Les pilotes monégasques en Formule 1

30 06 2016

Le jeune Charles Leclerc, natif de Monaco, va faire ses débuts en Formule 1 dès le Grand Prix de Grande Bretagne pour une première séance d’essais libres officielle. Mais avant lui, deux autres pilotes issus de la Principauté se sont déjà fait remarquer dans la discipline.

Licence Creative Commons / Chris501

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La Principauté de Monaco est un haut lieu historique de la Formule 1 grâce à son Grand Prix, inscrit au calendrier depuis la création du championnat en 1950. Mais parmi ses quelques 37 000 ressortissants, peu de pilotes de course ont vu le jour.

Pourtant, dès la première saison officielle de Formule 1, en 1950, un monégasque est présent sur la liste des engagés. Il s’agit de Louis Chiron, pilote émérite d’avant-guerre, qui du haut de ses 50 ans va « lancer » sa carrière dans la toute nouvellement créée Formule 1. Au volant d’une Maserati pas au mieux de sa forme, Chiron réussira l’exploit de monter sur le podium de son Grand Prix national, ce qui restera son seul fait d’arme important dans la discipline reine du sport automobile. Ses autres succès seront acquis en dehors de sa présence en dent de scie en Formule 1, dans le championnat de voitures de sport ou en F2.

Louis Chiron reste encore et pour longtemps inscrit dans les pages de record de la discipline comme ayant été le plus vieux pilote à s’aligner sur un Grand Prix à l’âge, canonique, de 55 ans, pour une dernière tentative lors de la course monégasque en 1955.

Il faudra attendre la tristement célèbre saison 1994 pour trouver trace d’un second pilote monégasque en Formule 1. Olivier Beretta, 24 ans et protégé de Nelson Piquet, s’alignera sur une modeste Larousse, réussissant à se qualifier lors de tous les Grands Prix, mais sans avoir de résultats probants. Sa meilleure arrivée restera une 7ème place à Hockenheim lors de la manche allemande. Il réussira également le petit exploit de se classer 8ème de sa course nationale mais à cette époque, seuls les six premiers marquaient alors des points.

Sa carrière en Formule 1 ne survivra pas à ces résultats en manque de relief et à un manque flagrant de soutiens financiers, déjà essentiels à l’époque pour s’assurer un volant dans la discipline. Il s’alignera ensuite dans divers championnats de sport prototype, avec succès, et participera plusieurs fois aux mythiques 24 heures du Mans, remportant même la catégorie GT à six reprises. Détails amusant, Beretta avait été rappelé par Williams pour effectuer quelques séances d’essais privés au volant d’une F1 au début des années 2000.

Charles Leclerc, jeune pilote de seulement 18 ans, couvé par Nicolas Todt et proche de la famille Bianchi, semble donc le mieux placé pour être le troisième pilote monégasque à participer à un Grand Prix de Formule 1. Ses quelques séances d’essais libres programmées avec Haas F1 Team d’ici à la fin de la saison devraient permettre aux observateurs avertis de constater sa vraie valeur et ses possibilités de continuer dans la discipline.

Axel Brémond





Jusqu’au bout de l’ennui dans les rues de Bakou

26 06 2016

Le Grand Prix d’Europe à Bakou n’a pas vraiment été une réussite du point de vue du spectacle. Un tracé sans aucune surprise, ni difficulté majeure et des pilotes très sages n’ont pas animé un week-end pauvre en événements.

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L’Azerbaïdjan a accueilli sa première course de Formule 1 le week-end dernier sur une piste tracée dans la cité médiévale de Bakou. Mais si le cadre et l’environnement ont offert un décor somptueux pour la discipline, le spectacle n’a pas vraiment été au rendez-vous durant la course.

