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La Formule 1 est remplie de belles histoires, souvent familiale. Une nouvelle page va s’écrire lors de la saison 2012 avec la signature de Bruno Senna chez Williams-Renault.

Licence Creative Commons / Morio

Même les rêveurs les plus fous n’osaient pas y croire. Quelques uns pensaient que le symbole serait trop fort, trop lourd à porter pour les deux individualités…Franck et Bruno sont sûrement les deux personnes présentes actuellement en Formule 1 qui ont été le plus durement touchées par le décès brutal d’Ayrton.

Ayrton Senna, l’idole héroïque de tout un sport, le messie de tout un peuple avide de reconnaissance. Si brutalement touché par le destin au fait de sa gloire et de sa popularité.

On pourrait revenir sans cesse sur ce drame du 1er mi 1994 qui a marqué à tout jamais le sport automobile. Cet enchainement de malheurs qui restera sans précédents lors d’une époque où l’on se croyait invincible. Cette image affreuse du casque jaune qui tombe sur le côté du cockpit sans laisser aucun autre espoir que le pire.

Toutes ces images, tous ces sentiments de tristesse, de gâchis, de colère et de doute, Frank Williams les a encore encrées au plus profond de son âme.

Bruno lui, a du se construire avec cette pression inhérente à ceux qui portent un nom célèbre. Mais encore plus que Ralf Schumacher ou Damon Hill, Bruno est le neveu de la plus grande figure mystique de la Formule 1.

Même Michael Schumacher, pourtant bien plus titré et victorieux qu’Ayrton, n’aura jamais réussi à atteindre les sommets d’admiration du champion du monde brésilien.

Et on peut dire, en restant objectif, que Bruno a réussi dans son entreprise,  pour conquérir lui aussi le Saint Graal d’une présence en Formule 1.

Cela n’a pas été facile d’y parvenir. Il y est entré par la petite porte pour y en ressortir presque anonymement, en manquant de rejoindre tous ces pilotes en qui l’on fondait de grands espoirs et qui sont maintenant entassés dans le cimetière des éléphants de l’oubli.

Besogneux, acharné, volontaire et intraitable, Bruno s’est battu peut être encore plus fort que tous pour surmonter ces épreuves et finalement prouver à sa famille, et surtout à sa mère, la sœur d’Ayrton, que son obstination n’était pas de la faire souffrir, mais bien d’assouvir cette passion de la vitesse et de la compétition qu’il a partagé très tôt avec son oncle.

Son accession vers Williams-Renault est peut être plus qu’un simple fait de course. Certains diront, et à juste titre, que l’aspect financier a joué un rôle prépondérant dans cette association. Comme toujours au final. Le sport automobile n’échappe pas à ce vice de la politique et de l’économie qui le touche à tous les niveaux.

Un Bruno Senna sans sponsors aurait eu beaucoup plus de difficultés à poursuivre sa carrière. Mais on ne peut pas croire non plus, en étant amoureux de ce sport et de son histoire, que la signature d’un Senna avec Williams, dix huit ans après cette histoire inachevé un après-midi de printemps, ne soit qu’une simple coïncidence.

Frank Williams rêvait sûrement, avant de finir sa carrière, loin des circuits, de compléter ce manque qui le taraude depuis près de vingt ans. Il n’aura pas fallu beaucoup insister pour que le patron de Grove acquiesce à la présence du plus tout jeune et plus vraiment espoir Bruno.

Car en effet, en analysant avec pragmatisme le duo de pilote affiché par l’écurie pour la saison 2012, beaucoup de questions restent en suspend.

Entre un Pastor Maldonado peu expérimenté et plutôt brouillon l’année passée, et un Bruno Senna qui, à 28 ans, se situe entre le pilote expérimenté qu’il devrait être à cette âge et le rookie qu’il ne cesse d’être, l’aspect semble assez bancal.

 

Mais le symbole est là. Surtout lorsque l’ont se rend compte que c’est Rubens Barrichello qui permet à Bruno d’être enfin titulaire dans une écurie digne de ce nom. Le même Barrichello, qu’Ayrton avait accompagné jusqu’en Formule 1, et qui s’était miraculeusement sorti d’une farouche embardée de sa Jordan au commencement du tristement fameux week-end noir en 1994 qui couta la vie à Ayrton…la boucle est bouclée ?

 

Axel B.

Les secondes chances

La situation de Romain Grosjean en Formule 1 est plutôt exceptionnelle. Peu nombreux sont les pilotes qui se voient offrir une seconde chance d’accéder à la discipline reine du sport automobile après un premier passage peu convaincant.

