvyat dans les premiers virages du Grand Prix de Russie a annihilé tous les espoir de l’Allemand, coincé dans les TechPro du virage n° 3. Mais un problème électrique lors des essais libres avaient déjà celé le sort du quadruple champion du monde, contraint de changer sa boite de vitesse et d’observer une pénalité de 5 places sur la grille le dimanche. Avec un Raikkonen mal à l’aise avec l’équilibre de sa monoplace, Ferrari ne pouvait plus jouer la victoire.

Après 4 Grands Prix, la Sucderia n’a déjà plus droit à l’erreur. Pourtant, elle n’a jamais semblé être aussi proche des Mercedes depuis ces trois dernières saisons. Lewis Hamilton et Nico Rosberg ne cessent d’ailleurs de répéter à longueurs d’interviews qu’ils sentent, avec de plus en plus d’insistance, le souffle chaud des bolides rouges dans leur cou. Mais pour ne pas que cet effet retombe comme un soufflé, il va cependant falloir que Ferrari gagne une course, très rapidement.

Cet objectif semble à la portée de Vettel, tant l’Allemand incarne le renouveau de Ferrari. Kimi Raikkonen, en retrait, est toujours à la recherche de son premier succès depuis son retour dans la maison rouge en 2014. Son avenir, à plus ou moins court terme, se jouera également de ce côté là, même si le duo de pilotes pour l’an prochain est sûrement le derniers des soucis de Maurizio Arrivabene aujourd’hui.

Axel Brémond

 





La Russie prête à s’installer durablement en F1

28 04 2016

La Russie prend une place de plus en plus importante en Formule 1 avec son Grand Prix national et la présence de quelques pilotes depuis plusieurs saisons. Pourtant, l’émergence dans le discipline de ce puissant pays ne se sera pas faite sans difficultés.

(c) Getty

(c) Getty

Avant de voir l’organisation de son premier Grand Prix en 2014 sur le site olympique de Sotchi, la Russie aura vainement tenté, à plusieurs reprises, d’attirer la discipline reine du sport automobile sur ses terres.

Il faut remonter jusqu’aux années 60 pour retrouver trace d’une première tentative d’organisation d’une course sur le sol russe. A cette époque, la Formule 1 ne s’externalisait que très peu en dehors de l’Europe occidentale. Avec une petite dizaine de courses par an inscrites au calendrier mondial, seul le continent américain – avec les États-Unis, le Mexique et le Canada, pouvait se targuer d’accueillir la discipline, tout comme l’Afrique du Sud qui, à partir de 1962, avait réussi à sécuriser une course dans un contexte politico-sociales difficiles.

Un projet trop couteux et un manque de motivation du gouvernement de l’URSS avait fait avorter dans l’œuf un projet qui semblait démesuré pour l’importance financière de la Formule 1 à cette époque. Mais à l’orée des années 80, la prise de pouvoir de Bernie Ecclestone allait fortement changer les choses.

Le Britannique voyait grand pour la discipline, et sa volonté d’élargir les frontières de la Formule 1 passait obligatoirement par une présence sur le sol russe. A cette époque, il ne pensait sûrement pas qu’il lui faudrait attendre plus de 30 ans avant de voir son projet se réaliser.

Pourtant, au début des années 80, Ecclestone semblait tenir son Grand Prix de Russie entre les mains. Fort d’un accord avec Leonid Brejnev, personnage central du monde politique de l’URSS, une course fut alors inscrite au calendrier de la saison 1983. Mais la mort de Brejnev, en novembre 1982, précipita la fin de cette ambition. Ensuite, avec l’organisation du Grand Prix de Hongrie en 1986, devenant ainsi la première course à se dérouler de l’autre côté du Rideau de fer, Ecclestone s’éloigna peu à peu de la Russie.

D’autres projets, assez rapidement avortés pour des raisons politiques ou financières, se sont succédés durant les deux décennies suivantes jusqu’à ce que le site olympique de Sotchi et la volonté commune de Vladimir Poutine, alors premier ministre russe, et de Bernie Ecclestone, soient les ingrédients de la réussite pour l’organisation d’un Grand Prix de Russie.

