La Formule 1 qu’on aime !

12 04 2014

Quel Grand Prix ! Enfin, à Bahreïn, la Formule 1 version 2014 nous a apporté le spectacle tant attendu ! Il ne reste plus à espérer maintenant que cette course ne soit pas une exception. Quelques éléments permettent cependant d’être optimiste pour la suite.

Licence Creative Commons / Leo Hidalgo

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Le circuit de Sakhir n’est peut être pas le plus spectaculaire de toute la saison, mais ce week-end, il nous a offert une des plus belles course de la décennie. La première course de nuit au Royaume de Bahreïn a fait briller la Formule 1 de mille feux.

Tous les ingrédients qui font la beauté du sport automobile étaient effectivement présents ce dimanche pour faire frissonner jusqu’au plus blasé des passionnés de Formule 1 : des bagarres roues contre roues, des duels fratricides entre équipiers, des sorties de piste effrayantes…

Chaque saison connaît une course folle lors de laquelle tout le monde s’extasie avant de vite retrouver le cours normal des choses. C’était le cas l’année dernière en Grande Bretagne avec les explosions de pneumatiques ou bien encore au Canada en 2011 avec la victoire surprise de Jenson Button au dernier tour, dans des conditions dantesques. Mais cette année, à Bahreïn, rien d’extérieur n’est venu brouiller les cartes et plusieurs raisons font qu’il y a de quoi être optimiste pour que pareille course se renouvelle tout au long de la saison.

L’élément principal à prendre en compte est bien entendu l’absence de consigne chez Mercedes. L’équipe a laissé ses deux pilotes se battre pour la victoire, ce qui nous a offert un duel fratricide digne des plus beaux moments de la Formule 1. Pour cela, il faut saluer l’état d’esprit de l’équipe allemande qui n’a pas souhaité favoriser un de ses pilotes en piste. L’avance des Flèches d’argent est tellement grande face à la concurrence, que de telles consignes n’auraient pas été comprises par la majorité des observateurs. Et elles auraient été incompréhensibles ! Mercedes vient de nous démontrer ce qu’est l’essence même du sport automobile. La compétition, le frisson, l’affrontement des talents, bien des caractéristiques qui avaient été galvaudées ces dernières années, muselées par des tristes consignes des Ferrari, Red Bull ou plus récemment Williams. Lewis Hamilton et Nico Rosberg ont prouvé que l’on pouvait être équipiers en se battant en piste comme des chiffonniers tout en gardant une relation empreinte de respect. Leurs accolades à la sortie de leurs monoplaces en sont les preuves ultimes.

Mercedes d’ailleurs n’a pas été la seule à réagir de cette manière puisque Force India et Red Bull ont, elles aussi, laissé leurs pilotes se bagarrer en piste pour la beauté du spectacle. La polémique soulevée par Williams à Sepang aurait-elle réveillé chez ses concurrents une loyauté envers le public si souvent oubliée ? Et que dire aussi de la révolte des équipiers lorsque l’on voit des Sergio Pérez ou des Daniel Ricciardo faire trembler leur collègue respectif que l’on pensait pourtant établis et dominants au sein de leur équipe ? On ne saurait que s’en satisfaire car la Formule 1 est avant tout un spectacle !

Pastor Maldonado semble également avoir compris qu’à défaut de faire rêver les aficionados avec ses performances, il pouvait lui aussi faire partie du spectacle en réalisant des gestes que seul lui arrive encore à justifier. La Formule 1 est de plus en plus sécurisée et c’est un bienfait. Mais à cause de cette absence de peur qui pouvait envahir les pilotes au volant il y a encore quelques dizaines d’années, certains se pensent invincibles et tentent des gestes qui auraient pu être dramatiques à une autre époque.

Pour cette mésaventure, le Vénézuélien a écopé d’un stop-and-go de dix seconde durant la course, une pénalité de cinq places sur la grille de départ en Chine et trois points en moins sur son permis. En comparaison, Daniel Ricciardo, relâché hâtivement de son stand avec une roue desserrée en Malaisie par son équipe, à qui la faute en était entièrement imputable, avait reçu un stop-and-go à Sepang en plus d’une pénalité de dix places sur la grille du prochain Grand Prix. Le manque de cohérence des sanctions est encore flagrant mais il ne saurait néanmoins gâcher le plaisir d’avoir vu une course d’une telle intensité aussi tôt dans la saison. Les polémiques sur le bruit des moteurs et le manque de spectacle en piste ont subitement pris un sérieux coup de vieux !

Si l’état d’esprit des pilotes et des écuries reste le même durant toutes la saison, il n’y a pas de raisons de ne pas revoir un pareil spectacle se reproduire fréquemment. Chaque duo de pilotes semble très proche l’un de l’autre, et les difficultés constatées à piloter ces nouvelles monoplaces ont tendance à niveler les performances. Les vaincus d’une course voudront être les vainqueurs de la suivante et les rois déchus, tels Sebastian Vettel, Fernando Alonso, Kimi Räikkönen ou Jenson Button ne sauront se satisfaire de l’affront qui leur a été fait en ce début de saison. Leurs réveils risquent de pimenter encore plus la compétition, et c’est ça, la Formule 1 qu’on aime !