Licence Creative Commons / Alex Kovach

En 2012, la carrière du franco-suisse Romain Grosjean prendra un nouveau départ. Le pilote Lotus-Renault n’est pourtant pas un inconnu des grilles de départ.

En effet, lors de la saison 2009, il avait joué les remplaçants au sein de l’écurie managée alors par Flavio Briatore, lorsque le jeune Nelson Piquet Jr s’était vu remercier après ses révélations concernant le scandale du crash-gate.

Dans un contexte plutôt difficile, et au volant d’une monoplace rétive et peu performante, Grosjean n’avait pas réussi à se faire remarquer et à conserver son baquet pour la saison suivante.

Cette étape aurait bien pu mettre un coup d’arrêt définitif à sa carrière, mais la volonté du jeune pilote de se relancer en GP2, et avec le succès que l’ont connaît (champion de la discipline au terme de l’année 2011), l’a remit dans de bonnes dispositions pour pouvoir prétendre à un poste de titulaire en 2012.

Les soutiens de la firme française Total et d’Eric Boullier, ont donc été les atouts décisifs pour sa titularisation aux côtés de Kimi Raikkonen et aux dépends de Vitaly Petrov et Bruno Senna, qui n’ont pas su saisir la chance qu’il leur a été offerte ces derniers mois.

La chance, Grosjean l’a donc une deuxième fois, et ils sont peu à pouvoir se vanter de l’obtenir comme lui.

Dans l’histoire récente de la Formule 1, quelques pilotes peuvent s’enorgueillir d’une telle situation. Qu’elle soit répétitive ou ponctuelle.

L’exemple le plus flagrant et le plus récent est celui de Narain Karthikeyan. Le pilote indien avait participé à la saison 2005 au volant d’une Jordan, sans pour autant faire de coups d’éclats, même s’il avait profité des circonstances exceptionnelles du Grand Prix des Etats-Unis pour marquer ses premiers (et ses seuls) points de sa carrière. Un bilan sportif semble-t-il insuffisant pour qu’il puisse conserver son volant la saison suivante. On aurait pu croire ne plus avoir de nouvelle de lui, mais c’est avec surprise que l’on a retrouvé le besogneux pilote Indien dans le baquet d’une HRT au début de la saison 2011, après six années d’absence en Formule 1. Pas un record, mais une belle seconde chance offerte.

On pourrait évoquer aussi le cas de Lucas Badoer, qui s’est vu offrir le volant de la Ferrari de Felipe Massa, blessé en 2009, et qui n’a pas réussi à transformer la chance qu’il lui a été offert. Bien au contraire, cette étape dans sa carrière a surtout décrédibilisé son talent mis en sommeil par plusieurs années d’essais dans l’ombre des titulaires de la Scuderia.

Pedro de la Rosa est aussi un habitué des retours et des secondes, voire troisièmes, chances offertes. A 41 ans, le pilote espagnol surprend encore tout le monde en devenant titulaire au sein de l’équipe HRT après avoir fait des remplacements chez McLaren et Sauber, et même une saison entière dans l’équipe suisse en 2010.

On le voit donc aisément, il est rare qu’une seconde chance soit accordée à un pilote dans une écurie de pointe, ou tout du moins qui joue le podium à la régulière. Il est rare également que cette opportunité soit bien saisie par le pilote concerné. La pression est donc sur les épaules de Romain Grosjean, qui devra répondre aux attentes de Lotus-Renault et d’Eric Boullier, sous peine de ne plus avoir rapidement d’avenir dans la discipline.

Axel B.

Chaque saison en Formule 1, un champion est consacré par le titre mondial. Mais même lors de périodes de domination intense (Juan Manuel Fangio dans les années 50 ou Michael Schumacher dans les années 2000 par exemple), au moins un pilote a pu contester la suprématie du futur titré.

Licence Creative Commons / Morio

Le titre de vice-champion est souvent galvaudé et quasiment tout le temps oublié, mais pourtant, ces pilotes qui contestent parfois jusqu’à la dernière course l’hégémonie du futur champion méritent que l’on s’attarde un peu plus sur eux car ils nous permettent, la plupart du temps, de ménager le suspens.

Qui se souvient qu’avant d’être double champion du monde en 2010 et 2011, Sebastian Vettel avait réussi à contester le futur champion Jenson Button lors de la saison 2009 ?