Constitué de longues lignes droites et de nombreux virages à 90°, le circuit n’a pas réellement répondu aux attentes des organisateurs qui s’attendaient à avoir une course spectaculaire, notamment dans le passage du circuit qui emprunte la vieille ville et qui se rétrécie pour ne laisser la place qu’à une seule monoplace pour se faufiler entre les murs.

Au lieu de ça, et au contraire de la course de GP2 qui a connu de nombreux accidents, le Grand Prix a été une procession ennuyeuse de Formule 1, battant des records de vitesse de pointe et se doublant principalement dans la ligne droite de départ grâce au DRS et au phénomène d’aspiration.

La seule lutte en piste qui avait un peu d’enjeux a été rapidement tronquée par une pénalité idiote infligée à Kimi Raikkonen désigné coupable d’avoir coupé la ligne blanche d’entrée des stands, tout comme de nombreux autres pilotes durant la course qui n’ont, quant à eux, pas été inquiétés.

Finalement, la piste tant vantée de Bakou n’est pas sans rappeler celle tant critiquée de Valence, qui a servi de cadre au Grand Prix d’Europe durant quatre saisons et qui n’a pas non plus apportée satisfaction au petit monde de la Formule 1.

Est-ce que l’Azerbaïdjan aura cependant plus de chance de voir son nom perdurer un peu longtemps dans la discipline ? Sans aucune tradition dans le sport automobile, sa présence au calendrier le rend déjà anachronique, et avec un tracé qui ne fait pas l’unanimité, peu d’atouts sont donc de son côté. Mais on sait très bien que Bernie Ecclestone et la FIA voient souvent des avantages extra-sportif à fréquenter des pays qui n’ont pas vraiment tradition à accueillir la Formule 1…qui n’en est pas à une incohérence près…

Axel Brémond





Melbourne 1996 : Jacques Villeneuve bouscule la Formule 1

17 03 2016

La saison 1996 de Formule 1 a vu un duel fratricide entre deux fils de champions, Damon Hill et Jacques Villeneuve. Unis par les liens de leur écurie Williams, les deux hommes se sont battus pour le titre dès la première course, en Australie, il y a tout juste 20 ans.

 

(c) DR

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Cette année, le circuit de l’Albert Park, à Melbourne, va fêter sa vingtième année de présence en Formule 1. Alors que traditionnellement, l’Australie accueillait l’ultime manche du championnat du monde à Adélaïde, la saison 1996 a marqué une petite révolution au calendrier puisque le pays de Jack Brabham et Alan Jones ouvrait le bal !

Une première qui ne fût pas de tout repos pour les acteurs et observateurs chanceux de ce spectacle.

Si dès les premiers essais, la domination des Williams, propulsées par le moteur Renault champion du monde en titre, s’est confirmée, il n’en était pas moins une surprise de voir le jeune Jacques Villeneuve, nouvel arrivé en Formule 1, tenir tête à son expérimenté équipier Damon Hill.

Le Britannique sentait que 1996 serait son année. Après avoir perdu de justesse le titre en 1994 face à un Michael Schumacher à la limite de la correction, il avait dû subir l’année suivante la domination écrasante de son rival allemand. Désormais chez Ferrari, le Baron Rouge ne présentait plus une menace crédible et ouvrait donc la voie royale à Hill pour succéder à son père, double champion du monde de la discipline reine du sport automobile en 1962 et 1968.

Mais c’était sans compter sur le jeune Jacques Villeneuve, fils du célébrissime et flamboyant Gilles Villeneuve, mort en course en 1982 et qui avait laissé Ferrari orphelin d’un probable futur champion du monde.

Fraichement auréolé d’un titre en IndyCar et d’une victoire aux prestigieuses 500 Miles d’Indianapolis, le Québécois est arrivé sans état d’âme en Formule 1 et en imposant son style cool et détendu de culture américaine. Face au rigide et stressé Damon Hill, la confrontation de style avait lieu autant sur la piste qu’en dehors.