Axel B.





La cuisine des champions

26 03 2014

Plus que jamais, cette année, pour qu’un des vingt-deux acteurs de la Formule 1 devienne champion du monde, il faudra réunir les meilleurs ingrédients pour cette toute nouvelle recette qui nous est concoctée. Mais quels sont-ils ?

Licence Creative Commons / Leo Hidalgo

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Tel un parfait chef cuisinier auréolé d’étoiles sur son tablier, le champion du monde des pilotes en 2014 sera celui qui aura présenté les mets les plus fins sans faire d’erreur. Il s’agira avant tout de soigner la présentation sans négliger d’exploiter au maximum la grandeur de l’assiette.
Aucune recette n’est parfaite, mais attardons-nous cependant sur celle qui pourrait être le mélange idéal pour remporter la plus grande distinction possible :

- Choisir un pilote expérimenté, mais pas trop, afin qu’il puisse s’adapter avec facilité à un nouveau style de pilotage sans être parasité par ses habitudes de vieux routard,
- Le faire maigrir de quelques kilos afin qu’il puisse se glisser dans le cockpit sans risquer de dépasser la limite de poids,
- Le faire revenir sur une piste abrasive afin qu’il comprenne au mieux l’usure de ses pneumatiques Pirelli par temps chaud,
- Ajouter de temps à autre, au fur et à mesure de la cuisson, diverses feuilles du nouveau règlement sportif afin qu’il en soit imbibé en douceur,
- Ne pas oublier de le couvrir et le couver en cas de relations difficiles avec son entourage proche,
- Si le bruit de la cuisson s’amenuise, ne pas s’inquiéter outre mesure, le pilote chauffe quand même,
- Arroser au champagne le plus fréquemment possible pour lui conserver une mine fraîche et un sourire…de champion,
- Touiller un nombre de tours suffisant durant 19 Grands Prix pour conserver le goût de la victoire,
- Couper régulièrement les gaz afin de conserver au mieux la résistance de votre plat,
- Servir le tout encore chaud dans une monoplace fraîchement peinte pour l’occasion et avec un museau en forme de cuillère, de pelle à tarte ou de tourne-broche selon votre envie,

En bref, et afin d’éviter toute faute de goût, une bonne dose de confiance en soi et d’optimisme semblent nécessaire pour mener à bien cette recette difficile. En cas de difficultés, n’hésitez pas à vous reporter aux différents ouvrages co-signés Sebastien Vettel et Christian Horner qui traitent du la cuisson des adversaires à feu brûlant. Ces deux-là sont devenus des experts en la matière et même si leur cuisine est pour l’instant en travaux, ils ne tarderont certainement pas à pianoter de nouveaux vers les sommets…

Axel B.





Faux départ

20 03 2014

Ca y est, le moment tant attendu du premier Grand Prix de la saison est enfin passé. Que reste-t-il maintenant de nos interrogations de l’hiver ? Même si la première course n’est jamais représentative, elle apporte cependant son lot d’informations importantes pour la suite de l’année.

Licence Creative Commons / J.H. Sohn

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Parfois, il faut savoir raison garder. La Formule 1, qui représente le pinacle du sport automobile, le sommet de la technologie, le chantre du développement et de l’adaptabilité vient de prouver une nouvelle fois que tous ces superlatifs ne sont pas usurpés.

Si certains pensaient que le Grand Prix d’Australie ne verrait qu’une poignée de monoplaces franchir la ligne d’arrivée, voire même, encore pire, aucune d’entre elles, ils doivent être bien déçu aujourd’hui. Finalement, tous les participants ont prouvé leur réactivité : seulement cinq abandons sur problèmes mécaniques, dont les deux Lotus de Romain Grosjean et Pastor Maldonado qui n’étaient visiblement pas prête à courir ce Grand Prix.

Parmi ces retraits, deux champions du monde. Sebastian Vettel et sa Red Bull, rapide mais peu fiable et surtout Lewis Hamilton, érigé comme le favori ultime cette année mais dont la W05 lui a joué un des pires tours possible en le faisant stopper après quelques pauvres kilomètres. Sa mésaventure du vendredi matin annonçait donc bien un week-end difficile pour le Britannique.

Mais attardons nous quelques instants de plus sur le cas Red Bull. Daniel Ricciardo a prouvé que la monoplace était redoutablement rapide. Ce qui laisse à penser que lorsque les hommes de Milton Keynes auront réglé leurs problèmes chroniques de fiabilité, le retour de Sebastian Vettel pourrait bien faire très mal. Déjà que l’homme est un ogre lorsqu’il gagne, sa volonté risque d’être décuplée avec un esprit de revanche évident après un hiver catastrophique et ce premier Grand Prix cauchemardesque. En plus, la mise en lumière de Ricciardo, certes déclassé, mais qui a marqué les esprits, ne va pas arranger les humeurs du quadruple champion du monde.