Pourtant, l’Anglais était devenu le favori imbattable après un début de saison tonitruant marqué par une succession de victoires et de podiums qui avait presque dégouté la concurrence.

Après un regain de forme de sa Red Bull en fin de saison, Vettel maintiendra la pression sur Button jusqu’à la dernière course mais le titre lui échappera néanmoins pour une petite dizaine de points.

La saison suivante, en 2010, Vettel se battra une fois de plus pour le titre jusqu’à la dernière course mais sans en être encore le favori puisque Fernando Alonso mène alors les débats.

Une mauvaise stratégie émanant de la Scuderia Ferrari fera chuter le pilote espagnol dans le trafic du Grand Prix d’Abu Dhabi et offrira la gloire à Vettel.

Il y a donc des secondes places au championnat dont on se souvient pour leurs issues malheureuses…

Un peu comme le malchanceux, mais plein de panache, Felipe Massa, qui se verra priver du titre dans le dernier virage de la dernière course de la saison 2008.

Le brésilien passera la ligne du Grand Prix du Brésil en champion du monde, mais dix secondes plus tard, une manœuvre de dépassement de Lewis Hamilton sur Timo Glock dans des conditions de pistes humides, permettra au britannique de prendre le point précieux qui lui permettra de franchir la ligne en champion du monde définitif d’une saison rocambolesque.

Massa reste à ce jour le seul pilote qui aura été champion du monde pour quelques secondes, mais il devient surtout le vice-champion le plus malchanceux de l’histoire, et donc un des plus reconnu.

Un peu à l’image d’un Stirling Moss, quatre fois vice-champion entre 1955 et 1958, qui a eu la malchance de courir durant la période dominatrice de Juan Manuel Fangio. Moss, surnommé l’éternel second, tel le Poulidor de la Formule 1, est sûrement le pilote jamais titré qui méritait le plus de devenir champion du monde. Aléas de l’histoire, Stirling reste dans les mémoires collectives comme ce fabuleux second qui donnait malgré tout du fil à retorde à l’argentin quintuple champion.

Mais d’autres pilotes se sont classé deuxième du championnat sans forcément marquer les esprits.

Rubens Barrichello, fidèle lieutenant de Michael Schumacher, David Coulthard, besogneux écossais dans l’ombre de son leader Mika Hakkinen, Eddie Irvine, propulsé meneur de la Scuderia malgré lui après l’accident de Schumacher en 1999 ou un peu plus loin dans l’histoire, Riccardo Patrese atomisé par Nigel Mansell en 1992 et Carlos Reutemann, mal-aimé et mal aidé par Williams (lui préférant Alan Jones) en 1981.

Mais il est des secondes places qui ont le gout de victoire. Pas de victoire au champagne ou de fausse modestie, mais des victoires d’âme et de cœur, comme celle de Jackie Ickx, refusant de jouer le titre en 1970 après le décès brutal de Jochen Rindt, déclaré champion à titre posthume. Le pilote belge n’est jamais devenu champion, mais grâce à ce geste et à cette seconde place, il devient un vrai grand homme du sport automobile.

Axel B.

A chaque fin de saison, certains pilotes ne sont pas sûrs d’être sur la grille de départ du premier Grand Prix de l’année prochaine. Même si des incertitudes planent sur encore deux places libres, quelques personnalités, pourtant talentueuses, sont certaines de ne pas déambuler avec sérénité dans le paddock 2012.

Licence Creative Commons / Gil Abrantes

Les mouvements au sein des écuries de pointes sont inexistants cette année. Vettel, Webber, Alonso, Massa, Button, Hamilton et même Rosberg et Schumacher, ne changerons pas leurs habitudes pour la saison à venir.

Il faut plutôt jeter un œil vers le bas de la grille pour trouver des changements, parfois radicaux, dans les compositions d’équipe.

L’équipe qui a fait le plus parler d’elle est assurément Lotus-Renault, qui en titularisant Kimi Raikkonen et Romain Grosjean, a dit au revoir à son duo de pilotes de la fin de saison 2011. Bruno Senna et Vitaly Petrov ne s’attendaient peut être pas à un traitement aussi dur de la part de leur ex-employeur.

Et pourtant, le brésilien et le russe se retrouvent sur la touche, sans forcément avoir démérité, mais sans jamais avoir montré malgré tout un tempérament de leader qui manquait tant à l’équipe. Après l’accident malheureux de Robert Kubica, et l’épisode gênant concernant Nick Heidfeld (mis à la porte de l’écurie avant le Grand Prix de Belgique pour un soi-disant manque de résultat alors qu’il était le pilote qui avait marqué le plus de point pour son équipe à ce stade de la saison), l’écurie a décidé de repartir d’une feuille blanche.

