Ferrari : Un début de saison cauchemardesque

8 05 2016

Quelques problèmes de fiabilité et une malchance tenace vont forcer Ferrari à redoubler d’effort pour essayer de raccrocher le wagon Mercedes au championnat. Malgré tout, Maurizio Arrivabene et ses hommes restent optimistes.

(Ferrari)

(Ferrari)

Si Nico Rosberg s’envole au championnat du monde des pilotes avec ses 100 points et ses 4 victoires en autant de courses, derrière lui, c’est l’hécatombe. Parmi ses plus proches poursuivants, les deux pilotes Ferrari, Sebastian Vettel et Kimi Raikkonen, jouent plutôt de malchance.

Dès le Grand Prix d’Australie, en ouverture de la saison, c’est le Finlandais qui va se retrouver victime de sa mécanique. Une première casse moteur, annonciatrice d’une début d’année douloureux, sera la première alerte concernant la fragilité de l’unité de puissance italienne.

Pire encore, au Grand Prix de Bahreïn, Vettel n’aura même pas la chance de pouvoir rejoindre la grille de départ, son moteur laissant échapper un nuage de fumée caractéristique de mauvaises nouvelles. L’Allemand, sur le podium à Melbourne, connaissait là son premiers revers de la saison. Pendant ce temps, Raikkonen jouait parfaitement son rôle de trouble fête et hissait sa monoplace à la deuxième place entre les deux Flèches d’argent.

En plus de la malchance, les circonstances de course se sont également mises à perturber les ambitions de Ferrari. En Chine, pour la troisième course de la saison, un Daniil Kvyat opportuniste sur sa Red Bull est venu parasiter avec une certaine réussite les volontés de reconquête de la Scuderia en forçant les deux pilotes de l’équipe italienne à s’accrocher lors du départ. A l’écart de la lutte pour la victoire, Vettel et Raikkonen ont tout de même réussi à sauver les meubles en remportant de précieux points et un podium supplémentaire.

Las, une nouvelle rencontre explosive entre Vettel et Kvyat dans les premiers virages du Grand Prix de Russie a annihilé tous les espoir de l’Allemand, coincé dans les TechPro du virage n° 3. Mais un problème électrique lors des essais libres avaient déjà celé le sort du quadruple champion du monde, contraint de changer sa boite de vitesse et d’observer une pénalité de 5 places sur la grille le dimanche. Avec un Raikkonen mal à l’aise avec l’équilibre de sa monoplace, Ferrari ne pouvait plus jouer la victoire.

Après 4 Grands Prix, la Sucderia n’a déjà plus droit à l’erreur. Pourtant, elle n’a jamais semblé être aussi proche des Mercedes depuis ces trois dernières saisons. Lewis Hamilton et Nico Rosberg ne cessent d’ailleurs de répéter à longueurs d’interviews qu’ils sentent, avec de plus en plus d’insistance, le souffle chaud des bolides rouges dans leur cou. Mais pour ne pas que cet effet retombe comme un soufflé, il va cependant falloir que Ferrari gagne une course, très rapidement.

Cet objectif semble à la portée de Vettel, tant l’Allemand incarne le renouveau de Ferrari. Kimi Raikkonen, en retrait, est toujours à la recherche de son premier succès depuis son retour dans la maison rouge en 2014. Son avenir, à plus ou moins court terme, se jouera également de ce côté là, même si le duo de pilotes pour l’an prochain est sûrement le derniers des soucis de Maurizio Arrivabene aujourd’hui.

Axel Brémond

 





La Russie prête à s’installer durablement en F1

28 04 2016

La Russie prend une place de plus en plus importante en Formule 1 avec son Grand Prix national et la présence de quelques pilotes depuis plusieurs saisons. Pourtant, l’émergence dans le discipline de ce puissant pays ne se sera pas faite sans difficultés.

(c) Getty

(c) Getty

Avant de voir l’organisation de son premier Grand Prix en 2014 sur le site olympique de Sotchi, la Russie aura vainement tenté, à plusieurs reprises, d’attirer la discipline reine du sport automobile sur ses terres.

Il faut remonter jusqu’aux années 60 pour retrouver trace d’une première tentative d’organisation d’une course sur le sol russe. A cette époque, la Formule 1 ne s’externalisait que très peu en dehors de l’Europe occidentale. Avec une petite dizaine de courses par an inscrites au calendrier mondial, seul le continent américain – avec les États-Unis, le Mexique et le Canada, pouvait se targuer d’accueillir la discipline, tout comme l’Afrique du Sud qui, à partir de 1962, avait réussi à sécuriser une course dans un contexte politico-sociales difficiles.