Devant, les Mercedes ont survolé les débats. Enfin, surtout Nico Rosberg épargné par les pannes. Mais soyons sur qu’Hamilton aurait été au même niveau que son équipier s’il avait pu courir la totalité de la course. Avec plus de vingt secondes d’avance sur son dauphin, Rosberg a écrasé la concurrence. Qu’en aurait-il était de cet écart si la voiture de sécurité n’était pas rentrée en piste ? Le choc psychologique pour la concurrence aurait été bien plus important…

Derrière, peu de surprises au final. Les Williams que l’on annonçait comme possibles vainqueurs ont saboté leur dimanche avec des qualifications très moyennes. Bottas, victime de sa fougue, a laissé échapper un possible podium et Massa, victime du fameux optimisme nippon, n’a pas fait un tour. Les Ferrari ont déjà prouvé leurs limites avec un Fernando Alonso en manque de vitesse et un Kimi Raïkkönen peu à son aise derrière le volant de sa F14-T. Les fantômes de l’anonymat de 2013 semblent toujours hanter la Scuderia.

Seule bonne surprise, les McLaren qui ont pris la place laissée vacante par les Lotus. Les gris ont retrouvé de la vigueur grâce à leurs blocs Mercedes et la fougue du déjà impressionnant Kevin Magnussen. Avec Daniil Kvyat également dans les points, ce vent de fraîcheur fait un bien fou à la Formule 1 et risque de bousculer la hiérarchie des anciens. Jenson Button doit commencer à sentir le vent de la retraite souffler dans son dos et il va falloir que le champion du monde 2009 ressorte ses plus belles armes pour prouver qu’il tient encore sa place dans la discipline.

La révolution tant attendue n’aura donc bousculé que très peu la discipline. Cette première manche aux antipodes aura eu un arrière gout de procession avec peu de dépassements ou de sorties de piste, pourtant annoncés à grand renfort d’optimisme durant l’hiver. Si Vijay Mallya, le patron de Force India, se demandait où était passé le son des Formule 1, on peut également se demander où est la révolution tant attendu par ces changements de réglementation… peut être en Malaisie dans quinze jours ?

Axel B.





Les pilotes favoris pour 2014

28 02 2014

A quelques jours du début de la saison 2014, un petit tour d’horizon des forces en présence côté pilotes s’impose. Cette semaine, ce sont les favoris pour le titre de champion du monde qui seront auscultés.

 

Licence Creative Commons / Leo Hidalgo

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Dans la pléthorique grille 2014 composée de 22 pilotes, il y en a certains qui sont à classer parmi les favoris pour le titre mondial suprême. Forcement tous les pilotes ne peuvent y prétendre, mais certains en ont fait clairement leur objectif pour cette nouvelle année.

Bien entendu, avec ses quatre titres de rang, Sebastian Vettel reste encore et toujours l’homme à (a)battre. L’Allemand a déjà prouvé son talent de pilotage et de gestion en course, ce qui, bien évidemment, devrait fortement lui servir aux vues des nouvelles règles techniques imposées cette année. Seulement, « Baby Schumi » commence 2014 avec des sueurs froides. L’extrémisme dans la conception de génie Adrian Newey couplé avec les difficultés de performance et fiabilité rencontrées par Renault, ont rendu la tâche difficile à Red Bull pour qui les essais de pré-saison se sont transformés en véritable calvaire. Mais l’équipe a les éléments capables de lui donner des ailes et de rebondir comme ils avaient pu le faire après un début de saison 2013 mitigé. C’est dans l’adversité que va se forger la véritable aura de Vettel, souvent critiqué pour sa facilité.

Du côté de Mercedes par contre tout semble aller pour le mieux. La stabilité du duo de pilotes est clairement un atout. Du coup, autant Lewis Hamilton que Nico Rosberg, se retrouvent parmi les archi-favoris du moment, surtout après des essais réussis à Jerez et à Bahreïn. Les fortes personnalités et les grands noms présents chez les gris ont de quoi faire peurs : Niki Lauda, Toto Wolff, Paddy Lowe et bien sûr Hamilton et Rosberg, arrivent presque à en faire oublier le départ de Ross Brawn, pourtant icône de toute une génération dans la discipline. La pression est sur leurs épaules, et l’entreprise Mercedes attend beaucoup de cette saison. La guerre interne entre les deux pilotes va être passionnante à suivre, d’autant plus que beaucoup d’observateurs pensent que Nico Rosberg est arrivé à maturité et pourrait bien chiper le titre à un Lewis Hamilton qui a tendance à s’éparpiller dans sa fastueuse vie de star.