Senna semble être en contact avec Williams-Renault…mais cette association n’est elle pas juste un rêve ?

Petrov également est en relation avec l’écurie britannique à la recherche d’un pilote capable de lui apporter à la fois de l’expérience et une grosse valise de dollars pour pouvoir boucler la saison. Mais les pistes Adrian Sutil et Rubens Barrichello semblent les plus crédibles.

Quoi qu’il arrive, un des ses quatre pilotes restera sur le carreau en 2012. Et comme les rumeurs les plus insistantes placent le pilote allemand chez Williams, les trois autres pourraient bien devoir se trouver une autre occupation.

Petrov et Senna auraient cependant plus d’espoir de retrouver un volant en Formule 1 dans les années à venir si la conjoncture des transferts leur est plus favorable, mais Barrichello pourrait bien mettre un terme définitif à sa présence au sommet du sport automobile mondial après 19 saisons bien remplies.

Du côté de chez Toro Rosso, la surprise ne fut pas moins grande lorsque l’annonce de la titularisation de Daniel Ricciardo et Jean-Eric Vergne est sortie.

Si l’équipe italo-autrichienne est enfin en phase avec son statut de formatrice de jeunes talents, elle n’en met pas moins de côté encore deux de ces (anciens) espoirs, Sébastien Buemi et Jaime Alguersuari, qui rejoignent la liste des Scott Speed, Vitantonio Liuzzi ou autre Christian Klien…

Si le pilote suisse pourrait rebondir en tant que troisième pilote Red Bull (même si on se demande quel pourrait être son intérêt, puisqu’il n’a pas réussi à se faire remarquer en trois saisons pour atteindre un baquet de titulaire dans l’écurie phare de la marque), l’avenir de l’espagnol est bien plus sombre…même HRT, pourtant sous licence ibérique, semblerait lui préférer l’italien Liuzzi pour avoir un semblant de continuité.

Enfin, un autre pilote qui a fait ses preuves mais qui n’aura pas la chance de mettre à profit son expérience accumulée lors d’une saison entière, il s’agit bien entendu de Jérôme d’Ambrosio.

L’espoir belge a été sacrifié sur l’autel de l’argent, comme c’est bien trop souvent le cas, au profit du jeune français Charles Pic, a qui on ne pourrait pas garantir qu’il ne suive pas le même destin que son prédécesseur à la fin de la saison 2012 puisque, pour ces écuries en mal de financement, l’argent est malheureusement, mais obligatoirement, plus important que le talent.

Bref, il n’y a guère de logique dans le monde cruel de la Formule 1. Par le passé, bon nombre de pilotes, pourtant talentueux, n’ont jamais réussi à avoir la chance d’obtenir un sursit supplémentaire de quelques saisons pour avoir le temps de faire leur preuves. D’autres ont réussi à revenir contre toute attente, souvent après une logue pause, comme Pedro de la Rosa ou Narain Karthikeyan.

Axel B.

Fin d’année oblige, les premiers bilans de la saison écoulée vont apparaitre à tire-larigot sur les sites et dans les magazines spécialisés. Plutôt qu’un retour en arrière sur une année dominée par Sebastian Vettel, projetons nous plutôt vers l’avenir en essayant de définir les chances de victoire des protagonistes de la 63ème et prochaine saison de l’histoire.

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Bien entendu, il y a les archi-favoris pour cette nouvelle saison. Historiquement, le champion du monde sortant remporte les suffrages. Surtout s’il est entouré d’une stabilité tellement importante dans le cycle de la victoire comme l’est actuellement Sebastian Vettel.

Peu de changements, voire même aucun, n’ont été prévu chez Red Bull pour 2012. Adrian Newey, le génial ingénieur sera toujours de la partie, et même les éléments les plus discutés, comme Mark Webber, seront encore en place.

Finalement, le renouvellement de contrat du pilote australien fait le jeu de Vettel, qui n’aura pas la pression d’un nouvel équipier aux dents longues à subir tout au long de la saison. En quelques sortes, reconduire Webber à son poste, c’est un peu rassurer Vettel qui a déjà pris la mesure de cet équipier, autant psychologiquement que sur la piste.

Normalement, les équipes qui étaient compétitives tout au long de la saison 2011 devraient réussir à contester la marche en avant du double champion du monde en titre.

