A tout point de vue, l’année 2013 sera une vraie période de transition. L’évolution de la réglementation technique prévue pour 2014 en est la principale cause. Mais certaines grandes équipes ont aussi vécues des chamboulements internes dans leur organisation qui font qu’une période d’adaptation sera nécessaire à leur bon fonctionnement.

Licence Creative Commons / Magic Aviation
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Sur le papier, la saison 2013 n’apporte pas beaucoup de changement par rapport à la formidable saison 2012 qu’il nous été donné (et je dis bien donné…) de voir.

Le gel des moteurs depuis maintenant plusieurs année n’offre que très peu de changement de ce côté-là, et du point de vue aérodynamique, très peu de nouvelles contraintes sont imposées aux concepteurs des monoplaces.

Le grand changement est surtout prévu pour l’année prochaine. En effet, la quasi-totalité des méthodes d’élaboration des voitures sera remise en cause avec l’arrivée des unités de puissance comprenant des moteurs turbo V6, des systèmes de récupération d’énergie cinétique et thermique (KERS et HERS) et de nouvelles boites de vitesses.

Sur le plan aérodynamique, des évolutions sont aussi attendues et devraient concerner plusieurs pièces dont les ailerons, l’empâtement de la carrosserie et les déflecteurs.

La seule grosse différence concerne les fameux museaux en escalier des monoplaces 2012 qui ont été gommé par certaines équipes cette année, même si ce n’est pas l’apanage de toutes, dont Red Bull. Mais les voitures présentées ces dernières semaines vont sûrement encore beaucoup évoluer jusqu’à la première course en Australie au milieu du mois de mars.

Une période de transition va également s’installer cette année dans certaines équipes. On pense avant tout à Mercedes et McLaren, qui sont les deux principale écuries du haut du tableau à avoir subit un changement radical dans leur duo de pilote.

Au sein de l’écurie de Woking, la perte de Lewis Hamilton, enfant choyé, a fait un grand vide que tente de combler le Mexicain Sergio Pérez. L’adaptation de ce tempérament latin à la rigueur et au flegme britannique de McLaren sera passionnante à observer tout au long de la saison, et conditionnera de manière importante les performances futures de l’équipe. Par le passé, plusieurs exemples contradictoires peuvent nous éclairer sur l’association entre la froideur de l’équipe et le bouillonnement de son pilote comme avec Ayrton Senna pour l’aspect positif ou Juan Pablo Montoya pour la déception.

Du coup, Lewis Hamilton débarque chez Mercedes et va entamer lui aussi une nouvelle ère avec son équipe. La firme à l’étoile a entrepris une profonde restructuration interne, qui ne touche pas uniquement ses pilotes, car elle accueille en ses rangs des grands noms tels que Niki Lauda, Toto Wolff ou Paddy Lowe. Il va sûrement falloir un petit peu de temps avant que tout ce joli monde arrive à travailler de concert pour le meilleur de l’écurie.

Pour les équipes les plus modestes, la valse des pilotes a également eu lieu, comme on peut le constater notamment chez Sauber, Marussia et Caterham qui ont totalement renouvelé leurs duos ou chez Williams qui voit arriver un néophyte finlandais aux côtés du solide Maldonado.

Et puis bien sûr, dans le microcosme de la Formule 1 française, les téléspectateurs devront également s’adapter  à leur nouvelle méthode de retransmission télévisuelle puisque c’est désormais Canal + qui est chargé de relayer la passion de milliers de personne. Nul doute que la chaine cryptée et payante devra elle aussi de son côté subir une période, plus ou moins courte, de transition avant de trouver la bonne formule, tant au niveau quantitatif que qualitatif. Mais restons attentif car c’est souvent les saisons dites « transitoires » qui sont les plus animées !

Axel B.

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