Un projet trop couteux et un manque de motivation du gouvernement de l’URSS avait fait avorter dans l’œuf un projet qui semblait démesuré pour l’importance financière de la Formule 1 à cette époque. Mais à l’orée des années 80, la prise de pouvoir de Bernie Ecclestone allait fortement changer les choses.

Le Britannique voyait grand pour la discipline, et sa volonté d’élargir les frontières de la Formule 1 passait obligatoirement par une présence sur le sol russe. A cette époque, il ne pensait sûrement pas qu’il lui faudrait attendre plus de 30 ans avant de voir son projet se réaliser.

Pourtant, au début des années 80, Ecclestone semblait tenir son Grand Prix de Russie entre les mains. Fort d’un accord avec Leonid Brejnev, personnage central du monde politique de l’URSS, une course fut alors inscrite au calendrier de la saison 1983. Mais la mort de Brejnev, en novembre 1982, précipita la fin de cette ambition. Ensuite, avec l’organisation du Grand Prix de Hongrie en 1986, devenant ainsi la première course à se dérouler de l’autre côté du Rideau de fer, Ecclestone s’éloigna peu à peu de la Russie.

D’autres projets, assez rapidement avortés pour des raisons politiques ou financières, se sont succédés durant les deux décennies suivantes jusqu’à ce que le site olympique de Sotchi et la volonté commune de Vladimir Poutine, alors premier ministre russe, et de Bernie Ecclestone, soient les ingrédients de la réussite pour l’organisation d’un Grand Prix de Russie.

Accompagné par les succès plus ou moins relatifs des deux premiers pilotes russes en Formule 1, Vitaly Petrov et Daniil Kvyat, la course a rencontré son public et semble devenir un des rendez-vous apprécié par les pilotes depuis trois ans. La piste, inévitablement dessinée par Herman Tilke, possède quelques enchainements capables de fournir quelques grands moments de sport automobile.

Axel Brémond





Lewis Hamilton à la recherche de la 44ème merveille

14 04 2016

Lewis Hamitlon subit de nombreux revers et contre-temps dans la quête de sa 44ème victoire. Symbole important pour le Britannique, ce succès se refuse à lui depuis plusieurs mois…

 

(c) Licence Creative Commons / Richard Paquet

(c) Licence Creative Commons / Richard Paquet

Le symbole est fort pour Lewis Hamilton : atteindre le chiffre de 44 pour son nombre de victoires en Formule 1, qui coïnciderait avec son chiffre fétiche, qu’il s’est même fait tatouer sur le cou.

Cela fait maintenant cinq Grands Prix, et plus de six mois, que le triple champion du monde court après ce fait personnellement historique. Cinq courses, que son frère ennemi, Nico Rosberg, l’empêche de célébrer cet instant symbolique qui pourrait paraître désuet à n’importe qui d’autre que lui.

Mais la force des symboles est importante en Formule 1. Michael Schumacher, derrière sa carapace de vainqueur intouchable, autant sportivement qu’émotionnellement, était lui aussi sensible à cet aspect  pourtant purement statistique. Lors de sa 41ème victoire, au Grand Prix d’Italie en 2000, le Baron Rouge avait fondu en larme lors de la conférence de presse au moment où un journaliste soulignait qu’il était devenu l’égal d’Ayrton Senna au nombre de victoires dans la discipline.

Le pilote allemand ne s’est que très peu livré sur la saison 1994 et sur la mort de son modèle mais néanmoins rival Ayrton Senna. En choisissant d’éluder la question, il mettait surtout de côté toutes les émotions ressenties au moment du décès du Brésilien. L’égaler au nombre de victoires, vêtu de la combinaison rouge, à Monza dans le temple de Ferrari, avait fait resurgir des sentiments longtemps enfouis. L’importance de cette 41ème victoire était donc grande pour Schumacher.

Tout comme la 44ème victoire est importante pour Lewis Hamilton. Ce chiffre est le fétiche du Britannique et les facéties de l’histoire ne font que repousser encore un peu le moment fatidique de cette obtention. Ce succès n’apportera pas grand chose au pilote, si ce n’est sûrement sa première victoire de la saison, qui le rassurera un peu. Mais pour l’homme, ce symbole fera sûrement vaciller le solide triple champion du monde.