En premier lieu, on pense évidemment à l’écurie McLaren-Mercedes et à son duo de pilotes britannique. Il l’a rappelé et martelé tout au long des derniers mois de la fin de saison 2011, Lewis Hamilton reviendra encore plus fort l’an prochain après avoir fait le ménage autour de lui et dans sa vie privée. Bousculé et contesté au sein même de l’équipe qui l’a vu grandir, Lewis n’a pas été champion du monde en 2008 par hasard, et il aura à cœur de le prouver. Il pourra compter sans aucun doute sur une équipe technique peu remaniée, qui accueillera comme renfort Sam Michaels, transfuge de Williams, qui a pour habitude de laisser partir du personnel talentueux vers la concurrence (l’exemple d’Adrian Newey, déjà transféré à l’époque de Williams chez McLaren, est le plus flagrant).

Hamilton devra cependant se méfier de l’importance que prend Jenson Button dans l’équipe, et cette rivalité naissante pourrait être finalement le point faible de l’écurie basée à Woking.

Un tel scénario de rivalité entre équipiers semble improbable par contre chez Ferrari. La Scuderia ne se cache pas pour désigner Fernando Alonso comme son plus grand atout pour remporter enfin un titre qui leur échappe depuis cinq ans déjà.

On voit mal Felipe Massa faire de l’ombre à l’espagnol, d’autant plus que le brésilien ne doit sa place au sein de l’écurie au cheval cabré qu’à la bienséance de Lucas Di Montezemolo, qui n’a pas oublié tous les services rendus du vice-champion du monde 2008 à son écurie. N’empêche que les chances du brésilien de remporter la couronne mondiale semblent bien minces, à moins d’un exceptionnel retournement de situation.

Qui pourrait alors créer la surprise en 2012 ? On pense bien entendu à Kimi Raikkonen, de retour en Formule 1 chez Lotus-Renault. Même si la monoplace franco-luxembourgeoise (ou britannique, on ne sait plus trop bien au final…) était plutôt erratique la saison passée, l’effet galvanisant de la venue conjuguée d’un ancien champion du monde et d’un jeune espoir français, pourrait donner des ailes aux hommes d’Eric Boullier.

Kimi pourrait réaliser quelques coups d’exploit dont il en a le talent, et emmener dans son sillage Romain Grosjean avide de prouver que son passage en Formule 1 en 2009 n’est qu’un mauvais souvenir.

Il faudra également avoir un œil attentif aux performances des deux allemands de l’écurie Mercedes. Beaucoup de pilotes, Fernando Alonso en tête, pensent que les flèches d’argents pourraient être la bonne surprise de cette année 2012.

Avec Michael Schumacher et Nico Rosberg à leurs volants, les monoplaces allemandes pourraient suivre une progression logique dans leurs performances et truster quelques places sur les podiums, voire même un peu plus avec des conditions favorables. Cela sera en tout cas un vrai test pour Schumacher, qui entame selon toute vraisemblance sa dernière année de contrat effective. Ses résultats et sa motivation seront les clefs de son engagement futur dans la discipline.

Plus loin sur la grille, tandis que Sauber, Toro Rosso et Force India se partagerons les places d’honneur, Williams tentera de survivre aux probables progrès de Caterham, Marussia ou HRT. Le public français lui, portera un regard attentif aux deux autres nouveaux pilotes tricolores, Jean-Eric Vergne et Charles Pic.

Axel B.

Il existe une tendance ces dernières années en Formule 1 dont on parle peu. De plus en plus, les écuries cherchent à retrouver leur identité nationale. Si cette expression peut paraitre grossière à cause de diverses approches politiques, c’est une tendance réelle qui émerge en Formule 1.

Licence Creative Commons / Norimasa Hayashida

Dernière apparition de ce phénomène somme toute récent, l’écurie HRT veux avoir une identité 100% espagnole. Elle n’a pas hésité à renvoyer purement et simplement le germano-roumain Colin Kolles, son directeur sportif, pour céder sa place à l’hispanique Luis Perez-Sala afin de redonner une âme un peu plus ibérique à une écurie qui s’appelle pourtant…Hispania Racing Team.

Le recrutement de Pedro de la Rosa, qui aurait pu passer pour une fantaisie avant cette étape importante vers une identité totalement espagnole, est la preuve flagrante de la volonté de l’équipe de replonger vers ses racines. Certes, le vétéran aux 86 Grands Prix, débarque fort d’une expérience intéressante en tant que pilote essayeur au sein d’une des plus grande équipe de l’histoire, à savoir McLaren, et d’une connaissance parfaite des gommes Pirelli, mais, et à n’en plus douter aujourd’hui, sa nationalité a joué un rôle important dans sa signature pour un contrat de deux ans.