C’est avec surprise donc que Villeneuve chipe la pole position le samedi après-midi, pour quelques centièmes, à un Hill médusé et impuissant. En deuxième ligne, la hiérarchie étonne également puisque Eddie Irvine devance lui aussi son équipier Michael Schumacher chez Ferrari. De quoi rassurer Hill ? Pas vraiment…d’autant plus que Villeneuve réalise le départ parfait, deux fois d’affilées puisque la procédure est recommencée après la spectaculaire sortie de piste de Martin Brundle sur sa Jordan, et s’envole en tête lors de la course le dimanche.

Damon Hill semble impuissant à rattraper son équipier jusqu’à ce qu’un problème technique ne vienne handicaper ce dernier. Depuis plusieurs tours, le Britannique reçoit en effet de nombreuses projections d’huile sur son casque et sur l’avant de sa monoplace. Le salut intervient alors pour celui-ci lorsque le Québécois est contraint de ralentir sa machine pour essayer d’atteindre l’arrivée et laisser ainsi passer son équipier en tête de la course.

Dépité mais néanmoins heureux de sa prestation, Villeneuve fera contre mauvaise fortune bon cœur sur le podium. Le jeune homme de 24 ans n’aura pas à rougir de sa performance puisque sur les 58 tours que comptait ce premier Grand Prix à Melbourne, il en aura mené 50 ! Il parviendra même à contester le titre à Hill jusqu’à l’ultime course de la saison au Japon, avant de rencontrer son heure de gloire la saison suivante.

Axel B.





Mercedes : De nouveau l’équipe à battre ?

10 03 2016

Après les deux semaines d’essais hivernaux sur le circuit de Barcelone, la régularité et la fiabilité des Mercedes, alliés à leur performance sur un tour, inquiètent déjà la concurrence. De quoi en faire déjà les favoris pour la saison à venir ?

(c) Mercedes

(c) Mercedes

Les années se suivent et se ressemblent en Formule 1. Les performances sont une affaire de cycles. Après la domination de Ferrari au début des années 2000, celle de Red Bull au début des années 2010, c’est au tour de Mercedes de truster les premières places depuis maintenant deux ans. Et il semblerait que la situation ne soit pas prête de changer en 2016.

En effet, après les premiers tours de roue des nouvelles monoplaces de cette année, la tendance qui émerge et à une nouvelle avance flagrante des flèches d’argent.

Lewis Hamilton et Nico Rosberg ont effectué à eux deux le plus grand nombre de tours durant les huit journées de tests sur le circuit de Barcelone. 1 294 tours très précisément soit plus de 6 000 km, sans rencontrer de réel problème de fiabilité. Et si aucun des deux pilotes n’a réalisé le meilleur temps symbolique de ces deux semaines, aucun d’entre eux n’a pris la peine de se mettre dans les conditions parfaites pour chasser le meilleur temps, avec un réservoir vide et des pneus tendres adéquats.

Voilà de quoi inquiéter leurs plus féroces rivaux et notamment Ferrari qui comptait bien passer un palier cette saison. L’année dernière était une saison de transition pour les rouges qui se sont contenté d’obtenir les trois victoires annoncées après le recrutement de Sebastian Vettel. En 2016, la Scuderia va donc devoir démontrer un peu plus d’agressivité et d’ambition et ne pourra se contenter de se retrouver régulièrement à une demi-seconde des Mercedes. L’écart doit être plus ténu et surtout, Vettel et Raikkonen doivent pouvoir contester la victoire à Hamitlon et Rosberg à la régulière et sans profiter des circonstances de course favorables.

Les hommes de Maranello ont cependant prouvé qu’ils avaient bien cet objectif en tête durant l’hiver puisque les deux pilotes se sont succédé en haut des feuilles de temps durant la huitaine de jours en Espagne. Mais il faudra sûrement fournir encore plus d’effort lorsque Mercedes aura décidé de passer à la vitesse supérieure, dès le premier Grand Prix de l’année en Australie le 20 mars prochain.