Accompagné par les succès plus ou moins relatifs des deux premiers pilotes russes en Formule 1, Vitaly Petrov et Daniil Kvyat, la course a rencontré son public et semble devenir un des rendez-vous apprécié par les pilotes depuis trois ans. La piste, inévitablement dessinée par Herman Tilke, possède quelques enchainements capables de fournir quelques grands moments de sport automobile.

Axel Brémond





Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

6 04 2016

Censé améliorer le spectacle, le nouveau système de qualifications mis en place depuis le Grand Prix d’Australie cette année l’a plutôt appauvri. En deux courses, la majorité des acteurs de la discipline est montée au créneau pour réclamer des changements. Les instances dirigeantes resteront-elles sourdes à cet appel ?

 

(c) Licence Creative Commons / Michael Potts

(c) Licence Creative Commons / Michael Potts

La Formule 1 est décidément un sport assez étrange, tant dans son fonctionnement que dans sa gérance. Monarchie sous l’égide de Bernie Ecclestone depuis 30 ans, la discipline a toujours, plus ou moins réussi à séduire un public de passionnés assez large.

Si les périodes de domination d’un seul homme ou d’une seule équipe, logiques et récurrentes, arrivent parfois à lasser le public, les promoteurs de la discipline, avec Ecclestone à leur tête, arrivent toujours à trouver des évolutions techniques ou règlementaires pour relancer le spectacle. On peut se souvenir à ce titre de la réglementation pneumatique modifiée en 2005 après une trop longue période de domination de Michael Schumacher et Ferrari.

Mais parfois, ces évolutions ont du mal à passer et se trouve être totalement inutiles, obsolètes voire idiotes. La dernière en date est bien évidemment le nouveau système à élimination des qualifications.

Ce changement, imposé par le règlement sans l’accord des pilotes et des écuries, a été mis en place dans le but d’améliorer le spectacle et de faire en sorte que l’activité en piste soit constante tout au long de l’heure de la séance.

Mais plutôt que ce résultat, on a constaté lors des deux premiers Grands Prix de l’année, que les pilotes s’efforcent de faire leur meilleur tour en début de chaque session et dans un souci d’économie de pneumatiques, restent ensuite à leur stand, abandonnant ainsi la piste vidée de tous ses acteurs.

Un spectacle désolant, mettant en abîme les limites de gouvernance de la Formule 1 et qui a passablement énervé le GPDA, l’association des pilotes de Grand Prix, qui est montée au créneau pour réclamer une participation de leur part dans les réflexions visant à l’avenir la discipline.

Si le système de qualifications devrait finalement être abandonné, l’intervention du GPDA pourrait cependant être très importante pour l’avenir. Les pilotes réclament, entre autre, d’être consultés sur les prochaines évolutions de la discipline et ont déjà quelques idées intéressantes pour améliorer le spectacle. Finalement, ne sont-ils pas les mieux placé pour avoir leur mot à dire ?

Axel Brémond





Mercedes : De nouveau l’équipe à battre ?

10 03 2016

Après les deux semaines d’essais hivernaux sur le circuit de Barcelone, la régularité et la fiabilité des Mercedes, alliés à leur performance sur un tour, inquiètent déjà la concurrence. De quoi en faire déjà les favoris pour la saison à venir ?

(c) Mercedes

(c) Mercedes

Les années se suivent et se ressemblent en Formule 1. Les performances sont une affaire de cycles. Après la domination de Ferrari au début des années 2000, celle de Red Bull au début des années 2010, c’est au tour de Mercedes de truster les premières places depuis maintenant deux ans. Et il semblerait que la situation ne soit pas prête de changer en 2016.

En effet, après les premiers tours de roue des nouvelles monoplaces de cette année, la tendance qui émerge et à une nouvelle avance flagrante des flèches d’argent.

Lewis Hamilton et Nico Rosberg ont effectué à eux deux le plus grand nombre de tours durant les huit journées de tests sur le circuit de Barcelone. 1 294 tours très précisément soit plus de 6 000 km, sans rencontrer de réel problème de fiabilité. Et si aucun des deux pilotes n’a réalisé le meilleur temps symbolique de ces deux semaines, aucun d’entre eux n’a pris la peine de se mettre dans les conditions parfaites pour chasser le meilleur temps, avec un réservoir vide et des pneus tendres adéquats.