On connait le caractère émotif d’Hamilton, il l’a déjà prouvé à maintes reprises notamment lors de sa relation tumultueuse avec Nicole Scherzinger. L’émotion risque donc d’être palpable lors qu’il arrivera à inscrire le 44ème succès à son palmarès. Dès le prochain Grand Prix en Chine ?

Axel Brémond





Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

6 04 2016

Censé améliorer le spectacle, le nouveau système de qualifications mis en place depuis le Grand Prix d’Australie cette année l’a plutôt appauvri. En deux courses, la majorité des acteurs de la discipline est montée au créneau pour réclamer des changements. Les instances dirigeantes resteront-elles sourdes à cet appel ?

 

(c) Licence Creative Commons / Michael Potts

(c) Licence Creative Commons / Michael Potts

La Formule 1 est décidément un sport assez étrange, tant dans son fonctionnement que dans sa gérance. Monarchie sous l’égide de Bernie Ecclestone depuis 30 ans, la discipline a toujours, plus ou moins réussi à séduire un public de passionnés assez large.

Si les périodes de domination d’un seul homme ou d’une seule équipe, logiques et récurrentes, arrivent parfois à lasser le public, les promoteurs de la discipline, avec Ecclestone à leur tête, arrivent toujours à trouver des évolutions techniques ou règlementaires pour relancer le spectacle. On peut se souvenir à ce titre de la réglementation pneumatique modifiée en 2005 après une trop longue période de domination de Michael Schumacher et Ferrari.

Mais parfois, ces évolutions ont du mal à passer et se trouve être totalement inutiles, obsolètes voire idiotes. La dernière en date est bien évidemment le nouveau système à élimination des qualifications.

Ce changement, imposé par le règlement sans l’accord des pilotes et des écuries, a été mis en place dans le but d’améliorer le spectacle et de faire en sorte que l’activité en piste soit constante tout au long de l’heure de la séance.

Mais plutôt que ce résultat, on a constaté lors des deux premiers Grands Prix de l’année, que les pilotes s’efforcent de faire leur meilleur tour en début de chaque session et dans un souci d’économie de pneumatiques, restent ensuite à leur stand, abandonnant ainsi la piste vidée de tous ses acteurs.

Un spectacle désolant, mettant en abîme les limites de gouvernance de la Formule 1 et qui a passablement énervé le GPDA, l’association des pilotes de Grand Prix, qui est montée au créneau pour réclamer une participation de leur part dans les réflexions visant à l’avenir la discipline.

Si le système de qualifications devrait finalement être abandonné, l’intervention du GPDA pourrait cependant être très importante pour l’avenir. Les pilotes réclament, entre autre, d’être consultés sur les prochaines évolutions de la discipline et ont déjà quelques idées intéressantes pour améliorer le spectacle. Finalement, ne sont-ils pas les mieux placé pour avoir leur mot à dire ?

Axel Brémond





Les débutants de l’année

30 03 2016

Peu nombreux en cette saison 2016, les nouveaux arrivants en Formule 1 ont pourtant connu fortunes diverses durant la première manche de l’année. Petit tour d’horizon de leurs débuts dans la discipline reine du sport automobile.

 

(c) Renault

(c) Renault

Le débutant le plus en vue, et celui qui avait sûrement les meilleures armes en main pour réaliser l’exploit de marquer quelques points lors de sa première apparition en Formule 1, était sans conteste Jolyon Palmer.

Le fils de l’ancien pilote Tyrrell, d’ailleurs présent dans le paddock, abordait donc ses débuts dans la discipline tout vêtu du jaune Renault, lui aussi de retour en Formule 1. Les attentes étaient donc grandes avant le départ de ce premier Grand Prix.

Mais l’ambition de Renault et de ses deux pilotes, Palmer et Kevin Magnussen, n’était pas aussi haute que ce que l’on pourrait penser. Le drapeau à damier était l’objectif annoncé et les points un bonus, si d’aventure le Grand Prix d’Australie confirmait sa réputation de course atypique.

Echoué à la porte des points, à une frustrante 11ème place, Palmer n’en aura pas moins fait le boulot. Dominateur de Magnussen en qualifications, le Britannique a su éviter toutes les embûches en course, au contraire de son coéquipier danois victime d’une crevaison au premier tour, pour atteindre l’objectif fixé par Frédéric Vasseur et son équipe.