On voit mal qui d’autre que Ferrari pourrait jouer le rôle d’outsider crédible pour empêcher Mercedes d’obtenir son troisième titre de rang. Les Williams ont encore plus de retard à rattraper après une saison 2015 décevante en terme de vitesse pure et les bons temps des Force India, Red Bull ou Toro Rosso durant l’hiverne sont que feux de paille et ne se concrétiseront qu’a quelques éparses occasions.

Finalement, le seul danger que Mercedes ne pourra prévoir se trouve à l’intérieur même de l’équipe. La relation entre Lewis Hamilton et Nico Rosberg sera au centre des attentions. L’Allemand, revanchard, va essayer de gagner la guerre psychologique qui l’oppose déjà à son équiper et, celui-ci, véritable homme fort de l’équipe, devra gérer cette pression supplémentaire. Peut-être la seule chance de voir la concurrence contrecarrer les plans des hommes en gris.

Axel B.





Essais hivernaux : Véritables faux indicateurs

2 03 2016

La semaine dernière, la saison 2016 a bel et bien commencé sur le circuit de Barcelone avec les premiers essais hivernaux. Mais quel crédit peut-ont réellement donner aux temps au tour affichés par les équipes et leurs pilotes ?

 

(c) McLaren

(c) McLaren

Alors que la Formule 1 a entamé sa tournée hivernale sur le circuit de Barcelone en Espagne, les observateurs du monde entier ont eu les yeux rivés sur les feuilles de temps afin d’obtenir une première hiérarchie des forces en présence.

Mais bien entendu, comme chaque année, ces journées de tests ne sont que très peu révélatrices des véritables performances des protagonistes qui prendront part au premier Grand Prix de la saison en Australie le 20 mars prochain.

En analysant de plus près les temps au tour réalisés sur ces quatre premières journées, on se rend bien compte que ceux-ci ne révèlent pas grand-chose.

Certes, le meilleur temps de Sebastien Vettel sur sa Ferrari, combiné au troisième chrono de son équipier Kimi Raikkonen, démontrent que la SF16-H est bien née et semble redoutablement rapide. Avec un nombre de tour parcourus plus que correct et l’absence de problème majeur de fiabilité, Ferrari réunit tous les atouts pour réussir sa saison.

Mais bien sûr, les plus de 600 tours bouclés par les deux pilotes Mercedes ont grandement étonné la concurrence et les rouges en particulier. Lewis Hamilton et Nico Rosberg n’ont pas chassé le chronomètre, c’est une évidence au regard de leur temps au tour qui les repoussent hors du Top 5 final. Mais engloutir autant de kilomètres et donc d’expérience avant même le début de la saison a de quoi inquiéter leurs rivaux les plus sûrs. Que va-t-il en être lorsque les flèches d’argent vont enfin se concentrer sur la vitesse pure ?

Au milieu de tout cela, les Force India ont également fait forte impression avec le deuxième temps de Nico Hulkenberg, le cinquième de Pérez et l’étonnante septième place du jeune Celis, qui faisait là ses grands débuts. Mais une fois la saison réellement lancée, même si les monoplaces indiennes feront belle figure, il serait très étonnant de les retrouver à ce niveau de la grille. D’autant plus que des équipes comme Mercedes donc, ou Williams ont largement caché leur jeu. A en croire les deux pilotes de Grove, Valtteri Bottas et Felipe Massa, la FW38 s’est améliorée dans tous les secteurs et a comblé une partie de ses faiblesses de l’an passé. Elle qui pouvait jouer le podium à la régulière en certaines circonstances s’attend donc à viser la victoire cette année.