Voilà de quoi inquiéter leurs plus féroces rivaux et notamment Ferrari qui comptait bien passer un palier cette saison. L’année dernière était une saison de transition pour les rouges qui se sont contenté d’obtenir les trois victoires annoncées après le recrutement de Sebastian Vettel. En 2016, la Scuderia va donc devoir démontrer un peu plus d’agressivité et d’ambition et ne pourra se contenter de se retrouver régulièrement à une demi-seconde des Mercedes. L’écart doit être plus ténu et surtout, Vettel et Raikkonen doivent pouvoir contester la victoire à Hamitlon et Rosberg à la régulière et sans profiter des circonstances de course favorables.

Les hommes de Maranello ont cependant prouvé qu’ils avaient bien cet objectif en tête durant l’hiver puisque les deux pilotes se sont succédé en haut des feuilles de temps durant la huitaine de jours en Espagne. Mais il faudra sûrement fournir encore plus d’effort lorsque Mercedes aura décidé de passer à la vitesse supérieure, dès le premier Grand Prix de l’année en Australie le 20 mars prochain.

On voit mal qui d’autre que Ferrari pourrait jouer le rôle d’outsider crédible pour empêcher Mercedes d’obtenir son troisième titre de rang. Les Williams ont encore plus de retard à rattraper après une saison 2015 décevante en terme de vitesse pure et les bons temps des Force India, Red Bull ou Toro Rosso durant l’hiverne sont que feux de paille et ne se concrétiseront qu’a quelques éparses occasions.

Finalement, le seul danger que Mercedes ne pourra prévoir se trouve à l’intérieur même de l’équipe. La relation entre Lewis Hamilton et Nico Rosberg sera au centre des attentions. L’Allemand, revanchard, va essayer de gagner la guerre psychologique qui l’oppose déjà à son équiper et, celui-ci, véritable homme fort de l’équipe, devra gérer cette pression supplémentaire. Peut-être la seule chance de voir la concurrence contrecarrer les plans des hommes en gris.

Axel B.





Essais hivernaux : Véritables faux indicateurs

2 03 2016

La semaine dernière, la saison 2016 a bel et bien commencé sur le circuit de Barcelone avec les premiers essais hivernaux. Mais quel crédit peut-ont réellement donner aux temps au tour affichés par les équipes et leurs pilotes ?

 

(c) McLaren

(c) McLaren

Alors que la Formule 1 a entamé sa tournée hivernale sur le circuit de Barcelone en Espagne, les observateurs du monde entier ont eu les yeux rivés sur les feuilles de temps afin d’obtenir une première hiérarchie des forces en présence.

Mais bien entendu, comme chaque année, ces journées de tests ne sont que très peu révélatrices des véritables performances des protagonistes qui prendront part au premier Grand Prix de la saison en Australie le 20 mars prochain.

En analysant de plus près les temps au tour réalisés sur ces quatre premières journées, on se rend bien compte que ceux-ci ne révèlent pas grand-chose.

Certes, le meilleur temps de Sebastien Vettel sur sa Ferrari, combiné au troisième chrono de son équipier Kimi Raikkonen, démontrent que la SF16-H est bien née et semble redoutablement rapide. Avec un nombre de tour parcourus plus que correct et l’absence de problème majeur de fiabilité, Ferrari réunit tous les atouts pour réussir sa saison.

Mais bien sûr, les plus de 600 tours bouclés par les deux pilotes Mercedes ont grandement étonné la concurrence et les rouges en particulier. Lewis Hamilton et Nico Rosberg n’ont pas chassé le chronomètre, c’est une évidence au regard de leur temps au tour qui les repoussent hors du Top 5 final. Mais engloutir autant de kilomètres et donc d’expérience avant même le début de la saison a de quoi inquiéter leurs rivaux les plus sûrs. Que va-t-il en être lorsque les flèches d’argent vont enfin se concentrer sur la vitesse pure ?