L’autre binôme de pilotes à surveiller de près se trouve bien sûr chez Ferrari. Là aussi, Fernando Alonso et Kimi Raïkkonen sont des prétendants évidents au titre de champion du monde. Une fois encore, la nouvelle F14-T semble, comme ses devancières, bien née. Mais c’est dans le développement que la Scuderia a pêché dans le passé. Après avoir retrouvé sa soufflerie cet hiver, il semblerait que les hommes de Maranello soient un peu plus à leur aise à ce niveau-là. Après, il ne faudrait pas que les problèmes d’ego entre les deux hommes forts derrière le volant viennent gâcher des possibles chances de victoire finale. A plusieurs titres, cela va être une saison cruciale pour les rouges.

Dernier des favoris, mais non des moindres : Jenson Button au volant de sa McLaren. Comme toutes les équipes motorisées par Mercedes, celle basée à Woking a réalisé de bon tests de pré-saison. La monoplace semble rapide et fiable, ce qui va être très important en 2014. En plus, le Britannique a une capacité d’adaptation phénoménale, autant dans son pilotage que dans son comportement. Son titre mondial en 2009 a été acquis à une période de changement technique dont lui et son équipe ont su profiter pleinement. Sa capacité à gérer ses pneumatiques et sa monture sera cruciale et pourrait bien lui permettre de jouer un deuxième titre mondial.

 

Mais tous ces pilotes devront toutefois se méfier de quelques outsiders qui pourraient bien profiter de cette révolution technique pour se faire une place au soleil. Rendez-vous la semaine prochaine pour en savoir un peu plus sur eux…

 

Axel B.





Une histoire de nez

23 02 2014

« C’est un roc !… C’est un pic !… C’est un cap !… Que dis-je, c’est un cap ?… C’est une péninsule ! » Voici une tirade du célèbre Cyrano de Bergerac qui sied très bien à la forme nasale des monoplaces de Formule 1 en 2014. Mais comme le fameux Cadet de Gascogne imaginé par Edmond Rostand, il y a fort à parier que ces nouvelles nées de l’année ne manqueront pas de panache.

Licence Creative Commons / Lea Hidalgo

Licence Creative Commons / Lea Hidalgo

De tous temps, la Formule 1 a connu des bizarreries esthétiques, et s’en est finalement accoutumée.  Lorsque les moteurs sont passés à l’arrière, les plus conservateurs, Enzo Ferrari en tête, avaient poussé de hauts cris. Les réactions ont été les mêmes avec l’arrivée des premiers ailerons, placés à la manière d’un bricolage astucieux à partir de la saison 1968. Sans aucune réglementation sur le sujet, les pires idées ont traversé les esprits des ingénieurs et ont conduit à des situations esthétiques que renierait le moindre designer automobile aujourd’hui.

On peut se souvenir également, dans un passé plus récent, des fameuses ailes de mouettes apparues à la fin des années 90 sur les Tyrrell et qui avaient fait école au point de se retrouver sur la majorité des monoplaces du plateau avant d’être interdites grâce à un élan de lucidité par la FIA.

D’autres tentatives comme le capot moteur rectiligne surmonté d’un mini-aileron sur la McLaren-Mercedes de 1995 ou le nez en forme de morse de la Williams FW26 de 2004 n’ont heureusement pas fait date, suite à un manque d’intérêt en termes de performance.

Aujourd’hui donc, les museaux version 2014 créent la polémique. Il n’y a guère que Mercedes et Ferrari qui ont tenté d’apporter une solution esthétiquement neutre, mais pas forcément plus réussie, aux nouvelles donnes du règlement technique. Les autres, ont tenté de masquer leurs appendices apparents derrière de judicieuses robes peinturlurées.

Au final, il va falloir attendre les premiers Grands Prix pour que se détache une vérité sur l’influence de cet aspect aérodynamique sur les monoplaces. Est-ce que la forme nasale va avoir une incidence majeure sur les performances ? Certaines écuries adopteront-elles des solutions différentes ?

On sait d’ors et déjà que la FIA a décidé de plancher sur une évolution de la réglementation technique pour 2015 afin de modifier l’aspect des monoplaces. Un aveu clair et précis du manquement de cette dernière qui a, une fois de plus, fait primer l’envie de donner du spectacle avant de prendre en compte des considérations esthétiques.

Les observateurs les plus amusés par cette situation ont déjà fait leurs choux blancs de cette loufoquerie de ce début d’année. Certains parmi eux en ont déduis qu’une monoplaces de Formule 1 était finalement de genre masculin, alors que d’autres tentaient déjà de faire accoupler une McLaren à la protubérance affichée avec une Lotus au nez en tenaille.

Toujours est-il que si la pièce d’Edmond Rostand vantant les mérites de Cyrano de Bergerac et de son attribut nasal protubérant, a nécessité une écriture en Alexandrin de douze pieds par vers, il ne faudra sûrement pas plus de douze tours pour que tous les fans de Formule 1 mettent de côté cette particularité et plongent le nez en premier dans une nouvelle saison qui s’annonce déjà passionnante à suivre. Quelle équipe et quel pilotes pourront alors dire en héros : « A la fin de l’envoi…je touche ! » ?

Axel B.





Ricciardo peut-il battre Vettel chez Red Bull ?