Les deux autres débutants de l’année prenaient eux leurs marques dans la même équipe : Manor. Pascal Wehrlein et Rio Haryanto n’avaient pas le meilleur des volants pour briller, mais il leur fallait surtout avaler des kilomètres et de l’expérience pour essayer de se construire une réputation.

Celle de l’Indonésien était déjà mise à mal lors de la troisième séance d’essais libres et son accrochage, à la sortie de son box, avec la Haas de Romain Grojsean qui se trouvait déjà dans la pitlane. La faute, plutôt imputable à son équipe, n’empêchât cependant pas le jeune pilote de 23 ans de se qualifier d’un souffle devant son équipier allemand. La pénalité consécutive à son accrochage matinal le condamnera cependant à partir bon dernier le dimanche.

La course, justement, s’arrêtera plutôt rapidement pour Haryanto, victime d’un problème technique sur sa monoplace.

Enfin libre de briller, Wehrlein finira quant à lui le Grand Prix, à la dernière place, mais dans le même tour que la Sauber de Felipe Nasr et la McLaren de Jenson Button. Un peu décevant, certes, pour une équipe qui se voulait surprenante cet hiver après avoir chaussé un moteur Mercedes dans son dos, mais tout de même honorable.

Une équipe à elle aussi débuté son histoire en Formule 1 avec le succès que l’on connait. Haas F1 Team est entré dans la discipline par la grande porte et grâce à Romain Grosjean, a marqué ses premiers points à sa première apparition. Un exploit qui n’était plus arrivé pour une équipe construite de toute pièce depuis les débuts de Toyota en 2002.

Axel Brémond





Melbourne 1996 : Jacques Villeneuve bouscule la Formule 1

17 03 2016

La saison 1996 de Formule 1 a vu un duel fratricide entre deux fils de champions, Damon Hill et Jacques Villeneuve. Unis par les liens de leur écurie Williams, les deux hommes se sont battus pour le titre dès la première course, en Australie, il y a tout juste 20 ans.

 

(c) DR

(c) DR

Cette année, le circuit de l’Albert Park, à Melbourne, va fêter sa vingtième année de présence en Formule 1. Alors que traditionnellement, l’Australie accueillait l’ultime manche du championnat du monde à Adélaïde, la saison 1996 a marqué une petite révolution au calendrier puisque le pays de Jack Brabham et Alan Jones ouvrait le bal !

Une première qui ne fût pas de tout repos pour les acteurs et observateurs chanceux de ce spectacle.

Si dès les premiers essais, la domination des Williams, propulsées par le moteur Renault champion du monde en titre, s’est confirmée, il n’en était pas moins une surprise de voir le jeune Jacques Villeneuve, nouvel arrivé en Formule 1, tenir tête à son expérimenté équipier Damon Hill.

Le Britannique sentait que 1996 serait son année. Après avoir perdu de justesse le titre en 1994 face à un Michael Schumacher à la limite de la correction, il avait dû subir l’année suivante la domination écrasante de son rival allemand. Désormais chez Ferrari, le Baron Rouge ne présentait plus une menace crédible et ouvrait donc la voie royale à Hill pour succéder à son père, double champion du monde de la discipline reine du sport automobile en 1962 et 1968.

Mais c’était sans compter sur le jeune Jacques Villeneuve, fils du célébrissime et flamboyant Gilles Villeneuve, mort en course en 1982 et qui avait laissé Ferrari orphelin d’un probable futur champion du monde.

Fraichement auréolé d’un titre en IndyCar et d’une victoire aux prestigieuses 500 Miles d’Indianapolis, le Québécois est arrivé sans état d’âme en Formule 1 et en imposant son style cool et détendu de culture américaine. Face au rigide et stressé Damon Hill, la confrontation de style avait lieu autant sur la piste qu’en dehors.

C’est avec surprise donc que Villeneuve chipe la pole position le samedi après-midi, pour quelques centièmes, à un Hill médusé et impuissant. En deuxième ligne, la hiérarchie étonne également puisque Eddie Irvine devance lui aussi son équipier Michael Schumacher chez Ferrari. De quoi rassurer Hill ? Pas vraiment…d’autant plus que Villeneuve réalise le départ parfait, deux fois d’affilées puisque la procédure est recommencée après la spectaculaire sortie de piste de Martin Brundle sur sa Jordan, et s’envole en tête lors de la course le dimanche.