Au milieu de tout cela, les Force India ont également fait forte impression avec le deuxième temps de Nico Hulkenberg, le cinquième de Pérez et l’étonnante septième place du jeune Celis, qui faisait là ses grands débuts. Mais une fois la saison réellement lancée, même si les monoplaces indiennes feront belle figure, il serait très étonnant de les retrouver à ce niveau de la grille. D’autant plus que des équipes comme Mercedes donc, ou Williams ont largement caché leur jeu. A en croire les deux pilotes de Grove, Valtteri Bottas et Felipe Massa, la FW38 s’est améliorée dans tous les secteurs et a comblé une partie de ses faiblesses de l’an passé. Elle qui pouvait jouer le podium à la régulière en certaines circonstances s’attend donc à viser la victoire cette année.

Plus loin dans la hiérarchie, la nouvelle équipe Haas effectue son apprentissage plutôt rapidement et à mis sur roue une monoplace réactive et rapide, s’inspirant parfaitement bien des meilleures idées de la concurrence. Sauber, avec des moyens limités n’a pas encore mis sur route son nouveau millésime tandis que Red Bull et Toro Rosso sont apparues besogneuses et plutôt fières des progrès accomplis durant l’hiver. Il faudra sûrement se méfier du taureau rouge qui n’a pas encore quitté l’arène !

Plus inquiétant, la situation de Renault qui s’attend à un exercice 2016 difficile pour son retour à la compétition en tant que constructeur. Avec deux pilotes inexpérimentés et une monoplace basée sur la déficiente Lotus de l’an passé, la firme au losange s’attend à passer quelques Grands Prix douloureux.

Et que dire enfin des McLaren, très loin de leur standing, qui ont une nouvelle fois défrayé la chronique plus pour leur pannes et leur réorganisation interne chez Honda que pour leur performance en piste ? Les hommes de Woking restent optimises, à l’image de leurs deux pilotes champion du monde, mais la situation ne semble avoir guère changée. Une seule équipe aura effectué moins de tour que McLaren, il s’agit de Manor, motorisée depuis peu par Mercedes et qui semble, enfin, avoir quelque chose à dire avec l’étonnant Pascal Wehrlein.

Les jours de tests suivants, toujours à Barcelone, nous en apprendront peut être un peu plus sur la hiérarchie qui se dessine pour la saison 2016. Mais le véritable juge de paix sera le premier Grand Prix de l’année, à Melbourne, à la fin du mois.

Axel B.





A quoi s’attendre en F1 pour 2016 ?

24 01 2016

La saison 2015 a vu la deuxième consécration consécutive de Mercedes et Lewis Hamilton. La Formule 1 est-elle entrée dans une nouvelle ère de domination ? Que peut nous apporter la nouvelle saison 2016 qui va démarrer en mars prochain ?

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(c) Mercedes

Cette année, le marché des transferts et l’intersaison sont plutôt calmes dans la microcosme de la Formule 1. En effet, à l’exception de Romain Grosjean, aucun pilote ne changera d’équipe pour aborder cette nouvelle année. De ce fait, la continuité et la stabilité semblent de mise.

Au niveau technique, peu de changements majeurs sont attendus avant 2017 voire 2018, et cette année pourrait donc marquer une nouvelle étape dans la domination de Mercedes, effective depuis deux saisons désormais. Le constructeur allemand est tellement en avance sur la concurrence que celle-ci doit, dans un premier temps, redoubler d’efforts pour revenir à son niveau, puis ensuite trouver des trésors d’ingéniosité pour réussir à le dépasser.

Si l’on se réfère à la saison 2015, Ferrari semble l’équipe la mieux placé pour parvenir à enrayer la marche destructrice de Mercedes. La Scuderia, en pleine renaissance après les trois victoires de son nouveau messie Sebastian Vettel, n’a pas souhaiter chambouler son organisation pour se concentrer sur ses évolutions. De ce fait, le pourtant très critiqué Kimi Raikkonen a conservé sa place et se voit donner une chance supplémentaire de briller.

Si Williams et Red Bull étaient clairement en perte de vitesse l’an passé, il faudra cependant garder un œil attentif sur elles tant leur expérience de la victoire est grande. L’équipe britannique donne des signes encourageants d’envie et de développement cet hiver tandis que sa consœur autrichienne se dit déjà en avance sur son programme avec son moteur Renault rebadgé Tag Hueur.