8 02 2014

Daniel Ricciardo fera ses débuts chez Red Bull sur ses terres, en Australie. Un contexte favorable pour le tout nouvel équipier du quadruple champion du monde Sebastian Vettel. L’Allemand, intouchable l’année dernière pourra-t-il être menacé par l’Australien en 2014 ?

(c)  Fan F1

(c) Fan F1

Les duels que nous offrent les pilotes d’une même équipe sont souvent passionnants à regarder. Cette année, outre la rivalité entre Fernando Alonso et Kimi Raïkkönen chez Ferrari, il sera très intéressant de se pencher sur celle que nous offre Red Bull avec l’arrivée du jeune Daniel Ricciardo aux côtés du déjà vétéran Sebastian Vettel.

En fait, seulement deux ans séparent les deux hommes. Mais l’Allemand a battu de tels records de précocité que la comparaison s’avère déjà difficile entre eux. Pourtant, le parcours de l’Australien n’est pas honteux. Il a su séduire les grands pontes de Red Bull, Helmut Marko en tête, qui lui ont donné sa chance d’abord chez HRT, puis ensuite chez Toro Rosso où il a été jugé assez rapide et talentueux pour faire le grand saut chez Red Bull après le départ de Mark Webber.

Il a remporté avec brio le rodéo qu’il avait entamé avec Jean-Eric Vergne, sans pour autant se détacher clairement de celui-ci au championnat. Et c’est peut être cela le plus inquiétant pour lui. Il lui aura fallu du temps et une deuxième partie de saison convaincante pour se défaire du pilote français et gagner sa place dans l’écurie championne du monde. Cette année, face à Vettel, il faudra qu’il soit d’entrée de jeu dans le coup pour avoir le moindre petit espoir de prendre le dessus.

La tâche ne sera pas facile, loin de là. Ricciardo va débarquer dans une équipe totalement acquise à la cause de son chouchou champion du monde et l’histoire de la discipline a démontré bien des fois que ce type de situation pouvait être compliqué. Cela n’est d’ailleurs pas sans rappeler l’arrivée de Rubens Barrichello chez Ferrari en 2000, qui aura vite remisé au placard ses ambitions de titres et de domination aux côtés d’un Michael Schumacher véritable membre de la famille du cheval cabré et dominateur sans partage du Brésilien pendant six ans.

Mais l’approche de Ricciardo est sûrement plus sereine. Il n’a pas déclaré qu’il allait bousculer la hiérarchie au sein de Red Bull, et ce qui pourrait passer pour de la résignation ou un manque d’ambition pourrait en fait être sa meilleure arme contre l’ogre Vettel. L’apparente décontraction et la bonhomie affichée par l’Australien pourraient bien décontenancer « baby Schumi » plutôt habitué à la rudesse relationnelle imposée par Mark Webber ces dernières années.

Mais au final, le résultat se verra en piste. Vettel n’en est pas à sa première victime et Daniel Ricciardo devra être extrêmement concentré et vigilant s’il veut avoir une chance de se faire une place au soleil. Les difficultés rencontrées par Red Bull en ce début d’année pourraient lui être profitables, si elles sont durables. Son abnégation et son sourire seront alors ses meilleures armes à mettre au service d’un talent certain et d’une rapidité mainte fois prouvée le samedi après-midi.

Daniel Ricciardio est en tout cas le mieux placé cette année pour battre Sebastian Vettel. Et il faudra pour ça qu’il le déstabilise au sein même de l’équipe avant de vouloir le faire sur la piste. Le premier pilote qui arrivera à le devancer aux points n’en sera qu’encore plus méritant s’il fait partie de la même équipe que le champion. Les premières courses et la compétitivité de la nouvelle RB10 seront les clés d’un possible succès de l’Australien dans cette entreprise.

Axel B.

 





La chasse aux records de Sebastian Vettel

11 01 2014

A seulement 26 ans, Sebastian Vettel est déjà à la tête de statistiques intéressantes. Contrairement à d’autres pilotes, l’Allemand est particulièrement attentif à cela et tente dès que possible de soigner ses performances pour se rapprocher un peu plus de certains records de la discipline.

Licence Creative Commons / Morio

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120 Grands Prix, 39 victoires, 45 pole positions, 22 meilleurs tours et 62 podiums. Voilà le tableau de chasse impressionnant de Sebastian Vettel. Mais parmi les nombreux records en Formule 1, il y en a certains de plus significatifs que d’autres. Le nombre de points accumulés par exemple n’est pas très révélateur du niveau d’un pilote, tant les barèmes de distribution n’ont cessé d’évoluer depuis la création du championnat.

Du coup, la moyenne de points par Grand Prix, qui aurait pu être un révélateur intéressant du niveau de compétitivité d’un pilote, devient inutile.

Mais il reste tout de même une corrélation très pertinente à réaliser qui consiste à faire le rapport entre le nombre de Grands Prix et les victoires des pilotes. En effet, il est le seul indicateur fiable (si l’on peut parler de fiabilité en statistiques) sur lequel on peut s’appuyer pour se faire une idée du talent et de la domination d’un pilote.