Damon Hill semble impuissant à rattraper son équipier jusqu’à ce qu’un problème technique ne vienne handicaper ce dernier. Depuis plusieurs tours, le Britannique reçoit en effet de nombreuses projections d’huile sur son casque et sur l’avant de sa monoplace. Le salut intervient alors pour celui-ci lorsque le Québécois est contraint de ralentir sa machine pour essayer d’atteindre l’arrivée et laisser ainsi passer son équipier en tête de la course.

Dépité mais néanmoins heureux de sa prestation, Villeneuve fera contre mauvaise fortune bon cœur sur le podium. Le jeune homme de 24 ans n’aura pas à rougir de sa performance puisque sur les 58 tours que comptait ce premier Grand Prix à Melbourne, il en aura mené 50 ! Il parviendra même à contester le titre à Hill jusqu’à l’ultime course de la saison au Japon, avant de rencontrer son heure de gloire la saison suivante.

Axel B.





Mercedes : De nouveau l’équipe à battre ?

10 03 2016

Après les deux semaines d’essais hivernaux sur le circuit de Barcelone, la régularité et la fiabilité des Mercedes, alliés à leur performance sur un tour, inquiètent déjà la concurrence. De quoi en faire déjà les favoris pour la saison à venir ?

(c) Mercedes

(c) Mercedes

Les années se suivent et se ressemblent en Formule 1. Les performances sont une affaire de cycles. Après la domination de Ferrari au début des années 2000, celle de Red Bull au début des années 2010, c’est au tour de Mercedes de truster les premières places depuis maintenant deux ans. Et il semblerait que la situation ne soit pas prête de changer en 2016.

En effet, après les premiers tours de roue des nouvelles monoplaces de cette année, la tendance qui émerge et à une nouvelle avance flagrante des flèches d’argent.

Lewis Hamilton et Nico Rosberg ont effectué à eux deux le plus grand nombre de tours durant les huit journées de tests sur le circuit de Barcelone. 1 294 tours très précisément soit plus de 6 000 km, sans rencontrer de réel problème de fiabilité. Et si aucun des deux pilotes n’a réalisé le meilleur temps symbolique de ces deux semaines, aucun d’entre eux n’a pris la peine de se mettre dans les conditions parfaites pour chasser le meilleur temps, avec un réservoir vide et des pneus tendres adéquats.

Voilà de quoi inquiéter leurs plus féroces rivaux et notamment Ferrari qui comptait bien passer un palier cette saison. L’année dernière était une saison de transition pour les rouges qui se sont contenté d’obtenir les trois victoires annoncées après le recrutement de Sebastian Vettel. En 2016, la Scuderia va donc devoir démontrer un peu plus d’agressivité et d’ambition et ne pourra se contenter de se retrouver régulièrement à une demi-seconde des Mercedes. L’écart doit être plus ténu et surtout, Vettel et Raikkonen doivent pouvoir contester la victoire à Hamitlon et Rosberg à la régulière et sans profiter des circonstances de course favorables.

Les hommes de Maranello ont cependant prouvé qu’ils avaient bien cet objectif en tête durant l’hiver puisque les deux pilotes se sont succédé en haut des feuilles de temps durant la huitaine de jours en Espagne. Mais il faudra sûrement fournir encore plus d’effort lorsque Mercedes aura décidé de passer à la vitesse supérieure, dès le premier Grand Prix de l’année en Australie le 20 mars prochain.

On voit mal qui d’autre que Ferrari pourrait jouer le rôle d’outsider crédible pour empêcher Mercedes d’obtenir son troisième titre de rang. Les Williams ont encore plus de retard à rattraper après une saison 2015 décevante en terme de vitesse pure et les bons temps des Force India, Red Bull ou Toro Rosso durant l’hiverne sont que feux de paille et ne se concrétiseront qu’a quelques éparses occasions.

Finalement, le seul danger que Mercedes ne pourra prévoir se trouve à l’intérieur même de l’équipe. La relation entre Lewis Hamilton et Nico Rosberg sera au centre des attentions. L’Allemand, revanchard, va essayer de gagner la guerre psychologique qui l’oppose déjà à son équiper et, celui-ci, véritable homme fort de l’équipe, devra gérer cette pression supplémentaire. Peut-être la seule chance de voir la concurrence contrecarrer les plans des hommes en gris.

Axel B.








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