HRT pourrait ne pas en rester là et attirer dans son garage un autre ibère récemment mis à la porte, Jaime Alguersuari. Il ne leur resterait plus alors, qu’a trouver un motoriste de la même nationalité pour réaliser leur rêve…Seat serait-il prêt à tenter l’aventure dans un futur plus ou moins proche ?

Battant pavillon espagnol, et avec deux pilotes provenant de ses terres, Hispania pourrait donc rejoindre deux autres écuries qui sont dans la même configuration.

En effet, Mercedes et McLaren sont, de ce point de vu, atypiques sur les grilles de départ. La première nommée a eu une envie récente de tenter l’aventure en solitaire, en rachetant fin 2009 l’écurie de Ross Brawn, anciennement détenue par Honda. Elle a attiré dans son escarcelle un jeune allemand en devenir (s’il ne tarde pas trop à gagner…), Nico Rosberg, et une idole germanique de retour d’une retraite dorée, Michael Schumacher.

Voilà un duo qui a de la gueule, et une écurie qui peut se revendiquer allemande à tous les points de vue. Il ne manque plus que cette alchimie nationale trouve enfin la voie du succès pour que le bonheur soit total.

Sa consœur McLaren, liée par le sang du moteur, aligne quant a elle deux pilotes britanniques, et pas des moindres. Lewis Hamilton, champion du monde 2008 et Jenson Button, titré en 2009, forment un des plus beaux duos du plateau. Qui plus est, la réussite est de leur côté puisqu’ils se battent pour le titre de champion depuis le début de leur association en 2010.

Voilà un exemple de réussite nationale qui doit émouvoir Alain Prost, lui qui en son temps, n’avait jamais réussi à faire le consensus autour d’un projet de Formule 1 français, comme devait l’être à la base son équipe Prost GP, avec le moteur Peugeot, le pilote Olivier Panis et des soutiens tricolores comme Bic ou Canal +.

Peut être que la présence, dès la saison prochaine, de trois jeunes pilotes français pourrait raviver cette fibre patriotique pour des grands constructeurs automobiles français ?

En attendant, une autre équipe actuelle semble vouloir suivre cette idée de promouvoir son pays à travers une écurie, il s’agit bien entendu de Force India, qui, comme son patronyme l’indique, aimerais représenter l’Inde dans le pinacle du sport automobile mondial. Cependant, Vijay Mallya, flamboyant patron de l’équipe se heurte à de nombreuses difficultés, notamment celle de trouver un pilote indien digne de se battre pour la victoire…

Axel B.

Love story

L’histoire d’amour entre la Formule 1 et les Etats-Unis est longue. Mais comme toutes les histoires passionnelles, elle est tumultueuse et rocambolesque. De nouveaux épisodes de cette « love story » vont s’écrire prochainement.

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Déjà, le feuilleton de la course à Austin ne cesse d’alimenter les journaux spécialisé. Ce n’était plus un secret pour personne. Bernie Ecclestone a toujours eu une fascination pour l’Amérique du Nord. Un marché avec autant d’opportunités ne pouvait plus échapper aussi longtemps à la déferlante commerciale de la Formule 1.

De plus, le richissime britannique a vécu le récent échec de la course organisée à Indianapolis comme une défaite personnelle.

Michelin a d’ailleurs fait les frais de la course ratée de 2005, où seules les monoplaces équipées de pneumatiques Bridgestone avaient pris le départ de la course. Souvenez-vous, le manufacturier au bibendum ne pouvait plus garantir la sécurité des pilotes chaussés de gommes française après l’éclatement des pneus des deux Toyota de Ralf Schumacher et Ricardo Zonta, survenu de manière inexpliquée.

Michelin quittera la Formule 1 une année plus tard, poussé vers la sortie par la politique du manufacturier de pneumatiques unique.

La Formule 1 n’arrivera pas, après cet incident, à augmenter sa côte de popularité aux Etats-Unis, même avec la présence éphémère d’un pilote local, Scott Speed chez Toro Rosso, premier américain depuis Michael Andretti en 1993 à participer à une course.

En 2008, Tony Georges, directeur du speedway, mettra un terme définitif à la présence de la Formule 1 sur les terres d’Indianapolis, temple de la compétition automobile, mais qui n’aura pas été la terre sacrée pour cette discipline, malgré tout, européenne.