A ce jeu-là, si Sebastian Vettel n’a pas obtenu encore le record de la discipline, qui est détenu par Michael Schumacher avec 91 victoires, on s’aperçoit de manière étonnante qu’il domine néanmoins ses ainés les plus victorieux.

En effet, avec 39 victoires en 120 Grands Prix, Vettel a gagné plus de 32% de ses courses. C’est plus que Michael Schumacher qui n’atteint pas les 30% avec 91 succès en 307 Grands Prix, ou qu’Alain Prost et Ayrton Senna qui dépassent tout juste les 25% avec respectivement 51 victoires en 199 courses et 41 victoires en 161 courses. Seul Juan-Manuel Fangio détient une statistique incroyable avec plus de 40% de ses courses remportées. Un record qui semble difficile à battre de nos jours.

Au niveau des pole positions cependant, et toujours en observant ce pourcentage, Vettel (37% de pole) reste encore relativement loin des cadors des statistiques que sont Ayrton Senna (40% de pole), Jim Clark (46% de pole) ou Juan Manuel Fangio (57% de pole).

Même constat pour les records du tour en course où Vettel se fait même dominer par un étonnant Kimi Räikkönen qui a remporté 20% des meilleurs tours en 194 Grands Prix (soit un total de 39) alors que l’Allemand n’en a que 22, soit un peu plus de 18% de ses courses.

Par contre, en ce qui concerne les podiums, Vettel se trouve à une belle troisième place derrière Fangio (69% de ses courses finies dans les trois premiers) et Alain Prost (53% de podiums) avec un beau ratio de 52%.

Mais ce qui est finalement le plus impressionnant, c’est que la carrière de Sebastian Vettel est très loin d’être terminée, et qu’à ce stade, il a déjà rejoint au palmarès les plus grands noms de la discipline avec des statistiques époustouflantes comme Juan-Manuel Fangio, Jim Clark, Ayrton Senna, Alain Prost ou Michael Schumacher. Chacun d’eux aura marqué l’histoire à son époque, et sans nul doute, Sebastian Vettel est en train de marquer la sienne.

Axel B.





La presque trêve de Noël

26 12 2013

Comme chaque année, Noël et son flot de cadeaux sont les principales attractions de ce mois de décembre. La Formule 1, bien qu’en sommeil, n’en est pas moins active et, dans l’ombre, tout se prépare pour le grand rendez-vous du mois de mars 2014.

Licence Creative Commons / Norimasa Hayashida

Licence Creative Commons / Norimasa Hayashida

La saison prochaine, la Formule 1 va subir un des plus grands chamboulements techniques de son histoire. La révolution passera par des moteurs V6 et la réintroduction du turbo, mais aussi par des changements dans la conception aérodynamique des monoplaces, ce qui est cependant plus courant.
L’énergie électrique va aussi faire son apparition puisque la récupération de l’énergie au freinage, déjà popularisée par le KERS depuis quelques saisons, va s’intensifier et prendre une place plus importante dans les performances intrinsèques de la voiture.
Voilà quelques pistes sur lesquelles les ingénieurs de la Formule 1 planchent depuis de longs mois, voire des années, et qui vont trouver leurs concrétisations d’ici quelques semaines.

Les pilotes eux ne sont pas en reste non plus. Certains des plus expérimentés, comme Jenson Button par exemple, s’attendent à ce que le pilotage soit très différent de ce qu’ils ont connu jusqu’ici. Une réelle chance peut être pour les « rookies » qui feront leur apparition en 2014 ? Pas si sûr, d’autant plus que la période d’apprentissage sera de courte durée, comme c’est le cas depuis la réduction drastique des essais libres durant la saison. Les premiers Grands Prix seront en tout cas très intéressants à suivre car de nombreux changements de pilotes ont eu lieu au sein des équipes durant l’intersaison.

Le retour de Kimi Raikkonen chez Ferrari sera scruté avec la plus grande attention, surtout après la fin de saison théâtrale du Finlandais cette année. Quel va être sa relation avec Fernando Alonso ? Beaucoup de monde se pose la question, sauf peut être les principaux intéressés qui pourraient bien réussir à travailler de concert pour détrôner le taureau Red Bull chez qui Daniel Ricciardo va tenter de se faire une place au côté de l’ogre Vettel. Sauf si le Papa Newey a encore fait des miracles durant l’hiver…

Sinon, Kevin Magnussen va apprendre son métier chez McLaren en attendant l’arrivée de Honda en 2015, Pastor Maldonado va devoir prouver une fois de plus que sa place chez Lotus n’est pas dû uniquement qu’à son portefeuille bien rempli, et son équipier Romain Grosjean va devoir remporter sa première course après avoir claironné haut et fort qu’il se situait parmi les meilleurs, Felipe Massa va essayer de faire oublier la période noire de Williams tandis que Nico Hulkenberg et Sergio Pérez voudront prendre leur revanche sur la discipline au volant de leur Force India. Les autres Adrian Sutil, Esteban Gutierrez, Jean-Eric Vergne, Daniil Kvyat, Valtteri Bottas et Jules Bianchi sont déjà sûrs d’une chose, c’est d’avoir un baquet pour le début de la saison. Ce qui n’est pas le cas encore de Charles Pic, Giedo Van der Garde ou Max Chilton, qui vont passer un hiver un peu moins détendu que leurs collègues.