Plus loin dans la hiérarchie, la nouvelle équipe Haas effectue son apprentissage plutôt rapidement et à mis sur roue une monoplace réactive et rapide, s’inspirant parfaitement bien des meilleures idées de la concurrence. Sauber, avec des moyens limités n’a pas encore mis sur route son nouveau millésime tandis que Red Bull et Toro Rosso sont apparues besogneuses et plutôt fières des progrès accomplis durant l’hiver. Il faudra sûrement se méfier du taureau rouge qui n’a pas encore quitté l’arène !

Plus inquiétant, la situation de Renault qui s’attend à un exercice 2016 difficile pour son retour à la compétition en tant que constructeur. Avec deux pilotes inexpérimentés et une monoplace basée sur la déficiente Lotus de l’an passé, la firme au losange s’attend à passer quelques Grands Prix douloureux.

Et que dire enfin des McLaren, très loin de leur standing, qui ont une nouvelle fois défrayé la chronique plus pour leur pannes et leur réorganisation interne chez Honda que pour leur performance en piste ? Les hommes de Woking restent optimises, à l’image de leurs deux pilotes champion du monde, mais la situation ne semble avoir guère changée. Une seule équipe aura effectué moins de tour que McLaren, il s’agit de Manor, motorisée depuis peu par Mercedes et qui semble, enfin, avoir quelque chose à dire avec l’étonnant Pascal Wehrlein.

Les jours de tests suivants, toujours à Barcelone, nous en apprendront peut être un peu plus sur la hiérarchie qui se dessine pour la saison 2016. Mais le véritable juge de paix sera le premier Grand Prix de l’année, à Melbourne, à la fin du mois.

Axel B.





Pastor Maldonado l’incompris

7 02 2016

Sur-estimé ou tout simplement sous-estimé, Pastor Maldonado quitte, temporairement, la Formule 1 par la petit porte, mis à l’écart par Renault, quelques semaines avant le début de la saison.

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(c) Lotus

En 2016, Pastor Maldonado ne sera pas présent sur les grilles de départ des Grands Prix. Le Vénézuélien a été remercié par Renault, qui va signer son grand retour avec deux jeunes pilotes : Jolyon Palmer et Kevin Magnussen.

Maldonado a fait les frais d’un financement en perte de vitesse. Soutenu depuis le début de sa carrière par le pétrolier d’État, PDVSA, le changement de gouvernement dans son pays lui aura donc couté son volant, impossible de s’aligner sur les budgets proposés par les autres prétendants.

Mais Maldonado paye aussi ses errances en pistes. En 2015, ses nombreux abandons et sorties de piste, souvent imputables à son style des plus agressifs n’ont pas été du gout des nouveaux propriétaires de Lotus qui n’ont pas de temps à perdre avec de la tôle froissée.

Pourtant, le natif de Maracay n’est peut êtes pas le pilote aussi erratique que la légende voudrait le laisser croire. Pour ses débuts en 2011, sur une Williams complètement ratée, il parvient pourtant à marquer son premier point lors du Grand Prix de Belgique et n’a pas à rougir face à son très expérimenté équipier, Rubens Barrichello. La saison suivante, il semble avoir enfin trouvé une monoplace compétitive et ses progrès évidents sont récompensés par une pole position et une victoire surprise lors du Grand Prix d’Espagne en début d’année. Son exploit ne se renouvellera pas et la suite de sa saison sera un peu plus mauvaise et manquera cruellement de régularité.

En 2013, c’est son nouvel équipier, Valtteri Bottas, qui marquera les esprits, à ses dépends. On découvrira alors un Maldonado déçu et même limite paranoïaque puisqu’il finira par accuser son équipe de saboter sa monoplace pour qu’il se retrouve derrière le Finlandais.

Il finira par trouver refuge chez Lotus pour deux saisons, mais sa confiance, pourtant inébranlable en façade et devant les journalistes, semblait s’être fissurée. Il ne réalisera alors aucune performance notable et souffrira de la comparaison avec son équipier Romain Grosjean, jusqu’à cet hiver, où le repreneur de Lotus, Renault, décide donc de le mettre sur la touche.