Renault, justement, qui va faire son grand retour en tant que constructeur à part entière cette année, aura besoin de temps avant de pouvoir s’imposer au sommet de la hiérarchie mondiale. Son patron, Carlos Ghosn, a très longtemps pesé le pour et le contre de cet engagement, et nul doute que l’entreprise française n’est pas présente en Formule 1 pour jouer les seconds rôles. Son évolution tout au long de l’année et lors des saisons suivantes sera donc intéressante à suivre.

Enfin, la grande révolution technique attendue pour 2017, au mieux, devrait également faire les choux gras des médias cette année. Plus de spectacle et de spectaculaire sont attendus pour l’avenir, mais à force de trop se chercher, la Formule 1 est en train de perdre une partie de son public qui se tourne vers des disciplines souvent moins techniques et plus à la mode comme le WEC ou la Formule E par exemple. La F1 va donc devoir trouver des solutions pour garder sa place au pinacle des sports automobiles.

Axel B.





Bilan de la saison 2015 de F1 : Les pilotes, d’Hamilton à Pérez

29 12 2015

La fin d’année est propice aux bilans, la Formule 1 n’en fera pas abstraction. Il est temps désormais de faire un tour d’horizon de l’année 2015 des pilotes. Première partie, de Lewis Hamilton à Sergio Pérez.

(c) Mercedes

(c) Mercedes

LEWIS HAMILTON :

Un champion trois étoiles ! Le but, à peine caché, du pilote britannique a été atteint cette année puisqu’il rejoint au palmarès de la Formule 1 son idole de toujours, Ayrton Senna. Hamilton a été magistral en 2015, coiffant la couronne dès le Grand Prix des Etats-Unis, bien aidé par un Nico Rosberg absent, comme durant une bonne partie de la saison. Sans véritable rivaux, le désormais triple champion du monde n’avait plus qu’à se méfier de lui-même. Mais ses errances passées ont laissé place à une assurance de tous les instants, même lorsque tous les éléments semblaient contre lui, comme à Monaco ou en Hongrie par exemple. Ce troisième titre devrait être marquant dans la vie du pilote britannique.

NICO ROSBERG :

En début d’année, tout le monde pensait que l’Allemand pourrait contester le titre suprême à son équipier. Las, en manque flagrant de rythme, Rosberg a laissé filer devant lui un Hamilton écrasant tout sur son passage en début de saison. Sebastian Vettel est venue jouer les troubles fêtes au milieu du clan Mercedes et il est apparu, au cours de la saison, que Rosberg n’allait se battre que pour essayer de conserver sa deuxième place au championnat face au pilote Ferrari. Un constat d’échec qui doit néanmoins être nuancé par sa formidable fin de saison qui l’a vu aligner six pole positions et trois victoires en six courses. De quoi repartir sur un bel élan en 2016 ?

SEBASTIAN VETTEL :

Après une saison 2014 complètement raté, Vettel est revenu sur le devant de la scène en faisant de Ferrari une équipe capable de contester la victoire aux Mercedes de façon sérieuse. Trois victoires, dans des circonstances différentes, on fait de l’Allemand le poil à gratter de Lewis Hamilton et Nico Rosberg. Le pilote est redevenu incisif et l’homme est apparu plus détendu. Si le doute a pu le ronger l’an passé, 2015 l’aura remis sur les bons rails. Son sérieux, son abnégation, son esprit d’équipe et sa redoutable rapidité font qu’il semble inévitable qu’il ne soit pas titré dans les années à venir avec Ferrari. Mais on pensait exactement la même chose de Fernando Alonso, avec le résultat que l’ont connait aujourd’hui.

KIMI RAIKKONEN :

Cette année, on a vu le Finlandais souriant dans le paddock, et c’est sûrement grâce à son état d’esprit que son contrat chez Ferrari a été renouvelé. Parce que du point de vue des résultats, l’année de Raikkonen a été plutôt décevante. Trois podiums contre Trois victoires face à son équipier, le bilan est maigre. On retiendra surtout ses accrochages, avec Alonso en Autriche ou Bottas en Russie et au Mexique, et une quatrième place logique au championnat du monde des pilotes. Il va falloir cependant qu’il fournisse bien plus en 2016 s’il veut conserver une chance de rester en Formule 1 encore quelques temps. Il l’a avoué lui-même, il n’ira nulle par ailleurs que chez Ferrari, et si la Scuderia redevient une machine à gagner, sa place sera hautement convoitée.