Finalement, il n’y a que chez Mercedes pour l’instant que rien ne bouge, mis à part le départ programmé de Ross Brawn cet hiver. Est-ce que cette stabilité ne pourrait-elle pas être l’atout principal et décisif de la firme à l’étoile dans la lutte pour le titre mondial 2014 ? Les vœux de Lewis Hamilton et Nico Rosberg iront sûrement dans ce sens pour la nouvelle année.

Axel B.





Felipe Massa face au mythe de Senna

5 12 2013

De part son histoire tout au long de ses onze années passées en Formule 1, Felipe Massa est un pilote à part. Il va rejoindre en 2014 une des dernières équipes indépendantes survivantes de la grande époque de la discipline : Williams. Il va donc marcher dans les pas de son idole Ayrton Senna qui a payé de sa vie le prix de sa passion, en 1994, au sein de l’équipe britannique.

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Felipe Massa a une histoire tumultueuse avec la Formule 1. Il a débarqué dans la discipline en 2002 au volant d’une Sauber, couvé par Ferrari, qui l’aura lancé dans le grand bain peut être un peu trop tôt. Victime de sa fougue et de son manque d’expérience, le Brésilien commettra beaucoup de fautes lors de sa première saison et sera rétrogradé en 2003 au rang de pilote essayeur de la Scuderia.

Lors de cette saison d’apprentissage, au contact de Michael Schumacher, il va acquérir des méthodes de travail efficaces et un style de pilotage plus doux, aux antipodes de ce qu’il avait démontré l’année précédente. Il restera deux saisons au sein de l’écurie suisse en réalisant quelques belles courses qui lui vaudront d’être titularisé chez Ferrari en 2006. Il remportera cette année là sa première victoire en Turquie, puis une autre sur ses terres, au Brésil, en fin d’année.

Michael Schumacher prenant sa première retraite à la fin de cette saison, Massa sera désigné comme le digne successeur de son ainé. Et il ne décevra pas les rouges. Il contribuera au titre mondial de Kimi Raïkkönen en 2007 et surtout, il deviendra le leader de l’équipe en 2008, une saison où il se battra pour le titre mondial jusqu’au dernier virage du dernier Grand Prix au Brésil, à Sao Paulo. L’espace d’un instant, Massa croira bien être titré face à Lewis Hamilton, son rival. Mais l’Anglais arrachera dans la dernière ligne droite une cinquième place synonyme de sacre, privant Felipe de son rêve. Sa réaction d’orgueil sur le podium restera une des plus belles images de l’histoire de la Formule 1.

Mais après cet échec, moralement et sportivement très difficile à encaisser pour lui, Massa entamera la période la plus difficile de sa carrière. Son grave accident lors du Grand Prix de Hongrie en 2009 duquel il s’est miraculeusement réchappé vivant, marquera un arrêt brutal dont il aura beaucoup de mal à se sortir. Puis enfin, l’arrivée de Fernando Alonso chez Ferrari, qui s’accaparera littéralement l’équipe, le fera glisser du statut de premier pilote à celui de porteur d’eau de l’Espagnol. Le fameux épisode « Fernando is faster than you » du Grand Prix d’Allemagne 2010 mettra un terme définitif aux ambitions de victoire du Brésilien. A partir de ce moment, l’avenir de Massa basculera dans l’incertitude. Il aura cependant réussi à conserver sa place chez Ferrari jusqu’en 2013 en réalisant épisodiquement quelques bons résultats et surtout en se sacrifiant pour son leader.

Aujourd’hui, écarté par la Scuderia, il va faire face à un nouveau challenge qui, symboliquement, fait déjà beaucoup parler. Il va en effet rejoindre l’équipe Williams pour tenter de relancer sa carrière, comme l’avait fait jadis son idole Ayrton Senna en 1994 en provenance de McLaren. Certes, l’écurie britannique n’a plus rien à voir avec ce qu’elle était il y a vingt ans. Mais elle est chargée d’histoire et de légende. Chaque Brésilien qui passe en ses rangs, depuis le tragique accident mortel de Senna, se sent la lourde tâche de faire honneur à la mémoire de leur illustre ainé. Antonio Pizzonia, Rubens Barrichello et encore plus Bruno Senna ont incarné ce symbole, avec plus ou moins de réussite. Felipe Massa, dont la présence en Formule 1 suscite beaucoup d’émotion de part son parcours et son caractère, devra faire face au poids de l’histoire. Dorénavant motorisée par Mercedes, la Williams lui permettra peut être de relever un dernier défi dans une carrière peu commune et de porter haut les couleurs de son pays et la mémoire d’Ayrton Senna, dont la ferveur ne s’est jamais éteinte.