Pastor Maldonado a déclaré qu’il n’en avait pas complètement fini avec la Formule 1, mais la réciproque n’est peut être pas si évidente…

Axel B.





Bilan de la saison 2015 de F1 : Les pilotes, d’Hamilton à Pérez

29 12 2015

La fin d’année est propice aux bilans, la Formule 1 n’en fera pas abstraction. Il est temps désormais de faire un tour d’horizon de l’année 2015 des pilotes. Première partie, de Lewis Hamilton à Sergio Pérez.

(c) Mercedes

(c) Mercedes

LEWIS HAMILTON :

Un champion trois étoiles ! Le but, à peine caché, du pilote britannique a été atteint cette année puisqu’il rejoint au palmarès de la Formule 1 son idole de toujours, Ayrton Senna. Hamilton a été magistral en 2015, coiffant la couronne dès le Grand Prix des Etats-Unis, bien aidé par un Nico Rosberg absent, comme durant une bonne partie de la saison. Sans véritable rivaux, le désormais triple champion du monde n’avait plus qu’à se méfier de lui-même. Mais ses errances passées ont laissé place à une assurance de tous les instants, même lorsque tous les éléments semblaient contre lui, comme à Monaco ou en Hongrie par exemple. Ce troisième titre devrait être marquant dans la vie du pilote britannique.

NICO ROSBERG :

En début d’année, tout le monde pensait que l’Allemand pourrait contester le titre suprême à son équipier. Las, en manque flagrant de rythme, Rosberg a laissé filer devant lui un Hamilton écrasant tout sur son passage en début de saison. Sebastian Vettel est venue jouer les troubles fêtes au milieu du clan Mercedes et il est apparu, au cours de la saison, que Rosberg n’allait se battre que pour essayer de conserver sa deuxième place au championnat face au pilote Ferrari. Un constat d’échec qui doit néanmoins être nuancé par sa formidable fin de saison qui l’a vu aligner six pole positions et trois victoires en six courses. De quoi repartir sur un bel élan en 2016 ?

SEBASTIAN VETTEL :

Après une saison 2014 complètement raté, Vettel est revenu sur le devant de la scène en faisant de Ferrari une équipe capable de contester la victoire aux Mercedes de façon sérieuse. Trois victoires, dans des circonstances différentes, on fait de l’Allemand le poil à gratter de Lewis Hamilton et Nico Rosberg. Le pilote est redevenu incisif et l’homme est apparu plus détendu. Si le doute a pu le ronger l’an passé, 2015 l’aura remis sur les bons rails. Son sérieux, son abnégation, son esprit d’équipe et sa redoutable rapidité font qu’il semble inévitable qu’il ne soit pas titré dans les années à venir avec Ferrari. Mais on pensait exactement la même chose de Fernando Alonso, avec le résultat que l’ont connait aujourd’hui.

KIMI RAIKKONEN :

Cette année, on a vu le Finlandais souriant dans le paddock, et c’est sûrement grâce à son état d’esprit que son contrat chez Ferrari a été renouvelé. Parce que du point de vue des résultats, l’année de Raikkonen a été plutôt décevante. Trois podiums contre Trois victoires face à son équipier, le bilan est maigre. On retiendra surtout ses accrochages, avec Alonso en Autriche ou Bottas en Russie et au Mexique, et une quatrième place logique au championnat du monde des pilotes. Il va falloir cependant qu’il fournisse bien plus en 2016 s’il veut conserver une chance de rester en Formule 1 encore quelques temps. Il l’a avoué lui-même, il n’ira nulle par ailleurs que chez Ferrari, et si la Scuderia redevient une machine à gagner, sa place sera hautement convoitée.