VALTTERI BOTTAS :

A l’image de son équipe, Bottas a été quelque peu décevant cette année. Dominé en début de saison par son vétéran d’équipier, Felipe Massa, le Finlandais aura relevé la tête en fin de saison, avec un seul podium au Canada comme meilleur résultat. Forfait suite à des problèmes de dos pour la première course en Australie, Bottas aura surtout fait les gros titres pour ses deux affrontements, en Russie et au Mexique, avec son compatriote Kimi Raikkonen. Gageons que sa saison 2016 soit un pu plus flamboyante au risque de passer d’espoir en devenir à pilote de seconde zone.

FELIPE MASSA :

Auteur d’un bon début de saison, Felipe Massa n’en a quand même pas moins été contraint à un rôle d’outsider toute l’année, à l’image de son équiper, faute à une monoplace rétive. Avec deux podiums, en Autriche et à Monza, où il est resté très populaire, son bilan reste meilleur que celui de Bottas. Mais, avec un peu de fatigue et de lassitude, sa fin de saison ne lui aura pas permis de devancer le Finlandais au championnat, comme il l’a pourtant fait durant une bonne partie de l’année. Le Brésilien a sûrement sauvé son baquet pour 2016 grâce à une saison honnête et une volonté de stabilité chez Williams. Mais l’an prochain prendra probablement la forme d’un tour d’adieu pour l’un des pilotes les plus expérimenté de la discipline.

DANIEL RICCIARDO :

Prisonnier du conflit qui a sévit entre Red Bull et Renault, Daniel Ricciardo aura eu du mal à réaliser une saison aussi convaincante qu’en 2014. Lui qui se voyait se battre pour le titre après ses trois victoires l’an passé, est finalement dépassé au nombre de points par son équipier, transfuge de Toro Rosso. Deux podiums, chanceux ne suffiront pas à le satisfaire et on voit mal, malheureusement, comment sa situation pourrait évoluer en mieux en 2016. L’Australien devrait peut être commencer à regarder si l’herbe ne serait pas plus verte ailleurs, en dehors de sa maison Red Bull, comme l’a fait avec succès son ancien équipier, Sebastian Vettel. Un exemple à suivre, évidemment.

DANIIL KVYAT :

Le jeune russe avait beaucoup à prouver cette année. Beaucoup d’observateur ne le trouvaient pas réellement légitime pour remplacer le quadruple champion du monde Sebastian Vettel. Pourtant, après une entame de saison brouillonne et plutôt difficile, Kvyat a pris confiance en lui et a démontré une belle pointe de vitesse et une régularité étonnante. Ces deux qualités lui ont permis de devancer son équipier au championnat et devrait lui permettre d’aborder 2016 sous de bons auspices. En espérant que la nouvelle monoplace Red Bull lui en donne les moyens.

NICO HULKENBERG :

La saison de l’Allemand a été marquée par sa formidable victoire lors des 24 heures du Mans, en plein cœur de l’été. Un succès qui lui aura permis un temps d’occuper le devant de la scène dans les paddocks de la Formule 1, avant de retomber dans l’anonymat du peloton. « L’incroyable Hulk » aura commis beaucoup trop d’erreurs et d’approximations pour pouvoir prétendre au podium après lequel il court depuis le début de sa carrière. Il ne va pas falloir qu’il tarde trop avant de l’atteindre parce que le temps passe vite. Surtout lorsque l’on a à ses côtés un équipier rapide et richement doté en dollars.

SERGIO PEREZ :

Boosté par le retour de son Grand Prix national au calendrier, le Mexicain a passé un palier cette saison en devenant un pilote plus constant et moins fougueux. Certes, son agressivité peut encore se muer geste dangereux, mais il aura tenu son équipe à bout de bras en début de saison, avec une simple évolution de la monoplace de l’an passé et il aura inscrit le seul podium de Force India cette année, seulement le troisième de l’histoire de l’écurie, en Russie au terme d’une course d’attaque. Si la monoplace 2016 lui permet, on peut être sûr que Pérez deviendra un candidat crédible au podium de manière régulière.

Axel B.








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