Massa est en tout cas la meilleure incarnation du côté mystique, humain et émotif du triple champion du monde décédé. Et à ce titre, il pourrait bien parachever l’œuvre de « Magic Senna » en devenant le « Magic Massa » de Williams en 2014. Les changements de réglementation et le grand saut dans l’inconnu qui attend le monde de la Formule la saison à venir pourraient être sa chance.

Axel B.





So long Mark !

30 11 2013

Un pilote à l’ancienne, qui n’a pas la langue dans sa poche et qui dit ce qu’il pense. Oui, Mark Webber était (puisqu’il faut maintenant employer le passé) un pilote de Formule 1 que le public appréciait pour toutes ces raisons là. Mais il était aussi diablement rapide. Moins que Sebastian Vettel, mais qui a joué le titre de champion jusqu’à l’ultime round en 2010. Tout ne monde ne l’a pas fait.

 Mark_Webber_(2013_Japanese_Grand_Prix)

Hommage appuyé donc à un grand pilote qui s’envole vers d’autres horizons qu’une Formule 1 qu’il ne reconnaissait plus. Lui l’attaquant généreux ne pouvait se contenter des courses d’attentes que nous offre la discipline ces derniers mois. Las de devoir ralentir un tour sur trois pour préserver ses pneus, Mark s’est tourné de manière paradoxale vers le championnat d’endurance. Il participera donc avec Porsche aux 24h du Mans en 2014 qu’il avait déjà fréquenté de manière spectaculaire à la fin des années 90.

Il met également un pas en dehors de la politique et de la polémique très présentent en Formule 1 et qui ne sied guère aux pilotes forts en gueule comme l’Australien. Il laisse de côté aussi l’environnement pas toujours favorable de Red Bull, surtout depuis que le jeune Vettel en a fait son jardin. Même si l’Australien est arrivé plus tôt au sein de l’équipe, en 2007, les succès à répétition de l’Allemand ont poussé gentiment l’ « Aussie Grit » vers le rôle de second pilote. En se retirant de la Formule 1, il s’éloigne enfin de Sebastian Vettel, son meilleur ennemi, son plus grand rival mais aussi son graal inaccessible qui l’aura sûrement privé de sa plus belle chance de titre en 2010. Que ce serait-il passé ensuite si Mark Webber avait remporté le titre à la place de Vettel cette année là ? On ne peut pas refaire l’histoire, mais l’Australien aurait pu être le premier champion Red Bull. Son statut aurait été bien différent. Sa rivalité avec Vettel aurait été décuplée. Leur animosité remonte pourtant à longtemps. Au Grand Prix du Japon 2007 plus précisément. Là ou le jeune et fougueux Vettel, alors sur Toro Rosso, a percuté son ainée sur Red Bull, alors deuxième et prétendant à la victoire sous le déluge du Mont Fuji. Leur deuxième accrochage, deux ans plus tard, en Turquie, enfoncera un peu plus la véritable haine que se portent les deux hommes. Elle sera confirmée cette année en Malaisie avec la fameuse péripétie du « Multi 21 » qui annihilera la saison et le moral de Webber. Ce dernier a eu beau déclarer après son ultime course au Brésil qu’il avait toujours respecté professionnellement son équipier quadruple champion du monde, mais il est difficile de ne pas penser l’inverse…

Comment en vouloir à Webber finalement de quitter la Formule 1 ? Il a eu pendant quatre ans la meilleure voiture du plateau, et il n’a jamais réussi à remporter le titre. Son malheur finalement aura été de tomber sur le pilote le plus doué de sa génération. Un malheur partagé par tant d’autres pilotes dans l’histoire de la Formule 1, qui auront croisé Juan Manuel Fangio, Ayrton Senna ou encore Michael Schumacher.

Malgré tout, Mark Webber a de quoi être fier de sa carrière dans la discipline reine du sport automobile. Il a réalisé des exploits que d’autres pilotes peuvent lui envier. Il aura marqué des points pour son premier Grand Prix en Australie, chez lui, en 2002, au volant d’une Minardi, l’écurie parfaite durant des années pour débuter en Formule 1. Il aura gagné deux fois à Monaco et à Silvertone mais aussi remporté des courses sur d’autres circuits mythiques comme Interlagos, Barcelone ou le Nürbürgring, cadre de sa première victoire en 2009. Il aura piloté des monoplaces championnes du monde de 2010 à 2013 et il aura aussi bataillé en piste avec certains des pilotes les plus performants de leur époque comme Michael Schumacher, Fernando Alonso ou Sebastian Vettel.

Le grand Mark, comme il a été affectueusement surnommé durant sa carrière, a donc pu fièrement ôter son casque dans ce dernier tour du Grand Prix du Brésil pour regarder dans les yeux le monde de la Formule 1, sans rougir, et avec le sentiment du devoir accompli. Il manquera sûrement beaucoup à la discipline.

Axel B.








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