On pensait alors que l’idylle entre ces deux parties tellement antinomiques était définitivement close. C’était mal connaitre la persévérance de Bernie Ecclestone.

En effet, dans le courant de l’année 2011, le projet d’une course à Austin au Texas était lancé. Certes, la destination est un peu moins prestigieuse que sur les terres d’Indianapolis ou dans la banlieue de New York, comme le rêvait Bernie à haute voix depuis plusieurs années.

Mais le projet est cohérent. Le circuit est rapidement dessiné, et les pilotes qui ont pu jeter un œil sur le tracé semblent séduits par son dénivelé et son environnement.

Mais bien entendu, il était dit que cette réalisation ne serait pas facile. Voilà que des problèmes d’engagements financiers commencent à émerger vers la fin de l’année, et le Grand Prix, un temps annoncé officiellement, s’affiche désormais en pointiller.

Les promoteurs d’Austin ont notamment été refroidis par l’émergence du projet rêvé par Bernie d’organiser une course à New York, qui a été annoncé comme le Grand Prix des Amériques à partir de 2013.

Finalement, les financements pour la course à Austin ont été trouvés et les Etats-Unis pourraient donc accueillir deux Grands Prix à compter de la saison 2013…l’histoire d’amour est donc loin d’êtres terminée, et de grandes pages de l’histoire de la Formule 1 pourraient être écrites sur la terre promise d’Ecclestone.

Axel B.

La 100ème chronique !

Et oui, le blog “Hors Pistes F1″ vient de publier sa 100ème chronique !

Voilà une belle occasion pour remercier toutes les personnes qui viennent lire mes chroniques depuis bientôt 2 ans.

Depuis, le projet a pris de l’envergure avec une collaboration fructueuse avec le grand site francophone de Formule 1 : www.fan-f1.com

Vous y retrouver toutes les chroniques en avant première tout en restant à la pointe de l”actualité de votre sport préféré.

le blog continue à être actif et vous êtes nombreux à venir lire chaque nouvelle publication. Merci de votre fidélité !

 

Axel B.

La loi des audiences

Depuis quelques années, la Formule 1 ne fait plus les beaux jours des pays européens, et surtout des chaines de télévision qui retransmettent les Grands Prix. En France, TF1 pourrait bien jeter l’éponge…

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Le mal être entre l’Europe et le Formule 1 est sûrement plus profond qu’il n’y parait. A l’avenir, seul quatre ou cinq pays de l’Union Européenne pourraient accueillir des courses sur leurs terres. Il fût pourtant un temps où le vieux continent était le berceau de la course automobile. La Grande Bretagne et la France étaient des pionniers de ce sport et semblaient indéboulonnables.

Aujourd’hui, l’Angleterre a du investir des sommes colossales pour moderniser le circuit de Silverstone et ainsi pérenniser sa présence en Formule 1 pour quelques années supplémentaires. Une place qui était de plus en plus menacé par l’émergence d’autres candidatures plus exotiques.

La France, quant à elle, n’a pas su conserver sa présence, pourtant historique, au sein du calendrier mondial.

Le manque d’investissement des entreprises et sponsors, et donc de financement sérieux, ont fortement décrédibilisé le pays.

Du coup, les chaines de télévision détentrices des droits de retransmission de ces deux pays phares, commencent à trouver la note salée.

Bernie Ecclestone, négociateur principal de ces droits au travers de sa société, la FOM (Formule One Management), a des prétentions financières qui ne sont pas en adéquations avec la baisse flagrante des audiences télévisés actuelles.

En Grande Bretagne, la BBC a longtemps hésité avant de continuer son partenariat avec la Formule 1. La couverture télévisée sera peut être moins importante qu’auparavant pour cette chaine, surtout après l’annonce de la création par Sky d’un canal payant destiné à diffuser les courses.

En France, la situation est moins claire. TF1, diffuseur historique, a déjà commencé à lâcher du lest. Les essais sont diffusés sur la chaine câblée et payante Eurosport, et les qualifications, très tard dans la nuit sur la première chaine.

La baisse fréquente des audiences ont fait dire à Nonce Paolini, directeur de la chaine, que la Formule 1 n’était plus rentable, à la vue des sommes investi.

La TNT (Télévision Numérique Terrestre) pourrait être intéressée, tout comme la chaine payante Canal +, mais Bernie Ecclestone serait contre l’idée de faire débourser les téléspectateurs, non pas par excès de générosité, mais pas simple souci de ne pas perdre trop de public.