VALTTERI BOTTAS :

A l’image de son équipe, Bottas a été quelque peu décevant cette année. Dominé en début de saison par son vétéran d’équipier, Felipe Massa, le Finlandais aura relevé la tête en fin de saison, avec un seul podium au Canada comme meilleur résultat. Forfait suite à des problèmes de dos pour la première course en Australie, Bottas aura surtout fait les gros titres pour ses deux affrontements, en Russie et au Mexique, avec son compatriote Kimi Raikkonen. Gageons que sa saison 2016 soit un pu plus flamboyante au risque de passer d’espoir en devenir à pilote de seconde zone.

FELIPE MASSA :

Auteur d’un bon début de saison, Felipe Massa n’en a quand même pas moins été contraint à un rôle d’outsider toute l’année, à l’image de son équiper, faute à une monoplace rétive. Avec deux podiums, en Autriche et à Monza, où il est resté très populaire, son bilan reste meilleur que celui de Bottas. Mais, avec un peu de fatigue et de lassitude, sa fin de saison ne lui aura pas permis de devancer le Finlandais au championnat, comme il l’a pourtant fait durant une bonne partie de l’année. Le Brésilien a sûrement sauvé son baquet pour 2016 grâce à une saison honnête et une volonté de stabilité chez Williams. Mais l’an prochain prendra probablement la forme d’un tour d’adieu pour l’un des pilotes les plus expérimenté de la discipline.

DANIEL RICCIARDO :

Prisonnier du conflit qui a sévit entre Red Bull et Renault, Daniel Ricciardo aura eu du mal à réaliser une saison aussi convaincante qu’en 2014. Lui qui se voyait se battre pour le titre après ses trois victoires l’an passé, est finalement dépassé au nombre de points par son équipier, transfuge de Toro Rosso. Deux podiums, chanceux ne suffiront pas à le satisfaire et on voit mal, malheureusement, comment sa situation pourrait évoluer en mieux en 2016. L’Australien devrait peut être commencer à regarder si l’herbe ne serait pas plus verte ailleurs, en dehors de sa maison Red Bull, comme l’a fait avec succès son ancien équipier, Sebastian Vettel. Un exemple à suivre, évidemment.

DANIIL KVYAT :

Le jeune russe avait beaucoup à prouver cette année. Beaucoup d’observateur ne le trouvaient pas réellement légitime pour remplacer le quadruple champion du monde Sebastian Vettel. Pourtant, après une entame de saison brouillonne et plutôt difficile, Kvyat a pris confiance en lui et a démontré une belle pointe de vitesse et une régularité étonnante. Ces deux qualités lui ont permis de devancer son équipier au championnat et devrait lui permettre d’aborder 2016 sous de bons auspices. En espérant que la nouvelle monoplace Red Bull lui en donne les moyens.

NICO HULKENBERG :

La saison de l’Allemand a été marquée par sa formidable victoire lors des 24 heures du Mans, en plein cœur de l’été. Un succès qui lui aura permis un temps d’occuper le devant de la scène dans les paddocks de la Formule 1, avant de retomber dans l’anonymat du peloton. « L’incroyable Hulk » aura commis beaucoup trop d’erreurs et d’approximations pour pouvoir prétendre au podium après lequel il court depuis le début de sa carrière. Il ne va pas falloir qu’il tarde trop avant de l’atteindre parce que le temps passe vite. Surtout lorsque l’on a à ses côtés un équipier rapide et richement doté en dollars.

SERGIO PEREZ :

Boosté par le retour de son Grand Prix national au calendrier, le Mexicain a passé un palier cette saison en devenant un pilote plus constant et moins fougueux. Certes, son agressivité peut encore se muer geste dangereux, mais il aura tenu son équipe à bout de bras en début de saison, avec une simple évolution de la monoplace de l’an passé et il aura inscrit le seul podium de Force India cette année, seulement le troisième de l’histoire de l’écurie, en Russie au terme d’une course d’attaque. Si la monoplace 2016 lui permet, on peut être sûr que Pérez deviendra un candidat crédible au podium de manière régulière.

Axel B.








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