Bref, seul un déclic pourrait permettre à la Formule 1 de continuer à être diffusé en France. La présence d’un Grand Prix dans l’hexagone semble hypothétique, même si l’on en saura plus à la mi-décembre, comme nous l’avais confié Stéphane Clair, directeur du circuit Paul Ricard et directement concerné par le sujet.

Par contre, la présence de Charles Pic, et celles éventuelles de Jean-Eric Vergne et Romain Grosjean, pourraient être un vecteur intéressant et important pour un regain d’intérêt du public français envers la Formule 1.

Axel B.

Aussi paradoxal que cela puisse paraître, Heikki Kovalainen a sûrement réalisé sa meilleure saison en Formule 1 depuis ses débuts en 2007 au sein de l’écurie Renault alors managée par Flavio Briatore. Au volant de la rétive Team Lotus, le finlandais a été titiller à plusieurs reprises les écuries de milieu de tableau.

 

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A plusieurs titres, Heikki n’est pas un finlandais comme les autres. Là où Mika Hakkinen ou Kimi Raikkonen passaient pour des personnalités discrètes et peu affables, Kovalainen est souriant, jovial et aime partager sa passion et ses bons moments avec son entourage et le public.

Il est également un meneur d’homme et un catalyseur important des bons résultats de son équipe, comme on a pu s’en rendre compte avec ses deux dernières saisons passées au sein de l’écurie de Tony Fernandes.

Toujours présent pour motiver son équipe et la pousser dans ses derniers retranchements, jamais opportuniste pour fustiger ses mécaniciens après des ennuis mécaniques ou un mauvais résultat, Heikki ressemble, par ce trait de caractère, à l’actuel double champion du monde en titre, Sebastian Vettel.

Bien entendu, la comparaison est osée, surtout à la vue du palmarès des deux hommes. D’autant plus qu’Heikki a lui aussi eu sa chance dans des écuries de pointes au début de sa carrière.

En débutant chez Renault en 2007, il a certes débarqué au sein d’une entité en fin de parcours (Briatore, Symonds etc…) orpheline de Fernando Alonso, mais cela ne l’a cependant pas empêché de dominer son expérimenté équipier Giancarlo Fisichella, en offrant à l’équipe son seul podium de la saison, et son premier personnel, au Japon dans des conditions météorologiques dantesques.

C’est d’ailleurs lors de ce Grand Prix qui Sebastian Vettel s’est révélé au grand public en étant dans une position flatteuse au volant de sa modeste Toro Rosso avant de percuter Mark Webber et sa Red Bull, en mettant fin à la course des deux pilotes.

Fort de d’être fait remarquer au sein de la marque au losange, Ron Dennis le choisit dès la saison suivante pour épauler Lewis Hamilton chez McLaren et remplacer, une fois de plus, un Fernando Alonso démissionnaire.

Deux ans passés à Woking et une seule victoire en Hongrie en 2009, ont sérieusement fait chuter sa côte. Bientôt, Jenson Button lui sera préféré pour former un duo 100% britannique et le finlandais ira trouver refuge chez Team Lotus, pour continuer à vivre sa passion.

Beaucoup lui prédisaient un quotidien bien plus dur  au sein d’une équipe créée de toutes pièces en seulement quelques mois.

Effectivement, en deux saisons passées dans l’écurie malaise, Heikki n’a pas marqué un seul point…un sérieux coup d’arrêt dans son palmarès.

Mais il y a parfois des résultats et des attitudes qui valent bien des victoires.

En dominant de la tête et des épaules son équipier Jarno Trulli, réputé surtout très rapide en qualifications, et en se rapprochant course après course, des Williams, Toro Rosso ou Sauber, Kovalainen a regagné une forte crédibilité, quelque peu émoussée par un manque certain de compétitivité avec des équipes de pointes.

 

Alors quel peut être l’avenir du finlandais ? Il aide grandement Team Lotus, future Caterham, à progresser. Et on sait que Tony Fernandes aimerait le garder le plus longtemps possible au sein de son équipe. Il est encore assez jeune pour grandir avec cette dernière.

Mais son ambition est certainement de goûter une fois encore à la victoire, et il sera plus facile pour lui de gagner avec une autre équipe dans un avenir proche qu’avec Caterham.

Des baquets se libéreront en 2013, y en aura-t-il un chez Ferrari ou Red Bull pour Heikki ?

 

Axel B.

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